Armée de libération du Kosovo

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Blason de l'Ushtria Çlirimtare e Kosovës

L'Armée de libération du Kosovo ou UÇK (en albanais Ushtria Çlirimtare e Kosovës) est une organisation paramilitaire qui a combattu pour l'indépendance du Kosovo à la fin des années 1990.

Les actions de l'Armée de libération du Kosovo contre les forces irrégulières serbes précipitent la répression militaire de l'ex-Yougoslavie sur la population civile du Kosovo en 1999. De nombreux Albanais du Kosovo perçoivent l'UÇK comme un mouvement de libération nationale bénéfique, bien que le groupe soit accusé des meurtres de civils serbes et d'Albanais soupçonnés de loyauté envers la Yougoslavie. Les autorités yougoslaves considèrent le mouvement comme un « groupe terroriste ». Des membres de l'UÇK comme Adem Demaçi et Rexhep Qosjas sont impliqués dans des crimes de l'après-guerre et auraient contribué, dans leur quête de la création d'une "Albanie Ethnique", souvent appelée Grande Albanie[1], à la déstabilisation des États voisins du Kosovo : la Macédoine et le Monténégro[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Naissance de l'UÇK (1991-1996)[modifier | modifier le code]

En 1991, des actions isolées non revendiquées ciblent la conscience de la population pour la liberté vis-à-vis du régime de Slobodan Milosevic. Ce n'est cependant qu'en février 1996 que l'on entend parler pour la première fois de l'Armée de libération du Kosovo, après une attaque contre un commissariat de police situé dans l'ouest du pays[3].

Au départ, on doute de l'existence de l'UÇK. Le chef modéré du Kosovo, Ibrahim Rugova, attribue les attaques à des agents provocateurs serbes. Toutefois, l'existence de l'UÇK ne fait bientôt plus de doute. Les autorités serbes accusent le groupe de terrorisme et augmentent leur répression et les effectifs de sécurité au Kosovo. Ces mesures ont l'effet pervers de promouvoir la popularité de l'UÇK parmi les Albanais du Kosovo, alors que le groupe en est toujours à ses balbutiements.

Les fondateurs de l'UÇK sont des Albanais radicaux du Kosovo frustrés par la stratégie de résistance passive d'Ibrahim Rugova. Ils cherchent à médiatiser la question des relations du Kosovo avec la Serbie en provoquant un conflit ouvert, dans lequel les pays occidentaux seraient forcés d'intervenir. Ils ont aussi éliminé les Albanais modérés de Rugova comme Ahmet Krasniqi, tué en pleine rue le 18 septembre 1998 à Tirana[1].

De la guérilla à la guerre du Kosovo (1997-1999)[modifier | modifier le code]

L'Armée de Libération du Kosovo grossit considérablement entre 1997 et 1999. Elle mène de nombreuses actions contre la police et l'armée irrégulière serbes, et elle dresse des barrages routiers en région rurale. En mai 1998, l'UÇK contrôle le quart de la province, autour de la région de Drenica. Son bastion se trouve au village de Prekaz.

Au départ, le gouvernement serbe se demande comment réagir à l'apparition de l'UÇK. Le ministère de l'Intérieur cesse de patrouiller dans de grandes régions du Kosovo, tandis que l'armée yougoslave ne prête pas attention aux activités de l'UÇK. Pour sa part, le chef du gouvernement clandestin, Ibrahim Rugova, est devant un dilemme : réticent à sanctionner la tactique de violence de l'UÇK, il s'inquiète de perdre l'appui des Albanais radicaux. À la suite de l'assassinat d'Albanais suspectés de collaborer avec le gouvernement serbe, la position de Rugova devient intenable.

À cette époque, on ne connaît pas la taille exacte de l'UÇK. Le porte-parole du groupe, Jakup Krasniqi, revendique 30 000 combattants, tandis que d'autres estimations évoquent plutôt de 10 000 à 50 000 hommes. Les Serbes, en revanche, prétendent que l'UÇK compte seulement quelques centaines d'Albanais radicaux. Cependant, la faiblesse militaire de l'UÇK ne fait aucun doute. L'UÇK n'a à sa disposition que des armes légères (comme des fusils d'assaut AK-47 et quelques armes antichars RPG-7), et son arsenal n'est pas à la hauteur des armes lourdes des forces de sécurité serbes.

La disparité devient évidente à l'été 1998 après la réaction du gouvernement à la tentative ratée de l'UÇK de prendre la ville d'Orahovac. Les forces de sécurité d'État lancent une offensive contre l'UÇK, détruisent en grande partie son organisation et regagnent la domination de presque toute la province (à l'exception d'une zone entourant la ville frontalière de Junik). L'offensive serbe se caractérise par une utilisation aveugle de la force dans les villages du Kosovo soupçonnés d'héberger des rebelles de l'UÇK. Elle contraint plus de 100 000 personnes à fuir leurs maisons[4] et provoque un tollé des États européens.

L'UÇK répond à la défaite en se réorganisant. Elle établit une structure centrale de commandement et un organisme chargé de l'entraînement. Elle forme un groupe principal (Shtabi je Pergjithshem) composé de 16 à 20 membres et divise le Kosovo en sept zones opérationnelles militaires qui sont dirigées de manière semi-autonome par des commandants connus sous des pseudonymes. L'UÇK crée aussi une aile politique (Drejtoria Politike) animée par le populaire libérateur Hashim Thaçi. Elle construit des camps d'entraînement et des bases dans la zone sécurisée située au nord-est de l'Albanie et établit même sa propre académie militaire (Akademia e Ardhshme Ushtarake) où d'anciens officiers yougoslaves d'origine albanaise forment les recrues. Selon des sources serbes, les premiers camps d'entraînement de l'UÇK s'établissent à Labinot, près de Tirana, à Tropojë, à Kukës et à Bajram Curri près de la frontière qui sépare la Yougoslavie de l'Albanie.

La nouvelle de l'offensive serbe fait le tour de l'Europe et suscite une réaction sans précédent dans la diaspora albanaise. Des milliers de jeunes émigrés albanais quittent leur emploi pour venir s'entraîner dans les camps de l'UÇK. Ils sont si nombreux que l'UÇK est d'abord incapable de se charger d'eux tous. La stratégie de financement de l'UÇK porte aussi ses fruits : des millions de dollars arrivent des milieux interlopes d'Europe centrale pour financer l'armée de guérilleros et lui permettent notamment d'acheter des quantités considérables d'armes sur le marché noir. L'UÇK continue d'utiliser principalement de petites armes, mais augmente la variété de son arsenal en acquérant des missiles antiaériens SA-7 et FIM-92 Stinger, ainsi que de l'artillerie légère, comme des mortiers.

Jusqu'en 1997, les États-Unis considèrent l'UÇK comme une organisation terroriste soutenue en partie par le trafic de l'héroïne[5]. Le représentant spécial du président Bill Clinton dans les Balkans, Robert Gelbard, décrit l'UÇK comme un groupe indubitablement terroriste[6]. Néanmoins, avant février 1998, l'UÇK est supprimée de la liste des organisations terroristes du Département d'État des États-Unis[7]. Selon des sources fiables, des représentants de l'UÇK auraient rencontré, dès 1996 et possiblement plusieurs années plus tôt, des services de renseignements américains, britanniques et suisses[8]. En 1998, l'hebdomadaire britannique The European mentionne que des services de renseignements militaires et civils allemands auraient participé à l'entraînement et à l'équipement de la guérilla dans le but de consolider l'influence allemande dans les Balkans[9]. L'ancien conseiller au Parlement allemand, Matthias Küntzel, prouvera plus tard que ces services secrets ont joué un rôle essentiel auprès de l'UÇK depuis sa création[10]. Selon le Sunday Times de Londres, des agents de renseignements américains ont admis avoir participé à la formation militaire de l'Armée de libération du Kosovo avant le bombardement de la Yougoslavie par l'OTAN[11]. L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, après son départ du Kosovo avant les bombardements, a laissé du matériel de téléphonie satellitaire à certains membres de l'UÇK qui possédaient même le numéro de téléphone mobile du général de l'OTAN Wesley Clark[12].

Le nouveau gouvernement albanais nie tout appui à l'UÇK, mais ne ferme pas la frontière avec le Kosovo ni les camps situés en Albanie. Il n'est probablement pas en mesure de le faire, puisqu'à l'époque, le chaos règne dans le nord-est du pays. Au Kosovo, l'UÇK a appris de ses erreurs et évite de concentrer ses forces dans les villages où elle serait une cible facile des Serbes. Elle lance plutôt des raids depuis les collines et les forêts de l'ouest du Kosovo. Les combattants de l'UÇK ciblent l'armée serbe. Les ripostes serbes, accusées de démesure, sont comparées à des massacres par les grands médias occidentaux, comme dans le cas de l'Incident de Račak en janvier 1999, ce qui incite d'autres Kosovars à fuir, et augmente la pression de l'opinion publique occidentale en faveur d'une intervention militaire. Cependant, le doute persiste sur la nature de cet incident, c'est-à-dire s'il s'agissait d'un combat ou d'un massacre[13].

La guerre du Kosovo et ses répercussions (1999-2008)[modifier | modifier le code]

Le conflit passe de la guérilla à la guerre en mars 1999. Les forces serbes et yougoslaves lancent une violente offensive contre l'UÇK et certaines communautés albanaises. Elles provoquent ainsi l'exil d'une grande part de la population albanaise, dans le but affiché de priver l'UÇK de soutien. Dès le début des combats, l'UÇK subit de lourdes pertes et est forcée de se retrancher en Albanie. Seuls quelques milliers de combattants restent au Kosovo. Le commandant de l'Armée de libération du Kosovo, Sylejman Selimi, personnage politique sans formation militaire officielle, est destitué en mai 1999 et remplacé par Agim Çeku, un ancien général de brigade de l'armée croate.

Bien qu'elle ait des répercussions militaires limitées sur les forces serbes, beaucoup plus puissantes, l'UÇK joue un rôle essentiel lors de la guerre. Après la nomination de Agim Çeku, elle adopte une position beaucoup plus agressive. Elle attaque des unités des forces de sécurité serbes et les contraint à aller en terrain découvert, à la merci des bombardements de l'aviation de l'OTAN.

La guerre terminée, l'OTAN et les autorités serbes signent un accord de paix qui place le Kosovo sous le protectorat des Nations unies. L'UÇK consent à se désarmer, bien qu'elle ne signe pas les traités de paix[14]. L'OTAN réussit à convaincre l'UÇK à se démilitariser et à participer au processus de paix en lui promettant de former le Corps de protection du Kosovo (CPK, TMK en albanais). Le nouveau groupe, composé de 3000 membres issus des rangs de l'UÇK, est chargé d'œuvrer en région sinistrée, notamment d'apporter une aide humanitaire et de déminer. Afin de montrer la continuité entre les deux entités, on établit les zones opérationnelles du CPK sur le modèle de celles qu'avait établies l'UÇK. Le CPK installe ses bataillons dans les anciens baraquements de l'armée yougoslave.

La création du CPK n'est pas entièrement couronnée de succès, car de nombreux vétérans de l'UÇK regrettent le rôle qu'ils occupaient dans l'Armée de libération du Kosovo et, quelque temps après la fin de la guerre, des Serbes et quelques Albanais modérés sont assassinés. On blâme les membres de l'UÇK pour ces meurtres ainsi que pour l'intimidation qui provoque l'exil de milliers de Serbes du Kosovo après la guerre,ils ont également participé à la rébellion albanaise en Macédoine en 2001[15].


L'héritage légué par l'UÇK demeure important au Kosovo. D'anciens membres jouent toujours un rôle de premier plan dans la politique kosovare. L'ex-chef politique du groupe, Hashim Thaçi, est le chef du Parti démocratique du Kosovo, l'un des principaux partis politiques de la province. Il est nommé premier ministre le 9 janvier 2008 et la province déclare son indépendance le 17 février suivant.

Crimes[modifier | modifier le code]

En Albanie et au Kosovo : les camps de la mort de l’UÇK[modifier | modifier le code]

Il y eut des compte-rendus de crimes de guerre commis pendant et après le conflit. Des civils, hommes, femmes, enfants, de nationalités serbe, rom et albanaise, accusés de collaboration, ont été torturés et tués dans des camps mis en place par l'UÇK[16]. L'UÇK est également accusée d'avoir intentionnellement provoqué des attaques contre des objectifs des forces irrégulières serbes, en choisissant d'attaquer depuis des villages, sachant que toute réplique provoquerait une mauvaise publicité pour les autorités ex-yougoslaves dans la presse internationale.

À la fin de la guerre, plusieurs dirigeants de l'UÇK ont été inculpés pour crimes de guerre par le TPIY, dont certains pour crimes contre l'humanité (meurtres et enlèvements). En 2005, le premier ministre de l'époque et ancien commandant de l'UÇK, Ramush Haradinaj, a été inculpé de 3 chefs d'accusation pour crimes de guerre. Malgré tout, il reste populaire chez les Albanais du Kosovo. Il sera innocenté par ce même tribunal le 3 avril 2008 à l'issue d'un an de procès, avant qu'un nouveau procès ne s'ouvre à partir du mois d'août 2011. Il sera libéré le 29 novembre 2012 par la cour pénale international pour l'ex-Yougoslavie[17]. Le nombre exact de morts causé par l'UÇK n'est pas connu.

Trafic d'organes sur des civils serbes[modifier | modifier le code]

Durant l'été 1999, les Serbes du Kosovo ont été victimes de trafic d'organes. Selon la procureur du TPIY Carla Del Ponte, des civils serbes, femmes et enfants compris, ont été capturés par l'Armée de libération du Kosovo et envoyés à Burrel en Albanie ; l'UÇK a profité du départ des forces serbes du Kosovo sous la pression de l'OTAN. Ils ont été maintenus captifs là-bas en attendant que des chirurgiens prélèvent leurs organes, qui étaient acheminés vers des cliniques à l'étranger (Turquie). Certains auraient été opérés plus d'une fois avant d'être tués[18].

  • En mai 2008, l'organisation Human Rights Watch (HRW) réclame aux gouvernements d'Albanie et du Kosovo d'ouvrir « des enquêtes indépendantes et transparentes expliquant le sort de quelque 400 Serbes portés disparus » après la guerre de 1999, qui opposait l'UÇK au régime de Belgrade[19].
  • En décembre 2010, le rapport de Dick Marty est accepté à Paris en commission de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Ce rapport dénonce le trafic d'organes humains de la part de l'UÇK, de même que l'implication du premier ministre Hashim Thaçi et de Shaip Muja, actuel conseiller politique en termes de santé[21]. Il met également en cause l'Albanie, qui aurait été impliquée dans le trafic. Selon ce même rapport, la communauté internationale aurait volontairement étouffé l'affaire[22].

Trafic d'héroïne[modifier | modifier le code]

Depuis le début du conflit avec la Yougoslavie titiste au début des années 80, les mouvements albanais sont financés avec l'argent du trafic d'héroïne arrivant de Turquie[1],[23]. En 1998, en Italie, il a été clairement établi par la justice que l'UÇK, ayant semble-t-il partie liée[24] avec la mafia albanaise, participait au trafic d'héroïne ; plus de 100 kg d'héroïne et des armes ont été saisis par le parquet de Milan[23]. Le BIS (services secrets de la République tchèque) et Interpol signalaient que l'UÇK allait faire du Kosovo une état libre Camorra et Sacra corona unita[23].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c http://www.monde-diplomatique.fr/1999/05/CHICLET/12026%7C
  2. [Rêves dangereux d’une « Grande Albanie »]
  3. (en) « Unknown Albanian 'liberation army' claims attacks », Agence France Presse, 17 février 1996.
  4. [Un bras de fer serbo-albanais : Combats et mouvements de population au Kosovo en 1998]
  5. (en) Peter Dale Scott, Drugs, Oil and War, Rowman & Littlefield, Lanham, États-Unis, 2003, p. 29.
  6. (en) [Terrorist Groups and Political Legitimacy, rapport publié par le Council on Foreign Relations].
  7. (en) « Al Qaeda's Balkan Links », The Wall Street Journal Europe, 1er novembre 2001.
  8. (en) Tim Judah, Kosovo: War and Revenge, Yale University Press, New Haven, États-Unis, 2002, p. 120.
  9. (en) Roger Fallgot, « How Germany Backed KLA », The European, 21-27 septembre 1998, p. 21-27.
  10. (de) Matthias Kuntzel, Der Weg in den Krieg. Deutschland, die Nato und das Kosovo [Le chemin vers la guerre : L'Allemagne, l'OTAN et le Kosovo], Elefanten Press, Berlin, Allemagne, 2002, p. 59-64.
  11. (en) Tom Walker et Aiden Laverty, « CIA Aided Kosovo Guerrilla Army », Sunday Times, 12 mars 2000. [présentation en ligne]
  12. (en) Tom Walker et Aiden Laverty, « CIA Aided Kosovo Guerrilla Army », Sunday Times, 12 mars 2000. [présentation en ligne]
  13. Le « massacre » serbe de Racak n'a jamais eu lieu
  14. (en) [Undertaking of demilitarisation and transformation by the UCK]
  15. [L’éthique à l'épreuve de la force : Mensonges de guerre au Kosovo]
  16. Balkans.courriers.com
  17. [L’ex-premier ministre du kosovo, Ramush Haradinaj, rejugé]
  18. Qc.news.yahoo.com
  19. Le Monde du 08 Mai 2008 article Pristina interpellé sur un trafic d'organes remontant à 1999
  20. Le Monde du 27 juin 2008
  21. Kosovo:les albanais de l'uck accusés de trafic d'organes de leurs prisonniers
  22. Monde: trafic d'organes au Kosovo, la communauté internationale savait
  23. a, b et c OFDT.fr
  24. Mafia Albanaise et UÇK

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « KLA Action Fuelled NATO Victory », Jane's Defence Weekly, 16 juin 1999.
  • « The KLA: Braced to Defend and Control », Jane's Intelligence Review, 1er avril 1999.
  • « Kosovo's Ceasefire Crumbles As Serb Military Retaliates », Jane's Intelligence Review, 1er février 1999.
  • " Kosovo. Naissance d’une lutte armée UÇK", Patrick Denaud avec V.Pras, Ed. l’Harmattan, 1998
  • « Another Balkan Bloodbath? Part Two », Jane's Intelligence Review, 1er mars 1998.
  • « Albanians Attack Serb Targets », Jane's Defence Weekly, 4 septembre 1996.
  • ANDERSON, James H. et James PHILLIPS, « The Kosovo Liberation Army and the Future of Kosovo », 13 mai 1999, Heritage Foundation, Washington, États-Unis.
  1. ^ JUDAH, Tim (2002): Kosovo: War and Revenge. Yale University Press. New Haven, USA. Page 120
  2. ^ FALLGOT, Roger (1998): « How Germany Backed KLA », in The European, 21 September-27 September. pp 21–27.
  3. ^ KUNTZEL, Matthias (2002): Der Weg in den Krieg. Deutschland, die Nato und das Kosovo (The Road to War. Germany, Nato and Kosovo). Elefanten Press. Berlin, Germany. pp. 59-64

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]