Tejay van Garderen

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Tejay van Garderen
Image illustrative de l'article Tejay van Garderen
Tejay van Garderen lors du Tour de France 2012.
Informations
Nom van Garderen
Prénom Tejay
Date de naissance 12 août 1988 (26 ans)
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Équipe actuelle BMC Racing
Spécialité courses par étapes - rouleur
Équipe amateur
2007
2008-2009
VMG Racing
Rabobank Continental
Équipe professionnelle
2010
2011
2012-
HTC-Columbia
HTC-Highroad
BMC Racing
Principales victoires
1 classement annexe de grand tour

Jersey white.svg Meilleur jeune du Tour de France 2012
2 Courses par étapes

Tour de Californie 2013
Tour du Colorado 2013

Tejay van Garderen, né le 12 août 1988 à Tacoma, est un coureur cycliste américain, membre de l'équipe BMC Racing et professionnel depuis 2010. Il a remporté le classement du meilleur jeune du Tour de France 2012, en terminant cinquième du classement général.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et débuts[modifier | modifier le code]

Tejay Van Garderen est né le 12 août 1988 à Tacoma, dans l'État de Washington, et a passé la majeure partie de son enfance à Bozeman, dans le Montana. Il est d'origine néerlandaise par son père et maîtrise assez bien la langue[1]. Il estime d'ailleurs avoir plus de fans aux Pays-Bas qu'aux États-Unis[2]. Il commence le vélo à l'âge de 10 ans et le 25 juillet 2003, à 14 ans, il grimpe le mont Evans en un peu plus de 2 heures, soit 2 min 31 s de plus que le vainqueur Tom Zirbel[3]. Il est sacré 10 fois champion des États-Unis junior, sur route (course en ligne, critérium et contre-la-montre) et en cyclo-cross.

En 2007, alors que Tejay van Garderen est au centre national de développement du cyclisme, Bob Stapleton dit à propos de lui que « peu d'athlètes ont autant de cordes à leur arc[4] ». Avec l'équipe nationale, il prend part à sa première course professionnelle, le Tour de Californie, qu'il abandonne lors de la 4e étape[5]. Il termine 20e du Tour de l'Avenir. Van Garderen participe aux championnats du monde sur route avec l'équipe des États-Unis des moins de 23 ans. Il y est 33e du contre-la-montre[6] et abandonne lors de la course en ligne[7].

2008 - 2009 : chez Rabobank Continental[modifier | modifier le code]

En 2008, Tejay van Garderen intègre l'équipe continentale néerlandaise Rabobank Continental, réserve de l'équipe ProTour Rabobank, « la meilleure équipe formatrice du monde » selon lui[2]. Il effectue ses premiers pas avec cette équipe lors du Tour d'Algarve, qu'il conclut à la 16e place du classement général. Toujours au Portugal, il termine 26e du Tour du district de Santarém. En avril, il se classe 38e de la Semaine cycliste lombarde et 53e du Tour de Hollande-Septentrionale. Il participe dans la foulée à la Flèche du Sud, dont il gagne la première étape. Il est 2e le lendemain et 4e de la quatrième et dernière étape, finissant ainsi 2e du classement général. Un mois plus tard, il est au départ du Tour de Lleida. Il est 5e de la première étape au sprint, puis remporte le contre-la-montre par équipe (5e étape a) et finit 3e le lendemain. Il termine 12e du classement général, remporté par son coéquipier Lars Boom. Il participe ensuite au Circuito Montañés. Il se classe 5e du contre-la-montre (5e étape b), puis 2e de la sixième étape et classement général. À la fin du mois, il est 69e de Halle-Ingooigem. Au mois d'août, il est 58e du Tour de l'Ain, puis participe au Grand Prix Guillaume Tell. Il est 3e de la deuxième étape et s'impose le lendemin, avant de finir 4e du classement général. Il gagne également une étape du Grand Prix Tell. Trois jours plus tard, il 55e de Druivenkoers-Overijse. Une semaine plus tard, il prend le départ du Tour de l'Avenir. 12e du prologue, il termine dans le peloton lors des 2 étapes suivantes. Il recule ensuite à la 28e puis à la 19e place du classement général. Il se classe 8e de la 5e étape et devient 3e du classement. Il recule au 8e rang du classement à l'issue du contre-la-montre du lendemain, puis termine 9e de l'étape de montagne et s'adjuge la dernière étape. Aux championnats du monde sur route à Varèse en Italie, il est 42e du contre-la-montre des moins de 23 ans[8] et 25e de la course en ligne[9].

En 2009, il commence sa saison au Tour d'Algarve, qu'il termine à la 52e place du classement général. Il termine ensuite 7e de la Flèche flamande, 6e du Istrian Spring Trophy et 43e de Cholet-Pays de Loire. En mai, il est au départ du Tour du Haut Anjou. Il se place sur le podium des deux premières étapes (2e le premier jour, 3e le lendemain), s'adjugeant ainsi le classement général. Puis, il gagne la 6e et dernière étape de l'Olympia's Tour, qu'il finit au 3e rang du classement. Il se classe ensuite 2e de la 6e étape du Circuito Montañés et remporte le classement général. Il est troisième des 2e et 3e étapes du Tour des Pays de Savoie, finissant ainsi 2e du classement final. Au mois d'août, il termine 47e du Tour de l'Ain, 65e du Grand Prix de la ville de Zottegem et 14e du Tour du Poitou-Charentes. Van Garderen se rend alors dans son équipe nationale. Avec elle, il prend le départ du Tour de l'Avenir. Lors de la 1re étape, il termine au sein du peloton, à 1 min 45 s des échappés Julien Bérard et Romain Sicard. Après plusieurs étapes sans changement notable au classement, il est 7e de la 5e étape, 9 s devant le peloton. Il prend la 3e place du classement général en se classant 3e de l'étape suite, au sommet de Gérardmer. Suite à sa 2e place sur le contre-la-montre, il est 2e du classement général. Ensuite, il participe à nouveau aux championnats du monde sur route qui ont lieu à Mendrisio en Suisse, toujours dans la catégorie des moins de 23 ans. Il termine 13e du contre-la-montre[10] et abandonne lors de la course en ligne[11]. Il conclut sa saison par une 117e place sur le Tour de Münster.

2010 - 2011 : chez HTC-Columbia[modifier | modifier le code]

Tejay van Garderen lors du Tour d'Espagne 2010

En 2010, il retrouve Bob Stapleton en signant dans l'équipe HTC-Columbia. Il aura pour cette saison un rôle d'équipier, « mais si une opportunité de jouer [sa] carte personnelle se profile, [il] la [saisira] »[12]. Il effectue ses premiers pas avec sa nouvelle équipe à l'occasion du Challenge de Majorque, où il est 69e de la première manche et 64e de la cinquième. Sur le Tour d'Algarve, il est cinquième au sommet de l'Alto do Malhao (3e étape) juste derrière son coéquipier Peter Velits et 9e du classement général. Il abandonne ensuite sur le Circuit Het Nieuwsblad et le Montepaschi Strade Bianche. À la fin du mois de mars, il est 63e du Tour de Catalogne. La semaine suivante, il se classe 17e du Hel van het Mergelland et 58e du Tour de Cologne. Puis, il participe au Tour de Turquie. Il termine deuxième des première et quatrième étapes et neuvième de la 7e étape, étant ainsi deuxième du classement général. Après avoir terminé 122e de Liège-Bastogne-Liège, il se présente au départ du Tour de Californie au service de Michael Rogers et Mark Cavendish[13]. Il finit 24e du classement général. Il participe ensuite avec des ambitions au classement général au Critérium du Dauphiné, « un vrai test pour situer [son] niveau »[14]. Après s'être classé deuxième du prologue à 2 s d'Alberto Contador, il termine les deux étapes suivantes au sein du peloton, avant de prendre la quatrième place du contre-la-montre. Il est alors troisième du classement général. Il est 15e le lendemain mais grimpe d'une place au classement suite au recul de David Millar. Puis, il est onzième à l'Alpe-d'Huez (6e étape), cinquième de la dernière étape et termine troisième du classement général, « clairement le meilleur résultat de [sa] carrière »[15]. Il reprend la compétition sur la Classique de Saint-Sébastien, qu'il conclut au 64e rang. Puis, il est huitième du prologue et de la quatrième étape du Tour de l'Ain, étant ainsi quatrième du classement général. Une semaine plus tard, il est 26e du Trofeo Melinda. Le samedi 28 août, il prend part à son premier Grand Tour, le Tour d'Espagne, avec des ambitions pour le classement général[16]. Il remporte le contre-la-montre par équipe inaugural. Il est sixième de la 4e étape, puis est discret durant le reste de l'épreuve, dont Mark Cavendish remporte trois étapes et le classement par points et Peter Velits s'adjuge le contre-la-montre et la troisième place du classement général. Il conclut sa saison par une 24e place du championnat du monde du contre-la-montre et un abandon sur la course en ligne.

Il débute la saison 2011 sur Challenge de Majorque, où il est très discret. Sur le Tour d'Algarve, il se classe deuxième au sommet de l'Alto do Malhao et sixième du contre-la-montre. Il est deuxième du classement général derrière son coéquipier Tony Martin. Au mois de mars, il est dixième du contre-la-montre de Paris-Nice et surtout est un soutien très important dans la victoire finale de Tony Martin[17], Van Garderen est lui 31e. En avril, il termine 66e du Tour du Pays basque. Lors des classiques ardennaises, il est 127e de la Flèche Wallonne et 18e de Liège-Bastogne-Liège. Lors du Tour de Californie, il finit 12e de la quatrième étape, troisième du conte-la-montre et septième en haut du Mont Baldy, terminant ainsi cinquième du classement général et meilleur jeune. Il se classe ensuite 16e du championnat des États-Unis du contre-la-montre et quatrième de la course en ligne, avant d'abandonner lors du Championnat de Philadelphie. Puis, il participe au Tour de Suisse. deuxième du contre-la-montre inaugural derrière Fabian Cancellara, il est régulier en montagne (7e de la deuxième étape, 6e le lendemain, 13e de la sixième étape) et termine onzième du classement général à l'issue du contre-la-montre final. Il prend ensuite le départ du Tour de France, « avant tout [pour] prendre de l’expérience » et aider ses leaders[18]. Sur le plan individuel, son seul résultat notable est de porter le maillot à pois une journée, à l'issue de la huitième étape. Il finit 82e du classement général. Peu après la fin du Tour, il dispute le Tour de l'Utah, dont il prend la quatrième place du prologue, remporte le contre-la-montre et termine 42e du classement général. Puis, il se montre régulier sur le Tour du Colorado (huitième du prologue, sixième des première, troisième et cinquième étapes et deuxième de la deuxième étape), terminant ainsi troisième du classement général et passant une journée en tête du classement. Suite à la dissolution de son équipe, il signe dans l'équipe américaine BMC Racing[19]. Il conclut sa saison par un abandon sur le GP de Québec et le GP de Montréal.

2012 - : chez BMC Racing[modifier | modifier le code]

2012 : maillot blanc du Tour[modifier | modifier le code]

Tejay van Garderen arrive donc chez BMC Racing avec pour objectif d'aider le leader de l'équipe, Cadel Evans, et de briller au classement général sur Paris-Nice, le Tour de Californie et le Tour du Colorado[20]. Il débute sa saison 2012 au Tour d'Algarve, où il prend la quatrième place du contre-la-montre et la septième du classement général. Il prend ensuite part à Paris-Nice. Il se classe quatrième du contre-la-montre inaugural. Le lendemain, sous l'effet du vent, le peloton se morcèle, Van Garderen figure dans le groupe de tête de 21 unités. Il gagne une place au classement à l'issue de l'étape suivante, puis termine douzième de la cinquième étape au sommet de la côte de la Croix Neuve, reculant à la sixième place du classement général. Après deux étapes sans changements notables, il est 14e du contre-la-montre final sur les pentes du col d'Èze, finissant cinquième du classement général et maillot blanc. Lors des classiques ardennaises, il se classe 74e de la Flèche Wallonne et 61e de Liège-Bastogne-Liège. Deux jours plus tard, il est au départ du Tour de Romandie, dont il prend la quatrième place de la première étape. Il percute une branche lors de la descente du col des Mosses durant la quatrième étape, et est contraint à l'abandon[21]. Il reprend la compétition au Tour de Californie. 3e du contre-la-montre et dixième au sommet du mont Baldy, il termine quatrième du classement général et meilleur jeune. Il termine deuxième du championnat des États-Unis du contre-la-montre, six secondes derrière David Zabriskie, et deux jours plus tard il est treizième de la course en ligne. Une semaine plus tard, il court le Critérium du Dauphiné. 31e du prologue, il concède 24 secondes au groupe maillot jaune sur la deuxième étape. Il est ensuite treizième du contre-la-montre et de la sixième étape. Il est alors remonté à la dixième place du classement général, mais termine l'épreuve au quatorzième rang.

Le 30 juin, il prend le départ du Tour de France et termine quatrième du prologue à 10 secondes de Fabian Cancellara, revêtant ainsi le maillot blanc du meilleur jeune. Après plusieurs étapes sans grands changements au classement général, il perd ce dernier au profit de Rein Taaramäe lors de la septième étape, qu'il finit 46e à 3 minutes 8 secondes du vainqueur Christopher Froome. Van Garderen est alors 18e du classement général. Le lendemain, il termine 18e de l'étape et concède une minute au groupe maillot jaune. Il se classe quatrième de la neuvième étape, un contre-la-montre entre Arc-et-Senans et Besançon, remontant du même coup au huitième rang du classement général et reprend le maillot blanc. Il perd deux places au classement suite à la dixième étape, puis il attaque le jour suivant dans le col de la Croix de Fer pour servir de point d'appui à son leader Cadel Evans. Cependant, Evans n'est pas très fringuant et le duo est repris à 5 km du sommet. Van Garderen accompagne Evans dans la dernière ascension et le duo concède du temps, le maillot blanc est désormais septième à près de 7 minutes de Bradley Wiggins. Les étapes suivantes n'occasionnent pas de changement notable au classement général, puis lors de la 16e étape Evans prend un éclat, Van Garderen est pour la première fois dispensé de l'attendre, « pour ne pas compromettre [son] bon classement »[22]. Il termine 15e de l'étape et est désormais sixième du classement général, juste devans Evans. Le maillot blanc déclare également : « Quand Cadel a cédé pour la première fois, nous avions plusieurs coureurs pour le protéger et, si je m'étais laissé décrocher avec lui, nous pouvions tout perdre[23]. » Il se classe huitième de l'étape suivante et gagne une place au classement général, à 8 minutes 30 secondes de Wiggins. Lors de l'avant-dernière étape, il est septième du contre-la-montre mais ne parvient pas à dépasser Jurgen Van den Broeck. Il est néanmoins très satisfait de son résultat : 5e du classement général et maillot blanc. Il juge ces trois semaines de courses « incroyables » et « [accepte] avec joie la responsabilité et les perspectives qui arrivent avec ce maillot »[24].

Une semaine après l'arrivée du Tour, il fait partie de l'équipe de États-Unis lors de la course en ligne des Jeux olympiques de Londres. Il la termine à la 104e place. En août, il dispute aux États-Unis l'USA Pro Cycling Challenge-Tour du Colorado. Il en remporte la deuxième étape et est pendant trois jours premier du classement général. Il termine à la deuxième place, à 21 secondes du vainqueur Christian Vande Velde. En septembre, il participe aux championnats du monde dans le Limbourg néerlandais. Avec ses coéquipiers de BMC, il prend la deuxième place la nouvelle épreuve de contre-la-montre par équipes de marques. Dans l'ascension du Cauberg, alors que BMC ne compte plus que deux secondes de retard sur l'équipe Omega Pharma-Quick Step, il mène l'équipe à une vitesse trop élevée et distance ses coéquipiers. Le groupe est alors contrait de ralentir pour se reformer. Cela coûte probablement le titre à l'équipe BMC, qui échoue à trois secondes d'Omega Pharma-Quick Step[25],[26]. Van Garderen représente ensuite les États-Unis au contre-la-montre individuel, avec son coéquipier Taylor Phinney. Il en prend la quatrième place, à 1 minute et 49 secondes du vainqueur Tony Martin, tandis que Phinney est deuxième. Il dispute ensuite la course en ligne, qu'il ne termine pas. Le 25 octobre, Van Garderen prolonge son contrat avec BMC, le jeune coureur étant « le capitaine de BMC pour l'avenir, son rôle dans [l']équipe est très important »[27].

2013[modifier | modifier le code]

Tejay Van Garderen reprend la compétition en 2013 au Tour de San Luis. Il se montre régulier (5e de la troisième étape, 7e les deux jours suivants et 6e de la sixième étape), terminant ainsi deuxième du classement général. Début mars, il participe à Paris-Nice. 59e du très court prologue à 11 secondes de Damien Gaudin, il figure dans le groupe qui finit la troisième étape à 7 secondes du vainqueur Andrew Talansky, puis il termine au sein du groupe maillot jaune le lendemain. Il remonte ensuite au cinquième rang du classement général suite à sa quatrième place au sommet de la Montagne de Lure, puis se classe cinquième du contre-la-montre final sur les pentes du col d'Èze, ce qui lui permet de monter d'un rang au classement général. Il est également deuxième du classement du meilleur jeune derrière Talansky. Sur le Critérium International, il est troisième du contre-la-montre et cinquième à L'Ospedale. Il termine troisième du classement général et maillot blanc. Puis, il réalise un Tour du Pays basque discret, et abandonne l'épreuve au cours de la cinquième étape. Au mois de mai, il participe au Tour de Californie avec l'objectif de le remporter[28]. Il se classe 2e de la deuxième étape, puis s'empare du maillot de leader à l'arrivée de la cinquième étape, grâce à une bordure initiée par l'équipe RadioShack-Leopard. Il conforte sa position en s'imposant le lendemain sur le contre-la-montre, avant d'être troisième au sommet du Mont Diablo (7e étape). Il s'adjuge ainsi le classement général en ayant maîtrisé la course, ce qui apparait comme une réponse aux performances de son coéquipier Cadel Evans sur les routes du Giro[29]. Il prend part au Tour de Suisse en ayant « vraiment envie de faire un bon résultat » mais également en vue du Tour de France[30]. Il termine 25e à Crans-Montana lors de la deuxième étape, puis le lendemain onzième à 46 secondes du quatuor de tête, dans lequel figure son coéquipier Mathias Frank, qui s'empare du maillot jaune. Il est battu au sprint lors de la septième étape par Rui Costa et Bauke Mollema. Dixième du contre-la-montre final, il conclut l'épreuve au septième rang du classement général.

Le 29 juin, il se présente au départ du Tour de France. Il ne perd pas de temps lors des trois étapes en Corse, puis son équipe se classe neuvième à 26 secondes des Orica-GreenEDGE lors du contre-la-montre par équipe. Après trois étapes où il finit dans le peloton, il perd énormément de temps dans les Pyrénées : il termine à plus de 12 minutes de Christopher Froome lors de la 8e étape, où il a souffert de la chaleur[31], et à plus de 22 minutes le lendemain. Il est alors 51e du classement général à 35 minutes. Il est ensuite 49e du contre-la-montre à plus de trois minutes de Tony Martin. Lors de la 13e étape, marqué par des bordures, il termine au sein du groupe maillot jaune, à plus d'une minute du groupe de tête. Le lendemain, il fait partie de l'échappée du jour, composée de 18 coureurs, mais ne peut faire mieux que seizième de l'étape. Il se classe ensuite 10e du contre-la-montre, à 1 min 51 s de Christopher Froome. Lors de l'étape suivante, il s'échappe en compagnie de huit autres coureurs, puis attaque dans la première montée de l'Alpe d'Huez, rejoint peu avant le sommet par Christophe Riblon et Moreno Moser. Victime d'un incident mécanique dans la descente du col de Sarenne, il retrouve sa place en tête de la course. Il part en solitaire dès le début de la montée finale, mais voit Riblon revenir sur lui et le déposer à 2 km de l'arrivée. Il termine deuxième de l'étape, à une minute de Riblon. Il estime alors que « c'est dur de passer pas loin de la victoire »[32]. Il conclut ce Tour de France à la 45e place du classement général, à près d'une heure et quarante minutes de Froome.

Après le Tour, Van Garderen reprend la compétition mi-août, à l'occasion du Tour du Colorado. Il se classe cinquième le premier jour, puis quatrième de l'étape suivante, à 14 secondes de Mathias Frank. Il s'empare du maillot jaune à l'issue de la quatrième étape, qu'il termine à la deuxième place. Il devance alors Frank de 4 secondes. Il conforte son maillot en s'adjugeant le contre-la-montre. Il remporte finalement le classement général avec 1 minute et demi d'avance sur son coéqupier. Il est très satisfait de cette victoire, car « c'est la course de [sa] ville et [il] la [voulait] »[33]. Le 4 septembre, sa fédération annonce qu'il représentera les États-Unis aux championnats du monde, lors du contre-la-montre et de la course en ligne[34]. Il participe ensuite aux classiques canadiennes. Lors du Grand Prix de Québec, il attaque à 75 km de l'arrivée en compagnie de ses coéquipiers Amaël Moinard et Steve Morabito, et 3 autres coureurs. Ils rejoignent les 3 échappés, mais sont repris une vingtaine de kilomètres plus loin. Van Garderen termine 96e de la course. Deux jours plus tard, il s'échappe dans l'avant-dernier tour du Grand Prix de Montréal, mais le groupe est repris. Il se classe 31e de l'épreuve.

Palmarès et résultats[modifier | modifier le code]

Palmarès par années[modifier | modifier le code]

Palmarès amateur[modifier | modifier le code]

Palmarès professionnel[modifier | modifier le code]

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

4 participations

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

1 participation

  • 2010 : 35e, vainqueur de la 1re étape (contre-la-montre par équipes)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (nl) « De Nederlandse stamboom van Tejay Van Garderen », sur zie.nl,‎ 16 juillet 2011
  2. a et b (en) « Teejay Van Garderen Interview », sur velocitynation.com,‎ 22 avril 2010
  3. (en) « Mt Evans 7/25/03 », sur bicyclerace.com
  4. (en) « Tejay van Garderen emerging as USA's next big star », sur usatoday.com,‎ 19 mai 2013
  5. (en) « Two world champs go one-two in SLO », sur cyclingnews.com,‎ 22 février 2007
  6. (en) « Holland's Boom takes Under 23 title after two-man fight », sur cyclingnews.com,‎ 26 septembre 2008 (consulté le 8 juillet 2011)
  7. (en) « Peter Velits tops Under 23 rainbow sprint », sur cyclingnews.com,‎ 29 septembre 2007 (consulté le 9 juillet 2011)
  8. (en) « Malori brings in first gold for host », sur cyclingnews.com,‎ 23 septembre 2008 (consulté le 9 juillet 2011)
  9. (en) « Colombian Duarte spoils Italian party », sur cyclingnews.com,‎ 26 septembre 2008 (consulté le 9 juillet 2011)
  10. (en) « Bobridge takes Under 23 Worlds time trial », sur cyclingnews.com,‎ 23 septembre 2009 (consulté le 9 juillet 2011)
  11. (en) « Sicard wins world Under 23 road title », sur cyclingnews.com,‎ 26 septembre 2009 (consulté le 9 juillet 2011)
  12. « En 2010, gare à TVG ! », sur velochrono.fr,‎ 5 janvier 2010
  13. « Van Garderen très motivé », sur cyclismactu.net,‎ 13 mai 2010
  14. « Van Garderen : le Dauphiné, « un vrai test » », sur velochrono.fr,‎ 2 juin 2010
  15. « Van Garderen : « Quel surprise, quel plaisir ! » », sur velochrono.fr,‎ 15 juin 2010
  16. « Van Garderen : « Mon but, c'est le général » », sur velochrono.fr,‎ 27 août 2010
  17. « HTC : "Van Garderen a fait son boulot" », sur cyclismactu.net,‎ 14 mars 2011
  18. « Van Garderen, pur équipier pour son premier Tour », sur velochrono.fr,‎ 29 juin 2011
  19. « Van Garderen et Pinotti signent chez BMC », sur cyclismactu.net,‎ 1er septembre 2011
  20. « Van Garderen veut gagner un classement général », sur cyclismactu.net,‎ 2 février 2012
  21. (es) « Van Garderen, fuera de Romandía por una rama », sur biciciclismo.com,‎ 29 avril 2012
  22. « Evans : "Le Tour est fini pour moi" », sur rtbf.be,‎ 18 juillet 2012
  23. (es) « Van Garderen está “contento”, “pero es una pena que Evans haya fallado” », sur biciciclismo.com,‎ 19 juillet 2012
  24. (es) « Sagan: “Nunca pensé que lograría tanto”; Van Garderen: “Tres semanas increíbles” », sur biciciclismo.com,‎ 22 juillet 2012
  25. (en) « Van Garderen shoulders responsibility for Cauberg mistake », sur cyclingnews.com,‎ 17 septembre 2012 (consulté le 16 octobre 2012)
  26. (en) « Cauberg misunderstanding costly for Phinney and BMC », sur cyclingnews.com,‎ 16 septembre 2012 (consulté le 16 octobre 2012)
  27. « Tejay van Garderen prolonge chez BMC », sur rtbf.be,‎ 25 octobre 2012
  28. (es) « Van Garderen y BMC apuestan por la victoria en California », sur biciciclismo.com,‎ 9 mai 2013
  29. « La réponse de Van Garderen », sur velochrono.fr,‎ 19 mai 2013
  30. « Van Garderen vise le général », sur cyclismactu.net,‎ 8 juin 2013
  31. (es) « Evans: “Mi peor día en el Tour”; Van Garderen, ahogado por el calor », sur biciciclismo.com,‎ 7 juillet 2013
  32. « Tejay Van Garderen : "Dur de passer pas loin" », sur cyclismactu.net,‎ 19 juillet 2013
  33. (es) « Van Garderen, ganador en casa: “Ésta es la carrera de mi ciudad y la quería” », sur biciciclismo.com,‎ 26 août 2013
  34. « Les Etats-Unis annonce leurs sélections », sur cyclismactu.net,‎ 4 septembre 2013

Liens externes[modifier | modifier le code]

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