Province de Limbourg (Pays-Bas)
| Limbourg (nl) Provincie Limburg |
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Héraldique |
Drapeau |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Chef-lieu | Maastricht |
| Commissaire de la Reine | Léon Frissen (CDA) |
| ISO 3166-2 | NL-LI |
| Démographie | |
| Population | 1 122 604 hab. (2009) |
| Densité | 508 hab./km2 |
| Religion | Catholiques 71 % Protestants 11 % |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Superficie | 220 922 ha = 2 209,22 km2 |
| Liens | |
| Site web | http://www.limburg.nl |
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Le Limbourg est une des douze provinces des Pays-Bas. Il se trouve au sud-est du pays et comptait une population de 1 143 000 habitants au 1er janvier 2001. La capitale du Limbourg est Maastricht.
Principales villes :
- Heerlen
- Maastricht
- Ruremonde (Roermond)
- Sittard-Geleen
- Vaals
- Fauquemont-sur-Gueule (Valkenburg aan de Geul)
- Venlo
- Weert
Le sud de la province est particulièrement vallonné. On y trouve le point le plus élevé des Pays-Bas, le Vaalserberg (321 m). Dans le reste de la province, le sol est constitué principalement de sable.
Le fleuve le plus important, la Meuse, traverse la province du sud au nord.
Dans le passé, on extrayait en Limbourg de la tourbe, du gravier et du charbon.
Le commissaire de la Reine de Limburg est Léon Frissen. Seulement au Limbourg, le commissaire de la Reine est appelé « gouverneur », mais c'est officieux.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Du point de vue politique, le Limbourg était traditionnellement très divisé, comme en témoigne aujourd'hui la grande variété de dialectes qui y sont parlés : chaque commune a son propre dialecte, avec parfois de grandes différences à l'intérieur d'une même commune (par exemple à Venlo).
En 1815, lors de la formation du nouveau Royaume des Pays-Bas (couvrant également l'actuelle Belgique), une des provinces (constituée des actuelles provinces belge et néerlandaise de Limbourg) reçut le nom de Limbourg. Ce nom remonte au vieux duché de Limbourg, qui couvrait une partie du triangle Maastricht-Aix-la-Chapelle-Liège et exista jusqu'en 1648. Le nom de Limbourg est donné à cette province, bien qu'elle ne comprenne que quelques kilomètres carrés de l'ancien duché de Limbourg[1], à la demande expresse de Guillaume Ier, qui ne voulait pas voir disparaître ce nom prestigieux[2].
Le territoire en lui-même de la province était constitué grosso modo :
- de la partie thioise (néerlandophone) de la Principauté de Liège : le nord du quartier de Hesbaye (Tongres) et les quartiers de Looz et de Horn) ;
- de la partie thioise du duché de Limbourg ;
- de l'exclave méridionale du duché de Gueldre.
Lors de la séparation des Pays-Bas et de la Belgique en 1830, l'ensemble de cette province de Limbourg fut rattachée à la Belgique, à l'exception de la forteresse de Maastricht, qui restait aux mains des troupes néerlandaises. Cependant, les Protocoles de Londres, puis le Traité des XXIV articles accordaient aux Pays-Bas une partie de cette province : les territoires située au-delà de la Meuse et Maastricht.
Comme le roi Guillaume refusait de ratifier le traité, l'ensemble de la province resta administré par la Belgique jusqu'en 1839. Elle fut alors divisée en une province néerlandaise et une province belge, qui comprenait les anciens quartiers de Hesbaye et de Looz.
À partir de ce moment et jusqu'en 1866, le Limbourg néerlandais fit partie de la Confédération germanique (Deutscher Bund) sous le nom de duché du Limbourg (ceci pour compenser la perte par la confédération d'une partie du grand-duché Luxembourg, rattaché à la Belgique).
La province a continué à employer le titre de duché jusqu'en 1906. Une autre particularité limbourgeoise persiste jusqu'à aujourd'hui : le commissaire de la Reine s'y appelle le gouverneur.
Communes [modifier]
Voir Communes du Limbourg néerlandais et Anciennes communes du Limbourg néerlandais pour une liste historique des fusions.
Limbourgeois connus [modifier]
- Peter Debye (1884-1966) - Physicien
- Eugène Dubois (1858-1940) - Anatomiste
- Andre Rieu (1949) - Violoniste et chef d'orchestre
- Peter Winnen (1957) - Cycliste.
Notes et références [modifier]
- Limburg, Land van de Bokkerrijders (Mythe-Historie-Fictie), José(phus) SPEETJENS, 2006, ISBN 99904-0-591-3, 420p. Ed. Stichting Bokkeryder, Groot-Genhout 6191 NT Beek (L), Fax: 046-4374600
- Jean Stengers, Histoire du sentiment national en Belgique des origines à 1918, tome 1, Les Racines de la Belgique, éditions Racine, Bruxelles, 2000 (ISBN 978-2-87386-218-3), p. 45 et note 13.