Gilles Delion

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Gilles Delion
Image illustrative de l'article Gilles Delion
Gilles Delion lors du Paris-Nice 1993
Informations
Nom Gilles Delion
Date de naissance 5 août 1966 (48 ans)
Pays Drapeau de la France France
Équipes professionnelles
1988
1989-1992
1993-1994
1995
1996
Weinmann-La Suisse
Helvetia
Castorama
Chazal-MBK-König
Aki-Gipiemme
Principales victoires
1 classement annexe de grand tour

Jersey white.svg classement du meilleur jeune du Tour de France 1990
1 étape de grand tour
Tour de France (1 étape)

1 classique
Tour de Lombardie 1990

Gilles Delion, né le 5 août 1966 à Saint-Étienne, est un coureur cycliste français. Professionnel de 1988 à 1996, il a notamment remporté le Tour de Lombardie en 1990.

Biographie[modifier | modifier le code]

Passé professionnel en 1988, il se révèle au sein de l'équipe suisse Helvetia de Paul Köchli. Sa course de prédilection sera le Tour de Lombardie qu'il termine plusieurs fois en bonne position avant de l'emporter en 1990. Il se révèle cette même année sur les routes du Tour de France qu'il termine 15e, meilleur jeune et second Français. Toujours en 1990, il se classe cinquième au classement final de la Coupe du monde.

La suite de sa carrière sera moins enthousiasmante à cause d'une maladie. Handicapé, à partir de 1991 par une mononucléose récurrente, il ne parvient pas à maintenir ses performances. Il termine 21e du Tour de France. Son palmarès s'enrichit toutefois en 1992 d'une Classique des Alpes et d'une très belle victoire d'étape sur le Tour de France à Valkenburg devant Stephen Roche qu'il termine 58e au classement final.

En 1993, il rejoint les rangs de l'équipe Castorama de Cyrille Guimard, remporte deux manches de la Mi-août bretonne.

En 1994, il remporte le Grand Prix d'ouverture La Marseillaise, une étape du Tour de l'Ain et le Grand Prix de la Ville de Rennes. Mais les performances ne suivent plus vraiment, après un passage dans l'équipe naissante Chazal en 1995, il termine sa carrière en 1996 dans l'équipe italienne Aki-Gipiemme. À la fin de la saison, il se lance dans le VTT (Vélo tout terrain) en tant que professionnel.

Son nom sera toutefois maintes fois cité en exemple par la suite comme celui d'un coureur ayant toujours refusé de céder à la tentation du dopage au sein d'un peloton de plus en plus gangréné à la fin des années 1990.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Palmarès année par année[modifier | modifier le code]

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

  • 1990 : 15e, Jersey white.svg Classement du meilleur jeune
  • 1991 : 21e
  • 1992 : 58e, vainqueur d'étape
  • 1995 : hors délai 13e étape

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

  • 1995 : abandon 5e étape

Ses prises de position sur le dopage[modifier | modifier le code]

  • Dans Cyclisme International de janvier 1997 :

« Je ne vois pas (...) l'intérêt de gagner complètement allumé, ni quelle fierté on peut en tirer. (...) Je suis très attaché à cette notion de pureté du sport, sans laquelle il n'y a plus de beauté du geste, plus d'héroïsme. (...) Les pros doivent être irréprochables ; la fin ne justifie pas les moyens, ce n'est pas vrai. »

  • Dans La France Cycliste n°2129 du 07/12/2001 :

« Le crime du dopage profite aux sportifs qui gagnent des dizaines de millions de francs et pour lesquels les sanctions ne sont pas assez lourdes. »

  • Dans La France Cycliste n°2129 du 07/12/2001 :

« Le dopage dans le vélo (...), on m'en parle depuis que j'ai quatorze ans ! Ce n'est donc pas d'aujourd'hui. Moi, j'ai été épargné. Au sein de l'équipe Helvetia, je nageais dans une oasis de sérénité, tranquille, loin de tout cela. Ce n'était pas notre préoccupation. On ne parlait pas de dopage dans cette formation, nous n'étions pas au courant de ce qui se passait. Les anciens n'en parlaient pas non plus. Mais il est clair qu'en 1993 tout le monde savait qu'un nouveau produit avait débarqué dans le peloton, l'EPO. (...) On ne saura jamais si les gars qui n'en ont jamais pris sont des champions, mais les coureurs que l'on a présentés comme tels l'étaient-ils vraiment ? Certains ont usurpé des carrières et des réputations, des palmarès aussi. »

  • Dans La France Cycliste n°2129 du 07/12/2001) :

« Je comprends (...) les coureurs qui sont venus à [l'EPO] en dernier recours. Ils ont suivi le mouvement et fait comme les autres. Ce sont des victimes du dopage. On ne peut pas en vouloir à ceux qui y sont venus quand plus de 70 % du peloton l'utilisait déjà. Ils ont cherché à sauver leur peau. En revanche, je blâme ceux qui cherchent, chassent et obtiennent avant tout le monde des produits nouveaux. »

Les réactions[modifier | modifier le code]

  • Dans L'Equipe du 17/01/1997, Hein Verbruggen, alors Président de l'UCI, disait à propos de déclarations de Gilles Delion laissant entendre que beaucoup de coureurs se dopent à l'EPO :

« Je ne suis pas du tout impressionné par des témoignages de coureurs comme Delion ou (Graham) Obree qui sont des gens en fin de carrière, qui ne peuvent plus suivre le peloton. Je trouve ça lâche, je n'ai pas d'autre mot. »

Liens externes[modifier | modifier le code]