Boyacá

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5° 32′ 00″ N 73° 22′ 00″ O / 5.53333333, -73.36666667

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Boyacá
Blason
Blason
Drapeau
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Colombie Colombie
Capitale Tunja
Gouverneur José Rozo Millán
Démographie
Gentilé Boyacense
Population 1 210 982 hab.[1] (2005)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Superficie 2 318 900 ha = 23 189 km2
Divers
Devise Boyacá, deber de todos
Localisation
Image illustrative de l'article Boyacá

Boyacá (boja'ka) est un des de 32 départements de la Colombie situé dans la région des Andes au centre-est du pays. La création de la région remonte à la reforme constitutionnelle de la Confédération grenadine le 22 mai 1858 sous le nom de État souverain de Boyacá. La superficie actuelle est similaire à celle de l'île de Sardaigne en Italie.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom « Boyacá » provient de Bojacá qui signifie en langue chibcha « Région de la cape royale » ou « Près du Cacique », qui dérive des mots boy (manteau, couverture) et ca (proche)[2].

Le nom populaire est « la terre qui étend ses bras », dû à la forme particulière du territoire[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Période précolombienne[modifier | modifier le code]

Les premiers habitants du territoire de Boyacá sont présents depuis 12 000 ans[4]. Vers le 500 av. J.-C., le peuple muisca occupe la région. À l’arrivée des Espagnols les caciquats existants étaient Hunza, Tundama et Sugamuxi, des populations tournées vers l’agriculture, l’exploitation minière et le textile.

Période coloniale[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, le territoire devint la province de Tunja, un pôle économiques important de la colonisation espagnole en Amérique[5].

Guerres d'indépendance[modifier | modifier le code]

Boyacá déclare son indépendance le 10 décembre 1813. Cependant à l'époque du "Régimen del Terror" en 1816, la province est récupéré par l'Empire espagnol. En 1819, Il fut le centre historique de la libération de la Grande Colombie par Bolivar, qui y a mené des batailles décisives contre l'armée espagnole, notamment celles du Pantano de Vargas et de Boyacá.

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

À partir de 1853 Boyacá devient l'État fédéral de Boyacá au sein de la Confédération grenadine, puis l'État souverain de Boyacá au sein des États-Unis de Colombie. Il regroupe alors l'équivalent des actuels départements de Boyacá, Casanare et Arauca.

En 1886, à la faveur d'une nouvelle constitution, Boyacá devient l'un des départements de la République de Colombie[6].

En 1911 est créée la Comisaría Especial de Arauca, avec la ville d'Arauca pour capitale, qui devient en 1955 Intendencia Nacional. L'Arauca est séparé de Boyacá en 1960 et intégré au département de Meta.

Plus tard[Quand ?], les municipalités d'Orénoquie se regroupe au sein de l'Intendencia de Casanare. Elles se séparent de Boyacá en 1973 pour former le département de Casanare et laisser Boyacá dans son extension actuelle.

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Histoire récente[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Carte topographique de Boyacá.

Le département de Boyacá est situé au centre du pays. Il est bordé au nord par les départements de Santander, Norte de Santander ainsi que par le Venezuela, à l'est par les départements d'Arauca et Casanare, au sud-est par celui de Cundinamarca et à l'ouest par celui d'Antioquia.

Le territoire présente une grande diversité de régions naturelles : la vallée du fleuve Magdalena à l'ouest, la cordillère Orientale et la région des paramos au centre et les Llanos de l’Orenoque à l'est.

Deux parcs nationaux protègent près de 517,5 km2 dans les régions montagneuses, le parc national naturel de Pisba et le sanctuaire de faune et de flore d'Iguaque.

Climat[modifier | modifier le code]

Le département de Boyacá présent tous les types de climats, avec des températures de moins de 0 °C dans la Sierra Nevada del Cocuy (5 400 m) et le Páramo de Pisba (4 000 m), et de 35 °C dans les vallées (500 m). Les alizés venus du sud-est apportent de l'air humide depuis la région amazonienne à l'origine des pluies des mois de juillet et août[7].

Organisation territoriale[modifier | modifier le code]

Le département de Boyacá est subdivisé en deux districts d’administration spéciale et 13 provinces, celles-ci en 123 municipalités. Les villes les plus importantes sont Tunja, Sogamoso et Duitama, toutes trois ayant plus de 100 000 habitants. Dans la liste ci-dessous, les chef-lieux de province sont indiqués en en gras.

Provinces et municipalités de Boyacá
  1. Centro
  2. Gutiérrez
  3. La Libertad
  4. Lengupá
  5. Márquez
  6. Neira
  7. Norte
  8. Occidente
  9. Oriente
  10. Ricaurte
  11. Sugamuxi
  12. Tundama
  13. Valderrama
  14. District de Frontière
  15. District ZME

Économie[modifier | modifier le code]

L’économie est très diversifiée : l’agriculture, l’élevage, la pêche, le tourisme, l’industrie, les artisanats, l’extraction de pétrole et l’industrie minière, en particulier les émeraudes. Les artisanats s’élaborent en Ráquira, Moniquirá et Cerinza. Le tourisme est développé à Monguí, Villa de Leyva, Cocuy et Moniquirá, laquelle est renommée comme la ville sucrée de Colombie[8] grâce à l’industrie du Bocadillo, un petit gâteau élaboré à partir de gelée de goyave.

Transports[modifier | modifier le code]

L'autoroute moderne BTS (Briceño-Tunja-Sogamoso) connecte la capitale du pays, Bogota, avec le chef-lieu et les principales villes du département, avec des trajets qui durent en moyenne deux heures. L'autoroute permet aussi un accès rapide à l'Aéroport international El Dorado de Bogotá. Le département compte deux aéroports régionaux en service. Le plus important, est l'aéroport Alberto Lleras Camargo, localisé à Sogamoso et le deuxième se trouve près du petit village touristique de Villa de Leyva.

Les autoroutes secondaires permettent des trajets régionaux vers tout le département notamment à l'ouest Chiquinquirá et Puerto Boyacá, au nord vers les hautes montagnes et à l'est vers le Lac de Tota et les Llanos. Le système ferroviaire est administré par FENOCO (compagnie de Chemins de fer du nord de la Colombie) mais ne transporte actuellement que des marchandises. Les principales lignes de bus au départ de Bogotá font les trajets à Tunja, Duitama, Sogamoso, Chiquinquirá et Puerto Boyacá, des villes qui sont desservis par des petits compagnies et où il est possible de trouver des billets pour faire des trajets régionaux. Ces villes-là ont toutes des systèmes de bus urbain.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population du département de Boyacá (source : DANE[9])
1985 1990 1995 2000 2005
1 137 610 1 175 999 1 204 934 1 234 691 1 255 311


Selon le recensement de 2005, la population du département de Boyacá est composée de 98 % de blancs et de métis hispano-amérindiens, principalement des peuples Caraïbes, Chibchas, Muzos, Laches et Tunebos, de 1,4 % d'afro-colombiens et de 0,5 % d'amérindiens (peuple Tunebo)[1],[10].

Le chromosome Y en hommes de Cundinamarca et Boyacá a une origine génétique européenne-espagnole (85 %) tandis que l'ADN mitochondriale des femmes est majoritairement indigène (90 %) du type muisca. 85 % de la population a des origines hispano-chibcha et le restant est européen ou amérindien.

Culture[modifier | modifier le code]

Dans tout le département les éléments culturels mélangent les traditions des peuples amérindiens qui habitaient la région, avec les coutumes imposées par les espagnols durant la colonisation.

Langues[modifier | modifier le code]

L’espagnol est la langue officielle et parlée dans tout le territoire, mais les communautés du nord du département parlent aussi le tunebo, une des langues amérindiennes reconnues par l’État étant parlé par le peuple U'wa, la tribu millénaire qui habite encore la région et protégé par l’ICRA International.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (es) Censo General 2005 — Boyacá [PDF], DANE.
  2. Departamento de Boyacá, Historia
  3. http://www.enciclopediacolombiana.com/articulos/geografia/departamentos/boyaca/simbolos/himno.php?id=54 Hymne du département de Boyacá (en espagnol)
  4. (es) Ocampo López, Javier (1983), Historia del pueblo boyacense: de los orígenes paleoindígenas y míticos a la culminación de la independencia, p. 19.
  5. (es) Ocampo López, Javier (1977), Identidad histórico-cultural del pueblo boyacense, El pueblo boyacence y su folclor, Tunja: Corporación de promoción cultural de Boyacá. Disponible URL último acceso el 03/09/2008.
  6. (es) Constitución política de Colombia de 1886, Bibliothèque virtuelle Miguel de Cervantès.
  7. (es) Gobernación de Boyacá — Aspectos Geográfícos, sur www.boyaca.gov.co
  8. (es) Moniquirá, Ciudad Dulce de Colombia, sur www.moniquira.net
  9. (es) Site du Département Administratif National de la Statistique (DANE).
  10. (es) Censo General 2005 — La visibilidad estadística de los grupos étnicos[PDF], p. 29-30 sur le site du DANE

Liens externes[modifier | modifier le code]

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