Lomme

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Lomme
Mairie de Lomme
Mairie de Lomme
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Lomme
Intercommunalité Lille Métropole Communauté urbaine
Commune Lille
Statut Commune associée
Date de fusion 2000
Maire délégué Roger Vicot[1],[2]
2012-2020
Code postal 59160
Code commune 59355
Démographie
Gentilé Lommois, Lommoise
Population 27 607 hab. (2008)
Densité 2 965 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 38′ 09″ N 3° 00′ 51″ E / 50.6358333333, 3.0141666666750° 38′ 09″ Nord 3° 00′ 51″ Est / 50.6358333333, 3.01416666667  
Superficie 9,31 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-lomme.fr

Lomme est une ancienne commune française située dans le département du Nord, associée[3] à Lille depuis février 2000.

Étymologie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom semble remonter au XIe siècle avec un lieu appelé villa Ulma, retrouvé dans le titre de la fondation de la collégiale de Saint-Pierre de Lille . Il viendrait donc du latin ulmus, orme, lieu où poussaient des ormes.

Olm en flamand[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

Lomme se trouve à la périphérie de Lille, au nord-ouest. Elle est depuis 2000 une commune associée à cette dernière et est membre de Lille Métropole Communauté urbaine.

Située en Flandre romane, dans la vallée de la Deûle, elle jouxte les communes de Lille, Lambersart, Lompret, Pérenchies, Capinghem, Englos, Sequedin, Loos et Haubourdin.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Le Bourg[modifier | modifier le code]

C'est le quartier le plus ancien et il était autrefois le cœur de la ville. L'église dont la construction remonte au XIIIe siècle a la particularité de ne plus avoir de flèche. Celle-ci fut détruite lors de la première guerre mondiale.

La Mitterie[modifier | modifier le code]

Presque aussi ancien que le quartier du bourg, on y trouvait des ateliers de constructions mécaniques

Canteleu[modifier | modifier le code]

C'est le quartier qui jouxte la ville de Lille.

Le nom "canteleu" signifierait "chante loup", du patois "cante leu".

À l'origine un seul et même hameau très marécageux, une partie du quartier est aujourd'hui incluse dans Lille, une autre dans Lambersart, et la dernière dans Lomme mais l'histoire du quartier doit être considérée comme celle d'une seule entité. C'est le nouveau partitionnement de Lille en 1858, ayant pour objectif l'élargissement des faubourgs qui en a absorbé une partie (en même temps qu'Esquermes et Wazemmes) le reste ayant échu administrativement en partie à Lomme et à Lambersart. En 1873, un grand projet fut porté devant le préfet, contestant les nouvelles frontières, mené par plusieurs notables, visant à rendre à Canteleu son indépendance et à le doter d'une mairie propre mais ce projet échoua et c'est donc un tiers seulement du Canteleu historique qui est aujourd'hui dans Lomme ; les deux autres étant rattachés à Lille et à Lambersart.

On y trouve la chapelle de la maladrerie, vestige d'une léproserie, édifiée entre 1461 et 1466. Ce monument est incontestablement aujourd'hui le plus ancien de tout Lomme. À cette époque, ce sont donc seulement les "ladres", les lépreux, qui vivent dans le petit hameau de Canteleu. En 1791, on recense seulement 24 habitants sur l'ensemble du hameau.

Son urbanisation de grande échelle remonte à 1857, date à laquelle Eugène Verstraete rachète les terres de la maladrerie pour y édifier une usine de lin. Il construit ensuite durant les années 1860 les premières maisons de rangée individuelles du quartier pour y loger ses employés au début de ce qui est aujourd'hui la rue du marais (à l'origine un très ancien chemin rural du communication, sans habitation, qui partait de la maladrerie pour rejoindre l'abbaye de Loos). Ces maisons, qui existent toujours du côté impair au début de la rue sont aujourd'hui les plus anciens logements de particuliers de la ville.

Eugène Verstraete sera suivi par un grand nombre d'industriels. Pendant que l'avenue de Dunkerque devient un axe commercial incontournable, en 1889 sera ouverte la rue Turgot, en 1891 l'avenue de Bretagne, en mémoire des anciennes terres du château de Bretagne, détruit à la même époque pour y construire ce qui deviendra l'empire Le Blan, point d'orgue du quartier. On met en place également des rigoles pour achever d'assécher les derniers marécages. Ces rigoles ont disparu aujourd'hui mais leur cours a défini des axes qui demeurent, comme par exemple l'impasse de la tortue. Le quartier s'assainit et prospère.

À partir des années 1970-1980, néanmoins, les usines font faillite les unes après les autres et laissent derrières elles un quartier à l'abandon, désaffecté. Après des décennies d'immobilisme, le quartier bénéficie du rayonnement d'Euratechnologies, gigantesque pôle d'innovation inauguré en 2009 dans l'usine Le Blan réhabilitée, et voit désormais affluer les investisseurs. Les anciens logements sont enfin remis aux normes et c'est désormais un quartier en pleine mutation qui attire un public de plus en plus jeune, séduit par un quartier d'avenir.

Le Marais[modifier | modifier le code]

Comme son nom l'indique, il était composé de marais qui furent asséchés au cours des siècles par les moines de l'abbaye de Loos. Une des premières raffineries de France qui fournissait du pétrole pour les lampes d'éclairage s'y installa et ainsi que des filatures aujourd'hui disparues. L'église Notre-Dame-de-Lourdes date de 1895.

Mont-à-Camp[modifier | modifier le code]

Le nom proviendrait d'une dénivellation du terrain (motte) sur lequel fut installée au XVIIe siècle une garnison chargée de protéger Lille, d'où le nom de motte-à-camp, transformé en Mont-à-camp. L’église de mont-à-camp construite au début du siècle, qui était surmontée d'une statue du christ, fut démolie en 2005 pour être remplacée par une église plus fonctionnelle.

Lille-Délivrance[modifier | modifier le code]

C'est un quartier qui fut édifié près de la gare de triage construite vers 1920. il était destiné à accueillir les cheminots.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lomme, qui faisait partie de la Flandre wallonne, dépendait de la châtellenie de Lille et du diocèse de Tournai, et devint française en 1667.

C'est au cours du XIXe siècle que la ville va connaitre son essor avec l'arrivée de nombreuses industries, notamment textiles, mécaniques, ou chimiques.

Lors de la seconde guerre, dans la nuit du 9 au 10 avril 1944, un bombardement anglais qui visait la gare de triage du quartier de Lille-délivrance, fit plus de 400 victimes parmi la population, touchant plusieurs quartiers.

Dans la seconde moitié du XXe siècle, avec la fermeture de ses usines, Lomme s'adapta en accueillant le MIN de Lille, en créant le centre commercial d'englos, en recevant le nouvel hôpital Saint-Philibert, et en remplaçant ses tramways par la ligne 2 du métro de lille (6 stations sur le territoire lommois)[5].

Héraldique et symbole[modifier | modifier le code]

Armes de Lomme

Les armes de la commune de Lomme se blasonnent ainsi :
Bandé d'or et de gueules, de six pièces

alt= Géant de Lomme Anne Delavaux exposé dans le hall de la mairie
Le géant de Lomme Anne Delavaux exposé dans le hall de la mairie.

Comme beaucoup de villes des Flandres, Lomme possède un géant. Celui-ci représente Anne Delavaux, une femme qui combattit sous des habits d'hommes dans l'armée espagnole au temps où Lomme était sous domination espagnole. Elle se signala par de nombreux exploits sous le nom de Antoine de Bonne Espérance, puis prit pension de retraite en l'abbaye du repos de Notre-Dame de Marquette[6].

On peut le voir dans la salle d'accueil de la mairie de Lomme. Il sort une fois par an au moment du carnaval au mois de juin.

Administration[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune de Lomme a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[7].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Lomme depuis 1790[8],[9].

Depuis avril 2000, le titre du premier magistrat de la commune associée est maire délégué.

Lomme dans son canton et son arrondissement
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 F.J. Nollet    
1791 1795 A. Lernould    
1795 1812 F.J. Deroulers    
1812 1814 H.J.E. de Waresquiel (Père)    
1814 1819 F.M. de Waresquiel    
1819 1828 H.J.E. de Waresquiel (Fils)    
1828 1830 Bon. Mengin-Fondragon    
1830 1860 P.F.J. Coisne    
1860 1865 I. de La Phalecque    
1865 1892 E.F.J. Becquart    
1892 1896 G. Jolivet    
1896 1902 E. Loyer   Député (1893-1902)
1902 1908 J. Lescroart    
1908 1919 L. Nicolle FR Député (1924-1936)
Ministre de la Santé publique (Janvier 1936 - Juin 1936)
Officier de la Légion d'honneur
Président de la Société des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille
1919 1944 E. Dereuse SFIO Député (1936-1942)
1944 1945 A. Lamoitie    
1945 1947 G. Sgard    
1947 1990 Arthur Notebart PS Député (1951-1958 / 1962-1988)
1990 2012 Yves Durand[10] PS Député (1988-1993 / depuis 1997
2012 2020 Roger Vicot PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Circonscription[modifier | modifier le code]

Lomme fait partie de la 11e circonscription du Nord avec les cantons de Lille-Sud-Ouest et d’Armentières. Cette circonscription a pour député Yves Durand, ancien maire de Lomme.

Canton[modifier | modifier le code]

Le canton de Lomme regroupe de nombreuses communes de tailles variables : Beaucamps-Ligny, Englos, Ennetières-en-Weppes, Erquinghem-le-Sec, Escobecques, Hallennes-lez-Haubourdin, Lomme, Le Maisnil, Radinghem-en-Weppes et Sequedin.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 782 1 757 1 747 1 767 2 067 2 181 2 309 2 480 2 421
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 465 2 952 3 596 3 870 4 099 4 364 4 836 5 245 5 677
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 065 8 993 10 761 11 321 18 288 20 684 21 583 18 469 23 488
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 -
27 650 29 315 29 262 28 281 26 549 27 940 28 088[11] 27 607[12] -
(Sources : Graphique d'évolution de la population)

Économie[modifier | modifier le code]

Catégories socio-professionnelles de la population active lommoise

  • agriculteurs : 0,11 %
  • artisans, commerçants, chefs d’entreprises : 5,09 %
  • cadres, professions intellectuelles : 6,08 %
  • professions intermédiaires : 17,17 %
  • employés : 33,85 %
  • ouvriers : 37,71 %

(Source : INSEE 1999)

Lomme abrite 700 entreprises, une zone commerciale, une plate-forme multimodale, une clinique et un établissement hospitalier, un Marché d’intérêt national : « Le Marché de Gros – Lille »

Vie associative et culturelle[modifier | modifier le code]

Lomme compte plus de 130 associations.

On y trouve aussi  : - Le Centre régional des arts du cirque, qui propose des cours pour les amateurs à partir d'un an (avec leurs parents)jusqu'aux adultes, une classe de préparation aux concours, une formation artistique en trois ans et une formation pédagogique au BIAC et au BPJEPS "activités du cirque". Des résidences d'artistes, un studio de création et une programmation de cirque complètent ses activités.

Sport et loisirs[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs de la commune :

  • le stade des Ormes
  • une piscine municipale
  • onze salles de sport
  • dix terrains de football

Entre 1985 et 1987 fut ouvert un parc de loisirs dénommé "Le parc de Lomme" (ou Lillom) qui fut rapidement fermé à cause de la concurrence avec le parc Bellewaerde[13].

La commune accueille le Kinepolis, le plus grand cinéma multiplexe de France, qui compte 23 salles représentant plus de 7200 places.

Transports[modifier | modifier le code]

L’axe structurant le plus important est la D933 (avenue de Dunkerque) disposant d’un faisceau métropolitain en infrastructure (ligne n°2).

La commune est desservie par plusieurs types de transports en commun :

La gare ferroviaire, située rue de la gare de Lomme, n'est plus desservie par les trains de voyageurs. Le bâtiment est désormais une boutique commerciale de la SNCF.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Arthur Notebart, (1914-2002), député-maire de Lomme entre 1947 et 1990, président de la communauté urbaine de Lille (1971-1989),
  • Eugène Descamps, syndicaliste (1922-1990), y est né.
  • Roland Clauws, footballeur professionnel (1933-2004), né à Lomme
  • Anne Delavaux au XVIIe siècle dite Antoine Datis, dite Bonne-Espérance, célèbre héroïne qui fit la guerre dans l'armée espagnole, sous Louis XIV; et de sa compagne, dite la Jeunesse, qui eut la tête emportée par un boulet à l'attaque de La Bassée.
  • Étienne Poulet, aviateur français (1890-1960), né à Lomme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Consulter la liste des élus (Site de la Mairie)
  2. Le député socialiste Yves Durand a quitté la mairie de Lomme en raison du non-cumul. (France3)
  3. Elle n'est pas fusionnée. L'association est un « contrat ». En ce sens, Lomme a toujours un maire élu, qui jouit comme maire délégué d'attributions propres ; la commune a également un budget propre.
  4. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  5. Mémoires en image Lomme de Jean-Pierre Lemoine
  6. Archives historiques du Nord de la France et du Midi de la Belgique -1841 - page 532 -archive de l'université de Californie -numérisé par Google Books
  7. N. G., « Villes Internet : 32 communes du Nord - Pas-de-Calais récompensées », La Voix du Nord,‎ 2011 (consulté le 14 janvier 2010)
  8. [1]
  9. Liste des maires est affiché dans le hall de la mairie, elle est visible sur cette photos au côté de la Géante Anne Delavaux
  10. Le député socialiste Yves Durand a quitté la mairie de Lomme en raison du non-cumul.
  11. « [PDF] Recensement de la population du Nord au 1er janvier 2006 », sur Insee (consulté le 21 janvier 2011)
  12. « [PDF] Recensement de la population du Nord au 1er janvier 2008 », sur Insee (consulté le 2 janvier 2011)
  13. Rollercoaster data base

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]