Claire Bretécher

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Bretécher

Nom de naissance Claire Bretécher
Naissance (74 ans)
Nantes, France
Nationalité Drapeau de France Française
Profession dessinatrice et scénariste de bande dessinée
Signature de Bretécher

Claire Bretécher, née le à Nantes, est une dessinatrice et une scénariste de bandes dessinées.

Biographie[modifier | modifier le code]

Claire Bretécher débute dans la bande dessinée par une collaboration avec René Goscinny en 1963, puis dans Spirou avec Les Gnangnan. Sa carrière décolle à mesure qu'elle travaille pour Tintin, de 1965 à 1966. En 1968, elle collabore au journal Record (no 83 : Andromaque) et, en 1969, au journal Pilote avec le personnage de Cellulite. Dans cette série, elle stigmatise les excès du féminisme sans pour autant dénigrer la cause des femmes[réf. nécessaire]. De 1969 à 1971, elle revient à Spirou avec des satires de ses contemporaines (Salades de saison), où l'on voit son style évoluer vers un trait plus acide, qui la rapproche de Reiser.

En 1972, elle crée avec Gotlib et Mandryka L'Écho des savanes. Collaborant aussi au mensuel écologique Le Sauvage à partir de 1973, elle entre au Nouvel Observateur la même année avec la série Les Frustrés (15 octobre 1973), intégrée dans la rubrique sociétale « Notre époque ». Qualifiée en 1976 de « meilleure sociologue de l’année » par Roland Barthes, sa page des Frustrés est, selon Jean Daniel, « en profondeur, et au second degré, l’une des chroniques les plus efficacement politisée de notre hebdomadaire. » D’après Florence Montreynaud, les « conformistes de l’anticonformisme » dont les Frustrés de Brétecher font le portrait « sont aussi les lecteurs du Nouvel Observateur », à savoir « les snobs, les fils de bourgeois gauchisants, les mous, les durs, les sexistes, les féministes, les parents laxistes et leurs affreux jojos ».

Sa série sur Sainte-Thérèse d’Avila suscite ensuite quelques critiques de lecteurs catholiques poussant des journalistes (comme Hector Bianciotti) à prendre sa défense. Présente épisodiquement au journal, elle n’assiste pas aux conférences de rédaction. Éditant elle-même ses albums, qui rencontrent un grand succès, elle peut rapidement se passer de son salaire mensuel à L’Obs. Manifestant une certaine lassitude, ainsi que le désir d'avoir un enfant, elle cesse sa collaboration hebdomadaire au début de 1981, tout en y publiant épisodiquement quelques planches de ses albums au moment de leur sortie.

En dehors de la bande dessinée, Claire Bretécher pratique également avec talent la peinture : en témoigne toute une série de visages en couleurs, tirés de ses carnets intimes et repris dans l’album Portraits (éditions Denoël) en 1983 et Moments de lassitude (édité par l’auteur) en 1999.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Claire Bretécher est veuve d'un premier mari, elle a été la compagne du constitutionnaliste Guy Carcassonne. Ils ont un enfant.

Prix[modifier | modifier le code]

  • 1982 : Grand Prix spécial 10e anniversaire du festival d'Angoulême

Œuvres[modifier | modifier le code]

Cellulite[modifier | modifier le code]

  • 1972 : Les États d'âme de Cellulite
  • 1972 : Les Amours écologiques du Bolot occidental[1]
  • 1974 : Les Angoisses de Cellulite

Les Frustrés (édité par l'auteur)[modifier | modifier le code]

  • 1975 : Les Frustrés
  • 1977 : Les Frustrés 2
  • 1978 : Les Frustrés 3
  • 1979 : Les Frustrés 4
  • 1980 : Les Frustrés 5

Agrippine[modifier | modifier le code]

  • 1988 : Agrippine[2]
  • 1991 : Agrippine prend vapeur[2]
  • 1993 : Les Combats d'Agrippine[2]
  • 1995 : Agrippine et les inclus[2]
  • 1998 : Agrippine et l'ancêtre (Hyphen)
  • 2001 : Agrippine et la secte à Raymonde (Hyphen)
  • 2004 : Allergies (Hyphen)
  • 2009 : Agrippine déconfite (Dargaud)

...et encore[modifier | modifier le code]

Production audiovisuelle[modifier | modifier le code]

  • En novembre 2001, Canal + diffuse la série Agrippine sous la forme de 26 épisodes de 26 minutes, produits par Ellipse Animation.
  • Dans le cadre du 26e festival d'Angoulême, un documentaire réalisé par Joëlle Oosterlinck et Jacques Pessis est diffusé sur France 5 dans la collection « Empreintes »[3],[4].

Références à Claire Bretécher[modifier | modifier le code]

  • Claire Bretécher est citée dans la chanson Femme libérée de Cookie Dingler : « dans le Nouvel Obs elle ne lit que Bretécher ».
  • Dans un Le Tribunal des flagrants délires, Pierre Desproges raconte qu'il a eu une grande liaison avec elle.
  • Un édito de Fluide glacial par Gotlib, publié dans Jactances tome 1, parle de l'amitié des deux bd-tistes, et raconte comment Gotlib a découvert que Claire Brétecher est en fait CLAIR Brétecher, c'est-à-dire un homme.
  • Juliette Noureddine dans sa chanson Rimes féminines issue de l'album éponyme, la cite dans la liste des femmes qu'elle voudrait bien être :

« Enfin j'ai pour être sincère du goût pour les belles harengères : Yvette Guilbert, Claire Brétécher... J'irais même jusqu'à Anne Sinclair. »

  • L'astéroïde 236463 a été nommé Bretecher en son honneur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Autorité[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien interne[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]