École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon

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École nationale supérieure des beaux-arts
de Lyon
Logo de l'école.
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Informations
Type établissement public national à caractère administratif
Localisation
Coordonnées 45° 46′ 17″ N 4° 49′ 47″ E / 45.771347, 4.829676 ()45° 46′ 17″ Nord 4° 49′ 47″ Est / 45.771347, 4.829676 ()  
Ville Lyon
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Direction
Directeur Emmanuel Tibloux
Chiffres clés
Niveau Bac+5
Divers
Affiliation CGE
Site web www.ensba-lyon.fr

Géolocalisation sur la carte : Grand Lyon

(Voir situation sur carte : Grand Lyon)
École nationale supérieure des beaux-artsde Lyon

Géolocalisation sur la carte : Lyon

(Voir situation sur carte : Lyon)
École nationale supérieure des beaux-artsde Lyon

L'École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon est une école d'art nationale spécialisée dans la pédagogie de l'art et du design.

Présentation[modifier | modifier le code]

l'un des ateliers de l'option art

L’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon forme des artistes et des créateurs. Elle est conçue comme un laboratoire de recherche et d’expérimentation, délibérément ouvert sur la réalité artistique contemporaine. Elle a pour objectif la formation de personnalités créatives pouvant mener des parcours différents au sein du large spectre de leur discipline et vise à réaliser les conditions d’une professionnalisation de haut niveau.

Les diplômes délivrés sont des diplômes nationaux. Après une 1° année d’initiation aux connaissances fondamentales, l’étudiant a le choix entre deux options longues, art et design et deux options courtes en Design graphique et en Design textile.

Trois diplômes nationaux délivrés par le ministère de la Culture sanctionnent le cursus :

  • le DNAP (diplôme national d’arts plastiques) à l’issue de la 3e année des options longues ;
  • le DNAT (Diplôme National d’Arts et Techniques) à l’issue de la 3e année des options courtes ;
  • le DNSEP (Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique) à l’issue de la 5e année d’étude.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondée en 1756 par l'abbé Lacroix-Laval et un groupe d'amateurs d'art, l'École gratuite de dessin deviendra en 1780, en vertu de l'autorisation royale de créer des académies en province, l'École Royale académique de dessin et géométrie et fait partie des premières écoles d'art françaises hors de Paris[a 1]. Créée pour apporter à la fabrique lyonnaise de soierie des dessinateurs de talent, elle est suspendue en 1793. Recrée en 1795, elle a alors le nom d'« école de dessin de la fleur » et est destinée à fournir à la Fabrique en reconstruction les dessinateurs de fleurs qui lui font défaut. D'abord modeste, elle est soutenue par plusieurs personnes qui cherchent à lui donner un vrai statut et des moyens importants, dont Étienne Mayeuvre de Champvieux et Pierre-Toussaint Dechazelle (fabricant de soie et dessinateur lui-même)[a 2].

Grâce à leurs nombreuses pressions, l'« école impériale des Beaux-arts de Lyon » nait en 1807, prenant le relais de l'école des fleurs. Ses premiers professeurs sont Joseph Chinard, Pierre Revoil, Alexis Grognard, Jacques Barraband, Pascal gay et Antoine Leclerc. Elle s'installe, en même temps que le musée des Beaux-arts, au palais Saint-Pierre. Son premier directeur est François Artaud. L'autorisation de cette fondation a été accordée sur les motivations de former des peintres prestigieux et d'alimenter la Fabrique en dessinateurs compétents. Toutefois, les peintres qui dominent l'école dès l'origine « rejettent l'idée d'un formation utile aux manufactures de soies ou, du moins, l'édulcorent ». Romantiques, ils ont une haute idée de l'Art qui est pour eux un sacerdoce qui doit « former le goût des nations »[a 3],[1]. Ainsi, selon Marie-Claude Chaudenneret, Les arguments avancés aux autorités impériales concernant l'utilité industrielle de l'école des Beaux-arts auraient été surtout tactiques, destinés à emporter la décision d'établir une école et un musée à Lyon[a 4].

Rebaptisée à l'avènement de la République en 1848, « École nationale des beaux-arts de Lyon », elle ne cesse de s'affirmer aux grands concours artistiques nationaux.

Placée d'abord sous l'autorité de l'Académie, elle dépendra ensuite du secrétariat à l'Éducation et aux Beaux-Arts et enfin, à partir de 1959 du ministère de la Culture.

Son administration a toujours été confiée à la commune de Lyon. Installée initialement Place du Change, elle déménage en 1807 au palais Saint-Pierre place des Terreaux.

face sud du 10 rue Neyret // 1960-2007

En 1936, elle est transférée à l' École Textile, cours des Chartreux. En 1948, une partie de ses ateliers est déplacée dans une ancienne caserne, 10 rue Neyret. Après la démolition de la caserne, commence en 1954 la construction de l'école (architecte : Paul Bellemain). Le 19 novembre 1960, elle est inaugurée, son directeur est Jean Coquet. Succèderont à ce poste, Philippe Nahoum 1974, Guy Issanjou 1992, Yves Robert 1998.

Réorganisé maintes fois au XIXe siècle et surtout au XXe siècle, l'enseignement de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon n'a cessé d'évoluer et de se diversifier au rythme des changements de la réalité artistique contemporaine.

Une nouvelle école : le pôle d'arts visuels des Subsistances[modifier | modifier le code]

couloir au 2e étage
salle de lecture de la bibliothèque

L'ENSBA Lyon déménage au mois de mars 2007 sur le site historique des Subsistances (8 bis quai saint Vincent 69001 Lyon).

Ancien couvent de l’ordre de la Visitation au XVIIe siècle, constitué d’une église, d’un cloître, d’un oratoire et de diverses dépendances, le site est agrandi pour accompagner la prospérité jusqu’au milieu du XVIIIe siècle ; puis l’ordre des visitandines s’endette et voit l’existence même du couvent remis en cause par la Révolution. Le couvent est alors confisqué et déclaré propriété nationale en 1789. Le site sera mis à disposition de l’armée pour l’habillement, le campement, puis rapidement pour le stockage des vivres afin d’alimenter les forts alentour.

En 1840 est construit le bâtiment carré entourant la cour intérieure, lieu d’ancrage de la nouvelle école. Au cours du XXe siècle, les activités de l’armée se caractérisent par le conditionnement de rations et autres questions de denrées alimentaires donnant au site le nom de «Subsistances militaires». L’armée utilise les lieux jusqu’en 1995, date à laquelle le site est restitué à la Ville de Lyon.

Début 1998, un lieu de création artistique est créé sur le site constitué d’un ensemble de bâtiments de 22 000 m2. À l’automne 2003 le laboratoire de création artistique est précisé en Pôle pluridisciplinaire de confrontation et d’expérimentation consacré aux nouveaux langages du spectacle vivant : danse, théâtre, cirque, musique...»

L’arrivée de l’École nationale des beaux-arts de Lyon constituant le Pôle d’arts visuels des Subsistances a été rendue possible par les financements conjoints du ministère de la Culture, de la région Rhône-Alpes et de la Ville de Lyon. Implantée principalement dans le bâtiment carré, l’École bénéficie de quelque 9 500 m2 de locaux réaménagés afin de satisfaire les besoins et spécificités de ses enseignements et de ses activités de recherche. Ateliers de production, amphithéâtre, bibliothèque, espaces d’expositions… permettent d’accompagner les projets des étudiants.

Début 2011, l’École nationale des beaux-arts de Lyon voit ses statuts officiellement modifiés en EPCC, établissement public de coopération culturelle, est devenue l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon. L’École est désormais dotée de tous les outils nécessaires à la délivrance des diplômes au grade de master; cette évolution s’inscrit pleinement dans le cadre de l’harmonisation européenne des enseignements supérieurs.

Direction[modifier | modifier le code]

Enseignants[modifier | modifier le code]

A l'École gratuite de dessin de Lyon[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

XVIIIe et XIXe siècles[modifier | modifier le code]

Dessin 
Peinture 
Classe de fleurs 
Architecture ornement 
Gravure 
Anatomie appliquée 
Sculpture 
Médailleur


Art de traduire les esquisses en patrons 

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Peinture

Élèves[modifier | modifier le code]

XVIIIe et XIXe siècles[modifier | modifier le code]

(liste alphabétique non exhaustive)

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Prix du Laurier d'Or[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages utilisés[modifier | modifier le code]

  • Marie-Claude Chaudenneret, « L'enseignement artistique à Lyon au service de la Fabrique ? », dans Le temps de la peinture : Lyon 1800-1914, Lyon, Fage,‎ 2007, 335 p. (ISBN 978-2-84975-101-5, lien notice BnF?), p. 28-35

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sur la mentalité des premiers peintres de l'école des beaux-arts, voir M. Genod, « Éloge de Pierre Revoil », Mémoires de l'Académie impériale des sciences, Belles Lettres et Arts de Lyon, T. 11 1862-1863, p.5
  2. Jean-Baptiste Martin, Histoire des églises de Lyon, 1864-1922, éd. H. Larchandet à Lyon

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]