Paul Flandrin

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Double autoportrait d'Hippolyte et Paul Flandrin, 1835, musée du Louvre, Paris.

Paul Jean Flandrin, dit Paul Flandrin, né à Lyon le 28 mai 1811 et mort à Paris le 8 mars 1902, est un peintre français.

Il est le frère cadet des peintres Auguste Flandrin et Hippolyte Flandrin. Il épouse Aline Desgoffe (°v.1835), en 1852, fille du peintre Alexandre Desgoffe (1805-1882), qui lui donnera un fils : Joseph Flandrin (1857-1939), architecte, père de l'artiste peintre Marthe Flandrin (1904-1987)[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Odalisque et une esclave, 1842, Walters Art Museum, Baltimore.

Paul Flandrin reçoit d'abord les conseils du peintre paysagiste et animalier lyonnais Antoine Duclaux, ainsi que du sculpteur Jean-François Legendre-Héral, avant d'intégrer l'École des beaux-arts de Lyon, puis celle de Paris et l'atelier de Dominique Ingres. Il échoue cependant à deux reprises au concours du prix de Rome mais rejoint néanmoins à ses frais son frère Hippolyte, lauréat de cette épreuve, en Italie. Ils demeurent quatre années à Rome, durant lesquelles Paul se spécialise dans la peinture de paysage. Il réalise des études d'après nature, qui lui servent à entreprendre des compositions historiques qu'il présente aux Salons parisiens. Il collabore également régulièrement aux paysages des tableaux de son frère aîné.

Paul Flandrin perpétue jusque tard dans le XIXe siècle cette tradition du paysage classique dont il est l'un des meilleurs représentants, aux côtés d'Édouard Bertin ou de son beau-père Alexandre Desgoffe. Il allie celle-ci à un sens de la ligne et de l'idéal hérité des leçons de son maître Ingres. Charles Baudelaire l'accuse ainsi de vouloir « ingriser » le paysage[réf. nécessaire], critique qui lui sera longtemps associée. L'artiste évolue néanmoins dans son travail vers un naturalisme plus présent dans la seconde partie de sa carrière.

Paul Flandrin est également l'auteur de portraits peints et dessinés, ainsi que de caricatures.

Il repose au cimetière du Père-Lachaise[2].

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Environs de Vienne (Dauphiné), musée Fabre, Montpellier.

Expositions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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  1. Geneanet
  2. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier,‎ 1908 (lire en ligne), p. 157