Gueberschwihr

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Gueberschwihr
Une partie du village de Gueberschwihr vu depuis les hauteurs
Une partie du village de Gueberschwihr vu depuis les hauteurs
Blason de Gueberschwihr
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Guebwiller
Canton Rouffach
Intercommunalité C.C. du pays de Rouffach
Maire
Mandat
Roland Husser
2014-2020
Code postal 68420
Code commune 68111
Démographie
Gentilé Gueberschwihrois
Population
municipale
832 hab. (2011)
Densité 93 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 00′ 16″ N 7° 16′ 37″ E / 48.0044, 7.276948° 00′ 16″ Nord 7° 16′ 37″ Est / 48.0044, 7.2769  
Altitude Min. 197 m – Max. 873 m
Superficie 8,91 km2
Localisation

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Gueberschwihr est une commune française située dans le département du Haut-Rhin en région Alsace. La commune est réputée pour ses maisons à colombages et son vignoble, en particulier l'alsace grand cru goldert. De nombreux bâtiments du centre du village sont soit classés monuments historiques soit inscrits à l'Inventaire général du patrimoine culturel où sont recensés 78 monuments ou habitations[1]. Ses habitants sont appelés les Gueberschwihrois[2].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Gueberschwihr appartient au canton de Rouffach dans l'arrondissement de Guebwiller. C'est l'une des 208 communes du parc naturel régional des Ballons des Vosges créé en 1989 et qui s'étend sur trois régions (Alsace, Lorraine et Franche-Comté) et quatre départements (Haut-Rhin, Territoire de Belfort, Vosges et Haute-Saône). Ses limites sont définies par les villes de Saint-Dié-des-Vosges, Remiremont, Lure et Colmar[3].

Rose des vents Soultzbach-les-Bains Vœgtlinshoffen Hattstatt Rose des vents
Osenbach N
O    Gueberschwihr    E
S
Osenbach Pfaffenheim Pfaffenheim

L'orientation et la localisation de Gueberschwihr par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant. Distance à vol d'oiseau[4] :

Ville Strasbourg Lyon Paris Lille Nice Marseille Toulouse Nantes Bordeaux Brest
Distance

Orientation

73 km

(N)

311 km

(S-O)

377 km

(O)

423 km

(N-O)

479 km

(S)

544 km

(S-O)

667 km

(S-O)

671 km

(O)

699 km

(S-O)

873 km

(O)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La colline sur laquelle est bâti le village ancien et récent est blottie entre 250 mètres et 300 mètres d'altitude. À flanc de coteau du vignoble d'Alsace sur la route des vins d'Alsace, elle se place à l'ouest et au fond de l'amphithéâtre formé par la côte dite de Hattstatt-Elsbourg.

La commune est surtout étendue de l'ouest à l'est :

  • par la montagne du Bildstoeckele et son flanc raviné du Sandrain en amont du hameau d'Osenbuhr, elle appartient aux Vosges granitiques ;
  • les collines vosgiennes gréseuses de l'Ostbourg et du Breitenbourg, puis de l'Herrenwald encadrant la vallée du couvent saint Marc supportent l'essentiel de sa forêt communale ;
  • au-delà des contreforts du piémont vosgien, aujourd'hui boisé, où se trouvent les anciennes carrières, le terroir de plaine est marqué par l'amas post-glaciaire quaternaire de loess fertiles sur les anciennes terrasses alluviales de la Lauch.

L'altitude du territoire communal varie ainsi de 197 mètres à 873 mètres sur une ligne fictive de l'est à l'ouest.

La commune est réputée pour ses deux sites d'escalade. Le premier est le site de « l'Ancien Gueberschwihr », propriété de la commune, équipé et conventionné, de catégorie sportive et initiation et de niveau 2c au 7b, les voies en grès sont longues de 11 à 30 m. Le second site est le site du « Nouveau Gueberschwihr », privé, équipé et conventionné, de catégorie sportive et de niveau 4c au 8b, les voies en grès sont longues de 11 à 25 m.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Le canton de Rouffach est classé en zone 3 (risque faible).

Catastrophes naturelles[modifier | modifier le code]

La commune a connu de 1983 à 1999 trois inondations et coulées de boue dont une avec mouvement de terrain qui ont été reconnues catastrophes naturelles avec publication d'un arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle publié au Journal Officiel[5].

Type de catastrophe Début Fin Arrêté Parution au J.O.
Inondations et coulées de boue 25 mai 1983 27 mai 1983 20 juillet 1983 26 juillet 1983
Inondations et coulées de boue 12 juillet 1991 12 juillet 1991 31 juillet 1992 18 août 1992
Inondations et coulées de boue
et mouvements de terrain
25 décembre 1999 29 décembre 1999 29 décembre 1999 30 décembre 1999

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Entrée du village de Gueberschwihr par la route D 1V.

Le village est situé près de la RN 83 entre Colmar à l'est (8 km) et Rouffach (12 km) à l'ouest. À la sortie sud de Colmar, deux routes permettent de rejoindre ce village : la D1 V et la D1 IX.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Haltes ferroviaires : Herrlisheim-près-Colmar à 3,7 km, Rouffach à 5,5 km, Walbach à 6,9 km, Wihr-au-Val-Soultzbach à 6,9 km et Gunsbach-Griesbach à 8,7 km.

Voies aériennes[modifier | modifier le code]

Trois aéroports français et européens à moins de cinquante kilomètres : Aérodrome de Colmar-Houssen à 13,3 km, Aérodrome de Fribourg-Ecuvillens à 41,5 km, Aéroport international Basel-Mulhouse-Freiburg à 49,8 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Gueberschwihr est de type continental du fait de la protection occidentale qu'offrent les Vosges. Cette protection, illustration de l'effet de fœhn, a notamment pour conséquence que la région de Colmar est l'une des plus sèches de France (faiblesse des précipitations).

Gueberschwihr n'ayant pas de station météo, la plus proche est celle de Colmar.

Relevés météorologiques de la région de Colmar
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1 −1 2 5 9 12 14 14 10 7 2 1 6,2
Température moyenne (°C) 1,5 2,5 7 10 14,5 17,5 20 20 15,5 11,5 5 3,5 10,7
Température maximale moyenne (°C) 4 6 12 15 20 23 26 26 21 16 8 6 15,3
dont pluie (mm) 25,5 18,9 22,5 29,4 42,7 39,6 45,1 34,4 38,5 43,2 29,7 25 394,5
Source : « Données climatologiques de Colmar », MSN Météo


Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Colmar[6] 1 723 h/an 530 mm/an 26 j/an 24 j/an 59 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

En décembre 1999, une violente tempête balaye toute l'Europe de l'Ouest, les mesures indiquent que le vent a soufflé à 165 km/h à Colmar le matin du 26.

Pendant la première quinzaine du mois d'août 2003, une importante canicule s'est abattue sur l'ensemble de l'Europe. À Colmar, la température a atteint un niveau jamais atteint : 40,9 °C.

Le 4 mars 2006, en l'espace d'une journée entière, il est tombé plus de 40 centimètres de neige sur l'ensemble du département, ce qui n'était pas arrivé depuis près de vingt ans.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Waranangus qui dicitur Villare Eberhardo, en 728
  • villare Eberhardi, en 735
  • Geblissvilr, en 1225
  • Geblinsvilr, en 1314
  • Gebelsvilr, en 1434
  • Vicus Gebhardi villaris nunc Geblyszweyler adapellatus, au XVIe siècle
  • Eberhardi villaris en latin humaniste
  • Gebliszweiler, Gebersvilr, Geberswihr, au XVIe siècle

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2008, Gueberschwihr compte 424 logements, contre 386 en 1999. Les constructions neuves sont bien plus présentes que la moyenne française : 22,4 % des résidences principales datent de 1990 et plus contre 10,4 % en France. En revanche, la commune possède plus de la moitié (53,7 %) de constructions datant d'avant 1949.

En 2008, les résidences principales représentent 384 logements soit 76,3 % du parc, réparties à 84,7 % en maisons individuelles (75,9 % en 1999) et à 13,9 % en appartements (respectivement 56,1 % et 42,4 % en France métropolitaine). 77,8 % des habitations principales comportent 4 pièces et plus[7]. Les propriétaires de leurs logements constituent 78,7 % des habitants (68,2 % en 1999) contre 16,4 % qui sont locataires (respectivement 57,4 % et 39,8 % en France métropolitaine).

Les maisons sont grandes, en effet 56,5 % ont 5 pièces et plus et 23,1 % 4 pièces. Le nombre moyen de pièces est de 5 pour les maisons et 3,5 pour les appartements. 65,8 % habitant leur maison depuis plus de 10 ans.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le centre du village de Gueberschwihr.
Maisons à colombages situées près de la rue des sources.
Ancienne cave vinicole rénovée.
Taverne médiévale - Édifice du XVIIIe siècle.
Fontaine, rue de la source (XVIIIe siècle).
Fontaine Saint-Pantaléon (1635) située Place de la Mairie.
Couvent Saint-Marc à Gueberschwihr.
Fontaine Place de la Mairie.
Les jardins du Couvent Saint-Marc de Gueberschwihr.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le nom du bourg provient probablement du vieil allemand Gebel = pignon.

Fondation[modifier | modifier le code]

Le site de l'actuelle vallée du couvent Saint Marc est occupé à l'époque des Francs. Un monastère important aurait été fondé dans la forêt vosgienne par un familier du roi Dagobert Ier, saint Himère, puis agrandi en puissante abbaye de Sigismundzell vers 676 par Dagobert II. Il est, affirme la légende, placé sous l'évocation du crâne de saint Sigismund ou Sigismont, saint guerrier franc protecteur de la dynastie mérovingienne. Cette relique apparemment préservée au fil des siècle a été transférée en 1813 à l'église saint Sigismond de Matzenheim.

Les installations monastiques qui n'ont jamais été protégées par les Carolingiens sont déjà ruinées en 914 lors de l'invasion des Hongrois. Mais ceux-ci pillent avec férocité, dévastent les terres avoisinantes et déportent les populations captives. Ils recommencent vers 926. Mais en 1050, le pape Léon IX y consacre une église à saint Marc, car il apporte avec générosité des reliques du patron de la cité léonine vénitienne. Il confirme aussi la dépendance temporelle de sa contrée envers l'évêché de Strasbourg. C'est une des raisons pour laquelle Gueberschwihr fait partie à l'époque médiévale de la seigneurie temporelle des évêques strasbourgeois, l'enclave du Hohmundat ou Haut Mundat, administré par le bailliage de Rouffach, dans l'ancien Sundgau (terres du sud de l'Alsace).

Au débouché de cette vallée sacrée à l'époque mérovingienne, puis réhabilitée au XIe siècle, l'endroit du village est connu sous le nom de Warannangus, puis au XIIe siècle sous Gebliswilre que certains toponymistes alsaciens traduisent en "ferme de Gabilo". Pourtant, les historiens alsaciens savent que cette localité est importante au Xe siècle. Parmi les possessions restées aux mains des évêques de Strasbourg, c'est-à-dire le Haut Mundat, elle occupe le quatrième rang après Rouffach, Soultz et Soultzmatt. Le prestige religieux reste intact. Le noble chevalier Bourcard de Gueberschwihr (mort en 1120), de retour des Croisades, rénove son église et fonde en 1090 l'abbaye de Marbach. Au XIe siècle en partie sous la coupe des comtes d'Eguisheim qui la cèdent en fief à l'évêque de Strasbourg, elle compte un grand nombre de propriétés ou résidences nobles. En 1145, citons encore les Luperlin, Adelgosz, Hasso, Besso et autres Wetzel. L'ancienne richesse séculaire des résidences privées ne permet pas l'accès du bourg au statut de ville au XIIIe siècle, alors que l'installation des Schrankenfels, ministériaux des puissants seigneurs de Hattstatt, fait perdurer sa renommée.

Un cimetière fortifié entoure alors l'église qui est détruite en 1298 par Guillaume de Ferrette : c'est alors le village dans son ensemble qui est fortifié et ses abords entourés de murs.

Au XIVe siècle, dans la grande paroisse saint Himère, il existe une vie communale active, avec droit de bourgeoisie. La commune est administrée par neuf jurés et un prévôt chargé de la justice et de la collecte des impôts. Nommé pour un an, le receveur communal fait office de bürgermeister.

La lignée Schrankenfels, du nom d'un ancien fief surplombant Soutzbach, s'éteint avec Jean, mort sans héritier à Gueberschwihr en 1427.

Les anciens châteaux[modifier | modifier le code]

Gueberschwihr était autrefois entouré de murs et renfermait plusieurs châteaux. L'un portait le nom du village, en 1334 il est entre les mains des Nortgasse. Un autre château, le Mittelburg, joua un rôle glorieux dans l'invasion des Armagnacs. L'emplacement de ce château, qui était situé à environ 200 mètres du village, vers la route qui va à Rouffach, était connue sous le nom de Schlossmatt. Au-dessus du village, il existait un troisième fort, le Hertenberg qui aurait été détruit par les grandes compagnies d'Enguerrand de Coucy[Note 1] et d'Arnaud de Cervole. Les ruines étaient encore visibles en 1535.

Les pillages et invasions[modifier | modifier le code]

Le village est envahi en 1338 et en 1375 par les routiers ou grandes compagnies anglaises et de nouveau en 1439 et 1445 par les Armagnacs. Lors de cette dernière mise à sac, les femmes font preuve d'un héroïsme inouï et d'une résistance acharnée pour préserver le château du Mittelburg et le bourg qui fut en partie brûlé. Des combats acharnés opposent les habitants de Gueberschwihr et les Armagnacs dans le Mittelbourg. En 1525, les habitants du village participent activement à la guerre des paysans. Pendant la guerre de Trente Ans, les Suédois prennent leur quartier à Gueberschwihr. À la fin du conflit qui ensanglante le village il ne reste plus que vingt-cinq familles sur place. En 1652 ce sont les troupes lorraines de Charles IV qui envahissent le village en pillant le vignoble.

Le passage des troupes étrangères[modifier | modifier le code]

Lors de la guerre de Hollande (1672-1678) qui opposa la France et ses alliés (Angleterre, Münster, Liège, Bavière, Suède) à la Quadruple Alliance comprenant les Provinces-Unies, le Saint-Empire, le Brandebourg et l'Espagne, la région est à nouveau un lieu de passage et de cantonnement pour les belligérants. Les habitants doivent supporter des contributions extraordinaires de guerre pour l'entretien et la nourriture des troupes de passage. Au début de 1675, les Brandebourgeois vont même pousser leur audace en pillant et en se servant à profusion du vin stocké dans les caves viticoles. Tout ce qui ne peut pas être emporté est vidé dans les caves et les caniveaux causant une grande misère dans la population. Le même scénario se répète entre 1688 et 1697 avec le passage des troupes de Louis XIV et l'empereur d'Allemagne où les différentes armées prélèvent au passage des contributions de guerre ou rançonnent la population contribuant un peu plus à l'appauvrissement de la population.

La reconstruction[modifier | modifier le code]

Après une période de lente reconstruction dans la seconde moitié du XVIIe siècle, les vignerons du village reprennent la culture de la vigne qui retrouve ainsi une certaine prospérité vers le XVIIIe siècle. Durant cette période, le patron de la vieille paroisse Himère, saint abbé fondateur du Sigismundzell, est oublié pour laisser la place à saint Pantaléon dans l'église du bourg.

Gueberschwihr est à la Révolution placé dans le canton d'Eguisheim.

Aux XIXe et XXe siècles, Gueberschwihr renoue avec sa tradition agricole. Mais de mauvaises récoltes viennent entacher cette prospérité dans les années 1847-1856. Le village connaît alors une certaine agitation, puis subit l'épidémie de choléra en 1854-1856.

Le passage des puissances alliées en 1815[modifier | modifier le code]

Dès les premiers jours de janvier 1815 des soldats des puissances alliées franchissant les Vosges commencent à s'établir dans la vallée établissant des campements de fortune. Le même mois de l'année 1815 l'Alsace reçoit le passage des troupes de la coalition qui combattent les troupes de Napoléon. L'Alsace est occupée par les Russes. Les habitants de Gueberschwihr sont contraints de payer des charges de guerre pour l'entretien, la nourriture des troupes des puissances alliées. Ces charges nouvelles que doivent payer les habitants appauvrissent encore un peu plus les citoyens.

Épidémie de choléra[modifier | modifier le code]

Entre 1852 et 1856 la région de Gueberschwihr, mais aussi des villages environnants doivent faire face à une épidémie de choléra qui fera de nombreuses victimes dans le village. Il semble que l'épidémie se soit propagée par l'eau polluée des rivières contaminée par des déjections fécales.

Le Couvent Saint-Marc[modifier | modifier le code]

À deux kilomètres de Gueberschwihr se trouve l'établissement conventuel Saint-Marc. Une tradition fait remonter cette maison au temps de Dagobert sous l'invocation de Saint Sigismond. Au Xe siècle, le monastère en déshérence est restauré en 1050 avec l'appui du pape alsacien Léon IX. La nouvelle église monastique, richement dotée, est alors placée sous le patronage de Saint-Marc.

Entre 1088 et 1120, Théoger, abbé de Saint-Georges en Forêt-Noire, relève le monastère spirituellement et économiquement. Vers 1101, un terrible incendie réduisit le couvent en cendres. Il fut rebâti en 1105 sous la protection de Narion de Laubgasse, son moine prévôt, et de Semann curé de Gueberschwihr. L'abbé de Saint-Georges l'unit alors, comme une dépendance à son abbaye. Il semble qu'un modeste prieuré de moniales soit précocement installé dans les locaux restaurés sous la direction spirituelle de l'abbaye saint Georges. Seuls subsistent de l'ancien temps un prévôt et un économe pour assurer la direction et les besoins domestiques.

En 1262, l'évêque de Strasbourg, Henri de Stahleck fit bâtir le clocher. Aujourd'hui on n'aperçoit plus rien des anciennes constructions.

Les derniers biens temporels du monastère attirent de nombreux pillages et dévastations. Thibaut de Ferrette y lance ses hommes en 1298. Entre 1360 et 1375, année de grande dévastation, ce sont les grandes compagnies anglaises qui vivent sur le couvent Saint-Marc. Ils font main basse sur toutes sortes d'objets précieux dont un reliquaire en argent contenant la fameuse "griffe du dragon", que Saint Imer aurait rapportée d'un pèlerinage en Terre sainte. Au XIVe siècle, les routiers Armagnacs pillent aussi cette contrée.

Le couvent rattaché à l'abbaye de Saint-Georges en Forêt-Noire et transformé en simple prieuré n'est plus occupé par les religieuses bénédictines pendant les longues périodes de troubles. Revenues, elles sont chassées pendant la violente et brève guerre des paysans qui voit une dévastation du prieuré et son abandon.

De 1749 à 1762, le prieuré, simple amas en ruine, et quelques dépendances agro-pastorales, acquis par l'abbaye d'Ebersmunster, sont progressivement rebâtis. Soustrait à la protection de l'abbé ébermunstérien, qui a encore entretenu et rénové l'église ainsi que les bâtiments conventuels depuis 1762, le couvent saint Marc devient bien national à la Révolution. Le 17 octobre 1791, le couvent est vendu aux enchères et l'église partiellement détruite. Par la suite les biens restant du couvent sont morcelés par suite de reventes successives.

Le domaine est progressivement reconstitué de 1831 à 1842 par Jean Marie Desgranges, conseiller à la cour royale de Colmar. À la mort de ce dernier en 1843, les biens passent à son épouse qui offre à deux reprises en février et mars de la même année les biens de Saint-Marc à l'évêché de Strasbourg à condition que la propriété devienne un centre ecclésiastique et qu'il y soit bâtie une chapelle. Le conseil épiscopal refuse d'acquérir la propriété prétextant que cela constituait une charge trop lourde pour ses finances. Comme les Desgranges n'ont pas d'enfants, ce sont les Pierrebourg qui en héritent, lesquels demandent au conseil de fabrique de l'église de Gueberschwihr de célébrer chaque année une messe de requiem pour le repos de l'âme des Desgranges.

Le 3 mars 1845 le domaine est mis en vente par adjudication. Celui-ci est acquis par l'abbé Pierre-Paul Blanck pour 35 000 Francs comptant, 28 000 Francs les bâtiments et 7 000 francs les biens alentour. Une nouvelle congrégation des sœurs de saint-Joseph s'installe dans les bâtiments en 1868 prônant les vertus de la charité. Un noviciat fut élevé en 1882 et une nouvelle église plus spacieuse construite en 1889. En 1972 une nouvelle église fut édifiée pour remplacer celle du XIXe siècle qui n'était plus conforme. En 1995 d'autres bâtiments furent édifiés à côté du couvent pour abriter les religieuses du couvent.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gueberschwihr

Les armes de Gueberschwihr se blasonnent ainsi :
« D'azur à la façade de maison pignonnée de trois montants d'argent, ajourée de trois fenêtres, une et deux, ouverte d'une porte cintrée, le tout de sable bordé de gueules. »[8]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections municipales[modifier | modifier le code]

La commune ayant moins de 3 500 habitants l'élection des conseillers municipaux est au scrutin majoritaire[9] plurinominal à deux tours, avec panachage :

  • au premier tour, des candidats sont élus s'ils ont obtenu la majorité absolue et le vote d'au moins le quart des électeurs inscrits[10] ;
  • au second tour, la majorité relative suffit. Les listes ne sont pas obligatoires. Les suffrages sont comptabilisés individuellement, et le panachage est autorisé.

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 15 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[11]).

Lors du scrutin de 2008 il y eut deux tours (treize élus au premier tour et deux au second), Roland Husser a été élu conseiller municipal au premier tour avec le treizième total de 275 voix (48,42 % des exprimés), il a ensuite été élu maire par le conseil municipal. Le taux de participation a été de 74,86 %[12].

Élections locales[modifier | modifier le code]

Cantonales[modifier | modifier le code]

Le canton de Rouffach est renouvelable en 2008. Au premier tour Jean-Paul Dirringer (UMP) arrive très largement en tête avec 52,29 % des voix (mais 41,29 % au niveau du canton[13]) devant Jean-Pierre Toucas (UMP) avec 21,56 % (29,16 % dans le canton) et Hubert Ott (Modem) 17,94 % (19,75 % dans le canton). Au second tour Jean-Paul Dirringer obtient 46,67 % des voix (44,69 % dans le canton) contre 29,16 % à Jean-Pierre Toucas et 20,81 % à Hubert Ott[14].

Législatives[modifier | modifier le code]

Aux Élections législatives de 2007 pour la Deuxième circonscription de Vaucluse, le premier tour a vu Jean-Louis Christ (UMP) être élu au premier tour avec 59,95 % (résultat circonscription[15] : 54,06 %) devant Thierry Spietel (Modem) avec 8,31 % (11,11 % dans la circonscription), viennent ensuite Danielle Rubrecht (PS) avec 7,05 % et Olivier Verrier (DVD) avec 5,79 % aucun des neuf autres candidats ne dépassant le seuil des 5 %. Abstention légèrement moins forte à Gueberschwihr avec 41,02 % que dans la circonscription (42,49 %)[16].

Élections nationales[modifier | modifier le code]

À l’Élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer nettement en tête Nicolas Sarkozy (UMP) avec 41,03 %, suivi par François Bayrou (UDF) avec 20,69 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 11,55 %, Ségolène Royal (PS) avec 10,86 % et Philippe de Villiers (MPF avec 4,14 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2,5 %. Le second tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 75,95 % (résultat national[17] : 53,06 %) contre 24,05 % pour Ségolène Royal (résultat national : 46,94)[18].

Référendum[modifier | modifier le code]

Au référendum sur la constitution européenne (scrutin du 29 mai 2005), sur 664 inscrits, 501 ont voté, ce qui représente une participation de 75,45 % du total, soit une abstention de 24,45 %. Il y a eu une forte victoire du oui avec 309 voix (62,98 %), 182 voix (37,07 %) s'étant prononcées contre et 10 (2,00 %) étant des votes blancs ou nuls[19].

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Suite au scrutin de 2008 où Roland Husser a été élu maire, le conseil municipal est composé du maire, de quatre adjoints et dix conseillers.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Gueberschwihr

De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.

Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.

En 1871, la commune comme une grande partie du Haut-Rhin est annexée par l'Allemagne (traité de Francfort). Le département du Haut-Rhin est alors appelé « Bezirk Oberelsass ».

En 1919, elle redevient française (traité de Versailles) et les maires sont élus par le conseil municipal suite à son élection au suffrage universel.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Annie Humbrecht    
mars 2008 en cours Roland Husser   Chef comptable
Les données manquantes sont à compléter.

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

Gueberschwihr est une des huit communes du canton de Rouffach qui totalisent 12 300 habitants en 2008. Le canton fait partie de l'arrondissement de Guebwiller depuis 1919 après avoir fait partie de l'arrondissement de Colmar de 1801 à 1871 et du Kreis Guebwiller de 1871 à 1919 pendant son annexion à l'Allemagne et de la Deuxième circonscription du Haut-Rhin. Gueberschwihr fait partie du canton de Rouffach depuis 1801 après avoir fait partie du canton d'Eguisheim de 1793 à 1801[20].

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Gueberschwihr en 2009[21]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 9,75 % 0,56 % 7,36 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 10,16 % 0,64 % 8,02 % 1,93 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 58,86 % 3,09 % 37,98 % 9,22 %
Taxe professionnelle (TP) 16,57 % 0,59 % 9,01 % 2,50 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[22]).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Goult (France) depuis 1986, commune de 1 176 habitants en 2008 située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur[23].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 832 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 675 1 731 1 622 1 663 1 635 1 638 1 518 1 524 1 514
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 386 1 382 1 301 1 313 1 308 1 384 1 361 1 306 1 273
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 256 1 223 1 231 973 1 004 1 028 997 976 963
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
884 840 779 727 703 816 834 836 832
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2004[24].)
Histogramme de l'évolution démographique


Évolution démographique 1962-1999

1962-1968 1968-1975 1975-1982 1982-1990 1990-1999 évolution 1962-1999
Naissances 72 78 50 52 77 329}
Décès 77 98 93 103 92 -463
Solde naturel -5 -15 -53 -40 -15 141
Solde migratoire -39 -41 -9 27 128 66
Variation absolue population -44 -56 -62 -13 113 -75
Taux natalité annuel pour 1000 13,90 13,70 9,40 9,10 10,40
Taux décès annuel pour 1000 14,90 17,30 17,50 18,00 13,60
Sources des données : INSEE[25]

Ce tableau explique ainsi la baisse de population du d'une part à un taux de mortalité supérieur au taux de natalité et à un solde migratoire négatif.

Superficie et population[modifier | modifier le code]

Le village de Gueberschwihr a une superficie de 8,91 km2 et une population de 836 habitants en 2007, ce qui la classe [26] :

Rang (en 2007) Superficie Population Densité
Flag of France.svg France 10 786e 22 017e 8 477e
Blason région fr Alsace.svg Alsace 391e 310e 523e
Blason département fr Haut-Rhin.svg Haut-Rhin 179e 128e 208e
Arrondissement de Guebwiller 33e 23e 26e
Canton de Rouffach 7e 5e 5e

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (27,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 47,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,3 %, 15 à 29 ans = 17,6 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 20,6 %, plus de 60 ans = 23,8 %) ;
  • 52,4 % de femmes (0 à 14 ans = 15,1 %, 15 à 29 ans = 12,8 %, 30 à 44 ans = 23,1 %, 45 à 59 ans = 18,9 %, plus de 60 ans = 30,1 %).
Pyramide des âges à Gueberschwihr en 2008 en pourcentage[27].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
1,6 
8,0 
75 à 89 ans
11,6 
15,8 
60 à 74 ans
16,9 
20,6 
45 à 59 ans
18,9 
18,6 
30 à 44 ans
23,1 
17,6 
15 à 29 ans
12,8 
19,3 
0 à 14 ans
15,1 
Pyramide des âges du département du Haut-Rhin en 2008 en pourcentage[28].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
5,5 
75 à 89 ans
9,1 
12,9 
60 à 74 ans
13,2 
21,7 
45 à 59 ans
20,9 
21,8 
30 à 44 ans
20,9 
18,8 
15 à 29 ans
17,5 
19,2 
0 à 14 ans
17,6 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Gueberschwihr dépend de l'académie de Strasbourg et les écoles primaires de la commune dépendent de l'inspection académique du Haut-Rhin. Pour le calendrier des vacances scolaires, Gueberschwihr est en zone B. Les élèves sont scolarisés à l'école maternelle (19 élèves en 2011)[29] et à l'école élémentaire (28 élèves en 2011)[30] situées dans le même bâtiment, place de la mairie.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un cabinet médical de deux médecins[31] et d'une pharmacie[32]. L'hôpital le plus proche est le centre hospitalier Louis Pasteur situé à Colmar à 9 km[33] par contre la commune dispose d'une maison de retraite Association maisons Marie Xavier[34].

Cultes[modifier | modifier le code]

Pour le culte catholique, Gueberschwihr dépend de la communauté de paroisse de Rouffach[35]. Le culte se pratique en l'église Saint-Pantaléon. Les petites sœurs des pauvres se trouvent au couvent Saint-Marc.

À proximité de la commune on trouve l' Église Évangélique Baptiste à Wintzenheim (8 km), l' Église Évangélique Mennonite à Ingersheim (10 km), l' Église Évangélique Chrischona à Colmar (10 km)[36].

Les musulmans peuvent pratiquer leur culte à la mosquée El-Amal à Colmar (10 km) ou à la mosquée de Guebwiller (12 km)[37].

Plusieurs synagogues se trouvent à proximité de Gueberschwihr, à Wintzenheim (8 km), à Colmar (10 km), à Guebwiller (12 km) et à Horbourg-Wihr (12 km)[38].

Économie[modifier | modifier le code]

Population active[modifier | modifier le code]

La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2008 à 511 personnes (521 en 1999), parmi lesquelles on comptait 73,8 % d'actifs dont 71,1 % ayant un emploi et 2,7 % de chômeurs (contre 2,3 % en 1999)[39].

La répartition par catégories socioprofessionnelles de la population active de Gueberschwihr[Note 4] n'est pas publiée vu la taille de la commune.

Emploi[modifier | modifier le code]

Gueberschwihr avait en 2005 un taux de chômage de 3 % (contre 3,3 % en 1999) très inférieur à la moyenne nationale (9,6 % en 2005 et 12,9 % en 1999). La répartition de la population est sensiblement différente de la moyenne nationale avec 48 % d'actifs (45 % au niveau national), 19,9 % (15,3 %) de retraités et 20,5 % (26 %) de jeunes scolarisés[40].

En 2008, on comptait 154 emplois dans la commune, contre 181 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune étant de 371, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 5] est de 41,5 % (contre 46,9 % en 1999), ce qui signifie que la commune offre moins de la moitié d'emploi aux Gueberschwihrois actifs[39].

La répartition par secteurs d'activité des emplois à Gueberschwihr n'est pas publiée vu la taille de la commune.

Agriculture[modifier | modifier le code]

La principale ressource agricole est la vigne du vignoble d'Alsace. Sur le territoire de la commune on trouve l'un des cinquante-et-un grands crus du vignoble d'Alsace, composant ensemble en tant que dénominations géographiques l'appellation alsace grand cru (avec des contraintes plus rigoureuses que pour l'appellation alsace).

On recense cinq AOC et quatre IGP dans la commune. Il y a l'AOC alsace grand cru (dénomination Goldert), l'AOC vin d'Alsace (avec huit dénominations de cépage), l'AOC pour les crémants d'Alsace, l'AOC pour le marc d'Alsace gewurztraminer, l'AOC pour le munster et quatre IGP (crème fraîche fluide d'Alsace, miel d'Alsace, pâtes d'Alsace : les Spätzle et volailles d'Alsace).

Vignes[modifier | modifier le code]

Vignoble du grand cru Goldert.
Gewurztraminer du grand cru Goldert.
Pinot noir de la cave Gross.
Grand cru Goldert[modifier | modifier le code]

Les parcelles de vigne composant le Goldert sont à flanc de coteau, entre 230 et 330 mètres d'altitude, sur des pentes exposées à l'est-sud-est, au-dessus et au nord-ouest de Gueberschwihr. L'aire plantée est de 45,35 hectares[41].

Les vins correspondant à l'appellation d'origine contrôlée alsace grand cru suivie de la dénomination géographique (nom de lieu-dit) Goldert doivent être produits avec les cépages suivants : riesling B[Note 6], pinot gris G, gewurztraminer Rs ou un des muscats (muscat ottonel B, muscat blanc à petits grains B ou muscat rose à petits grains Rs). Le gewurztraminer Rs (signifie « traminer aromatique » en allemand) est le cépage le plus cultivé sur le Goldert. C'est un cépage rose aux baies orange ou tirant vers le violet.

La limite de rendement de l'ensemble de l'appellation alsace grand cru est fixée à 55 hectolitres/hectare, avec un rendement butoir à 66 hectolitres/hectare[42], ce qui est très inférieur aux 80 hectolitres autorisés par l'appellation alsace. Le rendement réel de l'ensemble de l'appellation (les 51 crus alsaciens) est de 50 hectolitres/hectare en moyenne pour l'année 2009[Note 7]. Bien que ce soit très en dessous des rendements moyens du vignoble d'Alsace, il s'agit d'un rendement dans la moyenne française.

Il y a 22 viticulteurs et caves sur la commune[43].

On trouve plusieurs mentions sur l'étiquette de la bouteille, soit simplement le nom de l'appellation et de la dénomination géographique (alsace grand cru Goldert), soit avec en plus une mention de cépage (riesling, pinot gris, gewurztraminer ou muscat), à laquelle peut être ajoutée la mention sélection de grains nobles ou vendanges tardives, ainsi que le nom d'un lieu-dit au sein de la dénomination : alsace grand cru Goldert, alsace grand cru Goldert riesling[44], alsace grand cru Goldert gewurztraminer[45], alsace grand cru Goldert pinot gris[46], alsace grand cru Goldert muscat[47], alsace grand cru Goldert vendanges tardives riesling[48], alsace grand cru Goldert vendanges tardives gewurztraminer[49], alsace grand cru Goldert vendanges tardives pinot gris[50], alsace grand cru Goldert vendanges tardives muscat[51], alsace grand cru Goldert sélection de grains nobles riesling[52], alsace grand cru Goldert sélection de grains nobles gewurztraminer[53], alsace grand cru Goldert sélection de grains nobles pinot gris[54], alsace grand cru Goldert sélection de grains nobles muscat[55].

Vin d'Alsace AOC[modifier | modifier le code]

La commune produit 19 vins ayant droit à l'AOC alsace : l'alsace blanc[56], le chasselas (ou Gutedel)[57], le sylvaner[58] , le riesling[59], l'edelzwicker[60], le gewurztraminer[61], le pinot-gris (ou tokay-pinot-gris avant 2007 et tokay d'Alsace avant 1984)[62], le pinot (ou Klevner)[63], le pinot-noir rosé[64], le muscat[65], le gewurztraminer sélection de grains nobles[66], le muscat sélection de grains nobles[67], le pinot-gris sélection de grains nobles[68], le riesling sélection de grains nobles[69], le gewurztraminer vendanges tardives[70], le muscat vendanges tardives[71], le pinot-gris vendanges tardives[72] et le riesling vendanges tardives[73].

Crémant d'Alsace AOC[modifier | modifier le code]

On trouve huit variétés de crémant d'Alsace AOC (sept blancs et un rosé): crémant d'Alsace blanc[74], crémant d'Alsace blanc Auxerrois[75], crémant d'Alsace blanc Chardonnay[76], crémant d'Alsace blanc pinot blanc[77], crémant d'Alsace blanc pinot gris[78], crémant d'Alsace blanc pinot noir[79], crémant d'Alsace blanc riesling[80] et crémant d'Alsace rosé[81].

Marc de gewurztraminer[modifier | modifier le code]

Le marc de gewurztraminer ou encore marc de gewurz ou enfin marc d'Alsace gewurztraminer de par sa dénomination légale est une eau-de-vie fabriquée à partir du marc de gewurztraminer ayant servi au préalable à l'élaboration d'un vin d'Alsace (pas forcément un gewurztraminer d'Alsace).Les marcs proviennent de raisin récoltés et vinifiés sur les parcelles approuvées par l'INAO des communes correspondant à l'appellation d'origine contrôlée vin d'Alsace dont fait partie Gueberschwihr[82].

Munster[modifier | modifier le code]

Part de munster

C'est un fromage à base de lait de vache, à pâte molle à croûte lavée, de forme cylindrique, de 13 à 19 cm de diamètre, haut de 2,4 à 8 cm, il peut faire de 450 g à 1,5 kg. L'appellation « Petit-Munster » ou « Petit Munster Géromé » est réservée à un Munster ou Munster-Géromé de format réduit de 7 à 12 cm de hauteur, d'un poids minimum de 120 g. La croûte est lavée avec des Brevibacterium linens, également appelés ferments du rouge.

Gueberschwihr produit aussi un munster AOC[83].

Foie Gras[modifier | modifier le code]

Production de foie gras, en particulier Marcel Metzler qui transforme et élabore un éventail de foie gras. Testeur il crée des foies gras au fil des saisons. En 1986, il invente le Canoie, spécialité de foie gras d’oie et de foie gras de canard[84]. Le Canoie est élaboré à partir de lobes entiers de foie gras de canard et de foie gras d'oie par couches superposées. La seule façon d'apprécier simultanément la douceur du foie gras d'oie et la vigueur du foie gras de canard.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pantaléon[modifier | modifier le code]

Font baptismal (XVIIIe siècle) se trouvant dans l'église
Église Saint-Pantaléon et son clocher roman
Sarcophages mérovingiens situés derrière l'église de Gueberschwihr
Reliquaire de Sainte Charitine dont le corps fut découvert le 26 avril 1845 dans les catacombe de Rome
Grotte de Notre Dame de Lourdes

L'Église Saint-Pantaléon a été classée monument historique le 1er octobre 1841[85].

L'unique vestige de l'église Saint-Pantaléon est le clocher élevé par le chevalier Burkhard de Gueberschwihr fondateur de l'abbaye de Marbach. Le clocher d'une hauteur de 36 mètres possède un toit en bâtière typiquement alsacien. Saint-Pantaléon est un martyr du IVe siècle originaire de Nicomédie qui fut médecin à la cour de l'empereur Dioclétien. Il est vénéré en Italie depuis le Moyen Âge conte la peste. À l'origine l'église de Gueberschwihr était consacrée sous le nom de Saint Himère, médecin et martyr de la fin du IVe siècle. Aux XIIIe et XIVe siècles l'église a pour patron secondaire Saint Pantaléon, puis après la guerre de Trente Ans se substitue à Saint Himère. En 1835 l'église médiévale fait place à un nouvel édifice qui doit être reconstruit par la suite à cause des malfaçons. En voulant agrandir l'église, l'ancien édifice s'écroula. On dut entreprendre une nouvelle construction. L'architecte Jean-Baptiste Schacre le dessine dans un style néo-roman en gardant l'harmonie de l'ancien clocher toujours en place. Les travaux vont durer entre 1874 et 1878. En 1898 le chœur est décoré par Martin Feuerstein, né à Barr en 1856 et décédé en 1931 à Munich[86], de peintures qui représentent la vie de Saint-Pantaléon et sur la voûte de l'abside dessine le couronnement de la Vierge. Le mobilier et les vitraux datent de la fin du XIXe siècle. De l'ancienne église romane construite au cours de la première moitié du XIIe siècle, il ne subsiste plus que le cocher. Une vue de cette ancienne église romane est reproduite sur le vitrail de Saint Léon IX dans le chœur à droite. Dans le mur de soutènement, derrière l'église on remarque des arcades provenant de l'ancien ossuaire roman disparu en 1835, et des sarcophages dont les plus anciens remontent à l'époque franque.

Le clocher[modifier | modifier le code]

Trois édifices se sont succédé. Ce clocher de 36 mètres de haut, a été construit vers 1130. La tour de croisée de l'église romane du XIIe siècle fut détruite en 1835. En construisant le nouvel édifice en 1835 à son emplacement, on ajouta les anciens vestiges de l'église primitive. L'intérêt de cette tour réside dans ses quatre derniers niveaux, décorés d'arcatures aveugles, et de baies géminées et triples. Ces décors et ouvertures suivent un rythme croissant. Les tours de l'abbatiale de Murbach sont percées d'ouvertures qui, par leurs formes et leurs proportions, s'apparentent à celles de Gueberschwihr.

Sarcophages VIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Lors de la reconstruction de l'église au XIXe siècle, des sarcophages qui étaient enfouis dans un ancien cimetière ont été exhumés. Ces sarcophages datent de l'époque mérovingienne et témoignent de la présence d'un ancien sanctuaire dès le haut Moyen Âge, à côté d'une source sous l'actuelle église. Certains sarcophages sont exposés au musée Unterlinden de Colmar, d'autres sont visibles derrière le clocher de l'église.

Reliquaire de Sainte Charitine[modifier | modifier le code]

Ce reliquaire qui se trouve dans l'église de Gueberschwihr est un don de l'abbé Jean-Baptiste Keller natif du village qui était présent en Italie lors des fouilles dans les catacombes. Il a fait façonner un corps et habiller la relique, en remettant les ossements à un cirier. Le reliquaire représente le martyre de Sainte Charitine dont le corps fut découvert le 25 avril 1845 aux côtés des martyrs de Saint Protus et Saint Hyacinthe dans les catacombes des saints Basile et Hermès près de Rome. Charitine est un nom d'origine grecque que l'on pourrait traduire par "la gracieuse", "la charmante".

Puits (XVe siècle)[modifier | modifier le code]

Ce puits situé d'abord dans la cour de l'ancien château du Mittelbourg est présentement exposé dans une salle de réception. Il est composé d'un pignon à redents qui sert, dès le XVe siècle, de modèle pour le blason de Gueberschwihr. C'est dans ce château que les femmes assiégés par les Armagnacs trouvent refuge et repoussent les assaillants tandis que les hommes harcèlent les mercenaires. L'un de leur capitaine trouve la mort et les Armagnacs fous de rage dévastent le village. Les hommes sont obligés de se réfugier dans les montagnes, pendant que les femmes continuent de résister aux Armagnacs réfugiées dans le château du Mittelbourg. Ce château est connu au XVIIe siècle sous le nom de Storkenhaus en raison de son pignon en forme de dents, d'où le nom allemand Storcken. Au XVIIIe siècle, il devient une auberge Zum Storcken, puis finit par abriter le siège de la corporation des charpentiers et maçons du Haut-Mundat. En 1899 le château est incendié accidentellement. Il est ensuite rénové pour retrouver son aspect d'antan.

Pont (1538)[modifier | modifier le code]

Le pont muré d'un côté est construit avec les pierres du manoir de Hertenberg. Le pont est cintré et orné du blason de la commune dont on aperçoit une date en chiffres romains et une en chiffres arabes. Le pont enjambait l'ancien fossé qui entourait l'église et le cimetière autrefois fortifié. Il servait aussi de lavoir pour les chevaux fréquenté par les agriculteurs qui venaient pour y laver les bêtes. Ce pont a été classé monument historique le 22 mars 1934[87].

Maisons à colombages du XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Gueberschwihr possède de nombreuses maisons construites aux XVIIe et XVIIIe siècles, période considérée comme la plus faste pour le village.

  • Château Brunck de Freundeck
  • Fontaine Saint-Pantaléon
  • Ancien hôpital
  • Fontaine de la Vierge

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'action du téléfilm Les Alsaciens ou les Deux Mathilde se déroule dans le village d'Alsheim. Gueberschwihr a servi de modèle pour le village fictif d'Alsheim.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Gueberschwihr (68).svg

D'azur à la façade de maison pignonnée de trois montants d'argent, ajourée de trois fenêtres, une et deux, ouverte d'une porte cintrée, le tout de sable bordé de gueules.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Baquol, P. Ristelhuber: L'Alsace ancienne et moderne - Dictionnaire topographique, historique et statistique du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, 1865
  • Sitzmann, Édouard, Dictionnaire de biographie des hommes célèbres de l'Alsace, Rixheim, Imprimerie F. Sutter & Cie, 1910 (2 volumes)
  • Ferdinand Dollinger, « Sites d'Alsace : Gueberschwihr », in Revue alsacienne illustrée, 1914, p. 77

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Enguerrand Ier dit de Boves (1080-†1116) fils de Dreux de Boves ou de Coucy, comte d'Amiens, s'est emparé de la seigneurie de Coucy en épousant Ade de Marle
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  4. Y compris les actifs sans emploi
  5. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee
  6. Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rs = rose, G = gris.
  7. Le rendement s'obtient en divisant la production par la surface cultivée, soit en 2009 : 43 278 / 850 = 50,91 hectolitres/hectare. Source : Le Guide Hachette des vins 2011, éditions Hachette, Paris, 2010 (ISBN 978-2-01-237681-6).
  • Sources
  1. « Liste des notices pour la commune de Gueberschwihr », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « Nom des habitants des communes françaises, Gueberschwihr », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 29 septembre 2011).
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  86. Martin Feuerstein né en 1856 à Barr, décédé en 1931 à Munich est professeur des Beaux-Arts dans cette ville.
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