Vœgtlinshoffen

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Vœgtlinshoffen
Maison à colombage
Maison à colombage
Blason de Vœgtlinshoffen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Colmar
Canton Wintzenheim
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Jacques Cattin
2014-2020
Code postal 68420
Code commune 68350
Démographie
Population
municipale
534 hab. (2011)
Densité 134 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 01′ 18″ N 7° 16′ 55″ E / 48.0217, 7.281948° 01′ 18″ Nord 7° 16′ 55″ Est / 48.0217, 7.2819  
Altitude Min. 267 m – Max. 899 m
Superficie 3,99 km2
Localisation

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Vœgtlinshoffen

Vœgtlinshoffen est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace. C'est un village alsacien traditionnel comptant de nombreux vignerons indépendants ou coopérateurs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée du village
Fontaine à quatre faces à l'entrée du village appelée fontaine de Bacchus - À l'arrière on aperçoit Colmar
Fontaine Saint-Nicolas
La rue principale et ses maisons à colombages
Une ancienne maison vigneronne

La commune est située sur un promontoire à 340 m d'altitude à proximité de la route des vins d'Alsace. En sortant d'Eguisheim, prendre à la sortie du village la route montagneuse, au milieu des vignes, et l'on arrive au pied du village de Husseren-les-Châteaux que surplombent les trois châteaux ; une route à mi-côte se dirige vers le sud. Voegtlinshoffen fait partie de l'arrondissement de Colmar et du canton de Wintzenheim. Depuis l'entrée de Voegtlinshoffen on jouit d'une vue superbe sur Colmar, la plaine du Rhin, la Forêt-Noire et le Kaiserstuhl.

Lieux et écarts[modifier | modifier le code]

  • Weyermattle (ou Truchsess)
  • Bildstoecklein
  • Haberlet
  • Langenberg

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Voegtlinshoffen
Husseren-les-Châteaux Eguisheim
Voegtlinshoffen Obermorschwihr
Gueberschwihr Hattstatt

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

C'est à Vœgtlinshoffen qu'a été découvert l'un des plus anciens site paléolithiques du Haut-Rhin, de type moustérien.

Apparition du village[modifier | modifier le code]

On retrouve des traces de Vocelines hoven (ferme de Vozelin) dès 1188. Le village faisait partie du Mundat de Rouffach appartenant à l'évêque de Strasbourg. Il devient ensuite un fief des seigneurs de Schwartzenberg et des nobles von Ehlingen. En 1298, le comte de Ferrette, Thiébault, en guerre avec l'évêque de Strasbourg fait détruire le cimetière fortifié du village. Vers 1460 ce sont les Habsbourg qui prennent possession du village qui le cèdent ensuite en fief aux seigneurs de Hattstatt. À la suite du décès de Nicolas de Hattstatt en 1585, le dernier de la lignée, le village passe aux mains des barons de Schauenbourg qui le conservent jusqu'à la Révolution.

Couvent de franciscains[modifier | modifier le code]

Non loin de l'abbaye de Marbach se trouvait un couvent de franciscains dit de « la Cascade » (zum Wasserfall) qui fut détruit pendant la guerre des Paysans.

Guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

La guerre de Trente Ans est cruelle pour les habitants qui se voient obligés de quitter la commune pour se réfugier ailleurs. Le village est mis à sac et détruit par les troupes du général Bernard, duc de Saxe-Weimar. On dénombre en 1660 sur les dix-sept bourgeois qui occupaient le village avant la guerre de Trente Ans, plus qu'un seul bourgeois originaire de la commune.

Des immigrants venus de Suisse[modifier | modifier le code]

En 1660, après la guerre de Trente Ans, des immigrants suisses s'installent et repeuplent le village.

L'économie locale redémarre[modifier | modifier le code]

Le vignoble occupait jadis la plupart des habitants avec les tonneliers rattachés à la corporation de Colmar. Plus tard on découvre aussi quelques petites industries de façonnage de bois, de fer et de textile. Au XIXe siècle des ouvriers de la commune travaillent à la carrière. Au XXIe siècle, la grande partie des habitants sont encore viticulteurs. Le grand cru Hatschbourg et le muscat d'Alsace font la renommée de Vœgtlinshoffen. Le gewurztraminer, le pinot-gris et le pinot rivalisent avec n'importe quelle autre contrée alors que le riesling, par son goût du terroir, fait le délice de l'amateur de vin.

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le village est annexé par les Allemands. Le village ne redeviendra français que le 4 février 1945.

Fêtes au village[modifier | modifier le code]

  • Fête communale les derniers samedi et dimanche de juillet.
  • Fête patronale le 6 décembre à la Saint-Nicolas.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vœgtlinshoffen

Les armes de Vœgtlinshoffen se blasonnent ainsi :
« De gueules à la crosse d'évêque d'argent en pal au pied fiché, au sautoir d'or brochant, à trois besants de même en pointe posés un et deux, le premier brochant sur le fût de la crosse. »[1]

Vignoble et crus du village[modifier | modifier le code]

Vignoble modèle dès 1929. Roi du muscat. Grand Cru du Hatschbourg situé à cheval entre les communes de Hattstatt et Vœgtlinshoffen.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1977 Charles Vorburger
1977 1995 Joseph Kornman
mars 1995 en cours Jacques Cattin UMP Conseiller régional

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 534 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
376 475 484 515 584 537 543 557 543
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
489 484 496 515 556 640 632 667 644
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
635 617 593 442 456 468 433 386 395
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
435 434 387 392 446 478 531 539 534
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Nicolas[modifier | modifier le code]

Église Saint-Nicolas
Mairie

L'église primitive date de 1145 et a été consacrée par l'évêque Ortlieb de Bâle sous le patronage de Saint-Nicolas. L'église actuelle a été érigée à 100 mètres de l'ancien édifice devenu trop petit qui fut détruit pour être remplacé par un bâtiment plus grand. La nouvelle église dont la construction fut d'abord confiée à l'architecte Jean-Baptiste Chassain, ne fut pas exécuté. Construite par Zeller, la nouvelle église est achevée en 1788 puis bénie.

Maison de vigneron (1681)[modifier | modifier le code]

Située 3, rue Roger-Frémaux

Maison de vigneron (1706)[modifier | modifier le code]

Située 12, place de la Mairie

Le Rabseppela[modifier | modifier le code]

Le Rabseppela, est une petite statuette sculptée, représentant un petit bonhomme tenant et admirant dans sa main une grappe de raisin. Elle est située sur la place de la Mairie.

Calvaire (1842)[modifier | modifier le code]

Ce calvaire qui se trouve au bord d'un chemin est une croix d'indulgence. Le piédestal, construit en pierres dégrossie, fait référence au mont Golgotha.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]