Soultzmatt

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Soultzmatt
Artère principale de Soultzmatt.
Artère principale de Soultzmatt.
Blason de Soultzmatt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Guebwiller
Canton Rouffach
Intercommunalité C.C.R.G.(depuis 2013)
Maire
Mandat
Jean-Paul Diringer
2014-2020
Code postal 68570
Code commune 68318
Démographie
Gentilé Soultzmattois
Population
municipale
2 333 hab. (2011)
Densité 119 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 57′ 45″ N 7° 14′ 20″ E / 47.9625, 7.2388888888947° 57′ 45″ Nord 7° 14′ 20″ Est / 47.9625, 7.23888888889  
Altitude Min. 236 m – Max. 773 m
Superficie 19,57 km2
Localisation

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Soultzmatt

Soultzmatt est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Elle est connue pour ses grands terroirs viticoles dont le grand cru Zinnkoepfle.

Ses habitants sont appelés les Soultzmattois et les Soultzmattoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée du village de Soultzmatt par la D 18Bis.

Soultzmatt est situé dans une vallée connue autrefois sous le nom de vallée de saint-Georges, également appelée « vallée noble », et sur la route d'Osenbach à Westhalten. La commune, nichée au cœur d'une vallée verdoyante à flanc de coteaux boisés, fait partie du canton de Rouffach et de l'arrondissement de Guebwiller. Elle possède une exclave située au nord-ouest d'Osenbach. Soultzmatt se trouve à 22 km au sud-est de Colmar par la RD 83 et à 30 km au nord de Mulhouse.

Accès[modifier | modifier le code]

Soultzmatt est situé près de la vallée de Guebwiller. En venant de Colmar comme de Belfort et Cernay, prendre la RD 83 et la quitter pour sortir par la route D 18bis qui va vers Westhalten, au pied de la colline du Bollenberg.

Villages proches[modifier | modifier le code]

Le hameau de Thannwiller

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Wintzfelden : situé au nord-ouest de Soultzmatt, fait partie du hameau, dont dépend en outre la chapelle dite du Schaeferthal (Val du Pâtre), pèlerinage autrefois assez fréquenté.
  • Thannwiller : qui se compose d'une ferme et de quelques maisons et de la ferme dite Gauchmatt.
  • Dietenthal
  • Langenfurch
  • Mengenstein
  • Ziegellofen
  • Zinnkoepflé : colline ayant donné son nom au grand cru produit notamment à Soultzmatt.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Cours d'eau de l'Ochsenbach
  • Rothbach
  • Ohmbach

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Sulzmata, 1044
  • Sulzemata, 1191
  • Sulzmaten, 1246
  • Sultznat, 1441
  • Sultzmath, 1577
  • ad acidulas Sultzmatensis, 1627

L'étymologie du nom de Soultzmatt est probablement dérivé d'une source acide qui coulait dans la prairie : Sultz = sel et matte = prairie, soit pré salé.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

L'origine du nom provient de l'allemand Sultz= sel et de Matt = prairie. Le site était connu depuis l'époque néolithique, puis romaine. On doit aux troupes romaines le développement des vignes et la culture de la vigne à Soultzmatt dès le IIIe siècle (source?). Le nom de la localité est cité pour la première fois dans une charte émanant de la cour épiscopale appartenant en fief par le chanoine strasbourgeois Hunfridus de Wülflingen.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Adolphe de Nassau
Albert Ier du Saint-Empire
Grotte de Notre-Dame de Lourdes située à côté de l'église
Fontaine du XVIIIe siècle située à côté de l'église
Fontaine de la Vierge, rue des Boulangers (XVIIe siècle)
Petit calvaire du hameau de Thannwiller
Ruines du couvent de Schwartzenthann à Wintzfelden, hameau de Soultzmatt

Au Moyen Âge, Soultzmatt appartient au Haut-Mundat des évêques de Strasbourg. Le village est alors le centre de la Talgemeinde, communauté regroupant les localités de la vallée de l'Ohmbach à partir de Westhalten. Un prévôt, secondé par un greffier et quelques conseillers, administre et s'occupe de la justice. En 1481,cette fonction est assurée par Jean Nessel, prévôt de la vallée entre 1489 et 1497. Un autre personnage important à ce poste fut Martin Kriegelstein. On lui doit notamment l'ouvrage "Talbuch" contenant les us et coutumes de la ville de Soultzmatt et constituant encore aujourd'hui une source importante pour les historiens de la région. De nombreuses familles nobles semblent s'être fixées dans le vallon, d'où le nom de Vallis preanobilis, vallée noble. Le dernier représentant de cette famille habitant la vallée semble être Frédéric de Soultzmatt connu dès 1295. Il existait autrefois, à l'emplacement du village une petite agglomération connue sous le nom de Girsperg qui a été entièrement détruite au XVe siècle. Il existait au fond de la vallée le couvent de Schwartzenthann[1] occupée dès 1117 par des chanoinesses de la congrégation Saint-Augustin.La vallée eut beaucoup à souffrir vers 1298, pendant la guerre opposant l'empereur Adolphe de Nassau(1250-1298) et le duc Albert Ier (1255-1308) landgrave de la Haute Alsace, et fils de Rodolphe de Habsbourg. Le village est pillé et incendié par les paysans du Sundgau emmenés par Thiébaut de Ferrette qui se rangera au côté d'Adolphe de Nassau. Soultzmatt est de nouveau pris pour cible par les Routiers anglais en 1375 puis par les Armagnacs en 1444 et par les Navarrais en 1571.

La guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

Le village subit à nouveau des razzias pendant la guerre des Suédois. En 1640, la misère fut telle, et les décès si nombreux, qu'un exode de la population encore valide vers d'autres contrées amena une diminution importante de ses habitants. En 1676 ce sont les troupes de Turenne[Lequel ?] de passage et de brandebourgeoises qui semèrent la panique. Les habitants se réfugièrent dans les bois, le curé emportant l'eucharistie et les vases sacrés.

La Révolution[modifier | modifier le code]

Les habitants de Soultzmatt poussés par les troubles de la Révolution participent activement à l'agitation révolutionnaire avec à sa tête un certain Joseph Nithard, administrateur des biens des nobles de Landenberg jusqu'en 1790 devenu un révolutionnaire fanatique. Élu maire en 1791, il fut ensuite commissaire auprès de l'administration départementale en 1792. Le 29 avril 1792 la population de Soultzmatt entrainée par Joseph Nithard, assiègera et saccagera le château du baron de Spon (Wassersteltzen). Ce personnage sera ensuite nommé maire de Rouffach, où il mena une dure répression. La Révolution aura une autre conséquence: le petit bourg de Wintzfelden (aujourd'hui un hameau de 500 habitants) est rattaché administrativement à Soultzmatt.

L'épidémie de choléra[modifier | modifier le code]

En 1855, une épidémie de choléra endeuillera la commune. Plus de 328 personnes y laisseront la vie. Après la fin de l'épidémie quelques rescapés, avec le concours de la commune, installeront une statue de saint Grégoire[Lequel ?] commémorant cet évènement.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Bien que le village ait été épargné par la guerre, les Allemands installeront un camp de travail pour les Roumains au lieu-dit de la Gauchmatt. Après la guerre un cimetière militaire roumain regroupant 678 victimes, morts à la suite de privations verra le jour. Le terrain sera offert gratuitement par la municipalité à la Roumanie pour y enterrer ses morts. Ce cimetière sera inauguré en 1927 en présence du roi Ferdinand de Roumanie et la reine Marie. Cette nécropole est aujourd'hui l'un des plus importants cimetière roumain de France où les officiels roumains de passage en France viennent se recueillir. Au cours de la Première Guerre mondiale la commune a eu à déplorer la mort de 57 personnes originaires de la commune.

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le second conflit mondial marqua le départ au Service du travail obligatoire de plusieurs jeunes gens et l'incorporation de force de nombreuses personnes, dont 47 ne reviendront plus. On doit aussi déplorer une victime civile ou des civils expulsés, ou placés en camps de concentration. Soultzmatt est libéré par le 1er R.E.C. (Général Miquel) le 6 février 1945.

Les châteaux disparus[modifier | modifier le code]

Il existait sept châteaux forts dont le château du Wagenbourg. Il fut construit dans la première moitié du XVe siècle par la famille noble de Stoer de Storenbourg et servait de défense pour protéger l'entrée de la vallée. Il passa dès le XVIe siècle aux nobles de Breitenlandenberg puis aux nobles de Landenberg. Le château est actuellement une propriété privée viticole. Un autre château, le château dit de Wasserstelz, fief oblat relevant de l'évêque de Strasbourg, était possédé par les nobles de Jestett qui devaient leur nom à un petit castel qui existait près de Soultzmatt.

Le hameau de Wintzfelden[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Wintzfelden.

Les eaux de source[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Soultzmatt

Les armes de Soultzmatt se blasonnent ainsi :
« D'or au coq de sable becqué, crêté, barbé et membré de gueules, passant sur un mont de trois coupeaux de sinople. »[2]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean-Paul Diringer UMP conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 333 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 200 2 088 2 486 2 682 3 139 3 045 2 807 2 892 2 957
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
2 537 2 718 2 698 2 798 2 716 2 856 2 807 2 680 2 589
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 619 2 542 2 533 2 409 2 335 2 281 2 071 2 082 2 026
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 124 2 057 2 040 1 924 1 997 2 138 2 172 2 228 2 278
2011 - - - - - - - -
2 333 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Sébastien[modifier | modifier le code]

Église Saint Sébastien de Soultzmatt
Intérieur de l'église Saint-Sébastien

L'église remonte au XIIe siècle à l'époque où les terres de cette vallée faisaient partie du Haut Mundat appartenant aux évêques de Strasbourg et dépendant spirituellement de la collégiale de Lautenbach. Érigé vers 1130, le clocher est un bel exemple de l'art roman. L'église fut placée sous le patronage de Saint Sébastien à partir de 1309. Saint Sébastien est un militaire romain converti au christianisme et mort en martyr sous l'empereur Dioclétien. On l'invoque contre la peste et les épidémies

Chapelle Saint-Nicolas[modifier | modifier le code]

Située au milieu d'une forêt, la chapelle fut construite pour éviter aux habitants logés dans les écarts de se déplacer jusqu'au village. Mentionnée dès 1394, cette chapelle a depuis été restaurée et se trouve sur un ancien emplacement d'une chapelle dédiée à Saint-Nicolas[Lequel ?]. L'édifice conserve encore de nos jours deux anciens autels, l'un consacré à saint Jacques[Lequel ?], l'autre à sainte Catherine[Laquelle ?].

Oratoire de la Vierge[modifier | modifier le code]

Oratoire de la Vierge se trouvant près des sources de Soultzmatt
Chemin de croix (1778) du Schaeferthal

Chapelle Notre Dame-Auxiliatrice[modifier | modifier le code]

Cette petite chapelle construite à l'initiative du conseil de fabrique de Wintzfelden se trouve rue du Ritzenthal. C'est la famille Hunold qui exploitait une ferme qui a offert les terrains. Les habitants de Soultzmatt ont participé au financement et aux travaux. Vers les années 1950, au moment des rogations,une procession partait de l'endroit pour se rendre jusqu'à l'église Sainte Odile et à la chapelle Notre-Dame-Auxiliatrice.

Chapelle du Val du Pâtre (Schaeferthal)[modifier | modifier le code]

Chapelle du Val du Pâtre
Fontaine du Val du Pâtre

Chapelle de style gothique se trouvant sur un méplat de la Gauchmatt, sur les hauteurs boisées à l'ouest de la commune sur la route reliant Wintzfelden (hameau) et Orschwihr. La clairière aménagée près de la Gauchmatt semble déjà connu à l'époque des Mérovingiens. Selon la tradition la chapelle est mentionnée dès le XIIIe siècle à l'emplacement d'un ancien ermitage. Ce lieu historique est connu dès 1339, lorsque les Laubgassen originaire de Suntheim, village aujourd'hui disparu en furent propriétaire. Cette famille noble reçu en sous fief le Schaeferthal des Sires de Ribeaupierre. La chapelle dédiée à la Sainte Vierge devient alors un lieu de pèlerinage fort fréquenté qui est restaurée au XVIe siècle. D'autres travaux furent réalisés en 1511, puis à nouveau dès 1745.Pour les travaux on a utilisé les pierres provenant du couvent Augustin de Schwartzenthann construit en 1117 et en ruine depuis 1543. La chapelle dispose d'un clocheton à bulbe qui est caractéristique du baroque allemand. Les vitraux du XIXe siècle sont l'œuvre d'un maître verrier, Weckerlin.

Chemin de croix[modifier | modifier le code]

À côté de la chapelle du Val du Pâtre se trouve un ancien de chemin de croix, sur le chemin reliant Soultzmatt au Schaeferthal. L'origine de ce chemin de croix remonte à 1778 et fut érigé par de pieux bourgeois-vignerons de Soultzmatt pour demander à la Vierge Marie de préserver les récoltes. Ce chemin de croix comporte quinze stations dont la dernière relate l'invention de la croix par Sainte Hélène, la mère de l'empereur Constantin. Cette croix fut offerte par une dame noble de Wassersteltzen.

Ruines du couvent du Schwartzenthann[modifier | modifier le code]

voir Wintzfelden

Statue de Saint-Grégoire[modifier | modifier le code]

Statue de Saint-Grégoire (1857).
Vitrail de l'église Saint Sébastien représentant Saint Ambroise et Saint Grégoire.

Une épouvantable épidémie de choléra frappa le village entre juillet et septembre 1855. Alors qu'en moyenne le nombre de décès excédait rarement plus de 60 par an, le choléra avait touché plus de 800 personnes, dont 299 décès. Les rescapés, pour remercier le ciel de les avoir protégés, érigèrent une statue en l'honneur de Saint-Grégoire[Lequel ?]. Selon une ancienne légende, le choléra a été stoppé à l'endroit où fut érigé cette statue, c'est-à-dire entre les rues de la Vallée et la rue du Dr Kubler. Le haut du village et Wintzfelden ne furent pas épargnés et on déplora dans ces endroits des décès dû au choléra. Grégoire le Grand (540-604) ou Grégoire Ier est célèbre pour avoir mis un terme à la propagation du choléra qui sévissait à Rome au VIe siècle.

Sarcophages[modifier | modifier le code]

Sarcophages se trouvant autour de l'église

L'ancien cimetière chrétien entourant l'église, devenu trop petit, fut abandonné après la grande épidémie de choléra en 1855. Des fouilles ont permis de découvrir plusieurs sarcophages très anciens et d'époques différentes. Leurs caractéristiques donnent à penser qu'il s'agit de tombes chrétiennes, dont certaines sont postérieures à l'époque mérovingienne et antérieures à la grande époque romane (entre le VIIIe et XIe siècle). On peut découvrir les anciens monuments funéraires autour de l'église. Devant le porche de l'église, une coquille de saint Jacques matérialise au sol le passage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Fontaine de la Vierge (XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Menhir du Langenstein[modifier | modifier le code]

Menhir du Langenstein

Le menhir du Langenstein est un monolithe en grès rose extrêmement caillouteux (poudingue) qui se dresse dans un sentier boisé, non loin du cimetière roumain de la Gauchmatt, au lieu dit Grosser Pfingtsberg. Il fut érigé à cet endroit en 1906 par l'industriel Kessler de Soultzmatt, également archéologue passionné. Propriété de la commune, il a été classé Monument Historique le 18 juillet 1938[5].

Le menhir mesure 3,75 mètres, et possède une base presque carrée. Il semblerait être placé dans l'alignement de l'Appenthal.

Une légende raconte que durant les nuits de pleine lune, les fées ou des Dames blanches, viennent danser autour du "Langenstein". Durant cette cérémonie, la pierre se mettrait à tourner sur elle-même.

Mairie (1912)[modifier | modifier le code]

Mairie de Soultzmatt

La mairie actuelle a été construite entre 1912 ou 1913 au cours du mandat de Charles Héberlé. Le bâtiment fut inauguré en 1913 et se trouve au milieu du village dont on aperçoit sans peine son édifice. On distingue sur sa façade, deux angelots représentant les secteurs économiques de la vallée: roue et grappe de raisin. Au-dessus de la porte principale de la mairie on remarque le coq, emblème héraldique de la commune à partir du XVe siècle.

Château de Wagenbourg (25 rue de la vallée)[modifier | modifier le code]

Construit vers 1506 par la famille noble des Stoer de Storenbourg, cet édifice est racheté au milieu du XVIe siècle par Jacob Koerner de Soultzmatt. Puis c'est sa fille, qui fait passer le château en dot à la famille Breitenlandenberg. On y rajoute au XVIIIe siècle une aile au sud-ouest de l'édifice. Après la Révolution, le château change plusieurs fois de mains, puis est finalement acheté par une famille de viticulteurs en 1905. Le château a une structure carrée et était à l'origine entouré d'un fossé.

Cimetière militaire roumain de la Gauchmatt[modifier | modifier le code]

Cimetière militaire roumain (1914-1918) situé à la Gauchmatt

Pendant la Première Guerre mondiale, la Roumanie, alliée de la France est en guerre contre l'Allemagne. De nombreux Roumains sont faits prisonniers par les Allemands et doivent travailler sur le front français dans des conditions très difficiles. C'est ainsi que 687 soldats roumains trouveront la mort en Alsace, soit par mort violente soit du fait des privations subies, de la faim et du froid. Après la fin du conflit, la commune de Soultzmatt octroie gratuitement un terrain à la Roumanie, au lieu-dit de la Gauchmatt, pour y enterrer ses morts. La nécropole est inaugurée en 1924 en présence du roi Ferdinand de Roumanie et de la reine Marie. Cette nécropole constitue aujourd'hui un haut-lieu de pèlerinage où des officiels roumains viennent se recueillir au mois une fois par an. Un pèlerinage est organisé chaque année le premier dimanche qui suit l'Ascension.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Isidore Loeb (1839-1892), philologue et historien, né à Soultzmatt.
  • Dinah Faust, née en 1926, actrice du Barabli dont le père est originaire de la commune.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Vue panoramique de Soultzmatt et du Zinnkoepflé

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dépliant " A la découverte de l'église Saint Sébastien" publié par la mairie et la Communauté des Paroisses de la vallée noble

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Antiguum oratorium Swartcendan vers 1124
  2. Archives Départementales du Haut-Rhin
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  5. Base Mérimée