TV6 (France)

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48° 52′ 22.534″ N 2° 17′ 50.676″ E / 48.87292611, 2.29741

Image illustrative de l'article TV6 (France)

Création 1er mars 1986
Disparition 28 février 1987
Propriétaire Publicis, Gaumont, NRJ et Gilbert Gross
Slogan « La plus jeune des télés »
Langue Français
Pays Drapeau de la France France
Statut Thématique nationale privée
Siège social 133, avenue des Champs-Elysées

75008 Paris
Tel : 46 09 94 66

Site web Minitel : 3615 TV6 (1986-1987)
Diffusion
Diffusion Analogique terrestre, câble et satellite
Chronologie
M6 Suivant

TV6 a été la première chaîne de télévision française privée et gratuite nationale consacrée à la musique et pour la jeunesse. Elle a été aussi la première chaîne à mourir en direct dans l'histoire de la télévision française, le samedi 28 février 1987 à minuit, cinq ans avant La Cinq. Un net arrêt pour des motifs politiques à la suite des élections législatives du printemps 1986 perdues par la majorité (le gouvernement de Laurent Fabius) et gagnées par l'opposition représentée par Jacques Chirac. Le nouveau gouvernement (le premier gouvernement de cohabitation) avait décidé de défaire les réalisations et les projets dans l'audiovisuel de ses prédécesseurs (et opposants politiques) et de réattribuer notamment le canal de la sixième chaîne à Métropole Télévision et ce laissant très peu de temps à la durée de vie de TV6 dans sa construction de ses programmes et de progrès d'audiences pour pouvoir exister.

Quelques heures après la disparition définitive de TV6, le dimanche 1er mars 1987, M6 émettait ses premières émissions en direct dans l'improvisation et ayant tout juste construit un plateau de télévision.

Malgré une brève durée d'émission, TV6 a marqué le genre télévisuel avec des personnalités comme Jean-Luc Delarue, Childéric Muller[1] ou Alain Maneval et un ton nouveau, inventant la "libre antenne" et la télé musicale. TV6[2] a laissé une empreinte indélébile sur toute une génération.

Histoire de la chaîne[modifier | modifier le code]

En novembre 1984, Léo Scheer, qui a conçu et développé Canal+, quitte Havas Images et André Rousselet pour rejoindre Publicis et Maurice Levy, afin de mettre en œuvre un nouveau projet de télévision commerciale en partenariat avec Europe 1 Communications.

En 1985, à un peu plus d'un an des élections législatives en France, la gauche au pouvoir redoute un échec et souhaite alors créer un espace nouveau, hors du domaine institutionnel de la télévision publique, susceptible de toucher un large public (contrairement à Canal+ cryptée) et de constituer un relais d'opinion à ses idées si elle venait à retourner dans l'opposition. Le président de la République, François Mitterrand, lance alors le 16 janvier, lors d'un entretien télévisé, l'idée d'"un espace de liberté supplémentaire" et demande au gouvernement de Laurent Fabius d'étudier le projet. L'avocat Jean-Denis Bredin, chargé par le premier ministre de rédiger un rapport sur l'ouverture de "l'espace télévisuel à la télévision privée", le lui remet le 20 mai. Il préconise la création de deux chaînes de télévision nationales privées en clair financées par la publicité et dont les fréquences seront concédées par l'État conformément à l'article 79 de la loi du 29 juillet 1982 sur la Communication audiovisuelle. Le 31 juillet, Georges Fillioud, secrétaire d’État français chargé des Techniques de la communication, présente en Conseil des ministres une communication sur le développement de l’audiovisuel. Il y annonce un projet de loi définissant la création d'ici le printemps 1986 de deux nouvelles chaînes de télévision privées à diffusion nationale, l'une généraliste, l'autre à vocation musicale, ainsi que des chaînes de télévision locales, au capital desquelles se retrouveraient groupes de presse, sociétés de production et publicitaires. Sous couvert d'ouverture du paysage audiovisuel, le choix des formats trahit les arrières pensées politiques du projet gouvernemental, la chaîne généraliste pouvant devenir un excellent relais d'opinion sur l'ensemble de la population en cas de défaite électorale, et la chaîne musicale un relais plus spécifiquement orienté vers la jeunesse, réservoir de voix important pour le parti socialiste.

À la suite de cette décision du gouvernement de créer deux nouvelles chaînes de télévision nationales privées et non plus une seule, Léo Scheer et le producteur des Enfants du Rock, Jean-Martial Lefranc, mettent au point, sous la direction de Maurice Lévy, le projet d'une chaîne de télévision adaptée à un réseau hertzien nouveau, ciblée sur les jeunes. Publicis, plus importante agence de publicité en Europe, change alors de partenaire pour son projet de télévision commerciale et s'allie aux numéros un de la communication et de l'industrie musicale comme NRJ, Gaumont, l'agence de communication Gilbert Gross et les trois majors de l'édition musicale, Polygram, Sony et Virgin. Ce groupement, qui répond dans sa forme aux conditions posées par le projet de loi du gouvernement, dépose son dossier de candidature pour l'obtention d'un contrat de concession de service public auprès de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle. Le projet porte simplement le nom de TV6, après avoir failli s'appeler TNT, Turbo 6, V 6, MV 6, Super 6 ou NRJ 6[3].

Trois projets concourrent à l'appel à candidature pour l'attribution de la concession du sixième réseau : la CLT, candidat malheureux à l'attribution de la cinquième chaîne qui cherche toujours à implanter RTL Télévision sur le territoire français, le groupement Publicis/Gaumont/NRJ/Gilbert Gross, et le groupement Hit FM/RSCG mené par le publicitaire favori du pouvoir en place, Jacques Séguéla. Le gouvernement choisit le 28 janvier 1986 le projet de la société TV6 conduit par Publicis pour créer la première chaîne de télévision française consacrée à la jeunesse et à la musique[4]. Le contrat de concession de service public de 18 ans entre l’État et TV6 est signé le même jour et le décret portant approbation de ce contrat et du cahier des charges de la sixième chaîne est publié le 21 février[5]. La chaîne doit consacrer au moins 50 % de son antenne à la musique et, contrairement au cahier des charges de La Cinq, est soumise aux mêmes obligations que les chaînes publiques pour les délais à respecter entre la sortie en salle et la diffusion des films et les quotas de diffusion de films français. Elle doit aussi diffuser trois cent cinquante heures de production propre la première année et produire cent vidéo-clips[3],[6].

Après la diffusion en boucle d'une bande-annonce dès le 22 février 1986 sur le nouveau sixième réseau hertzien de TDF[7], TV6, première chaîne de télévision musicale française, commence à émettre le samedi 1er mars 1986 à 14h00[8]. Fidèle à sa cible, elle se surnomme la plus jeune des télés et est entièrement dédiée aux musiques actuelles. Chacun des partenaires du projet apporte sa pierre à l'édifice : Gaumont amène son catalogue de films et de séries télévisées, NRJ ses animateurs et son savoir-faire musical et Publicis prend en charge la direction de la chaîne et la régie publicitaire. En tant que chaîne commerciale privée, TV6 diffuse deux minutes de publicité toutes les vingt minutes[3].

À la suite des élections législatives de mars 1986, la droite revient au pouvoir. Jacques Chirac est Premier ministre et demande à son nouveau ministre de la Communication, François Léotard, de mettre en œuvre la politique audiovisuelle du gouvernement : privatisation de TF1 et annulation des concessions des deux nouvelles chaînes privées, La Cinq et TV6, trop rapidement attribuées sur pression de l'Elysée sans réel appel d'offre. Par le décret no 86-901 du 30 juillet 1986, le gouvernement de Jacques Chirac décide de réattribuer cette chaîne avant la fin de sa concession[9]. À la suite d'un recours de TV6, ce décret est annulé par arrêté du Conseil d'État le 2 février 1987, car le ministre n'a pas respecté l'échéance légale de la concession d'un an[10]. Toutefois, la Commission nationale de la communication et des libertés (CNCL), qui a succédé à la Haute Autorité de la communication audiovisuelle depuis le 30 septembre 1986, fixe le 15 janvier 1987 les obligations générales et particulières des "télévisions hertziennes nationales privées en clair" par les décisions no 87-1 et 87-2. Le 2 février 1987, le décret no 87-51 résilie le contrat de concession de la sixième chaîne qui s'achève le 28 février 1987 à minuit[11] et ouvre par la même occasion l'appel à candidature pour la réattribution du réseau. La CNCL auditionne le projet Métropole Télévision présenté par la Lyonnaise des Eaux alliée à la CLT, au producteur Marin Karmitz (MK2) et au groupe de presse Amaury, le groupement Télé Fiction Musique, ainsi que TV6, candidate à sa propre succession.

Pour contrecarrer le projet Métropole Télévision de la Lyonnaise des Eaux et de la CLT qui a les faveurs du gouvernement (Jacques Chirac ayant déjà promis la sixième chaîne à son ami Jérôme Monod, PDG de la Lyonnaise des Eaux, ainsi qu'à la CLT contre un accord sur le vote luxembourgeois sur la politique agricole commune), Publicis négocie alors avec la Lyonnaise des Eaux pour faire un nouveau tour de table qui associerait les nouveaux et les anciens opérateurs, comme Silvio Berlusconi venait de le faire quelques jours auparavant avec Robert Hersant pour La Cinq. Toutefois, les négociations n'aboutissent pas et les 25 et 26 février 1987, la CNCL attribue le sixième réseau à la société Métropole Télévision. Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Serge Gainsbourg et d'autres personnalités, interpellent en vain le gouvernement pour tenter de sauver TV6.

Le 28 février 1987, le siège de TV6, dont la concession d'un an n'a pas été renouvelée, est pris d'assaut par les jeunes téléspectateurs-fans qui envahissent les Champs-Élysées et improvisent une manifestation avec les artistes (Patrick Bruel, Mylène Farmer, Francis Lalanne, Marc Lavoine...). Quinze-mille adolescents survoltés remontent l'avenue jusqu'à l'Étoile. Childéric Muller, la vedette de la chaîne, doit monter dans un arbre avec un porte voix pour disperser la foule en fin de manifestation. Le soir, TV6 diffuse sa dernière émission depuis le plateau de l'émission Tam-Tam installé chez VCF à Saint-Cloud en présence de nombreux artistes et de tous les animateurs de la chaîne (Alain Maneval, Frédéric de Rieux, Frédéric Smektala, Smicky, Childeric Muller, Isabelle Duhamel et Jean-Luc Delarue qui porte une pancarte "y’en a qu'une, c'est la 6", clin d'œil au slogan de TF1 de l'époque). Le programme s'achève par un clip parodiant Star Wars dans lequel Dark Vador (symbolisant le nouveau gouvernement de droite Chirac/Balladur) se félicite de la victoire de l'Empire (le groupement Lyonnaise des Eaux/CLT) sur la rébellion (TV6 propriété de Publicis/NRJ) et explose la planète TV6... qui n'aura vécu qu'un an[12]. Le lendemain, 1er mars 1987, M6 prend le relais dès le matin à 11h00, sur les mêmes fréquences où sa défunte concurrente avait éteint ses émetteurs à minuit.

Bénéficiant d'un réseau d'émetteurs essentiellement situés dans les grands bassins urbains de la France, M6 devra toutefois conserver dans sa programmation, une certaine dominante musicale, héritée de TV6.

Organisation[modifier | modifier le code]

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Capital[modifier | modifier le code]

Le capital de la société TV6 était de 10 000 000 francs détenus à 25 % par Publicis, à 25 % par Gaumont, à 18 % par NRJ, à 12 % par Gilbert Gross, les 20 % restants étant répartis entre la direction, des personnes privées et les trois majors de l'édition musicale Polygram, Sony et Virgin.

Siège[modifier | modifier le code]

Le siège social de TV6 était situé au 133 avenue des Champs-Elysées dans le 8e arrondissement de Paris, siège de son actionnaire principal Publicis.

Programmes[modifier | modifier le code]

De mars à septembre 1986, TV6 ouvrait chaque jour son antenne à 14h00 et diffusait jusqu'à minuit un programme ne comportant que des émissions musicales. À partir du 25 octobre 1986, TV6 diffuse des séries télévisées et un feuilleton, ainsi que des films, principalement issus du catalogue Gaumont et sélectionnés par Gérard Jourd'hui. TV6 tente de se différencier de ses concurrentes par le choix éditorial fait au niveau des films et des séries que l’on ne pouvait pas voir ailleurs.

Dominique Duforest était chargé de la sélection des vidéo-clips et de leurs programmation et de l'habillage d'antenne. Les jingles musicaux étaient réalisés par le producteur-arrangeur Jean-Pierre Castelain.

Émissions[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Émission diffusée sur TV6.
  • Tam-Tam : émission hebdomadaire de variétés de Patrice Blanc-Francard animé par Alain Maneval et diffusé en direct et en public chaque samedi de 18h00 à 19h30 dans lequel se pressaient les artistes branchés français ou étrangers des années 1980 (Niagara, Simple Minds, Gold…).
  • Les Bons Plans d'Actuel : émission quotidienne diffusée chaque soir de 20h25 à 20h30 et présentée par Bintou Simpore et Philippe Vandel qui y fait ses premières armes télévisuelles.


  • Une page de pub : émission diffusée le samedi de 20h00 à 20h25 et présentée en direct par Olivier Dorangeon et Jean-Luc Delarue qui rend l’antenne à la fin de l’émission en disant : bonjour chez vous tout en faisant le signe adéquat (référence à la série Le Prisonnier diffusée sur la chaîne). Dans ce jeu télévisé, trois candidats s'affrontent sur leur terrain favori : la culture publicitaire.
  • Profil 6 : Cette émission diffusée le jeudi de 23h00 à minuit dressait le portrait d'un artiste en clip musical et interview.
  • Play 6 : émission animée par Smicky et diffusée le dimanche de 18h30 à 19h00 proposant les titres les plus demandés et les coup de cœur de la chaîne.
  • Métal 6 : émission musicale consacrée au hard-rock et à son actualité (concerts, nouveautés), présentée par Francis Zégut et diffusée le dimanche de 19h00 à 20h00.
  • 6 Tonic : diffusion de clips musicaux, bandes-annonces de films et extraits de concerts tous les jours de la semaine de 14h à 17h et en fin de soirée jusqu'à la fin des émissions à 1h00.
  • Live 6 : émission de variétés présentée en direct chaque vendredi soir de 20h30 à 22h00 par Smicky puis par Jacques Colin et composée de plusieurs rubriques : "Jeux", "Rodéo Clip" : concours réservé aux amateurs qui permet au vainqueur d'être programmé au moins deux fois par jour sur TV6, "Astrorock" : l'invité est soumis à un interrogatoire fondé sur l'étude de son thème astral, et enfin une séquence concert.
  • Côté-courts : émission diffusée chaque vendredi de 22h00 à 23h00 et réalisée en collaboration avec l'Agence du court métrage.

À partir du 25 octobre 1986, TV6 se mit à diffuser avec la musique de Top Gun des séries télévisées et un feuilleton, ainsi que des films issus du catalogue Gaumont. La chaîne tentait de se différencier de ses concurrentes par le choix éditorial fait au niveau des films et des séries que l’on ne pouvait pas voir ailleurs.

Cette grille subit peu de variations jusqu'à l'arrêt de la chaîne le 28 février 1987.

Grille de programmes[modifier | modifier le code]

  • Grille des programmes de TV6 en mars 1986 :

Les séries télévisées sont en vert ; les téléfilms en rose ; les émissions en marron doré et les films en marron. Le ® correspond aux rediffusions.

14:00 17:00 18:00 19:00 20:00 21:00 22:00 00:00
lundi 6 Tonic Magic 6 Système 6 NRJ 6 Profil 6 Concert sur la 6 6 Tonic Fin des programmes
mardi 6 Best
mercredi Sixties
jeudi 6 sur 6 Concert sur la 6
vendredi Chance 6
samedi NRJ 6 Super 6
dimanche Euro 6 ou US 6

Les séries télévisées sont en vert ; les téléfilms en rose ; les émissions en marron doré et les films en marron. Le ® correspond aux rediffusions.

14:00 17:00 18:00 18:30 19:00 19:30 20:00 20:25 20:30 21:30 22:00 22:30 23:00 00:00 01:00
lundi 6 Tonic Système 6 NRJ 6 Le Temps des copains Max la Menace Les Bons Plans d'Actuel Les Envahisseurs Superminds NRJ 6 ® 6 Tonic ® Fin des programmes
mardi Film
mercredi Sixties 6 Tonic ®
jeudi Film  ? Profil 6
vendredi Live 6 Côté-courts 6 Tonic ®
samedi Les catcheurs du rock Tam-Tam Une page de pub Insiders No Soap, Radio Alfred Hitchcock présente
dimanche 6 Tonic  ? Play 6 Métal 6 Les Globe-trotters Film 6 Tonic ®
  • « La plus jeune des télés » : ce slogan faisait référence à la cible visée par la chaîne, les jeunes, et au fait qu'elle était la dernière née des chaînes de télévision en France.

Animateurs[modifier | modifier le code]

Diffusion[modifier | modifier le code]

Hertzien analogique[modifier | modifier le code]

TV6 était diffusée sur le nouveau sixième réseau hertzien analogique terrestre de TDF qui, à sa création, ne touchait que les grandes agglomérations de Paris, Lyon et Marseille, ainsi que leurs environs. Les émissions étant retransmises en SECAM avec "identification ligne" pour faciliter la transmission de nouveaux services TV de l'époque (Télétexte, VPS etc..), plusieurs foyers durent changer d'antenne (Large Bande) ou de récepteur TV à la suite d'une incompatibilités avec le format SECAM historique "identification Trame" (bouteilles SECAM) se traduisant par une image en noir et blanc sur les postes concernés. Ces évolutions techniques furent en quelque sorte un frein au déploiement du réseau de la sixième chaîne sur le territoire. En tant que chaîne privée, TV6 devait financer les nouveaux émetteurs installés par TDF, avec l'aide toutefois de certaines collectivités locales désirant répondre aux attentes de leurs administrés.

Satellite[modifier | modifier le code]

Également, TV6 était relayée sur l'ensemble du territoire national via le satellite Telecom 1B, lequel, grâce à La Cinq, allait favoriser le déploiement des équipements paraboliques sur la France.

Câble[modifier | modifier le code]

TV6 a également été diffusée sur le câble en France sur les réseaux de France Telecom Câble, Lyonnaise Câble et CGV.

Audience[modifier | modifier le code]

TV6, en 1987, touchait plus de dix millions de foyers (couvrant l'Île-de-France, Lyon et Marseille). Toutefois, son démarrage a été compromis en raison de difficultés techniques pour la capter (canaux TV moins puissants que ceux de TF1, Antenne 2, FR3, Canal+ et La Cinq). Du fait de l'absence de mesure d'audience fiable la concernant à l'époque (l'Audimat ne concernait ni La Cinq, ni TV6), la presse et les médias l'avaient traitée de marginale. Enfin, le puissant lobby de la télévision par câble (Lyonnaise des Eaux, Compagnie générale des eaux, France Télécom), voyant en elle une chaîne thématique nationale susceptible de freiner son développement, faisait tout pour minimiser son succès. La chaîne réunissait quotidiennement, dès ses débuts, 500 000 téléspectateurs, soit 0,3 % de part d'audience, essentiellement adolescente. Après un an d'émissions, plus de 14 millions de Français connaissaient TV6.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]