Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali

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Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali
MINUSMA
Image illustrative de l'article Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali

Période 25 avril 2013 – en cours
Pays Drapeau du Tchad Tchad
Drapeau du Togo Togo
Drapeau du Niger Niger
Sénégal Sénégal
Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Drapeau du Bénin Bénin
Drapeau du Cambodge Cambodge
Drapeau du Nigeria Nigeria
Drapeau du Bangladesh Bangladesh
Drapeau de la Guinée Guinée
Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Drapeau du Ghana Ghana
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau du Libéria Liberia
Drapeau de la France France
et autres
Allégeance Flag of the United Nations.svg ONU
Rôle Mission de maintien de la paix et de protection des civils
Effectif 6 000 personnes
Guerres Guerre du Mali
Commandant Bert Koenders
Jean Bosco Kazura
Christian Thiébault

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) est une opération de maintien de la paix des Nations unies au Mali[1],[2]. Elle intervient dans le cadre de la guerre au Mali et est la composante principale de l'intervention militaire au Mali.

Historique[modifier | modifier le code]

La MINUSMA a été créée le 25 avril 2013[1] par la résolution 2100 du Conseil de sécurité des Nations unies. Elle prend le relais de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) à partir du 1er juillet 2013[3].

Le 25 juin 2014, le Conseil de sécurité des Nations unies prolonge jusqu'au 30 juin 2015, le mandat de la mission de l'ONU au Mali (Minusma) en lui assignant comme priorités de faciliter un règlement politique et d'étendre sa présence dans le nord du pays[4].

Mandat[modifier | modifier le code]

La MINUSMA est autorisée à prendre toutes les mesures requises pour s'acquitter du mandat suivant[1],[5]:

  • Stabilisation de la situation dans les principales agglomérations et contribution au rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays
  • Contribution à l’application de la feuille de route pour la transition, y compris le dialogue national et le processus électoral
  • Protection des civils et du personnel des Nations unies
  • Promotion et défense des droits de l’homme
  • Soutien de l’action humanitaire
  • Appui à la sauvegarde du patrimoine culturel
  • Action en faveur de la justice nationale et internationale

Composition[modifier | modifier le code]

Effectifs[modifier | modifier le code]

Le déploiement maximal de la MINUSMA autorisé par l'ONU est de 12 640 personnels, dont 11 200 soldats[1],[6].

En juillet 2013, les troupes sont composées d'éléments issus principalement de l'armée tchadienne (environ 2000 hommes), de l'armée nigériane (environ 1200 hommes), de l'armée nigérienne (environ 675 hommes), de l'armée béninoise (environ 650 hommes), de l'armée burkinabée (environ 500 hommes), de l'armée togolaise (environ 500 hommes), et de l'armée sénégalaise (environ 500 hommes) qui vont sécuriser diverses villes clés du pays[7].

Au 31 janvier 2013, la Mission engage 6 010 personnels ( 5 201 militaires et 809 policiers provenant de trente pays). Son budget approuvé, sur la période du 1er juillet au 31 décembre 2013, est de 366 774 500 dollars américains[8]:

  • Tchad (1 252, dont 1 242 militaires)
  • Togo (1091, dont 939 militaires)
  • Niger (862, dont 859)
  • Sénégal (796, dont 510 militaires et 280 policiers d'unités constituées)
  • Burkina-Faso (680, dont 670 militaires)
  • Bénin (309, dont 305 militaires)
  • Nigeria (261, dont 115 militaires et 140 policiers d'unités constituées)
  • Bangladesh (182)
  • Guinée (152)
  • Côte d'Ivoire (133)
  • Ghana (128)
  • Allemagne (60)
  • Liberia (48)
  • France (17, 13 militaires et 4 policiers), ne sont pas compris dans les 3 200 militaires de l'opération française Serval
  • Suède (6), États-Unis (6)
  • Sierra Leone (5)
  • Mauritanie (4)
  • Burundi (2), Cambodge (2), Cameroun (2), Jordanie (2), Royaume-Uni (2).
  • Belgique (1), Canada (1), Chili (1), Égypte (1), Finlande (1), Italie (1), Rwanda (1).

En octobre 2013, la MINUSMA compte 6 300 hommes sur 12 000 prévus à la fin de l'année. Le 16, Bert Koenders, représentant spécial, réclame le déploiement « de façon urgente, de nouveaux moyens de transport, des hélicoptères et des bataillons supplémentaires sur le terrain »[9].

Mais en janvier 2014, les forces de la MINUSMA au Mali ne sont plus que de 5 539 hommes. Seuls la Chine et les Pays-Bas envoient des renforts avec respectivement 395 et 380 militaires avec 4 hélicoptères de combat AH-64 Apache[10]. En février, le Cambodge envoie un contingent de 309 hommes[11],[12].

Commandant[modifier | modifier le code]

C'est le général rwandais Jean Bosco Kazura qui a été choisi pour diriger la MINUSMA. Bilingue français-anglais, il a déjà participé à des missions de maintien de la paix[6],[13]. Son pays, le Rwanda, est membre du conseil de sécurité depuis le 1er janvier 2013 et jusqu'au 31 décembre 2014. Le candidat tchadien, le général Oumar Bikimo, qui avait commandé la MICOPAX puis les forces armées tchadiennes d'intervention au Mali (FATIM), n'a pas été retenu[14].

Un Français, le général de brigade Christian Thiébault, ancien chef de corps du 4e Régiment étranger, est nommé chef d'état-major de la MINUSMA en juillet 2014[15].

Pertes[modifier | modifier le code]

Le 23 octobre 2013, cinq casques bleus tchadiens sont tués lors de l'attentat de Tessalit[16].

Le 14 décembre 2013, deux casques bleus sénégalais sont tués par un attentat-suicide à Kidal[17].

Le 10 juin 2014, deux casques bleus cambodgiens décèdent d'un empoisonnement alimentaire après avoir mangé de la nourriture avariée[12].

Le 30 juin 2014, un casque bleu Burkinakè est tué et six autres blessés par l'explosion d'une mine entre Goundam et Tombouctou[18].

Le 16 août 2014, deux soldats burkinabè sont tués et quatre autres blessés à Ber, par l'explosion d'un pick-up conduit par deux kamikazes[19].

Le 2 septembre 2014, quatre soldats tchadiens sont tués et 15 autres blessés à une trentaine de kilomètres au nord de Kidal par l'explosion d'une mine[20]

Le 14 septembre 2014, un véhicule saute sur une mine près d'Aguel'hoc, un soldat tchadien est tué et quatre autres sont blessés[21],[22].

Le 18 septembre 2014, cinq soldats tchadiens sont tués et trois blessés par un engin explosif entre Aguel'hoc et Tessalit[23].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « MINUSMA », sur operationspaix.net,‎ 2013 (consulté le 29 juin 2013).
  2. « MINUSMA Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali », sur www.un.org,‎ 2013 (consulté le 28 juin 2013).
  3. « Opération Serval : Point de situation du jeudi 27 juin 18h00 », sur www.defense.gouv.fr,‎ 2013 (consulté le 28 juin 2013).
  4. Mali: l'ONU prolonge le mandat de la Minusma
  5. « Historique », sur minusma.unmissions.org,‎ 2013 (consulté le 28 juin 2013).
  6. a et b Pascal Airault, « Mali : Jean-Bosco Kazura, un Rwandais à la tête de la Minusma », sur www.jeuneafrique.com,‎ 2013 (consulté le 29 juin 2013).
  7. Trois minutes pour comprendre les enjeux de l'élection au Mali dans Libération du 26 juillet 2013.
  8. Olivier Berger, « Mali : 6 000 hommes et 30 pays engagés dans la MINUSMA », sur La voix du Nord,‎ 26 septembre 2013 (consulté le 29 septembre 2013)
  9. rfi : Mali: Bert Koenders réclame plus de moyens militaires et financiers pour la Minusma
  10. Le Nouvel Observateur : Les déboires de l’ONU au Mali
  11. Tjikan : Sécurisation du Nord : Un contingent Cambodgien attendu au Mali cette semaine !
  12. a et b Xinhua : Deux Casques bleus cambodgiens meurent d’un empoisonnement alimentaire au Mali (officiel militaire)
  13. « Le général rwandais Jean-Bosco Kazura dirigera la Minusma au Mali », sur www.rfi.fr,‎ 2013 (consulté le 29 juin 2013).
  14. « Mali: les dessous de la nomination du commandant rwandais de la Minusma », sur www.rfi.fr,‎ 2013 (consulté le 29 juin 2013).
  15. Ouest France
  16. rfi : Tessalit, première attaque terroriste contre les casques bleus au Mali
  17. RFI : Mali: attentat meurtrier à Kidal contre des forces de la Minusma
  18. AFP : Crise du nord : Un véhicule de l’ONU saute sur une mine , un soldat burkinabè tué
  19. AFP : Nord du Mali: deux soldats burkinabè tués, 4 blessés dans un attentat suicide
  20. Quatre casques bleus tués dans le nord du Mali, Reuters le 02/09/2014 à 17:06
  21. RFI : Au Mali, la Minusma en première ligne
  22. MINUSMA : la MINUSMA déplore la perte d'un Casque bleu aujourd'hui à Aguelhok
  23. RFI : Mali: la Minusma à nouveau endeuillée

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]