Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali

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Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali
MINUSMA
Image illustrative de l'article Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali

Période 25 avril 2013 – en cours
Pays Drapeau du Tchad Tchad
Drapeau du Togo Togo
Drapeau du Niger Niger
Sénégal Sénégal
Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Drapeau du Bénin Bénin
Drapeau du Cambodge Cambodge
Drapeau du Nigeria Nigeria
Drapeau du Bangladesh Bangladesh
Drapeau de la Guinée Guinée
Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Drapeau du Ghana Ghana
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau du Libéria Liberia
Drapeau de la France France
et autres
Allégeance Flag of the United Nations.svg ONU
Rôle Mission de maintien de la paix et de protection des civils
Effectif 6 000 (en 2 013)
9 300 (en 2 014)
Guerres Guerre du Mali
Commandant Mongi Hamdi (depuis le 22 janvier 2015)
Bert Koenders (entre 25 avril 2013 et 22 janvier 2015)
David Gressly, Jean Bosco Kazura, Christian Thiébault

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) est une opération de maintien de la paix des Nations unies au Mali[1],[2]. Elle intervient dans le cadre de la guerre au Mali et est la composante principale de l'intervention militaire au Mali.

Historique[modifier | modifier le code]

La MINUSMA a été créée le 25 avril 2013[1] par la résolution 2100 du Conseil de sécurité des Nations unies. Elle prend le relais de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) à partir du 1er juillet 2013[3].

Le 25 juin 2014, le Conseil de sécurité des Nations unies prolonge jusqu'au 30 juin 2015, le mandat de la mission de l'ONU au Mali (Minusma) en lui assignant comme priorités de faciliter un règlement politique et d'étendre sa présence dans le nord du pays[4].

Mandat[modifier | modifier le code]

La MINUSMA est autorisée à prendre toutes les mesures requises pour s'acquitter du mandat suivant[1],[5]:

  • Stabilisation de la situation dans les principales agglomérations et contribution au rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays
  • Contribution à l’application de la feuille de route pour la transition, y compris le dialogue national et le processus électoral
  • Protection des civils et du personnel des Nations unies
  • Promotion et défense des droits de l’homme
  • Soutien de l’action humanitaire
  • Appui à la sauvegarde du patrimoine culturel
  • Action en faveur de la justice nationale et internationale

Composition[modifier | modifier le code]

Effectifs[modifier | modifier le code]

Soldat néerlandais de la MINUSMA au Mali, le 11 septembre 2014.

Le déploiement maximal de la MINUSMA autorisé par l'ONU est de 12 640 personnels, dont 11 200 soldats[1],[6].

En juillet 2013, les troupes sont composées d'éléments issus principalement de l'armée tchadienne (environ 2000 hommes), de l'armée nigériane (environ 1200 hommes), de l'armée nigérienne (environ 675 hommes), de l'armée béninoise (environ 650 hommes), de l'armée burkinabée (environ 500 hommes), de l'armée togolaise (environ 500 hommes), et de l'armée sénégalaise (environ 500 hommes) qui vont sécuriser diverses villes clés du pays[7].

Au 31 janvier 2013, la Mission engage 6 010 personnels ( 5 201 militaires et 809 policiers provenant de trente pays). Son budget approuvé, sur la période du 1er juillet au 31 décembre 2013, est de 366 774 500 dollars américains[8]:

  • Tchad (1 252, dont 1 242 militaires)
  • Togo (1091, dont 939 militaires)
  • Niger (862, dont 859)
  • Sénégal (796, dont 510 militaires et 280 policiers d'unités constituées)
  • Burkina-Faso (680, dont 670 militaires)
  • Bénin (309, dont 305 militaires)
  • Nigeria (261, dont 115 militaires et 140 policiers d'unités constituées)
  • Bangladesh (182)
  • Guinée (152)
  • Côte d'Ivoire (133)
  • Ghana (128)
  • Allemagne (60)
  • Liberia (48)
  • France (17, 13 militaires et 4 policiers), ne sont pas compris dans les 3 200 militaires de l'opération française Serval
  • Suède (6), États-Unis (6)
  • Sierra Leone (5)
  • Mauritanie (4)
  • Burundi (2), Cambodge (2), Cameroun (2), Jordanie (2), Royaume-Uni (2).
  • Belgique (1), Canada (1), Chili (1), Égypte (1), Finlande (1), Italie (1), Rwanda (1).

En octobre 2013, la MINUSMA compte 6 300 hommes sur 12 000 prévus à la fin de l'année. Le 16, Bert Koenders, représentant spécial, réclame le déploiement « de façon urgente, de nouveaux moyens de transport, des hélicoptères et des bataillons supplémentaires sur le terrain »[9].

Mais en janvier 2014, les forces de la MINUSMA au Mali ne sont plus que de 5 539 hommes. Seuls la Chine et les Pays-Bas envoient des renforts avec respectivement 395 et 380 militaires avec 4 hélicoptères de combat AH-64 Apache[10]. En février, le Cambodge envoie un contingent de 309 hommes[11],[12].

Au 1er septembre 2014, les effectifs de la MINUSMA au Mali sont de 9 300 militaires et policiers, dont 1 211 Tchadiens et 868 Nigeriens[13].

Les effectifs déployés au 31 octobre 2014 sont de 10 375 personnes au total répartit ainsi :

  • 9 321 membres du personnel en uniforme, dont
    • 8 311 militaires
    • 1 010 policiers
  • 943 membres du personnel civil, dont
    • 504 membres du personnel civil international
    • 439 membres du personnel civil local
  • 111 volontaires des Nations Unies

Commandant[modifier | modifier le code]

De gauche à droite : Frans Timmermans ; ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, le général Jean Bosco Kazura ; commandant des forces militaires de la MINUSMA, Bert Koenders ; chef de la MINUSMA et Jeanine Hennis-Plasschaert, ministre de la Défense des Pays-Bas. Le 28 novembre 2013, à Bamako.

Le premier Représentant spécial et Chef de la MINUSMA est le Néerlandais Bert Koenders, lequel est nommé ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas en octobre 2014[14]. Le 12 décembre 2014, le Tunisien Mongi Hamdi est choisi pour lui succéder[15]. Il prend ses fonctions officiellement le 22 janvier 2015.

Le poste de Représentant spécial adjoint du Secrétaire général, Coordonnateur résident des Nations Unies, Coordonnateur humanitaire et Représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), est tenu par l'Américain David Gressly[16].

Le général rwandais Jean Bosco Kazura est choisi comme commandant des forces militaires de la MINUSMA. Bilingue français-anglais, il a déjà participé à des missions de maintien de la paix[6],[17]. Son pays, le Rwanda, est membre du conseil de sécurité du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2014. Il quitte le commandement le 5 décembre 2014[18].

Le candidat tchadien, le général Oumar Bikimo, qui avait commandé la MICOPAX puis les forces armées tchadiennes d'intervention au Mali (FATIM), est son adjoint[19]. Il assure l'intérim au départ du général Kazura[20].

Un Français, le général de brigade Christian Thiébault, ancien chef de corps du 4e Régiment étranger, est nommé chef d'état-major de la MINUSMA en juillet 2014[21].

Pertes[modifier | modifier le code]

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali, intégrant les forces tchadiennes, a eu, au 23 février 2015, 47 soldats tués et 171 blessés[22],[23]. En 2014, elle a eu 28 morts et 75 blessés. Il s'agit de la mission de l'ONU ayant eu le plus de pertes cette année la[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « MINUSMA », sur operationspaix.net,‎ 2013 (consulté le 29 juin 2013).
  2. « MINUSMA Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali », sur www.un.org,‎ 2013 (consulté le 28 juin 2013).
  3. « Opération Serval : Point de situation du jeudi 27 juin 18h00 », sur www.defense.gouv.fr,‎ 2013 (consulté le 28 juin 2013).
  4. Mali: l'ONU prolonge le mandat de la Minusma
  5. « Historique », sur minusma.unmissions.org,‎ 2013 (consulté le 28 juin 2013).
  6. a et b Pascal Airault, « Mali : Jean-Bosco Kazura, un Rwandais à la tête de la Minusma », sur www.jeuneafrique.com,‎ 2013 (consulté le 29 juin 2013).
  7. Trois minutes pour comprendre les enjeux de l'élection au Mali dans Libération du 26 juillet 2013.
  8. Olivier Berger, « Mali : 6 000 hommes et 30 pays engagés dans la MINUSMA », sur La voix du Nord,‎ 26 septembre 2013 (consulté le 29 septembre 2013)
  9. rfi : Mali: Bert Koenders réclame plus de moyens militaires et financiers pour la Minusma
  10. Le Nouvel Observateur : Les déboires de l’ONU au Mali
  11. Tjikan : Sécurisation du Nord : Un contingent Cambodgien attendu au Mali cette semaine !
  12. a et b Xinhua : Deux Casques bleus cambodgiens meurent d’un empoisonnement alimentaire au Mali (officiel militaire)
  13. Le Point avec AFP : Mali : 9 Casques bleus tués dans la plus lourde attaque contre l'ONU
  14. RFI : Bert Koenders, ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas
  15. RFi : Mali: un nouveau patron à la tête de la Minusma
  16. MINUSMA : Équipe d'encadrement
  17. « Le général rwandais Jean-Bosco Kazura dirigera la Minusma au Mali », sur www.rfi.fr,‎ 2013 (consulté le 29 juin 2013).
  18. [1]
  19. « Mali: les dessous de la nomination du commandant rwandais de la Minusma », sur www.rfi.fr,‎ 2013 (consulté le 29 juin 2013).
  20. [2]
  21. Ouest France
  22. Malijet : Arnauld Antoine Akodjénou : «c’est regrettable de constater que beaucoup de Maliens ignorent encore les missions de la Minusma »
  23. « MINUSMA : faits et chiffres », sur Organisation des Nations Unies (consulté le 10 janvier 2015).
  24. Philippe Chapleau, « Mali: encore un véhicule des casques bleus touché par un engin explosif (actualisé) », sur Ouest-France,‎ 9 janvier 2015 (consulté le 10 janvier 2015).
  25. rfi : Tessalit, première attaque terroriste contre les casques bleus au Mali
  26. RFI : Mali: attentat meurtrier à Kidal contre des forces de la Minusma
  27. a, b, c, d, e, f, g et h Jeune Afrique : Carte interactive - Mali : la Minusma et les forces françaises en terrain miné
  28. AFP : Crise du nord : Un véhicule de l’ONU saute sur une mine , un soldat burkinabè tué
  29. AFP : Nord du Mali: deux soldats burkinabè tués, 4 blessés dans un attentat suicide
  30. Quatre casques bleus tués dans le nord du Mali, Reuters le 02/09/2014 à 17:06
  31. RFI : Au Mali, la Minusma en première ligne
  32. MINUSMA : la MINUSMA déplore la perte d'un Casque bleu aujourd'hui à Aguelhok
  33. RFI : Mali: la Minusma à nouveau endeuillée
  34. RFI : Mali: 9 casques bleus nigériens tués dans une attaque terroriste
  35. AFP : Mali: le camp de l'ONU à Kidal attaqué à la roquette, un Casque bleu sénégalais tué
  36. Malijet : Un véhicule des Casques bleus tchadiens saute sur une mine au Nord du Mali : 1 mort, quelques blessés et 2 suspects arrêtés
  37. RFI : Nord du Mali: nouvelles attaques contre les forces de l’ONU
  38. Alakhbar : Mali: le mouvement El-Mourabitoune revendique plusieurs attentats contre la MUNISMA
  39. Jeune Afrique : Mali : sept soldats sénégalais de la Minusma blessés dans l'explosion d'un mine
  40. RFI : Mali: attaque terroriste contre la Minusma à Kidal

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]