Aubergenville
| Aubergenville | ||
L'hôtel de ville |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Département | Yvelines | |
| Arrondissement | Mantes-la-Jolie | |
| Canton | Aubergenville | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Seine Mauldre | |
| Maire Mandat |
François Bony[1] 2008-2014 |
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| Code postal | 78410 | |
| Code commune | 78029 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
12 020 hab. (2010) | |
| Densité | 1 361 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 47 m — Max. 142 m | |
| Superficie | 8,83 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
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Aubergenville est une commune française du département des Yvelines, dans la région Île-de-France, située le long de la Seine à 41 km à l’ouest de Paris et 13 km à l’est de Mantes-la-Jolie. En 942, Aubergenvilla[2]; en 1351, Aubergeinvilla, Aubergenville, Obergenvilla [3]; du francisque Adalberga[4].
Les habitants sont appelés les Aubergenvillois[5].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
La commune d’Aubergenville se situe dans le nord du département des Yvelines, sur la rive gauche de la Seine, à 12 km à l'est de Mantes-la-Jolie, sous-préfecture, et à 30 km au nord-ouest de Versailles, préfecture du département.
Les communes limitrophes sont Flins-sur-Seine à l’est, Épône et Nézel à l’ouest et Bazemont au sud. Au nord, la Seine sépare Aubergenville de Gargenville.
Son centre se situe à flanc de coteau, avec le bourg ancien ainsi qu’une zone d'aménagement concerté (ZAC) et une cité datant des années 1970, construite dans le domaine de l’ancien château d'Acosta et composée de nombreux immeubles de logements sociaux.
L’urbanisation s’est largement étendue d’une part vers la Seine avec la gare, des zones d’activités, un centre commercial (le « Family Village »), un centre aquatique (« Les bains de la Seine et Mauldre », ouvert en juin 2009) et la cité-jardin d’Élisabethville, et d’autre part vers le plateau qui se trouve à la limite nord de la plaine de Versailles, où a été implanté plus récemment le lycée Vincent Van Gogh.
Un hameau se trouve à l’écart, Vaux-les-Huguenots, dans un creux tourné vers la vallée de la Mauldre.
Hydrographie [modifier]
Le territoire communal longe la rive gauche de la Seine sur environ 2,5 km. Il inclut, en partie un étang qui est un bras mort de la Seine, le Giboin, fréquenté par les amateurs de pêche à la ligne.
La nappe aquifère des alluvions de la Seine est exploitée par la société Lyonnaise des eaux qui en assure le traitement dans son usine de Flins-sur-Seine pour l'approvisionnement en eau potable de nombreuses communes du nord des Yvelines. Des stations de pompages sont implantées dans la partie nord du territoire d'Aubergenville (mais aussi dans les communes voisines des Mureaux, Flins-sur Seine, Épône et Mézières-sur-Seine, l'ensemble constituant le « champ captant d'Aubergenville »). De ce fait la moitié nord du territoire aubergenvillois est soumise à un périmètre de protection éloigné, dans lequel les activités, installations et dépôts sont réglementés[6],[7].
La commune est concernée par les risques d'inondations liées aux crues de la Seine dans la frange nord du territoire. Les zones inondables sont été classées en zone verte : au nord d'Élisabethville, zone soumise à un risque élevée dans laquelle toute construction est interdite pour maintenir le champ d’expansion de crue de la Seine, et zones bleue et rouge clair : zones occupées par l'usine Renault de Flins, également très exposées au risque d'inondation dans lesquelles toute urbanisation nouvelle est prohibée, mais l'entretien et le renouvellement des installations existantes est permis. Le Giboin est classé en zone marron, zone destinée à préserver les capacités de grand écoulement de la Seine[8].
Climat [modifier]
Le climat d'Aubergenville est un climat tempéré de type océanique dégradé[9] caractéristique de celui de l'Île-de-France. Les températures moyennes s'échelonnent entre 2 à 5 °C en hiver (janvier) et 14 à 25 °C en été (juillet). La pluviométrie moyenne, relativement basse, s'établit à environ 600 mm par an. Les mois les plus pluvieux vont d'octobre à janvier.
Occupation du territoire [modifier]
Infrastructures [modifier]
Les voies de communication sont concentrées dans la basse vallée avec la départementale no 113, l’autoroute de Normandie (A 13) et la voie ferrée Paris-Rouen-Le Havre, sans oublier la Seine navigable.
Héraldique [modifier]
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Les armes d'Aubergenville se blasonnent ainsi : |
Histoire [modifier]
La fondation du bourg d’Aubergenville remonte au XIe siècle. C’était alors une seigneurie autonome, fief de Pierre d’Aubergenville dès 1065[10].
Trois châteaux existaient dans la commune : le château de la Garenne , le château de Montgardé et le château d'Acosta. Seul subsiste le château de Montgardé, dominant la vallée de la Mauldre au-dessus de Nézel. Le château de la Garenne qui se trouvait dans la basse vallée de la Seine a été détruit pour laisser la place aux logements construits par Renault pour ses ouvriers, il subsiste néamoins deux grilles en fer forgé appartenant au château , dont l'une sert aujourd'hui d'entrée à la résidence privée du Château de la Garenne . Il subsiste également la ferme de la garenne ,faisant autrefois partie du domaine de la garenne qui faisait 25 hectares de terrains de chasse et 125 hectares de bois et broussailles. Le château d'Acosta construit près du village au XVIIIe siècle a disparu en 1965. Un grand ensemble de logements sociaux a remplacé le château et son parc.
En 1843, la gare (actuellement dénommée Aubergenville-Élisabethville) est construite sur la ligne Paris-Saint-Lazare-Rouen.
En 1921, la cité-jardin d’Élisabethville est créée le long de la Seine dans le domaine de la Garenne. Une partie de cette cité nouvelle s’étend sur la commune voisine d’Épône. Cette citée est constituée en grande partie de maisons de vacance des parisiens et autres citadins ne pouvant pas partir plus loin, comme en Province Normande. Les années 1920 marquent aussi la création de la « plage » d'Aubergenville, située sur la Seine, accompagnée d'un magnifique hôtel-restaurant, maintenant détruit.
Le 10 mai 1944, un bombardier Lancaster de la Royal Air Force s'écrase sur le territoire de la commune. Sept aviateurs (6 britannique et un néo-zélandais) trouvent la mort et sont enterrés dans le cimetière d'Aubergenville. [1][2]
En 1952, l’implantation de l’usine Renault de Flins, située principalement dans le territoire de la commune d’Aubergenville, donne un élan décisif au développement de la ville.
En 2008, débute la construction du Family Village, un centre commercial de nouvelle génération. Suivi d'un centre aquatique, « Les Bains de Seine et Mauldre », il a été inauguré en juin 2009 par Bernard Laporte, alors ministre des Sports. Enfin ,en 2011 est inauguré la Maison des Associations.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 12 020 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Personnalités [modifier]
- Jean-Baptiste Péjoine, rugbyman, né à Aubergenville
- Sophie Primas, femme politique, vivant à Aubergenville
Administration [modifier]
Les maires d'Aubergenville [modifier]
Instances administratives et judiciaires [modifier]
La commune d'Aubergenville appartient au canton d'Aubergenville et est rattachée à la communauté de communes Seine-Mauldre (CCVS). Elle est aussi incluse dans le territoire de l'Opération d'intérêt national Seine-Aval[15].
Sur le plan électoral, la commune est rattachée à la neuvième circonscription des Yvelines, circonscription à dominante rurale du nord-ouest des Yvelines, dont le député est Jean-Marie Tétart (UMP).
Au plan judiciaire, Aubergenville fait partie de la juridiction d’instance de Mantes-la-Jolie et, comme toutes les communes des Yvelines, dépend du tribunal de grande instance ainsi que de tribunal de commerce sis à Versailles[16],[17].
Économie [modifier]
- Industrie automobile (Renault, usine de Flins)
- Zones d’activités diverses
- Family village[18]
- Agriculture : maraîchage dans la basse vallée, grande culture (céréales) sur le plateau.
Transports et voies de communications [modifier]
Réseau routier [modifier]
Aubergenville est desservi par l'A 13 (l'autoroute de Normandie allant de Paris à Caen en passant près de Rouen) et par l'ancienne RN 13, devenue la RD 113.
Desserte ferroviaire [modifier]
La gare d'Aubergenville-Élisabethville est desservie par la ligne J du Transilien, il s'agit de la ligne Mantes-la-Jolie-Paris-Saint-Lazare. À long terme, avec le prolongement du RER E, la gare d'Aubergenville-Élisabethville sera reliée à La Défense via le RER E et perdra le ligne J du Transilien.
Autocars [modifier]
La commune est desservie par :
- les lignes 9, 10, 12, 18, 34, 41, 42, 43, 511 et 512 de la société de transport Veolia Transport Ecquevilly ;
- la ligne 40 de la société de transport Mobicité ;
- la ligne 501 de la société de transport Veolia Transport Houdan.
Culture [modifier]
La ville participe au concours des villes et villages fleuris et possède deux fleurs depuis 2009[19].
Sports [modifier]
La ville d'Aubergenville possède plusieurs clubs de sport comme : le handball, football, rugby, natation, basket, danse, athlétisme, judo, karaté, boxe, capoeira, tir à l'arc, gymnastique.
Plusieurs titres départementaux et régionaux ont été gagnés dans diverses disciplines.
Patrimoine architectural [modifier]
- Église Saint-Ouen : située au centre du vieux bourg, sa construction remonte au XIIe siècle. Le clocher massif de section carrée date du XIVe siècle. Il a été couvert d’ardoises en 1766.
- Église Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus : située à Élisabethville, elle a été construite en 1927 par l’architecte Paul Tournon. C’est, après Saint-Jean de Montmartre et Notre-Dame du Raincy, une des premières églises en béton construite en France. Les sculptures visibles sur la façade, œuvre du sculpteur Carlo Sarrabezolles, ont été réalisée dans le béton frais, il s'agissait d'une première à l'époque. Le bâtiment est classé à l’inventaire des monuments historiques.
- Dolmen de La Noue de Bié.
- Château de Montgardé du XVIIIe siècle.
- Château du Vivier du XVIIIe siècle.
- Temple protestant au hameau de Vaux-les-Huguenots.
Villes jumelées [modifier]
Dieburg (Allemagne) depuis 1975,
Bełchatów (Pologne) depuis 1997,
Alcobaça (Portugal) depuis 1997,
Horndean (en) (Angleterre) depuis 1998.
Cinéma [modifier]
Film tourné à Aubergenville :
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- les maires des Yvelines, préfecture des Yvelines
- GUERARD (Benjamin). Cartulaires de France: Cartulaire de l'Église Notre-Dame de Paris, t. 4, (1850), p. 72.
- LONGNON (Aug.), Pouillé de la Province de Sens (1904), p. 121, 156, 211
- MULON (Marianne). Noms de lieux d'Ile-de-France. (1997), p. 83.
- Aubergenville, Union des maires des Yvelines. Consulté le 20 avril 2011.
- Périmètres de protection des captages, DRASS Île-de-France, 1er juillet 2005. Consulté le 11 mai 2011.
- [PDF] La Distribution de l'eau potable dans les Yvelines en 2004, DRASS Île-de-France. Consulté le 11 mai 2011.
- Plan de Prévention des Risques d’Inondation de la vallée de la Seine et de l'Oise - Département des Yvelines -Notice de présentation, Préfecture des Yvelines, 2007. Consulté le 11 mai 2011.
- Climat des Yvelines sur le site de Météo-France
- Monique Bardy, La Grande Histoire des Yvelines, Édijac, Pontoise, 1989, p. 16.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Anne Lumet, Aubergenville, hier, aujourd'hui, demain, Les éditions Wauquier, 2010 (ISBN 978-2-91549-12-0), p. 68-73.
- « La liste des maires - "Troisième tour" des municipales », Le Courrier de Mantes, 29 mars 2001.
- Les communes et les intercommunalités du territoire de l’OIN Seine Aval, Epamsa. Consulté le 20 avril 2011.
- Tribunal d'instance de Mantes-la-Jolie - Liste des communes et cantons, Cour d'appel de Versailles. Consulté le 20 avril 2011.
- Tribunal de grande instance de Versailles -, Cour d'appel de Versailles. Consulté le 20 avril 2011.
- Site familyvillageaubergenville
- www.cnvvf.fr
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Pierre Mallémont, Aubergenville : Une promenade insolite sur les sentiers de l'histoire, P. Mallémont, 2003, 59 p. (ISBN 2-95152-481-1)
- Anne Lumet, Aubergenville, hier, aujourd'hui, demain, Les éditions Wauquier, 2010, 105 p. (ISBN 978-2-91549-12-0)
- Franck Le Gal et Alain Diancourt, Aubergenville : Au cœur de la mémoire
