La Tour-sur-Orb

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La Tour-sur-Orb
Église de Clairac
Église de Clairac
Blason de La Tour-sur-Orb
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Bédarieux
Intercommunalité Communauté de communes des Monts d'Orb
Maire
Mandat
Marie-Aline Edo
2014-2020
Code postal 34260
Code commune 34312
Démographie
Gentilé Tourorbois
Population
municipale
1 259 hab. (2011)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 15″ N 3° 08′ 59″ E / 43.6541666667, 3.14972222222 ()43° 39′ 15″ Nord 3° 08′ 59″ Est / 43.6541666667, 3.14972222222 ()  
Altitude Min. 204 m – Max. 745 m
Superficie 30,65 km2
Localisation

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La Tour-sur-Orb est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Tourorbois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte

Cette commune est située dans les Hauts cantons de l'Hérault entre les communes de Bédarieux et du Bousquet. En 2013, elle rejoint le Parc naturel régional du Haut-Languedoc.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 3 065 hectares ; l'altitude varie entre 204 et 745 mètres[1].

Le hameau est construit sur de la ruffe (terrain rouge du permien) et sur du causse (terrains et roches calcaires) d'où la construction du four à chaux (voir le site: http://www.everyoneweb.fr/fourachauxlatour )

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à proximité de l'Orb.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Tour-sur-Orb
Camplong Le Bousquet-d'Orb Lunas
Saint-Étienne-Estréchoux La Tour-sur-Orb Dio-et-Valquières
Le Pradal Bédarieux Carlencas-et-Levas

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est accessible en arrivant de Lunas au nord et Bédarieux au sud, par la D35[2]. Deux lignes de bus venant de Bédarieux desservent également la commune[3].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune est constituée de plusieurs hameaux : Boubals, Le Bousquet de la Balme, Boussagues, Clairac, Frangouille, Le Mas Blanc, La Plane, Le Ruffas, Saint Xist, Senegra et Vereilhes.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 783, alors qu'il était de 629 en 1999[a 1].

Parmi ces logements, 67,8 % étaient des résidences principales, 23,5 % des résidences secondaires et 8,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 89,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 9,5 % des appartements[a 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 79,4 %, en légère baisse par rapport à 1999 (81,2 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) a augmenté : 2,0 % contre 0 % en 1999, leur nombre ayant diminué de 0 à 10[a 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, le hameau portait le nom de Brousson[4]. L'origine du nom actuel renvoi à l'ancien château de la tour de Patau au XVIIe siècle[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1761, la communauté de Boussagues comprenait Clairac, le Mas-Blanc, le Bousquet Barbal, Saint-Xist, Véreilhes, Sénégra, Alzou, Frangouille, Camplong, Graissessac, Riols, Laroque, Lomastan, Prouvères, l'Airole, Saint-Étienne-Estréchoux, Vérenoux, Marsans d'Alzon.

Les paroisses étaient rattachées au diocèse de Béziers.

En 1790, les paroisses de Saint-Martin de Clémensan et de Saint-Laurent de Feyrerolles sont rattachées à Boussagues. Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire » créée en prairial an II[6] ; la commune de Graissessac, qui est rattachée à Boussagues au début de la Révolution, comptait elle aussi sa société révolutionnaire, créée en messidor an II, et comptait 76 membres[6].

En l'an II, Camplong, érigée en commune est détachée de Boussagues ; Saint-Etienne-de-Mursan, Saint-Étienne-Estréchoux, Saint-Martin de Clémensan et Graissessac lui sont rattachées.

Jusqu'en 1884, le nom de la commune est Boussagues.

Le 14 janvier 1884, le chef-lieu de commune est transféré du village de Boussagues au village de La Tour. La commune prend le nom de La Tour-sur-Orb (B.L. 1884, XXVIII-182).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15[7].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 février 2004 Marius Cioli PCF  
mars 2004 en cours Marie Aline Edo[8] sans étiquette  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La Tour-sur-Orb relève du tribunal d'instance de Béziers, du tribunal de grande instance de Béziers, de la cour d'appel de Montpellier, du tribunal pour enfants de Béziers, du conseil de prud'hommes de Béziers, du tribunal de commerce de Béziers, du tribunal administratif de Montpellier et de la cour administrative d'appel de Marseille[9].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 27 août 2013, La Tour-sur-Orb n'est jumelée avec aucune commune[10].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement de 2011, la commune comptait 1 259 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1861 1876 1881 1886
1 021 1 165 848 1 041 1 138 1 145 1 181 1 191 990
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
1 089 1 057 1 083 1 086 1 061 1 145 1 221 1 214 1 114
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
985 991 901 758 812 1 031 1 039 1 050 1 152
2011 - - - - - - - -
1 259 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Tour-sur-Orb dépend de l'académie de Montpellier.

Elle administre une école maternelle et une école élémentaire communales regroupant 126 élèves en 2012-2013[13].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Diverses associations proposent des activités sportives, des abrupts naturels permettent de pratiquer l'escalade.

Cultes[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune dépend de la paroisse catholique Notre-Dame des Lumières au sein du secteur missionnaire « Orb et Libron » de l'archidiocèse de Montpellier[14],[15]. Cette paroisse ne dispose plus de lieu de culte à La Tour-sur-Orb[16].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 24 466 €, ce qui plaçait La Tour-sur-Orb au 24 074e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[17].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 732 personnes, parmi lesquelles on comptait 67,4 % d'actifs dont 58,8 % ayant un emploi et 8,6 % de chômeurs[a 4].

On comptait 211 emplois dans la zone d'emploi, contre 289 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 438, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 1] est de 48,2 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre seulement un emploi pour deux habitants actifs[a 5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, La Tour-sur-Orb comptait 106 établissements : 42 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 14 dans l'industrie, 16 dans la construction, 31 dans le commerce-transports-services divers et 3 étaient relatifs au secteur administratif[a 6].

En 2011, six entreprises ont été créées à La Tour-sur-Orb[a 7].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Éléments remarquables[modifier | modifier le code]

La commune contient quatre monuments et trois objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[18]:

  • le cloître de l'église de Saint-Xist, inscrit depuis le 27 décembre 1979, daté entre le XIIe au XVIe siècle[19] ;
  • l'ancien four à chaux inscrit depuis le 17 mars 2010, daté du XIXe siècle[20] ;
  • le château des abbés de Joncels inscrit depuis le 21 janvier 1964, et daté du XVIIe siècle[21] ;
  • le chœur de l'église de Boussagues inscrit depuis le 6 janvier 1988, et daté entre le XIIe au XVIe siècle[22] ;
  • une statue en pierre, dite de Capimont, représentant la « Vierge à l'Enfant », datée du XVe siècle, située dans l'église de Clairac et classée depuis le 11 septembre 1957[23] ;
  • la plaque funéraire de Servens, en marbre, datée du XIIIe siècle, située dans l'église du hameau de Boussagues et classée depuis le 30 septembre 1911[24] ;
  • la plaque funéraire de Géraud Ajanesius, en marbre, datée du XIIIe siècle, située dans l'église du hameau de Boussagues et classée depuis le 30 septembre 1911[25].

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

On peut citer :

  • le pont médiéval de Mirande, qui enjambe l'Orb ;
  • le viaduc de l'ancienne ligne graissessac-béziers du XIXe siècle ;
  • la chapelle Saint-Pierre de Brousson ;
  • l'église Sainte-Marie de Frangouille ;
  • l'église Saint-Saturnin de Clairac ;
  • l'église de la Trinité du XIVe siècle;
  • le "castèl de l'inglès" au Bousquet de la Balme[1].

Le hameau de Boussagues du XIIe au XVIIe siècle, conserve des restes de vieilles bâtisses médiévales, ainsi que deux châteaux avec leurs remparts, et deux églises (dont une en ruine).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr La Tour-sur-Orb (Hérault).svg

Les armoiries de La Tour-sur-Orb se blasonnent ainsi :


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  2. http://www.viamichelin.com/web/Maps?layers=0001&strLocid=31NDJoNnQxMGNORE11TmpVMU56Yz1jTXk0eE5EazJOZz09
  3. http://www.herault-transport.fr/index.php
  4. carte de CassiniVisualisation sur Géoportail.
  5. Frank R. Hamlin, Les noms de lieux du département de l'Hérault, éd. abbé A. Cabrol, 1983, p. 275 et 390.
  6. a et b Jean-François Dubost, Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795), [lire en ligne], in Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 414.
  7. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  8. Liste des maires de l'Hérault
  9. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le 27 août 2013).
  10. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 27 août 2013).
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  13. « Hérault (34) > La Tour-sur-Orb > École », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 27 août 2013).
  14. « Organisation territoriale - Découvrez la paroisse de votre commune », sur le site de l'archidiocèse de Montpellier (consulté le 28 août 2013).
  15. « Paroisse Notre-Dame des lumières », sur le site de l'archidiocèse de Montpellier (consulté le 28 août 2013).
  16. « Paroisse Notre-Dame des lumières », sur le site egliseinfo.catholique.fr de la Conférence des évêques de France (consulté le 28 août 2013).
  17. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  18. « La Tour-sur-Orb », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Église de Saint-Xist et son cloître », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Ancienne usine de chaux », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Résidence des abbés de Joncels (ancienne) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Église de Boussagues », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « statue dite de Capimont : Vierge à l'Enfant (la) », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. « plaque funéraire de Servens », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. « plaque funéraire de Géraud Ajanesius », base Mérimée, ministère français de la Culture.