Courniou

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Courniou
Vue générale.
Vue générale.
Blason de Courniou
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Saint-Pons-de-Thomières
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Saint-Ponais
Maire
Mandat
Catherine Sonzogni
2014-2020
Code postal 34220
Code commune 34086
Démographie
Gentilé Courniounais
Population
municipale
613 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 28′ 28″ N 2° 42′ 45″ E / 43.4744, 2.712543° 28′ 28″ Nord 2° 42′ 45″ Est / 43.4744, 2.7125  
Altitude 362 m (min. : 329 m) (max. : 951 m)
Superficie 30,06 km2
Localisation

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Courniou

Courniou (en occitan Cornhon) est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Le pays est montagneux. Le village est situé à 362 m d'altitude; le point le plus haut est Le Sud (951 m).

Le col de la Fenille (459 m), situé sur la D.612 à l'ouest de la commune avant la limite départementale avec le Tarn, est sur la ligne de partage des eaux entre la mer Méditerranée et l'océan Atlantique. Il figure parmi les points du versant atlantique les plus proches de la Méditerranée en France[1]. La commune est sur les deux versants, ainsi donc que le département de l'Hérault.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes  de Courniou

Les armes de Courniou se blasonnent ainsi :

tranché au premier de gueules à la croix cléchée pommetée et vidée d'or; au deuxième d'or à trois châtaignes au naturel rangées en orle, une cotice d'argent brochant sur la partition, au chef de sable chargé d'une chauve-souris essorée d'argent[2]

.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention de Courniou figure dans la charte de création de l’abbaye de Saint-Pons par Raymond Pons, comte de Toulouse (Xe siècle). L'église de Notre-Dame de Courniou a été construite en 1692. Jusqu'en 1705, les habitants de Courniou dépendaient de la paroisse Saint-Fabien de Prouilhe. Les trois paroisses de Notre-Dame de Courniou, Saint-Fabien de Prouilhe et Saint-Mathias de Marthomis (ces deux dernières érigées en paroisse en 1844) étaient annexes de celle de Saint-Pons.

Le 18 février 1884, la commune de Courniou est créée, formée des hameaux de Courniou, Prouilhe et Marthomis, distraits de la commune de Saint-Pons-de-Thomières (B.L. 1884, XVIII-183)

Géologie[modifier | modifier le code]

Les terrains composant la géologie de Courniou sont variés.

Au nord de la commune, on trouve des gneiss et granites caractéristiques de la zone axiale de la Montagne Noire. A l'ouest, du col de la fenille jusqu'à l'entrée du village, affleurent des schistes ardoisiers probablement pré-cambriens à cambriens.

Le reste de la commune est formé d'une série géologique allant de l'Ordovicien au carbonifère, souvent appelée "unité du saintponais" :

L'Ordovicien apparaît au sud de la commune sous la forme de grès et pélites directement en contact avec une série dévonienne carbonatée. Le dévonien est fortement plissé et semble être le flanc inverse d'un antique pli couché. La position inversée de la série est confirmée par la présence de carbonifère (étage Viséen) dans le coeur d'une antiforme.

Extraction[modifier | modifier le code]

L'ouverture de carrières dans les schistes a permis l'extraction d'ardoises tandis que les calcaires ont livré des moëllons et de la chaux.

Il est intéressant de noter que le sud de la commune renferme des gîtes métallifères[3] dans les calcaires, les dolomies et les grès. Aussi, du minerai de fer y a été extrait jusqu'au début du XXe siècle.

On trouve aussi un ancien site d'extraction de calcite, utilisée pour la réalisation de linteaux ou de pierres de parements.

Enfin, au XVIIIe siècle, les marbres eifféliens y ont été extraits pour leur qualité décorative.

L'industrie extractive a disparu sur la commune.

Le karst[modifier | modifier le code]

La présence d'une bande carbonatée fortement fracturée entourée de terrains imperméables a permis une très forte karstification dont l'exemple le plus connu est la grotte de la Devèze.

Ce vaste karst qui s'étend des Verreries de Moussans jusqu'à Saint Pons de Thomières draine les eaux météoriques et les eaux du Thoré et de la Salesse perdues au contact des calcaires et résurgent aux sources du Jaur et de Ponderatz à Saint-Pons-de-Thomières.

Vue de Marthomis

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2014 Jean-Pierre Rouanet    
mars 2014   Catherine Sonzogni   - Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 613 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1886. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
1 682 1 602 1 516 1 314 1 218 1 111 895 879 805
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
773 703 656 673 529 503 537 595 606
2005 2006 2010 2011 - - - - -
619 617 607 613 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique
Église Notre-Dame.

Économie[modifier | modifier le code]

En 1884, le chemin de fer de Castres à Bédarieux a permis un essor économique. Les forêts ont favorisé l'industrie du bois (charpentes, douelles de barriques, cercles, tuteurs pour la vigne). Les tisserands étaient nombreux autrefois. Entre 1830 et 1960 a été exploitée une mine de fer dans la région des Usclats-Verreries.

Lieux-dits et écarts (masages)[modifier | modifier le code]

  • Balescut
  • Bapech
  • Briol (le)
  • Cabanes
  • Clos du Rey
  • Colombier (le)
  • Costète (la)
  • Couffins
  • Courniou
  • Enclauses (les)
  • Fajolle (la)
  • Frescatis
  • Gayraud
  • Juge (le)
  • Marquit
  • Mas Haut
  • Mathas (Le)
  • Marthomis
  • Moulin (le)
  • Nabat
  • Pauzelles (les)
  • Pressarié (la)
  • Prouilhe
  • Rocadel (le)
  • Roucan
  • Sabo
  • Saint-Roger
  • Sagnette (la)
  • Scio
  • Soulage
  • Usclats
  • Vergne (le)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Grotte de la Devèze. Voir les salles
    • Salle Casteret
    • Salle des Bijoux
    • Salle Armand
    • Salle de Rouville
    • Salle de L’abbé
    • Salle Milhaud
  • Musée français de la Spéléologie

Aire de jeux sous la cathédrale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Col de la Fenille sur Géoportail.
  2. Armorial des communes de l'Hérault, Didier Catarina, Jean-Paul Fernon, avec le concours de Jacky David, éd. Artistes en Languedoc, 2004, (ISSN 1264-5354), p. 40.
  3. 1993 - M. Demange, C. Alabouvette, notice de la carte géologique de Saint Pons.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]