Caucalières

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Caucalières
Blason de Caucalières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn
Arrondissement Castres
Canton Mazamet-Sud-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Castres - Mazamet
Maire
Mandat
Jean-Michel Arjona
2014-2020
Code postal 81200
Code commune 81066
Démographie
Gentilé Caucaliérois
Population
municipale
313 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 23″ N 2° 18′ 45″ E / 43.5230555556, 2.312543° 31′ 23″ Nord 2° 18′ 45″ Est / 43.5230555556, 2.3125  
Altitude 194 m (min. : 178 m) (max. : 324 m)
Superficie 12,8 km2
Localisation

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Caucalières est une commune française située dans le département du Tarn et la région Midi-Pyrénées.

Les habitants de Caucalières s'appellent les Caucaliérois et les Caucaliéroises. L'origine du nom de Caucalières vient de l'occitan caucala : « corneille ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Commune située dans le Massif central au sud du département du Tarn, entre Mazamet et Castres au sud-est.

La situation géographique de ce village orienté plein sud au pied de la falaise calcaire, semble avoir favorisé un habitat préhistorique, mais les témoignages de ces périodes sont peu nombreux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Caucalières
Castres Lagarrigue et Valdurenque Noailhac (non limitrophe)
Labruguière Caucalières Payrin-Augmontel
Aiguefonde

Histoire[modifier | modifier le code]

Les seigneurs de Pins ont administré et conduit ce bourg dès la seconde moitié du XIVe siècle et jusqu'à la Révolution. Caucalières-d'Albigeois, sur la rive droite, est alors distincte de Caucalières-de-Lavaur, sur la rive gauche mais rattaché au village d'Aiguefonde. Les deux entités ne se réunissent qu'en 1947. Une petite unité de filature, installée au bord de la rivière, occupait nombre de salariés dès l'extension des activités liées à l'industrie du textile. Bien que le causse ne soit pas trop fertile, les moutons trouvent leur nourriture sur les plateaux et les combes autorisent la culture du seigle et de l'avoine.

Petits faits d'histoires[modifier | modifier le code]

Dans les registres paroissiaux de St Jean Baptiste de Caucalières on trouve la relation de faits ou d'événements survenus sur le territoire de la paroisse.

BMS 1722-1734 page 33 
Un impôt particulier qui perdurera jusqu'à la révolution
Arrêt du parlement de Toulouse du 18 mars 1619 qui condamne le .... des habitants de la paroisse à payer annuellement au curé quatre mesures de froment pour chaque paire de labourage en conséquence d'une transaction du 22 may 1324 produite au procès.
BMS 1754-1761 page 34 35 
Des relations difficiles entre le curé et sa hiérarchie
Nous Prêtre et curé de St Jean de Caucalières certifions a quiconque il appartiendra de l'année 1758 assisté des marguiliers nous aurions fait une quête dans la paroisse pour acheter une hycharpe que le châpitre de Lautrec quoique fruit prenant pour les deux tiers ne voulut pas fournir et nous aurions ramassé la somme de vingt et une livre et quelque sol laquelle somme fut employée a l'achat de neuf pan ?daguet? de soye à (suit une liste de fournitures et de prix).
De plus nous mimes au fon de cette hycharpe une frange en argent fin qui couta environ 21 livre le tout .........
.....
Facon de l'hycharpe pour qu'on ne s'y meprenne pas.
Elle est d'un droguet en soye blanc de neuf pans de longueur sur 2 pans de largeur avec surpiquet d'argent fin au bord et une belle frange d'argent fin aux deux bouts... Je susigné certifie que tout ce dessus contient vérité à Caucalière le 16 avril 1760.
signé Boudes curé de St Jean de Caucalières
Le surplus de 21 livre a été fourny aux fraix de nous dit curé sans que le chapitre ai rien donné pour cela
signé Boudes Curé
BMS 1769-1775 page 6 
Ecroulement d'une tour
L'an 1770 et le septième jour du mois de février la tour "dite de Monfalcout" de Caucalières Tomba à 9 heure du soir sans faire mal à personne.
signé Boudes Curé
BMS 1782-1788 page 51 
déménagement de l'église
L'église paroissiale de la paroisse St Jean de Caucalières située depuis un temps immémorial sur une montagne de roche fort escarpée du côté du nord et à côté du village, a été transférée, dans une grande place près et sur le bord de la rivière de Thoret, et a été bénie le trois du mois d'aout 1788
Me André Plasolles curé de la dite paroisse

Cahiers de Doléances[modifier | modifier le code]

Ci dessous une transcription (perfectible) du cahier de doléance du tiers état établi par la communauté de Caucalières. Ces doléances seront ensuite reprise en partie dans le cahier de doléance du tiers état de la sénéchaussée de Castres.

Cahier de doléances, plaintes et remontrances de la communauté de Caucalières en Albigeois au diocèse et sénéchaussée de Castres.

Le tiers état de la communauté de Caucalières en Albigeois assemblé en conformité de l'article 28 du règlement fait par Roy pour l'exécution des lettres de convocation aux états généraux du royaume

Considérant que les auspices sous lesquels la nation va être assemblée annoncent à la France quelle jouira bientôt du bonheur pour lequel Son Roy et ses peuples sont faits

A unanimement reconnu et délibéré qu'il lui importe de s'adresser au Roy, environné des députés de la nation aux états généraux, pour lui demander par forme ses respectueuses doléances, plaintes et remontrances.

  1. D'assurer à la seule religion catholique apostolique et romaine le libre exercice de son culte public en accordant toutefois a ses sujets non catholiques l'état civil et les prérogatives des citoyens français.
  2. De faire revivre et exécuter les anciens règlements civils et canoniques qui prohibent la plupart des bénéfices, prescrivent l'obligation de la résidence et détermine l'emploi et le partage des revenus ecclésiastiques
  3. Que les décimateurs soient tenus des réparations, constructions et reconstructions des églises et presbytères et de la fourniture des ornements, vases et nécessaires au service divin, et de tous les objets qui sont relatifs aux fonctions de leur ministère et que tout cazuel soit supprimé
  4. que la dîme ramenée à son institution primitive, ne puisse porters ur les objets qui servent à la nourriture du bétail indispensable à la culture des terres et à leur amélioration, de même sur les bestiaux à laine et que les décimateurs ne percevront pas la dîme sur la semence et que toutes les pailles restent aux propriétaires.
  5. de donner un règlement général sur l'abréviation des procès, la simplification des formes judiciaires, la réforme du code civil et criminel, le rapprochement des justiciables, non seulement des justices ordinaires mais encore des tribunaux de dernier ressort.
  6. de supprimer tous les tribunaux d'exception et l'impôt de la gabelle qu'il a lui-même jugée qui pèse extraordinairement sur son peuple et principalement sur la classe des cultivateurs qui ayant à peine les facilités de se fournir le sel dont ils ont besoin pour eux-mêmes sont dans l'impuissance d'en donner aux bestiaux a qui il est si nécessaire
  7. De donner un nouveau tarif pour le contrôle, plus simple et moins onéreux au peuple, toujours vexé par une foule de lois fiscales amendées sur cette matière qui ne sont avantageuses qu'aux traitants qui les interprètent toujours a leur gré
  8. Que le roi sera également supplié pour alléger le fardeau des impositions de toutes nature qui écrasent le cultivateur, d'ordonner que toutes sortes de privilèges y seront assujettis à hauteur de leur revenu
  9. Que le roi prendra également en considération, que les taxations des receveurs et collecteur absorbent le neuvième des impositions réelles et personnelles et que le besoin du peuple exige que la perception de l'impôt soit simplifiée et moins onéreuse
  10. De supprimer en conséquence les formalités ruineuses de décrets des biens qui écrasent le redevable qui ne peut pas souvent payer le collecteur qui a été obligé de le poursuivre tandis qu'une procédure sommaire et gratuite faite par les officiers municipaux obvierai a ce double inconvénient lorsque la dette serait relative au paiement des impositions
  11. D'ordonner que pour l'avantage du commerce et l'agriculture l'argent prêté à terme pourra produire un intérêt réglé par une nouvelle loi
  12. De dégager le commerce de toutes les entraves que les privilèges exclusifs de certains ports ou ville, et autres obstacles opposent a son activité et au progrès de l'industrie.
  13. De supprimer entièrement les droits de péage sur les rivières, les chemins les propriétaires toutes fois indemnisés et de rendre les douanes aux barrières du royaume
  14. D'assurer la liberté civile et individuelle de chaque citoyen et de soumettre à l'assemblé générale des états du royaume l'examen de la grande question qui est élevée sur les lettres de cachet ainsi que sa majesté a daigné l'annoncer elle-même par la voix de son ministre.
  15. Que le roi sera instamment supplié de faire connaître à la nation assemblée la somme de la dette nationale.
  16. De fixer a une somme déterminée le montant des pensions et d'arrêter avec la nation assemblée l'état des dépenses à faire dans les différents départements et d'ordonner la responsabilité des ministres
  17. De consulter la nation assemblée sur la culture du tabac et la marque des cuirs
  18. De considérer que la milice pesant infiniment sur les campagnes dont elle tyrannise les habitants, et les force à abandonner les lieux qui les ont vu naître pour embrasser une profession qui leur répugne et qui prive l'agriculture d'une foule de bras nécessaire, il serait utile d'adopter une forme moins onéreuse pour cet objet.
  19. D'assurer à la nation le retour des états généraux du royaume a des époques fixés et périodiques dans lesquels dits états généraux on votera par tette et non par ordre.
  20. Que le roi sera supplié de supprimer absolument la commission dite Etats de la province de la langue d'oc, et d'accorder à la dite province une administration représentative des trois ordres ou les députés qui la compose seront tous élus librement par leur pairs, et que la présidence y soit alternative entre les deux premiers ordres
  21. Que les administrations secondaires des diocèses ou des municipalités soient modelées sur les mêmes principes
  22. Que sa majesté sera suppliée de confier a l'administration diocésaine la répartition des sommes que sa munificence destine aux indemnités
  23. Le présent lieu se trouvant assis sur un causse très aride, pierreux et sans presque aucun arbuste ne pouvant produire aucun fourrage ni récolte est si chargé de tailles que biens reviennent très onéreux aux particuliers c'est pourquoi sa majesté est humblement suppliée de vouloir modérer cet impôt de même que les capitations et industries qui sont très excessives
  24. De décharger la communauté des habitants du droit appelé promesse qu'ils payent au curé à raison de quatre mesures de blé par labourage comme ce droit étant excessif le onéreux
  25. De vouloir bien accorder aux habitants du présent lieu de Caucalières un pont sur la rivière le Thoret tel qu'il était autrefois pour pouvoir aller commodément travailler commodement travailler les possessions qu'ils ont au-delà de la rivière

Tel est le cahier de doléances de la susdite communauté de Caucalières qu'elle a composé de vingt cinq articles entendre toute fois se borner aux objets qui y sont compris pour qu'elle autorise au contraire ces députés a adopter tous ceux qui pourront mériter leur approbation dans l'assemblée générale de la sénéchaussée

Fait et arrêté dans le lieu de Caucalières dans l'assemblé générale de tiers état dont les membres lettrés ont signé ce cinquième mars mil sept cent quatre vingt-neuf

Albert député Azam
Jacques Salbagés
Jean Pouzenc Hicher

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes du Tarn.
Caucalières

Son blasonnement est : Tranché d'or et de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean-Michel Arjona[1]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 313 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
263 264 350 336 296 346 368 338 340
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
307 279 287 287 241 223 246 220 214
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
205 197 181 144 168 184 174 167 217
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
230 238 213 206 245 297 309 313 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Une partie de l'Aéroport de Castres-Mazamet se trouve sur le territoire de la commune.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre Dame De Sanguinou

Cette primitive église romane figure sur le chartes de la fondation du prieuré de l'Ardorel, dès 1124. L'étymologie de Sanguinou repelle l'existence de saint Guy et de son assassinat en ces lieux.

Passerelle

Emportée par les inondations de 1930, la passerelle primitive est construite en bois maintenue par des fils de fer. Après le désastre, elle est reconstruite en poutrelles d'acier

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Cécile de Provence : fondatrice en 1124 de l'abbaye de Sainte-Marie d'Ardorel, pillée et incendiée en 1586

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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