Pézènes-les-Mines

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Pézènes-les-Mines
Le château de Pézènes-les-Mines.
Le château de Pézènes-les-Mines.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Bédarieux
Intercommunalité Sans
Maire
Mandat
Jacques Arbouy
2014-2020
Code postal 34600
Armoiries de Pézènes-les-Mines
Code commune 34200
Démographie
Population
municipale
246 hab. (2011)
Densité 9,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 35′ 24″ N 3° 15′ 09″ E / 43.59, 3.252543° 35′ 24″ Nord 3° 15′ 09″ Est / 43.59, 3.2525  
Altitude Min. 194 m – Max. 501 m
Superficie 26,87 km2
Localisation

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Pézènes-les-Mines

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Pézènes-les-Mines

Pézènes-les-Mines est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Pézénols.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

La commune de Pézènes-les-Mines est située à dix kilomètres à l'est de Bédarieux, vingt kilomètres à l'ouest de Clermont-l'Hérault et environ trente kilomètres au nord de Béziers. La communes est composée du village de Pézènes-les-Mines et de cinq hameaux (les Vignals, la Braunhe, les Montades, le Mas Bousquet, Taussac) et deux domaines (Pouzes et Roudanergue). Elle est entourée par les communes de Brenas, Mérifons, Valmascle, Montesquieu, Fos, Roquessels, Faugères, Bédarieux et Carlencas-et-Levas.

Le cœur du village est situé entre Bédarieux et Fos. Le centre-village est d'origine moyenâgeuse. Il s'entortille autour d'un château féodal du XIe et XIIe siècles. Le château est situé sur une colline au-dessus du village et le domine. Dans la vallée coule la rivière Peyne, qui se jette dans l'Hérault près de Pézenas après avoir traversé le barrage des Olivettes près de Vailhan. La Thongue et le ruisseau Courbezou passent également à Pézènes-les-Mines. Les vieilles maisons qui s'élancent vers le ciel dominent les ruelles et escaliers montant vers le château. Le village est situé dans une vallée boisée entre les collines des vignobles de Faugères et à proximité du parc naturel régional du Haut-Languedoc.

À proximité de la commune se trouvent le lac du Salagou, un lac de barrage dans le paysage roux (ruffes) du bassin permien de Lodève et au sud du lac le cirque de Mourèze. Il s'agit d'un cirque dolomitique où l'érosion a façonné un paysage ruiniforme, aux formes extraordinaires.

Histoire[modifier | modifier le code]

La région semble avoir été habitée dès le Néolithique (8000-2000 ans av. J.-C.). Le dolmen du lieu-dit le Puech témoigne de la présence d’hommes. Les Romains y ont laissé des traces. On trouve ainsi un pont romain derrière l’église ; en 1985, un pressoir à vin romain a été découvert au Mas de Pommier. De plus, l'église de l’Épiphanie-du-Seigneur, récemment rénovée et aujourd'hui salle de rencontre et d'exposition est d'origine romaine.

Au VIIIe siècle, Charlemagne aurait (d’après les récits des anciens) choisi Pézènes pour préparer une bataille contre les Sarrasins aux lieux-dits « Champs de Rassemblements » et « Champs de Rencontre ».

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire » en l’an II[1].

Économie et géologie[modifier | modifier le code]

Le supplément de nom « les-Mines » est dû à la bauxite exploitée dans les alentours (La Braunhe, Peyreblanque, Uston) pour en extraire l’aluminium. Ce minerai est exploité dans la région de Bédarieux, La Tour-sur-Orb, Carlencas et Pézènes-les-Mines depuis le début du XIXe siècle. La bauxite de l’Hérault correspond à des roches argileuses qui contiennent jusqu’à 65 % d’aluminium oxydé. Elles sont accompagnées d'oxyde de fer, qui leur donne une couleur rouge. Un grand nombre d'autres minéraux sont également présents dans le sol de la commune en petites proportions. Ce sont des roches généralement marrons, rouges ou roses, parfois blanches, rarement jaunes. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les mines de bauxite ont été exploitées par l'occupant allemand qui avait un besoin urgent d'aluminium pour sa production aéronautique. Depuis les années 1980, des écologistes et des géologues s'occupent des anciennes mines de bauxite et les protègent. Chaque année, ils proposent des tours guidés. En 1999 et 2000, des habitants se sont opposés avec succès à l’exploitation de certaines carrières de bauxite.

La commune et ses alentours sont connus chez les géologues qui y trouvent des espaces géographiques délimitables : le calcaire en bancs lités du Dévonien (à Pézènes-les-Mines) ou les orgues basaltiques (à l'ouest des Montades).

Cette richesse géologique, liée à l’influence des altitudes, s’ajoute au climat méditerranéen. Ainsi se compose un éventail de conditions naturelles où s’épanouissent les plantes les plus variées. Les spécialistes ont dénombré en pays d’Orb les deux-tiers des espèces de la flore française. La pivoine sauvage, le pin de Salzmann poussent ainsi sur le territoire de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 réélu en 2008 Jacques Arbouy PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 246 habitants.

Article détaillé : Recensement en France.
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
440 474 508 544 551 549 517 506 529
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
503 467 471 479 503 410 424 411 403
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
383 422 342 296 260 271 279 197 181
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
178 151 150 180 207 172 185 193 244
2011 - - - - - - - -
246 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique
Vitraux de Verena Barthes à l'église

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le baron R.M de Gobert de Sardans a durant les dernières décennies du XXe siècle acheté et rénové plusieurs habitations de cette commune. Connu pour ses restaurations de constructions médiévales, il donna l'impulsion au début des années 1970 à un mouvement de restauration du patrimoine du village. A trouvé une partie de la bibliothèque dont les annales de Tacite de Pierre-Maurice-Emmanuel. Capitaine Infanterie. Chevalier de Saint-Louis. Pézennes au diocèse de Béziers. Érigé en marquisat en 1750.

Armoiries : losangé de gueules et d'argent. Supports : 2 lévriers, couronne Marquis, un buste de maure en cimier.

Monuments:

  • Église romane de l’Épiphanie-du-Seigneur, restauré en 2010, aujourd'hui salle d'expositions ;
  • Pont romain traversant la rivière de la Peyne ;
  • Château féodal XIe et XIIe siècle (privé) ;
  • Chapelle de Notre-Dame-d’Ourgas aux Montades.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 415.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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