Castanet-le-Haut

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Castanet-le-Haut
Castanet-le-Haut
Castanet-le-Haut
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Saint-Gervais-sur-Mare
Intercommunalité Communauté de communes de la Montagne du Haut Languedoc
Maire
Mandat
Max Allies
2014-2020
Code postal 34610
Code commune 34055
Démographie
Gentilé Castanetois
Population
municipale
191 hab. (2011)
Densité 6,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 40′ 07″ N 2° 58′ 21″ E / 43.6686111111, 2.9725 ()43° 40′ 07″ Nord 2° 58′ 21″ Est / 43.6686111111, 2.9725 ()  
Altitude 450 m (min. : 389 m) (max. : 1 124 m)
Superficie 27,55 km2
Localisation

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Castanet-le-Haut (en occitan Castanet lo Naut) est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon.

Croix de Mounis, en arrière plan l'Espinouse

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Commune de l'Hérault, frontalière avec les départements du Tarn et de l'Aveyron, Castanet-le-Haut est située dans la vallée de la Mare qui prend sa source dans son territoire, au Prat de Cèbe, et qui va se jeter dans l’Orb à Hérépian, après avoir traversé tout le canton. Le hameau de Castanet (qui donne son nom à la commune) est traversé par le ruisseau de Capials qui se jette dans la Mare, à la hauteur d'un très ancien moulin, autrefois propriété indivise des habitants de ce hameau.

La commune a toujours été fortement marquée par sa géographie. Elle se situe en partie dans le massif granitique de l'Espinouse, dont le sommet est le point culminant du département. L'autre partie est formée par un plateau calcaire bordé par les falaises abruptes d'Olques. Les hameaux (Castanet, Pabau, Moulières) accrochés aux pentes de la montagne dépendaient fortement de la culture des châtaigniers qui est à l'origine du nom de la commune. Les familles qui habitaient là, étaient composées de petits propriétaires de minuscules champs et de châtaigneraies. La zone du plateau permettait la culture du seigle et l'élevage (ovin, bovin). Elle était divisée entre quelques (grosses) fermes propriétés de familles riches vivant dans les villes (Saint-Gervais, Bédarieux). Ces fermes étaient exploitées par des famille de métayers (souvent de père en fils). Les deux territoires de la commune dépendaient de deux paroisses différentes (Notre-Dame et Saint-Amans de Mounis) et de deux entités administratives différentes (la communauté de Castanet et celle de Saint-Gervais-Terre-Foraine). De ce fait, elles avaient chacune une vie sociale relativement indépendante.

La route D922 montant de Saint-Gervais-sur-Mare franchit le col de la Croix de Mounis (810 m), puis donne accès soit à l'Aveyron par la route D53 qui emprunte le col du Coustel (883 m), soit au Tarn après avoir franchi le Dourdou par le Pont de la Mouline. Anciennement, la circulation des hommes et des biens vers le Rouergue se faisait essentiellement à partir du Poujol en empruntant le col du Pas de la Lauze.

La commune se trouve dans le territoire du Parc naturel régional du Haut-Languedoc.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est très contrasté. L'hiver est très humide, froid avec des chutes de neige, avec de nombreux épisodes de brouillard. L'été voit le climat méditerranéen étendre son influence, avec ses conséquences en matière de sécheresse et chaleur.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

NO
Murat-sur-Vèbre (Tarn)
Nord
Arnac-sur-Dourdou (Aveyron)
NE
Mélagues (Aveyron)
Ouest
Murat-sur-Vèbre (Tarn)

Castanet-le-Haut (Hérault)
 
Est
Saint-Geniès-de-Varensal (Hérault)
Cambon-et-Salvergues (Hérault)
SO
Rosis (Hérault)
Sud

SE

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Castanet-le-Haut

Les armes de Castanet-le-Haut se blasonnent ainsi : d'or à trois billettes couchées de sinople rangées en fasce.[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune vient du latin castanetum : châtaigneraie. Pour les lieux-dits suivant, on peut proposer

  • Barthas (le) = buisson en occitan
  • Basset (le) (anciennement mas de l'église) = surnom des occupants vers 1700
  • Bessou (le) = jumeau, car effectivement créé par François Rivemale qui était un enfant jumeau
  • Clèdes (les) = les claies
  • Deves (le) = terre dont l'usage est réglementé
  • Fagairolles = lieu de fougères
  • Fau (le) = le hêtre
  • Ginestet = lieu de genets
  • Moulières = terrain humide
  • Nougayrol (le) = lieu planté de noyers
  • Péras (le) = lieu planté de poiriers
  • Prat-de-Sebe (le) = nom du propriétaire
  • Rec d'Agout (le) = source de l'Agout
  • Sansac (appelé autrefois Celieusses) = nom du propriétaire vers 1650
  • Sauzes (les) = saules (les)

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue sur les falaises d'Olques et quelques hameaux

Habitée au moins depuis l'époque gallo-romaine des traces d’un camp romain situé au Plos des Brus peuvent laisser penser que des familles aient pu vivre sous les pentes de l’Espinouse dès l'époque gallo-romaine. Des tombes de type wisigothiques ont été retrouvées au Nougayrol.

La commune garde de nombreuses traces de l'activité des hommes : anciennes mines d'anthracite, châtaigneraies en terrasses aujourd'hui abandonnées. Désertée lors de l'exode rural, elle ne vit plus aujourd'hui que du tourisme vert et d'un peu d'agriculture.

Castanet-le-Haut faisait partie du diocèse de Castres et de la Sénéchaussée de Béziers. À la Révolution, elle était initialement rattachée au Tarn, puis en l'An X, il fut décidé son appartenance à l'Hérault avec toute la vallée de la Mare. Le territoire actuel de Castanet-le-Haut est formé de celui de la commune initiale de Castanet-le-Haut et d'une partie de la commune disparue de Saint-Gervais-Terre-Foraine. Le changement est intervenu en 1827.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie traditionnelle de Castanet-le-Haut était l'agriculture dont l'élevage ovin : le lait, dirigé vers les caves de Roquefort, servait à faire le célèbre fromage. Le territoire du plateau était divisé entre différentes fermes exploitées essentiellement en métayage. Les surfaces en pente du territoire était consacrées à la culture des châtaigniers. Les châtaignes étaient séchées et transformées dans des séchoirs en châtaignons pour une meilleure conservation. Une partie de cette production était expédiée à travers toute la France.(Ils servaient à farcir les dindes de Noël)

Séchoir à châtaignes (secador en occitan) ; les châtaignes sont placées à l'étage, un feu de charbon est entretenu au rez-de-chaussée durant environ un mois.

Le bois du châtaignier était exploité par les tonneliers et les fabricants de cercles de barriques (cercliers). Les taillis de châtaigniers sont utilisés pour fabriquer des tuteurs (piquets de vigne) recherchés par les vignerons des plaines du Languedoc.

Au XIXe et XXe siècles, l'activité des mines de charbon (anthracite) s'est développée et occupait une grande partie de la population ; elle a amené une immigration principalement espagnole et polonaise. En 1939 a été construit à Andabre un bâtiment HLM (Les Cantines)pour loger tous ces immigrés.Vers 1900 de nombreuses familles des bassins miniers de Carmaux Decazeville vinrent s'installer dans la commune. Ce charbon était exporté par une ligne de chemin de fer arrivant à Plaisance (Saint-Geniès-de-Varensal).

En 2009, sont mises en service sur l'Espinouse, 8 éoliennes pour une puissance totale de 13,8 MW.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Max Allies    
mars 2008 en cours Max Allies CPNT  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 191 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
350 308 446 440 649 684 694 701 683
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
627 583 598 580 611 581 581 521 538
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
510 518 513 502 504 517 505 356 291
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
264 222 188 164 148 167 186 191 191
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges en 1999.
Hommes Classe d’âge Femmes
10 
75 à plus
11 
21 
60 à 74
21 
11 
45 à 59
20 
30 à 44
14 
13 
15 à 29
14 
13 
0 à 14
10 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Saint-Amans de Mounis.
Notre-Dame de Castanet.
Vue sur les falaises d'OLQUES. (L'IGN a retenu le nom d'ORQUE).
  • La chapelle Saint-Eutrope est le but d'un pèlerinage annuel chaque 30 avril.
  • Église Saint-Amans de Mounis, reconstruite en 1851 à la place d'une église romane menaçant ruine.
  • Église Notre-Dame de Castanet (existait en 1650). Le presbytère a été construit dans les années 1861-1863 (une étude avec plans datée de 5/1861). En 1899, un projet qui n'a pas vu le jour, devait substituer au clocher-mur actuel un clocher classique. Le parvis actuel est situé à l'emplacement de l'ancien cimetière.
  • Le moulin du Nougayrol (vers 1750). Le 25 février 1847, Marie Delort, célibataire, âgée de 44 ans, sœur de Catherine la propriétaire, en allant ouvrir l'arrivée de l'eau, est tombée dans le gouffre de la rivière et s'y est noyée. En souvenir de ce drame, le gouffre est appelé aujourd'hui « le gouffre de la femme ».
  • À l'entrée du village le moulin de La Saigne du XVIe siècle était "indivis" entre les habitants du village (cité dans des reconnaissances féodales de 1595). En 1810, son toit était encore recouvert de chaume (dans un acte de vente de ce moulin, il est dit en mauvais état). Il a été par la suite recouvert de "lauzes". Son meunier Pierre Mas et son épouse Catherine Delort (fille de l'ancien propriétaire du moulin du Nougayrol), exploitaient ces 2 moulins. Ce couple est décédé à 8 jours d'intervalle en septembre 1870. Les moulins ont alors cessé de tourner.
  • Croix de Mounis (table d'orientation).
  • Les falaises d'Olques (souvent orthographiées par erreur Orques. Le nom historique attesté dans tous les textes - ancien cadastre, carte de Cassini, tous les actes d'état civil etc...) est bien Olques).
  • Point de vue du Pas de la Lauze, muni d'une table d'orientation.
  • Ruines du château dit le Castellas.
  • Le cimetière Wisigothique proche du Moulin du Nougayrol. Aujourd'hui il a été fouillé et il ne demeure plus qu'un amas de pierres. Dans les années 1950, il y avait encore des tombes vides faites avec des longues pierres plates.

Lieux-dits et écarts (masages)[modifier | modifier le code]

  • Baraquette (la)
  • Barthas (le)
  • Basset (le)
  • Belair (ou le Bessou)
  • Castanet
  • Clèdes (les)
  • Coste (la)
  • Croix-de-Mounis (la)
  • Deves (le)
  • Fagairolles
  • Facteur (le)
  • Fau (le)
  • Ginestet
  • Mas (Le) (jadis le Mas de l'Église)
  • Moulières
  • Moulin d'Olques (le)
  • Nougayrol (le)
  • Pabo (Autrefois Pabau, Pabeau)
  • Péras (le)
  • Prat-de-Sebe (le)
  • Ravin (le)
  • Rec d'Agout (le) (appelé aussi l'Espinouse)
  • Sainte-Barbe
  • Sairet
  • Salesse (la)
  • Sansac (appelé autrefois Celieusses)
  • Sauzes (les)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Didier Catarina et Jean-Paul Fernon, Armorial des communes de l'Hérault, Artistes en Languedoc, (ISSN 1264-5354), p 35.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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