Ceilhes-et-Rocozels
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| Ceilhes-et-Rocozels | ||
le village |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Languedoc-Roussillon | |
| Département | Hérault | |
| Arrondissement | Lodève | |
| Canton | Lunas | |
| Intercommunalité | Communauté de communes d'Avène, Orb et Gravezon | |
| Maire Mandat |
Jacques Cambon 2008-2014 |
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| Code postal | 34260 | |
| Code commune | 34071 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Ceilhois | |
| Population municipale |
307 hab. (2010) | |
| Densité | 11 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 426 m — Max. 821 m | |
| Superficie | 27,82 km2 | |
| Localisation | ||
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Ceilhes-et-Rocozels (en occitan Selha e Rocosèls) est une commune française, située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon.
Ceilhes se prononce comme "abeille". Ses habitants sont appelés les Ceilhois.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Ceilhes-et-Rocozels (34) est situé près de la frontière entre l'Hérault et l'Aveyron, entre Lodève et Camarès. Le village s'est construit sur la rive droite de l'Orb, entre les Monts de l'Espinouse et ceux de l'Escandorgue, aux pieds des Cévennes.
Toponymie [modifier]
Ceilhes-et-Rocozels s'écrit Selha e Rocosèls en occitan (norme classique).
Histoire [modifier]
Dès la période gallo-romaine, le site était exploité pour ses mines ; en subsiste les vestiges du village de Lascours (dès le IIe siècle avant J.C.). Cette activité s’est poursuivie par période jusqu’en 1959.
Au Moyen Âge, le village se développe comme en témoignent de nombreux éléments d’architecture et le château de Bouloc est construit dans la plaine ; il sera le refuge des seigneurs de Rocozels, qui connaîtront une grande destinée avec la création en 1736 du duché-pairie de Fleury.
Le village était renommé pour ses importantes foires aux bestiaux qui remontent au Moyen Âge et qui ont perduré jusqu’au XXe siècle. Ceilhes était alors une petite ville très active.
Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire républicaine » en an II[1].
Aujourd’hui, les mines et les usines ont fermé, noyées par le barrage d'Avène.
Démographie [modifier]
Au dernier recensement, la commune comptait 307 habitants.
Administration [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
Art religieux [modifier]
L'église Saint-Jean-Baptiste de Ceilhes date du XIIe siècle. C'est une église romane qui a été fortifiée au XIVe siècle.
Elle se situe à l'est de Ceilhes, en direction de Salvagnac et la gare. Elle date du XIIe siècle.
L’église du hameau de Rocozels est l'ancienne chapelle du château médiéval aujourd'hui disparu de la famille féodale des Rocozels qui donna aux XIIe siècle et XIIIe siècle siècles deux évêques : Guillaume IV (évêque de Béziers) et Raymond III (évêque de Lodève). C'est une église romane dont le porche daterait du XIIe siècle. Le clocher, le voûtement du chœur et de la nef seraient du XIIIe siècle. Elle a été transformée au début du XVIIIe siècle, comme l'atteste la date de 1709 gravée au-dessus de la porte d'entrée où figure également le blason aux armes des Rocozels. Les deux chapiteaux ornés sur chaque face d'une palmette et sur chaque angle d'un fleuron, proviennent de la chapelle disparue de Notre-Dame-des-Ubertes, qui se trouvait sur la même commune. L'église a fait l'objet d'un classement aux Monuments historiques en 1986.
Les remparts [modifier]
Les spécialistes les appellent "Fortification d'agglomération". Les remparts de Ceilhes datent du Moyen Âge. Ils ont été construits au XIIIe et au XIVe siècles. La porte d'enceinte est remarquable. Les remparts englobent l’Église Saint-Jean-Baptiste de Ceilhes qui voit sa partie est et sud fortifiée lors de leur construction, ils ont subi des réparations en 1621 (date inscrite sur une pierre en remploi) après la prise de Ceilhes par Joyeuse en 1586. En 1621, 1622, 1629, le renforcement du lieu de Ceilhes est ordonné en raison de son importance pour le service du roi.
La place du "Griffoul" [modifier]
La place du "Griffoul" est le lieu de Ceilhes le plus connu. Le "Griffoul" est la fontaine du village. Son nom signifie fontaine ou source jaillissante en occitan, s'écrit grífol[4] et se prononce [gri'ful] .
La place du Griffoul se trouve au centre du village. On pense qu'il date du XVIIIe siècle. Dimensions du Griffoul :
- Hauteur 2,70 mètres ;
- Capacité : 5 000 litres ;
- Diamètre : 3,30 mètres.
Le Tautàs [modifier]
Le Tautàs [taw'tas] (désigne en occitan un petit lac d'eau boueuse[4]), est un plan d'eau artificiel qui fut creusé a Ceilhes en 1973/74. La digue qui l'entoure et qui permet aux gens de se promener autour a été érigée au milieu de la plaine, presque au-dessus du Château de Bouloc, ancienne résidence de Bernardin de Rosset de Rocozels qui avait épousé le 4 février 1680 Marie de Fleury, sœur du Cardinal de Fleury, ministre de Louis XV.
Le château de Bouloc-lez-Ceilhes [modifier]
Blasonnement : Écartelé, au 1 d'argent, au bousquet de trois roses de gueules, rangées un et deux, la tige et les feuilles de sinople, qui est de Rosset ; au 2 de gueules, au lion d'or, qui est de Lasset; au trois écartelé d'argent et de sable, qui est de Vissec de Latude; au 4 d'azur à trois rocs d'échiquier d'or qui est de ROCOZEL et sur le tout d'azur à trois roses de gueules, qui est de Fleury. L'écu environné du manteau de pair surmonté d'une couronne ducale. (à partir de Jean Hercule en 1737)
Le Fortiam Bonoloco ("Fort de Bonlieu") édifié au Moyen Âge vers la fin du Xe siècle ou au début du XIe siècle (existence attestée en 1025), avait été profondément transformé aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle siècles par les Rosset de Rocozels devenus Rosset de Rocozels de Fleury. Auparavant il avait appartenu aux familles seigneuriales des Alban et des Promillac. Au cours de la Révolution, le dernier seigneur de Bouloc André-Hercule-Marie-Louis de Rosset de Rocozels duc et pair de Fleury gagna l'étranger pour rejoindre l'armée des émigrés. Son épouse Aimée de Coigny duchesse de Fleury, amie très proche de la reine Marie-Antoinette avait été emprisonnée sous la Terreur et avait été sauvée de justesse de l'échafaud par la chute de Robespierre. Le château de Bouloc et les autres propriétés du duc furent vendues comme bien national à un fabricant de draps de Lodève.
En 1964, le château de Bouloc a été rasé par la Compagnie nationale du Bas-Rhône lors de la mise en eau du barrage d'Avène destiné à contenir les crues de l'Orb. Les piliers du portail d'honneur érigé au XVIIIe siècle et surmontés de pots à feu ont été démontés et transférés à Montpellier, où ils ornent l'entrée du zoo de Lunaret. Une grande partie des pierres du château de Bouloc a été réemployée pour la construction en 1965 du monastère orthodoxe Saint-Nicolas du hameau de la Dalmerie situé sur la commune voisine de Joncels. Situé huit kilomètres en aval le barrage d'Avène à son niveau maximum de remplissage inondait seulement les parties inférieures du château. Une simple digue de quatre mètres de hauteur aurait permis de sauvegarder ce précieux élément du patrimoine du Languedoc. Mais il en fut décidé autrement et ce symbole de l'Ancien régime chargé de mille ans d'histoire disparut pour laisser la place à un plan d'eau.
Le Tautàs est un ancien fort médiéval qui se dressait fièrement dans la plaine à quelques centaines de mètres au sud-ouest du village de Ceilhes en face de l'actuel Café du Lac, et en bordure du chemin vieux dénommé aussi "Peyral" (pèiral) (départementale D902) où subsiste encore l'ancienne bergerie du château, dite "Ferme du Bâtiment".
Sources : Charles Bonami, Dans la haute vallée de l'Orb, neuf siècles d'histoire (1025-1964). L'ancien château de Bouloc-lez-Ceilhes en Languedoc. La juridiction, les seigneurs, le château. Rodez : Subervie, 1974, 70 p.
La "Ferme du Bâtiment", ancienne dépendance du Château de Bouloc-lez-Ceilhes [modifier]
André-Hercule-Marie-Louis de Rosset de Rocozels de Fleury (1767-1810), dernier seigneur de Rocozels de Bouloc de Ceilhes et aussi dernier duc et pair de de Fleury fut dépossédé de ses propriétés de Ceilhes en vertu de l'application du décret de l'Assemblée législative en date 2 septembre 1792, confisquant les biens des émigrés. Outre le château de Bouloc, des terres et des châtaigneraies, ce domaine comprenait aussi le moulin de Tali "au Malpas" détruit en 1861, le hameau de la Rode-Haute rasé en 1962-1963 par la Compagnie du Bas-Rhône (lors des travaux du barrage d'Avène), le Mas de Meaux, et une bergerie : actuelle ferme dite du "Bâtiment" située au "Saut des Cappelos". Mentionnée dans les reconnaissances féodales de 1489 et 1567, elle fut vendue comme bien national l'an II de la République (1794). La structure architecturale de cette bergerie est typique des constructions des vallées caussenardes. Les murs porteurs d'une largeur de plus d'un mètre à la base et les fenestrous lui donnent une allure défensive. Construite vraisemblablement à la fin du Moyen Âge, cette bergerie était aussi destinée à protéger des pillards les bêtes et les récoltes des seigneurs de Bouloc. Une voûte en plein-cintre en forme d'un long tunnel isole du troupeau l'étage d'habitation auquel on accède par un escalier extérieur menant à un vaste "balet" (perron) couvert du XVIIIe siècle. La toiture à longs pans repose sur des voûtes en berceau. Cette ancienne bergerie qui possède également une cave à fromage (pour le roquefort), a été répertoriée au Patrimoine de France en 1986 tout comme près d'une vingtaine de maisons du village, dont l'ancienne halle aux grains (du XVe siècle) à proximité de la fontaine du Griffoul.
Le pont roman [modifier]
En amont du village, un beau pont de style roman, vraisemblablement construit au XIVe siècle franchit le cours de l'Orb. Il rappelle celui d'Espalion dans l'Aveyron. Constitué de trois arches séparées par des avant-becs triangulaires, il permet d'aller à Joncels depuis Ceilhes par la route départementale D8. À proximité se trouve un ancien moulin avec une belle fenêtre à meneau.
Galerie d'image [modifier]
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Guillaume IV de Rocozels, évêque de Béziers (1198-1205).
- Raymond III d'Astolphe de Rocozels, évêque de Lodève (1263-1280).
- Le Cardinal de Fleury, ministre de Louis XV, dont la sœur Marie (1661-1692) a épousé Bernardin de Rosset de Rocozels seigneur du château de Bouloc-lez-Ceilhes.
- Jean Hercule de Rosset de Rocozels de Fleury (1683-1748) né au château de Bouloc et baptisé par son oncle et parrain le futur Cardinal de Fleury entama une carrière militaire.
- Pons de Rosset de Rocozels de Fleury (1690-1763), chevalier, puis marquis de Rocozels et baron d'Avène, gouverneur du fort de Brescou à Agde.
- André-Hercule de Rosset de Rocozels de Fleury (1715-1788). Maréchal de camp, gouverneur et lieutenant-général de Lorraine, premier gentilhomme de la Chambre du roi Louis XV, gouverneur et viguier d'Aigues-Mortes.
- Pierre Augustin Bernardin de Rosset de Rocozels de Fleury (1717-1780), évêque de Chartres (1747-1780). Premier aumônier de Marie Leszczyńska et grand-aumônier de Marie-Antoinette.
- Henri-Marie-Bernardin de Rosset de Rocozels de Fleury (1718-1781), archevêque de Tours (1751-1774), puis archevêque-duc de Cambrai (1774-1781)
- André-Hercule-Marie-Louis de Rosset de Rocozels de Fleury (1767-1810), dernier duc et pair de Fleury. Il épousa en 1785 Anne-Françoise-Aimée de Franquetot de Coigny.
- Anne-Françoise-Aimée de Franquetot de Coigny (1769-1820), duchesse de Fleury, femme de lettres, éduquée par Madame de Guéménée (gouvernante des enfants de Louis XVI).
- Abbé Antoine Tarroux (1793-1877), fondateur de la Congrégation des Sœurs minimes de la Doctrine chrétienne.
- Charles Bonami (1908-1987), ancien membre du Conseil central de la R.T.F., Officier de la Légion d'honneur.
- Lucette Allègre (1913-2009), institutrice, médaillée de la Résistance, mère de Claude Allègre
- Claude Allègre (1937-...), ministre de l'Éducation nationale (1997-2000)
Associations et festivités [modifier]
Le milieu associatif est très développé à Ceilhes-et-Rocozels. Différentes associations telles que la Boule Ceilhoise, le Foyer Rural de Ceilhes et Rocozels, le comité des fêtes et bien d'autres animent la vie rurale du village. La Fête votive de Ceilhes a lieu le premier lundi d'août, sauf exception où elle peut être décalée une semaine avant pour ne pas empiéter sur celles des villages aux alentours.
Notes [modifier]
- Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 415.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Diccionari General Occitan- Joan de Cantalausa
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des communes de l'Hérault
- Gare de Ceilhes - Roqueredonde
- Liste des anciennes communes de l'Hérault

