Roquecourbe

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Roquecourbe
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn
Arrondissement Arrondissement de Castres
Canton Canton de Roquecourbe
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Sidobre Val d'Agout
Maire
Mandat
Pierre Modéran
2008
Code postal 81210
Code commune 81227
Démographie
Gentilé Roquecourbains, Roquecourbaines
Population
municipale
2 305 hab. (2011)
Densité 138 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 55″ N 2° 17′ 30″ E / 43.6653, 2.2917 ()43° 39′ 55″ Nord 2° 17′ 30″ Est / 43.6653, 2.2917 ()  
Altitude Min. 202 m – Max. 409 m
Superficie 16,7 km2
Localisation

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Liens
Site web www.roquecourbe-81.fr/

http://roquecourbe.monsite-orange.fr/

Roquecourbe est une commune française, située dans le département du Tarn en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Roquecourbains et les Roquecourbaines.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Commune de l'aire urbaine de Castres située dans son unité urbaine, à dix kilomètres au nord-est de la ville de Castres sur les bords de l’Agout dans le Sidobre, Roquecourbe est un village faisant partie du Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des découvertes archéologiques ont démontré la présence d’habitats gallo-romains mais c’est sur le plateau aujourd’hui appelé Sainte-Juliane que se situe l’origine du village. L’endroit fut occupé par des Celtes de la confédérations des Arvernes, par des Ruthènes du Rouergue. Les nombreux vestiges archéologiques en apportent la preuve. En ce lieu les religions se succédèrent pendant des siècles.

Sous la domination des derniers Trencavels, seigneurs de Castres, l’hérésie cathare semble avoir pris une ampleur considérable. Simon de Montfort, à la tête de la croisade contre les Albigeois, fera la guerre aux Trencavels, supposés de connivence avec les hérétiques et leur confisquera leurs seigneuries. En 1211 son frère Guy, de retour de Terre Sainte le rejoint à Castres avec des renforts. Simon lui cède alors la seigneurie de Roquecourbe qui restera plus d’un siècle aux mains de cette puissante famille. Guy de Montfort fait détruire Sainte-Juliane. Les terres que possédait Trencavel constituent la seigneurie de Castres. Le roi donne cette dernière en fief à Philippe de Montfort en avril 1229. Philippe II de Montfort, vice-roi de Sicile, fit construire, à son retour de la guerre entreprise en Italie par le duc d’Anjou, un château à Roquecourbe. Face au château, le village commence à se développer, les deux étant reliés par un pont construit au XIIIe siècle.

Le village va peu à peu prospérer notamment grâce au développement, à partir du XIXe siècle de l’industrie textile. Les années 1990 et 2000 voient le déclin inéluctable de cette industrie qui était jusqu’alors l’activité essentielle de la cité.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1989 Fernand Laur    
1989 1995 Pierre Servat   Magistrat
1995 2008 Monique Cros   Chef d'entreprise
mars 2008 2020 Pierre Modéran   Enseignant

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 305 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 433 1 419 1 448 1 519 1 717 1 884 2 053 1 860 1 997
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 878 1 793 1 846 1 861 1 845 2 007 1 841 1 751 1 633
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 562 1 624 1 680 1 485 1 516 1 460 1 505 1 320 1 560
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 788 2 012 2 271 2 213 2 266 2 209 2 233 2 305 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les acteurs économiques du village :

  • Deux bars
  • Deux restaurants
  • Deux boulangers
  • Trois salons de coiffure
  • Une épicerie
  • Une boucherie
  • Un taxi
  • Une couturière
  • Un salon d'esthéticienne
  • Un bureau de tabac
  • Un garage
  • Un carrossier
  • Une station essence
  • Trois banques
  • Des maçons, des plaquistes, des électriciens, des plombiers...

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Centre-ville :

Il est composé de la place de la mairie et de couverts, de ruelles aux maisons à pans de bous et encorbellement. Une intéressante scène de chasse est représentée sur une poutre en bois de l'une des maisons de la place. Elle représente un cerf poursuivi par des chiens, qui serait venu se réfugier dans les fossés qui entouraient le village. La fontaine d'eau ferrugineuse est située sur les allées de Siloë, avant la montée au rocher de la "Coqueluche" qui permet une vue globale. La pêche est pratiquée sur le parcours de Couade et de nuit au cœur du village.

  • Sainte-Juliane :

Ce site est à l'origine du village de Roquecourbe. Il comprend gradins et cuves, sarcophages et ruines d'église témoignent du passage successif des Celtes, des Cathares et des différentes religions chrétiennes. Prendre au départ de Roquecourbe la direction de Lacrouzette, puis aux dernières maisons, suivre à pied, pendant 800 mètres, le chemin sur la gauche. (Accès balisé)

  • Proche de Roquecourbe :

À 7 km, Burlats et la pavillon d’Adélaïde

À 7.5 km, Lacrouzette et le début du massif granitique du Sidobre.

À 9.5 km, Castres, sous-préfecture du Tarn

À 38 km, Albi, préfecture du Tarn, avec la cathédrale Sainte-Cécile classée à l'UNESCO

Vie pratique[modifier | modifier le code]

  • Chambres d'hôtes dans le village

Service public[modifier | modifier le code]

  • La mairie
  • Le Trésor public

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Une crèche "ma bulle"
  • Une maternelle publique
  • Une école publique
  • Une école privé (Saint-François) [qui a aussi sa maternelle]

Culture[modifier | modifier le code]

  • La vie associative (comité des fêtes, majorettes, pêche, chasse, UCAR [Union des commerçants et artisans roquecourbains], loisirs créatifs, associations des jeunes)
  • L'aspect culturel (syndicat d'initiative, bibliothèque municipale)

Activités sportives[modifier | modifier le code]

  • Les clubs sportifs (football, basketball, tennis, volleyball, judo ...)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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