SS Polizei Regiment 19

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SS Polizei Regiment 19
Image illustrative de l'article SS Polizei Regiment 19

Création 1944
Pays Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Branche Ordnungspolizei
Type Police militaire
Police de l'ordre nazi
Rôle Maintien de l'ordre, répression et anéantissement des maquisards
Guerres Seconde Guerre mondiale
Batailles Opération Hoch-Savoyen
Bataille du Mont Gargan
Bataille du Mont Mouchet
Maquis du Vercors
Commandant Hauptmann Wilhelm Engelbrecht[1]

Le SS Polizei Regiment 19, (abréviation : SS-Pol-Rgt 19) que l'on peut traduire en français par 19e régiment SS de police, était une unité de police militaire de la police de l'ordre nazi (Orpo) pendant la Seconde Guerre mondiale, qui a sévi en Slovénie et en France.

Création[modifier | modifier le code]

Le Polizei Regiment 19 est créé en juillet 1942 à Bled, à partir des 72e, 171e et 181e bataillons de police, et tenait garnison dans le sud de la Styrie et dans la Carniole. Il reçoit la dénomination SS-Polizei le 24 février 1943[2],[3].

Composition[modifier | modifier le code]

  • 72e bataillon de police devient I / SS-Polizei Regiment 19 (1er bataillon)[4].
  • 171e bataillon de police devient II / SS-Polizei Regiment 19 (2e bataillon)
  • 181e bataillon de police devient III / SS-Polizei Regiment 19 (3e bataillon)

181e bataillon de police[modifier | modifier le code]

  • Le 181e bataillon de police, de réserve, est formé à Salzbourg en Autriche à l'automne 1939.
  • En décembre 1939, le 181e bataillon est rattaché au régiment de police de Radom (Polizei Regiment Radom).
  • En avril 1941, après l'invasion de la Yougoslavie, le bataillon est transféré en Haute-Carniole et prend garnison à Kamnik, Begunje près de Bled et St. Vid dans la banlieue de Ljubljana avec pour mission le maintien de l'ordre et la déportation des Slovènes car cette zone faisait désormais partie du Reich.
  • Les 8 et 9 août 1941, le 181e prend part à une opération anti-partisans dans le sud-ouest des montagnes de Radovljica.
  • Le 12 décembre 1941, près Škofja Loka, le bataillon tombe dans une embuscade tendue par le bataillon de Partisans Cankarev et perd une cinquantaine d'hommes.
  • Du 27 décembre 1941 au 12 janvier 1942, le 181e bataillon de police en collaboration avec les 44e, 93e, 171e, 325e et 322e bataillons police ainsi que le 857e Landesschützen bataillon[5] prend part à la première opération d'envergure contre les partisans slovènes. Cette action anti-partisan s'est produite dans les montagnes boisées entre Ljubljana et Kranj et visait à détruire le bataillon de Partisans Gorenjski qui avait effectué des raids contre les garnisons allemandes. Les partisans ont évité le contact direct contre des forces supérieures mais ont affirmé qu'ils avaient tué 200 Allemands au cours de l'opération[6].
  • 31 décembre 1941, le quartier général du 181e s'installe à Kamnik.
  • 30 juin 1942: des éléments du bataillon appuient une opération contre les partisans dans la région de Horjul.
  • En juillet 1942, le 181e bataillon de police entre dans la composition du SS Polizei Regiment 19

Historique[modifier | modifier le code]

Crimes de guerre[modifier | modifier le code]

Crimes de guerre en Slovénie.

Le 19 juillet 1942, 3 bataillons de police SS sont envoyés dans 3 villages afin d'effectuer des représailles[9].

  1. Le 93e bataillon de police est envoyé à Hrastnik
  2. Le 322e bataillon de police est envoyé à Kanker près de Preddvor
  3. Le 181e bataillon de police est envoyé à Gorenja vas-Poljane
    Des exécutions ont lieu et les cadavres sont jetés dans le feu. Puis le feu est mis aux villages et la population déportée dans des umsiedlungslager[10]

3 crimes de guerre commis en France sont connus:

  1. Le 5 juin 1944, l'unité a 10 morts en raison de l'explosion d'une mine posée sur la route près d'Ugine. 28 civils sont tués dans le village en représailles.
  2. Les 10-11 juin 1944, 26 civils (dont deux femmes et un enfant) sont tués à Ruynes-en-Margeride et 10 autres civils sont également tués à Clavières par des soldats de la SS Polizei Regiment 19 .
  3. Les 29 août et 2 septembre 1944, en représailles de l'assassinat de prisonniers de guerre français, 80 prisonniers de guerre allemands, dont plusieurs soldats de la SS Polizei Regiment 19 sont tués par les partisans français à Vieugy et Habère-Lullin

Liens internes[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Wilhelm Engelbrecht né en 1911 à Kaakstedt (de)
  2. Georg Tessin. Verbände und Truppen der Deutschen Wehrmacht und Waffen-SS im Zweiten Weltkrieg 1939–1945. Tome 4, p. 128.
  3. SS-Polizei Regiment 19 sur feldgrau.net
  4. SS-Polizei Regiment 19 sur axishistory.com
  5. Les Landesschützen bataillon sont des unités d'infanterie territoriales composées de personnel âgé utilisé pour des fonctions de surveillance. Ils sont l'équivalent des régiments d'infanterie territoriaux français
  6. Les pertes réelles ne sont pas connues
  7. Polizeiregiment 19 (181. Bataillon), 9. Kompanie sur forum-der-wehrmacht.de
  8. HVS : Hauptverbindungsstab (état-major principal de liaison)
  9. Dokument 238
  10. Il semble que les umsiedlungslager étaient des camps de déportation politique. Toutefois des précisions seraient les bienvenues