Total (entreprise)

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Total SA
logo de Total SA

[1].

Création 1924
Dates clés 1993 : privatisation
1999 : absorbe Petrofina
2000 : absorbe Elf Aquitaine
Forme juridique Société anonyme
Action Euronext : FP
NYSE : TOT
Slogan « Committed to better energy »
Siège social Drapeau de France Tour Total
2 place Jean Millier
La Défense 6
92400 Courbevoie (France)
Direction Patrick Pouyanné (président directeur-général)
Actionnaires BlackRock Financial Management Inc. (5,5 %)
Salariés (4,9 %)
Concert GBL-CNP (3,3 %)
Détention intra-Groupe (4,7 %)
Autres actionnaires (81,6 %) [7]
Activité Énergie (solaire, biomasseetc.), pétrochimie, gisements et exploitations minières
Produits Pétrole, gaz naturel, produits pétrochimiques, stations-service
Filiales 903 filiales[2] début 2015 dont Argedis[3], AS24, Elan[4], Elf, Hutchinson, Sunpower, Lampiris, Saft, Total Energie Gaz[5]
Effectif 96 019[6]
Site web www.total.com
Capitalisation en augmentation 122,1 milliards $ (2015)
Fonds propres en augmentation 74,193 milliards € (2014)
Chiffre d’affaires en diminution 165,357 milliards $ (2015)
Résultat net 5,087 milliards $ (2015)

Total SA (le plus souvent nommée Total) est une entreprise pétrolière et gazière française privée, qui fait partie des « supermajors », c'est-à-dire des six plus grosses entreprises du secteur à l'échelle mondiale, avec ExxonMobil, Shell, Chevron, BP et ConocoPhillips[8]. C'est la 1re entreprise française en termes de chiffre d'affaires en 2015[9], la 5e entreprise d'Europe[10] et la 24e entreprise mondiale[11], ainsi que la 4e capitalisation boursière de la zone euro en 2015. Ses activités couvrent l'ensemble de la chaîne de production, de l'extraction du pétrole brut et du gaz naturel à la création d'énergie, le raffinage, et l'exploitation commerciale. Total est également actif dans les énergies renouvelables (avec notamment sa filiale SunPower) et dans le secteur de la production d'électricité.

Le groupe Total est présent dans plus de 130 pays[12]. Total est par ailleurs une entreprise importante dans le domaine de la chimie. Fondée en 1924 par Ernest Mercier, son siège social se situe dans le quartier de la Défense près de Paris, dans les Hauts-de-Seine.

Total est certifiée ISO 9001, ISO 14001 et MSI 20000.

Total possède en France plus de 3 700[13] stations-service sous les noms de Total, Total Access, ELAN[14] (hors stations AS24 pour les poids lourds).

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

Schéma des acquisitions et fusions liées à l'histoire de Total.
La tour Total, siège social de la compagnie à la Défense.

Histoire ancienne de Total[modifier | modifier le code]

La géopolitique du pétrole prend une autre dimension avec la Première Guerre mondiale. La mécanisation des armées fait de l’approvisionnement en pétrole des belligérants un enjeu majeur. La France dépend ainsi des Américains et des Britanniques avec la Standard Oil et la Royal Dutch Shell. C'est dans ce contexte que le , le gouvernement français instaure un monopole des importations de pétrole, les raffineurs français gardant uniquement leur autonomie au niveau de la distribution. Le président de la République Raymond Poincaré veut développer l'indépendance énergétique française en créant une société pétrolière nationale. Il s'appuie alors sur la conférence franco-britannique de San Remo en 1920 qui accorde un contrôle britannique permanent de toutes les compagnies établies afin de développer le pétrole mésopotamien, mais le président du Conseil Georges Clemenceau réclame et obtient comme dommage de guerre les 25 % que détient la Deutsche Bank dans la Turkish Petroleum Company (la TPC, future compagnie pétrolière irakienne, l'Iraq Petroleum Company). Les intérêts français sont représentés au sein de la TPC par le Syndicat français d'études pétrolières en 1923[15].

Le , une assemblée générale constitutive donne naissance à la Compagnie française des pétroles. La CFP est créée le lorsqu’elle reçoit les actions de la TPC et que le « Syndicat » lui cède sa place[16].

À l'origine, c'est une société mixte d'une cinquantaine de salariés au capital de 25 milliards, associant des capitaux d'État (35 % du capital) et des capitaux privés (banques et distributeurs pétroliers français dont le plus important est Desmarais). Dirigée par Ernest Mercier, la CFP doit gérer les intérêts français au Moyen-Orient, région fort prometteuse déjà à l'époque[17].

En 1929 la CFP est introduite en bourse.

La CFP distribue le pétrole qu'elle raffine sous la marque « Total » lancée le , associée à un logotype qui utilise les trois couleurs nationales[18]. Le choix du nom « Total » est retenu car il est court et que l'entreprise a une ambition internationale, le nom ayant une signification et une prononciation identique dans beaucoup de langues[19].

En 1961, la compagnie découvre des gisements offshore au Gabon.

« Total - Compagnie française de distribution » (« Total-CFD », filiale de la CFP) et Desmarais frères fusionnent en 1965, alors que Desmarais était déjà actionnaire et songeait à racheter la CFP. La CPF qui a absorbé Desmarais détient à cette époque près de 30 % du marché de la distribution du pétrole en France[20].

En 1982, le premier forage en eaux profondes (profondeur de 1 714 m) est réalisé en mer Méditerranée.

Le , la dénomination de l'entreprise est changée en Total – Compagnie française des pétroles (Total CFP) puis transformée en Total cinq ans plus tard le [21].

En 1986, Total ouvre la première station-service automatique en France.

À partir des années 1990, l'entreprise devient un contributeur au développement du sport automobile, et plus particulièrement de la Formule 1 en France.

Une part importante des actions détenues par l'État est vendu à des investisseurs privés en 1993 sur l'initiative du gouvernement d’Édouard Balladur.

À la suite du rapprochement avec la société belge Petrofina, la société devient TotalFina le  : la Compagnie financière belge des pétroles – Petrofina (abréviation de Pétrofinance) avait été créée le par un groupe d'investisseurs de la ville d’Anvers. En rachetant Petrofina en 1999, Total grossit d'environ 30 % en termes d'effectifs, de capacité de production et de chiffre d'affaires.

Le , soit moins d’un an après l'incorporation de Petrofina, TotalFina acquiert Elf Aquitaine. Le nouveau groupe prend alors le nom de TotalFina-Elf et double quasiment son effectif, ses capacités de production ainsi que son chiffre d'affaires. Avec le rachat d'Elf, Fina ne représente plus que 5 à 10 % du nouveau groupe TotalFinaElf.

Albert Frère, le seul milliardaire belge, était le principal actionnaire de Petrofina lors de son rachat par Total en 1999 : ainsi, il possède ensuite des parts minoritaires dans le capital de Total au travers de deux sociétés holdings dont il est partiellement propriétaire : le Groupe Bruxelles Lambert et la Compagnie nationale à portefeuille. Après 2000, contrôlant indirectement 5 % du capital, il peut être considéré comme le plus gros actionnaire individuel de Total.

Histoire d'Elf Aquitaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Elf Aquitaine.

L'origine d'Elf Aquitaine remonte au , jour où l'on découvre en France, à Saint-Marcet, dans le département de Haute-Garonne, un champ de gaz. À la suite de cette première découverte, la Régie autonome des pétroles (RAP) est créée. Encouragées par ce premier succès, les recherches continuent dans le Sud-Ouest de la France avec la création, en 1941, de la société nationale des pétroles d'Aquitaine (SNPA). Enfin, en 1945, est créé le Bureau de recherche de pétrole (BRP) avec pour but de rechercher du pétrole outre-mer.

La SNPA découvre après-guerre en 1951 le gisement de gaz de Lacq.

En , par la fusion de la RAP et du BRP, c'est la naissance de l'ERAP (Entreprise de recherches et d'activités pétrolières), holding pour toutes les sociétés existant à l'époque ; parmi celles-ci, se trouvent par conséquent la SNPA, qui devient la principale filiale de la nouvelle maison mère, et l'UGP qui rassemble quant à elle au sein de l'UGD (Union générale de distribution), les sociétés de distribution.

À partir du , le nom « Elf » est créé et le groupe vend désormais ses produits sous cette seule marque. Ce changement de nom est l'occasion d'instaurer une première marque visuelle : dans les semaines qui précédèrent la « nuit des ronds rouges » (en une soirée les différents réseaux de distribution de l'ERAP changent d'enseigne et adoptent la marque Elf) une campagne annonce bien mystérieusement : « Les ronds rouges arrivent »[22].

En , TotalFina fusionne avec Elf Aquitaine. Le nouveau groupe prend le nom de TotalFinaElf.

Histoire récente[modifier | modifier le code]

Le , TotalFinaElf retrouve sa dénomination d’avant 1999 : Total.

Le , Total décide d'investir pour l'exploitation et le gisement Akpo.

Lors de l'assemblée générale du , l'apport-scission d'Arkema a été approuvé. Arkema regroupait depuis 2004 les produits vinyliques, la chimie industrielle et les produits de performance. Pour chaque action Total détenue, un droit à attribution d'action Arkema était distribué, dix droits à attribution d'actions Arkema étant nécessaire pour obtenir une action d’Arkema. À compter du , Arkema est cotée à Paris sur Euronext.

Fin 2007, le fonds souverain chinois State Administration of Foreign Exchange (Safe) investit 2,8 milliards de dollars et contrôle 1,6 % du capital de Total. Le fonds Safe devient le second actionnaire derrière Albert Frère. Le groupe réagit positivement et Christophe de Margerie reconnaît avoir impulsé lui-même le processus[23], espérant développer sa présence sur le marché chinois.

En , l'administration de Total ne semble pas souhaiter que les fonds souverains possèdent à moyen terme plus de 10 % du capital[23]. En , l'entrée au capital de Total de fonds publics d'investissements des pays du Golfe est prévisible et souhaitable, selon Christophe de Margerie[23]. En 2011, Le Qatar investit 2 milliards d'euros dans le capital de Total et devient l'un des principaux actionnaires derrière les salariés et le milliardaire belge Albert Frère[24].

En , Jarden acquiert pour 335 millions d'euros Mapa-Spontex, entreprise française spécialisée dans les éponges, les gants de cuisine et les objets de puériculture, vendue par Total[25].

Le , Christophe de Margerie est nommé président-directeur général de Total.

En 2011, le groupe choisit d’investir dans le secteur de l'énergie solaire : il acquiert 60 % du capital de l'américain Sunpower ; en outre, il crée l'enseigne de réseau de distribution de carburants à bas prix « Total Access », qu'il installe de préférence sur des stations-service qui avaient l’enseigne « elf ». En , une de ses filiales de distribution de carburants, Proseca, revend 55 % de ses stations Total françaises qui étaient principalement installées en ville.

En , Arkema annonce son souhait d'acquérir la filiale de chimie de spécialité Blu-Tack appartenant à Total pour 2,2 milliards d'euros[26]. Le , Christophe de Margerie, directeur général du groupe Total depuis 2007 puis président-directeur général depuis 2010, meurt brutalement dans un accident aérien à Moscou[27] avec les trois membres d'équipage : Yann Pican, Maxime Rassiat et Ruslana Vervelle[28]. Thierry Desmarest et Patrick Pouyanné sont chargés de diriger le groupe.

En 2014, Total est le cinquième groupe pétrolier privé du monde derrière les américains ExxonMobil et Chevron Texaco, l'anglo-néerlandais Royal Dutch Shell et le chinois PetroChina[29]. Le résultat de 20 milliards d'euros en 2008 est le record pour une société française[30].

Le Total annonce le « transfert » à Gazprom des 25 % qu’elle possède dans le projet de développement de ce champ gazier situé à 600 kilomètres au large de Mourmansk [31]. Cette cession est liée à l'effondrement des prix des hydrocarbures, conjugué à l’explosion des coûts de développement des projets ces dix dernières années. En , Total vend ses activités de distribution de carburant en Turquie à Demirören pour 325 millions d'euros[32]. Le même mois, Total vend sa participation de 29,2 % dans le projet Fort Hills situé en Alberta à Suncor pour 239 millions de dollars[33].

Le , en plus de son rôle de directeur général de Total qu'il occupe depuis 2014, Patrick Pouyanné devient également le président du conseil d’administration. Il combine donc les rôles de président et directeur général. Le mandat de président de Thierry Desmarest est arrivé à échéance du fait de la limite d'âge prévue par le groupe. Patricia Barbizet devient également administrateur référent du groupe.

Le , le ministre du Pétrole iranien annonce avoir signé un accord avec Total pour développer l'exploitation et la production dans le champ pétrolifère de South Azadegan[34].

Le , Patrick Pouyanné annonce sa stratégie à horizon 2035. D'ici vingt ans, le groupe veut « être dans le « top 3 » de l'énergie solaire, se développer dans le trading d'électricité, dans le stockage de l'énergie, être leader sur les biocarburants, notamment les biojets destinés à l'aviation, mais aussi envisager des développements possibles dans les autres énergies renouvelables[35] ».

En , Total acquiert Saft, un fabricant de batteries, pour 900 millions d'euros, dans le but de renforcer sa branche liée aux énergies renouvelables[36] et met en vente Atotech, la dernière entreprise de son secteur chimique[37]

Le , Total annonce l'acquisition de Lampiris, troisième fournisseur du marché résidentiel belge de gaz naturel et d’électricité verte, pour se développer dans la distribution du gaz et de l’électricité[38]. En octobre 2016, Total vend sa filiale Atotech, spécialisée dans la métallisation, au fonds d'investissement Carlyle pour 3,2 milliards de dollars[39].

Métiers / Organisation[modifier | modifier le code]

Producteur de pétrole et de gaz, raffineur, distributeur et pétrochimiste, Total est également l’un des leaders mondiaux de l’énergie solaire à travers sa filiale SunPower.

Depuis le 1er septembre 2016, Total a mis en place une nouvelle organisation adaptée à son projet d’entreprise « One Total » et à son ambition de devenir la major de l’énergie responsable.[40] Elle se compose des branches suivantes.

Exploration-production[modifier | modifier le code]

Cette branche est chargée des activités d’exploration et de production de pétrole et de gaz naturel dans plus de 50 pays. La demande mondiale d'énergie va augmenter de 30% d'ici 2040[41], prévoit l'AIE qui précise que le pétrole et le gaz continueront d’être des ressources indispensables pour y répondre. Les experts estiment que la consommation de gaz dans les prochaines années devrait croître plus rapidement que celle des autres énergies fossiles.[42] S'intégrant pleinement dans ce marché d'avenir, Total se positionne sur l'ensemble de la chaîne gazière : production, transport, stockage, gestion de centrales électriques et approvisionnement de la plupart des grands consommateurs industriels. Le groupe est ainsi actif dans les projets pétroliers et gaziers, offshore et onshore, conventionnels et non conventionnels. L’offshore profond et le GNL constituent les deux domaines techniques d’excellence et d’innovation du groupe.

En 2015, Total disposait d'une capacité de production d'hydrocarbures de 2,3 millions de barils équivalent pétrole par jour en 2015, dont 20% de GNL.

Depuis l'année 2013, Total Exploration et production opère à Pau le supercalculateur Pangea[43]. En , Total en a triplé sa puissance pour la porter à 6,7 pétaflops, soit l'équivalent de plus de 80 000 ordinateurs. Pangea devient ainsi le supercalculateur le plus puissant de l'industrie et se classe dans le top 10 mondial[44].

En 2015, Total a obtenu le renouvellement pour 40 ans de sa concession à Abu Dhabi, contrôlée par la compagnie nationale Adnoc, qui lui apportera une production de 160 000 barils par jour cette année[45].

D’autres grands projets et gisements majeurs sont également entrés en production en 2015 : Surmont 2 au Canada, Termokarstovoye en Russie, ou encore Gladstone LNG en Australie. Ces trois projets représentent près de 130000 barils par jour pour Total. Total a également lancé plusieurs importants projets qui doivent contribuer à la production à compter de 2016, sur lesquels il est opérateur : Moho Nord au Congo (75 000 barils par jour, prévu pour 2016), Egina au Nigeria (48 000 barils par jour en 2018) et Kaombo en Angola (70 000 barils par jour en 2018). [46]

En 2016, Total a été choisi par la compagnie nationale Qatar Petroleum pour participer à l'exploitation du champ pétrolier offshore géant Al Shaheen, situé dans le golfe persique. Total détiendra pour une durée de 25 ans 30 % de la concession du gisement, dont la production atteint 300 000 barils par jour[47].

En 2013, dix ans après le projet Girassol, Total a reçu le prix "Distinguished Achievement Award for Companies" de l'Offshore Technology Conference (OTC) de Houston, le congrès majeur du secteur pétrolier, pour son projet angolais Pazflor, dans le domaine de l'offshore profond[48].

En décembre 2015, Total a reçu l' "Excellence in project integration Award" de l'International Petroleum Technology Conference de Doha au Qatar pour le projet CLOV démarré en juin 2014 en Angola dans le domaine de l'offshore profond.

Total exploite également les sables bitumineux[49] au Canada (notamment avec des investissements de 12 milliards de dollars à Fort McMurray).

Gas, Renewables & Power[modifier | modifier le code]

En avril 2016, Patrick Pouyanné a annoncé la création le 1er septembre 2016 d'une nouvelle branche d'activité : « gas, renewables and power » qui regroupe l’aval gaz, les énergies renouvelables ainsi que des activités d’efficacité énergétique [35]. Il s'agit d'intégrer le défi du changement climatique et l’évolution du mix énergétique qui va en découler, avec une baisse de la part du pétrole au profit du gaz et des renouvelables : développer les activités gazières dans les infrastructures et la vente aux clients finaux, notamment professionnels, l’exploitation de centrales solaires et les biocarburants, et intégrer un nouveau métier : l’électricité ; les clients gaz industriels souhaitent une offre couplée gaz/électricité.

Cette croissance se manifeste par l'achat de plusieurs entreprises en 2016. En effet, Total a lancé le 9 mai 2016 une OPA amicale à 950 millions d’euros sur Saft, le fabricant français de batteries de haute technologie qui « permettra d’intégrer dans notre portefeuille d’activités des solutions de stockage d’électricité, compléments indispensables à l’essor des énergies renouvelables »52.

Le 14 juin 2016, Total annonce l'acquisition du fournisseur belge de gaz et d'électricité Lampiris pour 180 millions d'euros. Lampiris compte 850 000 clients en Belgique et 200 000 en France53.    

Cette branche regroupe les directions suivantes :[40]

  • gaz ;
  • énergies renouvelables ;
  • innovation et efficacité énergétique qui est notamment chargée du fonds de capital risque Total Energy Ventures ainsi que le programme d'accès à l'énergie Awango ;
  • stratégie et affaires corporate.

Total se positionne sur les secteurs liés aux énergies nouvelles : le solaire et les biotechnologies. Le solaire pourrait être la première source d’électricité de la planète à l’horizon 2050 selon l’Agence internationale de l’énergie.[50] La stratégie affichée est de s'intégrer verticalement le long de la chaîne solaire (du silicium aux modules photovoltaïques en passant par les cellules) d'une part, et dans des projets industriels de centrales solaires photovoltaïques et thermodynamiques d'autre part (le projet Shams à Abou Dabi est un exemple). Total est ainsi propriétaire des firmes produisant des panneaux solaires Tenesol et, depuis 2011, Sunpower, l'un des principaux acteurs de l’énergie solaire aux États-Unis.

En 2015, Total et SunPower ont achevé la construction dans le désert californien de la plus grande centrale solaire au monde, SolarStar, d’une capacité de 747 MW (dc)[51].

Raffinage-Chimie[modifier | modifier le code]

Le raffinage-chimie constitue un pôle industriel majeur de Total regroupant les activités de raffinage, de pétrochimie, de chimie de spécialités et de production de biofuels. Il emploie plus de 47 000 personnes en 2015.

Raffinage-pétrochimie[modifier | modifier le code]

La pétrochimie comprend la pétrochimie de base (oléfines et aromatiques) et les dérivés polymères (polyéthylène, polypropylène, polystyrène, résines d’hydrocarbure).

Total dispose d’une capacité de raffinage d'environ 2,2 millions de barils par jour en 2015[52].

Sur les 21 raffineries dans lesquelles le groupe Total détient des participations, il en exploite 5 en direct en France[53] :

Chimie de spécialités[modifier | modifier le code]

Les activités de chimie de spécialités comprennent la transformation des élastomères et la chimie de métallisation :

  • Procédés chimiques de spécialités et équipements pour la fabrication de circuits imprimés, de supports de circuits intégrés et de semi-conducteurs : Atotech.
  • Transformation du caoutchouc : Hutchinson.
  • CCP Composites, filiale créée le a été cédée fin 2014 au groupe chimique italien Polyn[54].
  • Bostik, spécialisé dans les ashésifs a été vendu au groupe Arkema en 2015[55].

Jusqu'en , date de la « spin-off » Arkema, le pôle chimie de Total, regroupait au sein de la filiale Atofina, scindée depuis en Arkema d'une part et Total Petrochemicals d'autre part, les activités de chimie industrielle et produits de performance héritées de Total, Fina et Elf.

Bioénergies et biocarburants[modifier | modifier le code]

Fermentation, thermochimie, micro-algues sont les 3 voies de transformation de la biomasse sur lesquelles Total est actif[56].

Dans la fermentation, l'entrée au capital de la startup américaine Amyris est une étape clé pour Total, l'idée étant de produire des « molécules avancées » (jet fuel, lubrifiants, biodiesel) à court/moyen terme sur une base sans compétition avec l'alimentaire[57].

Dans la termochimie, Total est partenaire du projet BioTfueL[58] lancé en 2010 qui vise à développer une chaîne de production de biocarburants de 2e génération de type gazole et kérosène. BioTfuel est un projet soutenu par l’Ademe (fonds démonstrateur de recherche) et le conseil régional de Picardie.

En 2015, Total annonce investir 200 millions d’euros dans sa raffinerie de Provence, La Mède  à Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône), pour la convertir en unité de production de biocarburants à partir de biodiesel et créer ainsi créer la première bio-raffinerie française[59].

Négoce et transport[modifier | modifier le code]

L’activité de transport permet l’approvisionnement du raffinage en pétrole brut et le transport des produits raffinés vers les lieux de consommation[60].

Le négoce de pétrole brut et de produits pétroliers est confié à Totsa (Totsa Total Oil Trading SA) basée à Genève. Celui de gaz et d'électricité à Total Gas & Power Limited, basée à Londres.

Station Total à Chaville

Marketing et services[modifier | modifier le code]

Cette branche est chargée du développement des activités de distribution de produits pétroliers (carburant, lubrifiants, fluides spéciaux, GPL, fioul, bitumes, additifs et carburants spéciaux, etc.), et des services aux particuliers et aux professionnels dans les secteurs de la mobilité, de l’habitat et de l’industrie.

Total annonce un réseau mondial de 16 000 stations-service en 2015 et environ 4 millions de clients par jour. En Europe de l’Ouest, Total dispose d’un réseau de plus de 8 500 stations-service (hors AS24, poids lourds), réparties entre la France, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Allemagne, et l’Italie[52]. En 2011, les stations services discount Elf sont remplacées par le réseau Total Access de stations à bas prix[61]. Fin 2013, on comptait 600 stations Total Access ce qui représente près d’un tiers du réseau Total.

Fin décembre 2015, Total a annoncé l’ouverture de stations services en Angola avec l'entreprise pétrolière angolaise Sonangol[62].

Recherche et développement[modifier | modifier le code]

Total dispose de dix-neuf centres de recherche internes adossés aux branches opérationnelles du groupe dans lesquels travaillent 4 200 ingénieurs et techniciens[52]. L'entreprise a créé plusieurs chaires industrielles avec le Collège de France (Développement durable-Environnement, Énergie et Société)[63], l'Institut français du pétrole (Sédimentologie et caractérisation des réservoirs)[64] et l'ESPCI ParisTech (Énergies, carbone et environnement)[65]. Elle détient 17 % des parts d'Amyris (en), une startup de biologie de synthèse[66].

Les ondelettes sont inventées par Jean Morlet en 1984 alors que celui-ci est ingénieur de recherche chez Elf, racheté ensuite par Total. Il les étudie pour résoudre des problèmes de traitement des signaux pour la prospection pétrolière.

En 2015, Total a investi un milliard de dollars dans la recherche et développement[52].

Holding[modifier | modifier le code]

Total a aussi annoncé la création de deux nouveaux pôles au sein de son siège en plus de son pôle finances qui regroupe les directions financière, assurances et systèmes d’information[67] :

  • Le pôle People & Social Responsibility qui regroupe les directions ressources humaines, hygiène sécurité environnement, sûreté et une nouvelle direction engagement société civile.
  • Le pôle Strategy – Innovation qui regroupe les directions stratégie & climat, chargée notamment de prendre en compte dans la stratégie de Total l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 2°C, affaires publiques, audit, recherche & développement, le chief digital officer et le directeur technologie Groupe.

Communication[modifier | modifier le code]

Activité de lobbying auprès de l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Total est inscrit comme représentant d'intérêts auprès de l'Assemblée nationale, mais ne déclare pas en 2015 les coûts annuels liés aux activités directes de représentation d'intérêts auprès du Parlement[68].

Activité de lobbying auprès des institutions de l'Union européenne[modifier | modifier le code]

Total est inscrit depuis 2008 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Il déclare en 2015 pour cette activité 6 collaborateurs à temps plein et des dépenses d'un montant compris entre 2 500 000 et 2 750 000 euros. Total indique, pour le même exercice, avoir reçu 44 989 euros de subventions des institutions de l'Union européenne[69].

Une présence dans le monde entier[modifier | modifier le code]

L'une des quelque 15 500 stations-service Total réparties dans le monde.

Le groupe est le quatrième groupe pétrolier intégré (selon le critère de la capitalisation boursière, au ).

Total exploite un réseau de près de 15 500 stations-service dans le monde, dont environ 50 % détenues en propre, principalement implantées en Europe et en Afrique[60],[70]

En 2005, le « secteur amont » a investi 8,1 milliards d’euros et employé 14 849 collaborateurs.

Plus de 900 filiales[modifier | modifier le code]

Siège de Total Cambodge à Phnom Penh (Cambodge)

Avant 2015, Total publiait une liste incomplète de 200 filiales.

Dans une démarche de transparence[71], cette liste a en 2015 été complétée ; portée à 903 filiales. «  Parce que nous avons à cœur de dissiper tout malentendu qu’une publication partielle a pu générer, il nous a paru utile de mettre à disposition de chacun la liste exhaustive de nos filiales, de leurs pays d'immatriculation et de leurs pays d'opération  », a commenté Patrick Pouyanné dans un communiqué du groupe en .

Dorénavant, mise en ligne sur le site du groupe, cette liste sera également intégrée dans le document de référence du groupe[71].

Pour environ deux cents filiales en France, 45 sont situées au Royaume-Uni, 11 au Canada, et une soixantaine aux Pays-Bas, ou encore 15 aux Bermudes, 3 aux Iles Caïmans et 3 au Luxembourg, et souvent le lieu d'immatriculation de la filiale diffère de son lieu d'opérations (ainsi Angola Block 14 B.V, l'une des filiales du groupe est immatriculée aux Pays-Bas mais exerce ses activités en Angola alors que Angola LNG limitedf14, une autre filiale, qui est active en Angola est elle immatriculée aux Bermudes, phénomène qui laisse suspecter une démarche de localisation du bénéfice là où la taxation est la moins coûteuse (optimisation fiscale) selon MetroNews.

P. Pouyanné, président directeur général de Total a annoncé en janvier[72] puis que le groupe « travaille au retrait effectif  » de 9 de ses filiales situées dans des paradis fiscaux d’ici la fin 2016, et que depuis 2012, 14 filiales enregistrées «  dans des pays considérés comme des paradis fiscaux  » selon les critères du groupe, à savoir les Bermudes et les Îles Caïmans, ont été retirées pour être transférées en France ou aux Pays-Bas. Cependant l'entreprise estime que « pour des raisons opérationnelles ou juridiques, notamment dans les cas où Total n'est pas l'actionnaire décisionnaire dans les sociétés en question », elle ne pourra pas retirer toutes ses filiales des paradis fiscaux[73]. Selon M. Pouyanné, ces filiales étaient dans des paradis fiscaux « non pour des raisons d'optimisation fiscale, mais pour des raisons comptables, ou juridiques » (comme la possibilité d'y tenir des comptes en dollars[73]). Le journal Le Monde note que cette décision coïncide avec l'annonce par l'OCDE de sa volonté de faire une priorité de la lutte contre l'optimisation fiscale après qu'en , plus de quatre-vingts pays ont préparé un système d'échange automatique d'informations financières (d'ici à 2017-2018) visant à informer toutes les administrations fiscales des avoirs financiers placés à l'étranger par les contribuables dont elle a la charge[73].

Répartition géographique de la production et des réserves de Total, en 2015[modifier | modifier le code]

Source

  • Production en milliers de barils équivalent pétrole par jour :
    • Afrique : 678
    • Amériques : 255
    • Asie Pacifique : 258
    • CEI : 290
    • Europe : 374
    • Moyen-Orient : 492
  • Réserves en milliers de barils équivalent pétrole par jour :
    • Afrique : 2 134
    • Amériques : 1 977
    • Asie / CEI : 3 811
    • Europe : 1 272
    • Moyen-Orient : 2 386

Afrique[modifier | modifier le code]

Total est très présent en Afrique subsaharienne. L'Afrique représente une grande part de la production de liquides (pétrole et condensats) du groupe : 730 kbbl/j, soit 42 % du total, en 2004. Ce pourcentage va très probablement s'accroître. Pour le gaz, par contre, l'Afrique représente une part bien plus modeste.

Gabon[modifier | modifier le code]

Le Gabon fut un des fiefs historiques d'Elf. En , Total Gabon relance l'exploration à terre du bassin sédimentaire gabonais sur les sites de Mutamba-Iroru, DE7 et Nziembou.

En 2014, le Gabon réclame à Total Gabon la somme de $805 millions représentant le montant des impôts que la filiale française doit au pays africain sur son activité 2008-2010[74],[75].

Actionnariat[modifier | modifier le code]

Le capital de Total Gabon est réparti comme suit[76] :

  • Total : 58 % ;
  • République gabonaise : 25 % ;
  • public : 17 %.
Concessions minières en mer[modifier | modifier le code]
  • N'Tchengué Océan G6-14 : 12 km2
  • Port-Gentil Océan G6-15 : 13 km2
  • Grand Anguille Marine G6-16 : 560,5 km2
  • Torpille G6-17 : 56 km2
  • Grondin Mandaros Marine G6-21 : 287,95 km2
  • Girelle Marine G6-22 : 62 km2
  • Pageau Marine G6-23 : 85,5 km2
  • Barbier Marine G6-24 : 74 km2
Permis d'exploitation en mer (PEX)[modifier | modifier le code]
  • Ayol Marine G5-36 : 54 km2
Autorisations exclusives d'exploitation en mer (AEE)[modifier | modifier le code]
  • Konzi Marine 1 : 25 km2
  • Hylia G5-46 : 35,24 km2
  • Baudroie-Mérou Marine G5-90 : 296 km2
Concessions minières à terre[modifier | modifier le code]
  • Ozouri C-14 : 25,08 km2
  • Pointe Clairette-Cap Lopez G6-5 : 95,04 km2
  • M’Bega G6-6 : 30,6 km2
  • N’Tchengué G6-9 : 16,9 km2
Permis d'exploitation à terre (PEX)[modifier | modifier le code]
  • Coucal G5-46 : 26,5 km2
  • Avocette-Dianongo G5-53 : 46,1 km2
  • Mandji Sud-Tchengué Sud G5-54 : 3,98 km2
  • Mandji Sud-Tchengué NE G5-55 : 5,09 km2
Autorisations exclusives d'exploitation à terre (AEE)[modifier | modifier le code]
  • Atora G5-82 : 195,49 km2
  • Mboga G5-86 : 44,84 km2
  • Rabi Kounga G5-40 : 129,06 km2
Sites miniers de recherche[modifier | modifier le code]
  • Aloumbé G4-210 : 2 109,69 km2
  • Diaba G4-223 : 9 075,62 km2

Source : Total Gabon[77]

Aujourd'hui, Total est le premier opérateur au Congo-Brazzaville, et a une présence significative en Angola (notamment sur le bloc 17), au Nigeria (y compris une part de 15 % dans l'immense usine de gaz naturel liquéfié de Bonny Island), au Soudan[78] et dans d'autres pays.

Cameroun[modifier | modifier le code]

En 2005, Total, associé à Pecten Cameroon Company, a investi 11 millions de dollars (8,5 millions d'euros) dans l'exploration du bloc Dissoni dans le Rio del Rey.

Dans le cadre de ses activités au Cameroun, Total était visé par une enquête préliminaire, ouverte le à Paris, sur des faits de « corruption d'agents publics étrangers » et « d'abus de biens sociaux ». La justice enquêtait sur des mouvements de fonds suspects ayant transité, entre 2005 et 2006, par des banques françaises, dont LCL et BNP Paribas, au profit d'Adolphe Moudiki (en), directeur général de la Société nationale des hydrocarbures (SNH) du Cameroun. Les fonds auraient été reversés via Tradex, filiale de la SNH, et de la société suisse de négoce de pétrole Addax

Moyen-Orient[modifier | modifier le code]

Irak[modifier | modifier le code]

Dans les années 1990, Total a exercé de fortes pressions pour que les sanctions de l'ONU contre l'Irak soient levées. Des accords ont en effet été conclus de longue date avec la dictature de Saddam Hussein pour l'exploitation des gisements de Nar Umr et des îles Madjnoun (dont les réserves sont respectivement estimées à 6 et 20 milliards de barils). En 2003, l'invasion américano-britannique de l'Irak a temporairement entraîné son éviction des gisements irakiens. L'été 2007 voyait finalement la révélation publique de l'existence d'un accord conclu entre Total et Chevron pour l'exploitation de ces deux gisements d'importance.

Total a été impliqué dans le volet français de l'affaire Pétrole contre nourriture[79]. Total aurait versé entre 1996 et 2001 de commissions occultes via un homme d'affaires suisse, Jean Caillet, et sa société, Telliac. Christophe de Margerie, responsable de Total pour le Moyen-Orient, Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur au moment des faits, et le groupe Total ont été renvoyés devant le Tribunal correctionnel par le juge d'instruction Serge Tournaire en [80]. Aucun des chefs d'accusation n'a toutefois été retenu et tous les prévenus, Total ainsi que ses cadres, ont été relaxés le par le tribunal correctionnel de Paris[81].

Iran[modifier | modifier le code]

Total a signé un important contrat gazier en Iran entre 1996 et 2003. Conclu en 1997 avec la société pétrolière nationale iranienne NIOC, il associait aussi le russe Gazprom et le malaisien Petronas pour exploiter une partie du gigantesque champ gazier offshore de South Pars, à 100 km des côtes iraniennes, qui contiendrait la moitié des réserves de gaz naturel iraniennes, les deuxièmes au monde.

Un accord passé en 2004 prévoit la production de gaz naturel liquéfié avec la société pétrolière malaisienne Petronas. Le groupe français a investi plus de deux milliards de dollars dans ce projet opérationnel depuis 2002.

Total serait intervenu directement auprès de Jacques Chirac et Dominique de Villepin pour éviter des sanctions internationales contre l'Iran dans le dossier de l'enrichissement d'uranium[82].

Le parquet de Paris a ouvert en , une information judiciaire pour « abus de biens sociaux » et « corruption d'agents publics étrangers » confiée aux juges du pôle financier, Philippe Courroye et Xavière Simeoni. L'enquête concerne des soupçons de versements de commissions occultes pour l'exploitation d'un champ pétrolifère offshore iranien, en 1997. Cette enquête fait suite à la découverte par la justice suisse, dans le cadre d'une enquête pour blanchiment, de 60 millions d'euros sur deux comptes qui pourraient avoir transité vers l'Iran via un intermédiaire. Une partie serait revenue à l'un des fils de l'ancien président iranien Hachemi Rafsandjani[83].

Christophe de Margerie a été mis en examen le et laissé en liberté sous contrôle judiciaire[84]. Certaines perquisitions n'ont pu avoir lieu du fait de la « protection des intérêts fondamentaux de la nation ».

Asie[modifier | modifier le code]

Total est implantée en Birmanie et en Indonésie.

Total détient des parts de Yamal LNG, compagnie chargée de développer un champ gazier dans la Péninsule de Yamal, en Russie.

Organisation[modifier | modifier le code]

Présidence[modifier | modifier le code]

Comité exécutif en 2016[modifier | modifier le code]

  • Patrick Pouyanné (président directeur général*)[86]
  • Momar Nguer (directeur général Marketing & Services)
  • Arnaud Breuillac (directeur général Exploration-Production)
  • Patrick de La Chevardière (directeur Financier)
  • Bernard Pinatel (directeur général Raffinage-Chimie)
  • Philippe Sauquet (direteur général Gas, Renewables & Power et directeur général Strategy-Innovation)
  • Namita Shah (directrice générale People & Social Responsibility)

Comité Performance Groupe[modifier | modifier le code]

Source : site officiel du groupe[87].

Ce comité, créé le 2 avril 2015, a pour mission l’examen, l’analyse et le pilotage des résultats. Il remplace le Comité Directeur Groupe. Outre les membres du comité exécutif, ce comité est composé des responsables des principales Business Units du Groupe ainsi que d’un nombre limité de directeurs fonctionnels du groupe ou de chaque branche.

  • Pour les fonctions centrales, les directeurs chargés de : la communication, les ressources humaines, le juridique, la sécurité, la stratégie ;
  • Pour l’exploration production, les directeurs chargés des régions : Afrique, Amériques, Asie-Pacifique, Europe / Asie Centrale, Moyen-Orient / Afrique du Nord, ainsi que l’Exploration et une direction fonctionnelle désignée par le COMEX ;
  • Pour Gas & Power : le directeur Gas & Power ;
  • Pour le raffinage chimie, les directeurs chargés de : chimie de Base Europe, Pétrochimie Orient, Pétrochimie Amériques, Hutchinson, et une direction fonctionnelle désignée par le COMEX.
  • Pour le Trading Shipping, le directeur Trading Shipping ;
  • Pour le Marketing & Services, les directeurs chargés des régions : Europe, Afrique / Moyen-Orient, ainsi que les Opérations et Métiers Mondiaux, et une Direction Fonctionnelle désignée par le COMEX ;
  • Pour les Énergies nouvelles, le directeur Énergies nouvelles

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Données financières et boursières[modifier | modifier le code]

Rémunérations des dirigeants pour l'année 2010[modifier | modifier le code]

Thierry Desmarest : 1 100 000 €/an soit prorata temporis 428 763 € plus une part variable.

Christophe de Margerie : en tant que DG : 1 310 000 €/an soit prorata temporis 507 097 € + part variable de 523 262 €, en tant que PDG : 1 500 000 €/an soit prorata temporis 919 355 € + part variable de 1 058 408 €.

Tous dirigeants confondus soit 25 personnes : 18,9 M€ dont 8,4 M€ pour le comité exécutif soit 6 personnes.

Jetons de présence : 1,1 M€.

Source : document de référence 2010 déposé le 28 mars 2011 à l'Autorité des marchés financiers (article 212-13 du règlement général de l'AMF).

Rémunérations des dirigeants pour l'année 2011[modifier | modifier le code]

Christophe de Margerie : traitement de base 1 500 000 € et part variable 1 530 000 € (soit 102 % du TB, max 165 %).

Tous dirigeants : 20,4 M€ dont 9 M€ pour le comité de direction (6 personnes).

Jetons de présence : 1,07 M€.

Source : document de référence 2011 déposé le 26 mars 2012 à l'Autorité des marchés financiers (article 212-13 du règlement général de l'AMF).

Rémunérations des dirigeants pour l'année 2015[modifier | modifier le code]

Patrick Pouyanné : traitement de base 1 200 000 € et part variable 1 814 400 €.

Source : document de référence 2015 déposé le 16 mars 2016 à l'Autorité des marchés financiers (article 212-13 du règlement général de l'AMF).

Finances[modifier | modifier le code]

Données financières en millions d'euros
Année 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Chiffre d'affaires 102 540 104 652 122 700 137 607 153 802 158 752 179 976 131 327 159 269 184 693 200 061 189 542 181 630 165 537
Résultat net part du groupe 6 260 7 344 9 039 12 003 12 585 12 203 13 920 7 784 10 807 11 457 12 276 10 745 9 650 5 087
Production combinée (kbep/jr) 2 356 2 391 2 341

Source : document de référence 2015 déposé à l'Autorité des marchés financiers (article 212-13 du règlement général de l'AMF).

Bourse - 2015[modifier | modifier le code]

  • Actions cotées à la Bourse de Paris
  • Membre de l'indice CAC 40, Euro Stoxx 50, Stoxx Europe 50, Global Titane
  • Seconde capitalisation boursière française
  • Code Valeur ISIN : FR0000120271
  • Valeur nominale : euro
  • Certification financière : MSI 20000

Actionnaires principaux au 31 décembre 2015 :

  • Blackrock, Inc 5,5 % ;
  • Salariés du Groupe 4,9 % ;
  • Concert GBL-CNP 3,3 % ;
    • dont Groupe Bruxelles Lambert 2,5 % ;
    • dont Compagnie Nationale à Portefeuille 0,9% ;
  • Détention intra-Groupe 4,7 % ;
    • dont TOTAL S.A. 0,4 % ;
    • dont Total Nucléaire 0,1 % ;
    • dont filiales d'Elf Aquitaine 4,1 % ;
  • Autres actionnaires 81,6 % ;
    • dont porteurs d'ADR 8,5 %.
Données boursières au 1er janvier
Année 2004 2005 2006 2007 2015
Nombre d'actions cotées en millions 649 635 615 2 426 2 385
Capitalisation boursière en milliards d'euros 115 101
Nombre de transactions quotidiennes (en millions) 2,5

Le 18 mai 2006, le nominal de l'action a été divisé par quatre pour ramener le cours de l'action au niveau des standards du CAC 40.

Résultat net ajusté[modifier | modifier le code]

Le résultat net ajusté (part du Groupe) du bilan consolidé 2015 est de 10,518 milliards de $[52].

Imposition[modifier | modifier le code]

Depuis 1966, Total bénéficiait du régime fiscal du bénéfice mondial consolidé (BMC), abrogé par l'Assemblée nationale en 2011, qui lui permettait, selon Mediapart, d'échapper en grande partie à l'impôt sur les sociétés en France[91]. Le bilan consolidé pour l'exercice 2010 fait apparaître une charge d'impôt de 10 milliards 228 millions (7,751 milliards en 2009, et 14,146 milliards en 2008)[92]. Mais cet impôt est en très grande majorité payé hors de France, où Total n'effectue que le raffinage, qui est déficitaire[93]. De ce fait, Total n'a payé aucun impôt sur les sociétés en France en 2009 et en 2010[94].

D'après les documents de référence publiés annuellement par Total, consultables sur le site internet de la société, le taux moyen d’imposition du groupe a été de 56,8 % pour l’année 2013, et de 53,0 % pour l’année 2014.

Total a annoncé en avril 2015 une restructuration de ses deux raffineries déficitaires en France pour que ces sites redeviennent rentables. Total paiera donc à nouveau l'impôt sur les sociétés en France à partir de 2015.[4]

Accusations et procès[modifier | modifier le code]

Implantation en Birmanie[modifier | modifier le code]

La collaboration des entreprises française comme Total avec la junte militaire birmane est dénoncée depuis le milieu des années 1990 par plusieurs ONG à travers le monde, aussi bien européennes qu'américaines, ainsi que l'opposition politique birmane elle-même[95]. La présence de Total en Birmanie date de 1992, soit trois ans après l'ouverture de la Birmanie aux investisseurs étrangers par la junte militaire. Cette collaboration a été au cœur d'un rapport de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), dès 1996[96], et par la suite, d'un rapport de l'assemblée nationale en 1999[97]. Ce dernier y notait « l'opacité du système de prise de décision », l'emploi du travail forcé pour la construction du gazoduc de Yadana, « un soutien à la dictature d'ordre politique, économique et financier » et la « militarisation accrue de cette région pour garantir la sécurité du gazoduc » et où « toutes les ONG s'accordent pour lier militarisation du chantier, déplacement de population et travail forcé ».

Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix 1991, a déclaré que « les investisseurs ne devraient pas s'implanter car tout l'argent va à une élite. Je tiens à mentionner la firme française Total qui est devenue le plus fort soutien du système militaire birman. Ce n'est pas le moment d'investir ici »[98].

Selon U Maung Maung, président de la Fédération des syndicats de Birmanie, « Les investissements étrangers en Birmanie ne profitent qu'à l'armée, qui est passée de 180 000 hommes à 450 000 hommes. La Birmanie consacre 60 % de son budget à la défense contre 2 % à l'éducation. » M. U Maung Maung a affirmé que dès 1993 il avait écrit à Total et Unocal à ce sujet sans recevoir de réponse[99].

Par ailleurs, Anne-Christine Habbard dans son rapport de 1996 indique que « le projet gazier de Yadana est critiquable pour le soutien qu'il apporte à la junte birmane à plusieurs égards : sur le plan moral et politique, sur le plan économique, sur le plan militaire et logistique, sur le plan des droits de l'Homme » et qu'à cet effet « Total et ses partenaires » doivent « geler leurs investissements en Birmanie jusqu'à formation d'un gouvernement civil ».

Durant les auditions pour le rapport de l'Assemblée nationale, Tyler Giannini, directeur de EarthRights International, a rappelé que « sur le plan économique, le gazoduc est important pour le régime birman. Il lui rapportera entre 150 et 400 millions de dollars par an. Cette somme est considérable eu égard à la taille de l'économie birmane et si on prend en compte l'état de ses réserves financières. Le flou sur les chiffres s'explique car le contrat avec les autorités birmanes n'est pas public ». Et Stéphane Hessel, ambassadeur de France et porte-parole d'Info Birmanie a déclaré que « si l'on souhaitait s'associer à des sanctions contre la Junte, l'acte le plus courageux serait d'interrompre le projet de Yadana »[97].

Pour Olivier De Schutter, secrétaire général de la FIDH, la France est également responsable car étant « le pays qui a le plus freiné le renforcement de sanctions européennes à l'égard de la junte »[100].

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • En 1996, des ressortissants birmans attaquent Unocal (Chevron), société partenaire de Total en Birmanie, devant les tribunaux américains pour mauvais traitements.
  • En 1997, le Sénat pointait déjà les possibles manquements aux droits de l'homme en Birmanie dont Total aurait pu être témoin[101].
  • En 1999 un rapport du Sénat français avait ainsi épinglé la collusion de la société TotalFina Elf avec la junte au pouvoir.
  • En 2001, sous l'impulsion de la commission européenne qui craint une position dominante sur le marché des GPL, le groupe revend ELF Antargaz à BNP Paribas Affaires industrielles sous la marque Antargaz[102]. BNPAI revendra deux ans plus tard Antargaz à UGI.
  • En 2002, quatre ressortissants birmans portent plainte devant la justice belge en vertu de la loi sur la « compétence universelle » pour crimes contre l'Humanité contre Total, son dirigeant Thierry Desmarest, ainsi que Hervé Madeo, directeur de la filiale birmane de Total.
  • En , huit ressortissants birmans portent (eux aussi) plainte contre Total, en France pour séquestration en Birmanie.
  • En 2003, le Parlement européen parlait d'une « situation politique désastreuse » en Birmanie[103].
  • En 2003, Bernard Kouchner (via BK Conseil, créée pour l'occasion) publie un rapport payé par Total (après une visite de quatre jours du 25 au 29 mars 2003) sur les activités de Total en Birmanie[104]. Ce rapport exonère Total de toute responsabilité dans les violations des droits de l'homme dont auraient pu être victimes les Birmans. Aung San Suu Kyi soutient les plaidants et Bernard Kouchner est critiqué pour son enquête, par exemple par René Backmann dans Le Nouvel Observateur (édition du ).
  • En mars 2005 Total déclare l'affaire Unocal réglée par voie transactionnelle. Le montant n'a pas été révélé.
  • Le , la Cour de cassation belge juge la plainte contre Total irrecevable, mettant ainsi fin aux poursuites en Belgique. Le droit belge a été changé et la loi de compétence universelle abrogée en 2003, nombre de plaintes ne sont ainsi plus valides à l'aune de la nouvelle législation.
  • En , la justice française ayant reconnu auparavant la réalité (du travail forcé) de la séquestration chez Total en Birmanie, déclare néanmoins un non-lieu considérant que les éléments constitutifs de la séquestration n'étaient pas réunis.
  • Le , la Cour de cassation belge dessaisit définitivement la justice belge de l'instruction dans l'affaire opposant les plaignants birmans à la société Total, suivant ainsi le réquisitoire du Ministère public[105].
  • Le , le ministère belge de la Justice fait injonction au parquet fédéral de relancer la procédure[106], dans un contexte de répression de manifestations en Birmanie. Maître Alexis Deswaef, avocat des plaignants birmans, évoque pour expliquer ce retournement de situation un arrêt rendu le par la Cour constitutionnelle belge qui rappelle la primauté du droit international et donc de la Convention de Genève dont l'article 16 accorde aux réfugiés les mêmes droits que les nationaux[107].
  • En 2009, un rapport de l'ONG EarthRights International confirme le recours aux travaux forcés et l'usage massif des paradis fiscaux et notamment de Singapour par la junte au pouvoir pour détourner l'argent du pétrole[108].

Erika et la marée noire de 1999[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Naufrage de l'Erika.

Le groupe Total a été reconnu coupable de pollution maritime par le tribunal correctionnel de Paris le pour le naufrage en 1999 du pétrolier Erika et la marée noire qui s'en est suivie. L'armateur, le gestionnaire ainsi que l'organisme de certification du navire ont été déclarés, quant à eux, coupables de faute caractérisée.

Explosion d'AZF-Grande Paroisse[modifier | modifier le code]

L'usine AZF de Toulouse est détruite le 21 septembre 2001 par l'explosion d'un stock de nitrate d'ammonium ayant entraîné la mort de 30 personnes (dont 20 salariés), plus de 2 500 blessés et de très lourds dégâts matériels. Pour le total des dommages, le montant de la facture dépasse 2 milliards d'euros.

Caisse noire[modifier | modifier le code]

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  • Depuis août 2002, le juge Philippe Courroye enquête sur des comptes occultes qu'auraient utilisés de grandes entreprises françaises. Entre 1996 et 2001, Total aurait envoyé plusieurs millions de dollars sur des comptes suisses au nom d'une société écran. Celle-ci virait les fonds sur des comptes offshore dans des paradis fiscaux. Il s'agissait de rémunérer des intermédiaires en vue d'obtenir des marchés en Irak[109], en Russie[110], ou au Nigéria[110]. Plusieurs cadres de Total, mis en examen à l'automne 2004, ont reconnu devant le juge qu'il s'agissait d'un système voué à « corrompre les décideurs locaux pour obtenir les marchés. »
  • Au gré des perquisitions, les enquêteurs ont par exemple retrouvé cette note d'un haut cadre : « Il y a une caisse z chez Total Tanzanie. » Son rédacteur s'en est expliqué sur procès-verbal : « Caisse N signifie caisse noire [...]. On m'avait demandé de faire passer 100 000 dollars à notre filiale en Tanzanie pour rémunérer des décideurs qui ne pouvaient être que politiques. »
  • Un autre cadre de Total a ainsi décrit la cagnotte suisse utilisée en Irak ; « La structure a été constituée pour dissimuler les véritables bénéficiaires [...], un écran pour arroser. », l'intermédiaire ayant reçu les fonds « rétrocédant aux officiels irakiens la plus grande partie de sa commission ».
  • Ces commissions occultes sont illégales car la France a ratifié en 2000 la convention de l'OCDE sur la corruption interdisant la rémunération de fonctionnaires ou d'agents publics étrangers.

Condamnation de Cray Valley[modifier | modifier le code]

À la suite du non-respect de la législation environnementale (relative aux déclarations sur les rejets de poussières, la qualité de l'eau et au bilan annuel de fonctionnement), le tribunal de Saint-Avold a condamné Cray Valley (filiale de Total), le 6 janvier 2009, à payer une amende et des dommages et intérêts[111],[112].

Corruption en Libye[modifier | modifier le code]

Les autorités américaines et libyennes, ont ouvert des enquêtes visant le groupe français Total et italien ENI sur de potentiels cas de corruptions du régime libyen[113],[114]. Après la chute de Kadhafi, Total a été le premier groupe étranger à reprendre ses activités[115].

Consultation sénatoriale sur le Diesel[modifier | modifier le code]

En avril 2016 le professeur Michel Aubier est accusé d’avoir menti sous serment devant les sénateurs sur ses liens d’intérêts avec le groupe Total, lors de son audition, le 16 avril 2015, devant la commission d’enquête sur le coût économique et financier de la pollution de l’air[116].

Sables bitumineux et climat[modifier | modifier le code]

L'exploitation de sables bitumineux au Canada (notamment avec des investissements de 12 milliards de dollars à Fort McMurray) est critiquée comme menace pour le climat alors que Total s'est engagé à respecter les objectifs de l'Accord de Paris sur le climat[49].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. À la suite des deux fusions avec Petrofina et Elf Aquitaine, le groupe Total adopte un nouveau logo en . Sa forme sphérique évoque la terre et la dimension internationale du groupe. Les courbes de couleurs se croisant symbolisent la prise en compte de la diversité et de la complexité du monde, elles suggèrent aussi l'idée d'un concentré d'énergies multiples évoquées par les différentes les teintes. Source : Les enseignes à travers le monde, sur musee-pompe.fr
  2. Article intitulé Total va rapatrier 9 filiales situées dans des paradis fiscaux, publié le 04/03/2015 par Les Echos, rubrique Énergie - Environnement
  3. Argedis, sur argedis.com
  4. Elan, sur stations-elan.fr
  5. Total Energie Gaz, sur http://www.gaz-naturel.total.fr/fr
  6. [[|]] (en).
  7. « Total », 2014
  8. (en) « Industry: Petroleum Refining », Fortune Global 500 - 2008, CNNMoney, 21 juillet 2008 (consulté le 16 mars 2009).
  9. « Fortune Global 500 (2015) », Wikipédia,‎ (lire en ligne)
  10. « Classement des plus grandes entreprises européennes en 2015 », Wikipédia,‎ (lire en ligne)
  11. « Fortune Global 500 (2015) », Wikipédia,‎ (lire en ligne)
  12. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées CCP_Composites.
  13. « Nos projets locaux et engagements - Total France », sur fr.total.com (consulté le 22 août 2016)
  14. Réseau de stations-service ELAN
  15. André Giraud, Xavier Boy de La Tour, Géopolitique du pétrole et du gaz, Éditions Technip, , p. 201-202.
  16. Daniel Murat, L'Intervention de l'état dans le secteur pétrolier en France, Éditions Technip, , p. 260.
  17. Recherche et production du pétrole et du gaz. Réserves, coûts, contrats, Éditions Technip, , p. 16.
  18. Histoire du logo du groupe Total.
  19. André Nouschi, La France et le pétrole de 1924 à nos jours, Picard, , p. 67.
  20. Christian Rouxel, D'Azur à Total. Desmarais frères, le premier grand pétrolier français, Drivers, , p. 84.
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Presse[modifier | modifier le code]

  • « Ces affaires qui empoisonnent la succession de M. Desmarest », Le Monde,
  • « Nouvelles enquêtes internationales contre Total », Le Figaro,
  • « Les affaires Total débarquent sur le continent africain », Libération,

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rondot J (1962) La Compagnie française des pétroles : du franc-or au pétrole-franc (Vol. 7). Plon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]