Saint-Nicolas-la-Chapelle (Savoie)

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Saint-Nicolas-la-Chapelle
Saint-Nicolas-la-Chapelle (Savoie)
Vue du chef-lieu de Saint Nicolas-la-Chapelle
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Albertville
Intercommunalité Communauté d'agglomération Arlysère
Maire
Mandat
Ghislaine Joly
2020-2026
Code postal 73590
Code commune 73262
Démographie
Gentilé Colatains
Population
municipale
472 hab. (2019 en augmentation de 9,51 % par rapport à 2013)
Densité 20 hab./km2
Population
agglomération
46 453 hab. (2019)
Géographie
Coordonnées 45° 48′ 34″ nord, 6° 30′ 08″ est
Altitude Min. 751 m
Max. 2 217 m
Superficie 23,63 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Sallanches
(banlieue)
Aire d'attraction Saint-Gervais-les-Bains
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Ugine
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Nicolas-la-Chapelle

Saint-Nicolas-la-Chapelle est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le territoire communal accueille une station de sports d'hiver, Flumet - Saint-Nicolas-la-Chapelle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé au cœur du haut val d'Arly en Savoie, le village se trouve à 15 minutes de Megève et 15 minutes d’Ugine dont il est séparé par les gorges de l'Arly. Situé en face du mont Blanc et au pied du mont Charvin, il a gardé son aspect sauvage et préservé son authenticité attirant de nombreux tournages de films (La Jeune Fille et les Loups, Le crime est notre affaire...). La commune fait partie de l'aire de production de l'appellation fromagère de Beaufort.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Nicolas-la-Chapelle est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Sallanches, une agglomération inter-départementale regroupant 12 communes[4] et 46 453 habitants en 2019, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Gervais-les-Bains dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 7 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (88,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (91,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (46,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (29,6 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (12,1 %), zones agricoles hétérogènes (8,2 %), zones urbanisées (2,1 %), prairies (1,2 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit San Nkolè (graphie de Conflans) ou Sant-Nicolas (ORB)[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue du hameau de Chaucisse en automne
Chaucisse sous la neige

Le territoire actuel de la commune dépendant du prieuré bénédictin de Megève, lui-même rattaché à l'Abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse[11]. Saint-Nicolas-la-Chapelle se détacha de cette tutelle, au XIVe siècle, par la construction d'une église paroissiale. Peu de choses nous sont parvenus concernant l'histoire ancienne de la paroisse. Saint François de Sales vint y prêcher le [11]. L'édifice ancien, en piteux état, fut reconstruit entre 1774 et 1776, sous la direction du curé Jean-François Crottet (1744-1792) avec le soutien financier des Pères Jésuites de Chambéry et l'Économat Royal de Turin[11]. Des statues de Bienheureux Amédée IX et de Saint Victor fut placées de part et d'autre de l'autel en l'honneur du roi Victor-Amédée III qui avait soutenu le financement de l'église[12].

Le hameau de Chaucisse s'étale sur des contreforts en surplomb de Saint-Nicolas. L'accès au hameau était jadis très difficile de par l'absence de route. En 1777, le curé de Saint-Nicolas, le père Crottet, ne donna pas suite à une demande des habitants du hameau d'y construire une église afin de leur éviter une difficile marche jusqu'à l'église paroissiale, particulièrement périlleuse en hiver. En 1815, un natif du hameau, Joachim Dumax, revient s'y mettre au vert, sur l'avis de ses médecins, cinquante ans après l'avoir quitté. Devenu rentier à Paris, après une longue carrière de chef cuisinier au service du Maréchal Berthier, il est profondément marqué par la pauvreté et la vie difficile des habitants de son hameau natal et souhaite leur venir en aide. Il fait ainsi construire une école pour éviter aux enfants les nombreuses heures de marche afin de se rendre à l'école communale. Il fait ensuite ériger une chapelle puis demande à l'évêque d'Annecy la nomination d'un prêtre régent[13]. Le , l'évêque accorde l'établissement de la paroisse de Chaucisse et le premier curé y arrive le suivant.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1955 1982 Raymond Ouvrier Buffet    
1982 1995 Joseph Jiguet Covex    
1995 2002 Leon Robert Rimbod    
2002 2008 Christian Contamin    
2008 2014 Bruno Desmarest    
2014 2020 Georges Meunier    
2020 En cours Ghislaine Joly    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Colataines et les Colatains[14].


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].

En 2019, la commune comptait 472 habitants[Note 3], en augmentation de 9,51 % par rapport à 2013 (Savoie : +3 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
8871 0121 0301 1959881 035803822826
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
774775771765786794780777728
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
644665563570632531424405341
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014 2019 -
402416418402407409438472-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Plusieurs scènes du film Le crime est notre affaire ont été tournées dans la commune dont une scène à l'intérieur de l'église, une scène dans un restaurant de la commune et une scène dans la rue principale.

  • Le Presbytère de Chaucisse (1824)

Le presbytère du hameau de Chaucisse est au coeur d'une polémique entre la municipalité qui souhaite démolir le bâtiment (lequel ne serait plus aux normes de sécurité selon le maire[23]) et une partie des habitants, représentée par l'association Avenir de Chaucisse, qui souhaite sa rénovation et sa mise en valeur[24]. Le conflit n'est toujours pas tranché et a bénéficié d'une couverture médiatique régionale[25] et même nationale[26].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille de Bieux, souvent qualifiés, mais « improprement » comme le rappelle le comte Amédée de Foras, « comtes de Flumet », mais ils sont comtes de Saint-Nicolas-la-Chapelle en 1699. La famille s'est éteinte en 1822[27]
  • Carolina Ruiz Castillo, skieuse alpine espagnole, formée à l'école de ski internationale S.E.K. de la commune
  • Christian Combaz, écrivain
  • Lucien Harmegnies, homme politique belge qui fonda dans la commune un centre social, Marcinelle-en-Montagne, et qui y décéda

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Sallanches », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Saint-Gervais-les-Bains », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. Lexique Français : Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 18
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
    .
  11. a b et c Marius Hudry, Histoire des communes savoyardes : Albertville et son arrondissement (vol. 4), Roanne, Éditions Horvath, 1982, p. 417
  12. Ibid., p. 418
  13. Ibid., p. 419
  14. « Saint-Nicolas-la-Chapelle », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en ), Ressources - Les communes.
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  19. « Église », notice no PA00118327, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. Paroisse de Megève : Sainte-Anne d'Arly-Montjoie, « Travaux de restauration de l'église de Saint-Nicolas-la-Chapelle » [PDF], sur www.diocese-annecy.fr, (consulté en ), ainsi que la fin de la page.
  21. Extrait du livret "L'église de Chaucisse" de Michel Delalonde, sur « Chaucisse - L’église Saint François de Sales » [PDF], sur le site du diocèse d'Annecy - www.diocese-annecy.fr (consulté en ).
  22. Notice no PM73000776.
  23. Bleuette Dupin, « Val d’Arly : les habitants de Chaucisse mobilisés contre la démolition de leur presbytère », sur Francebleu.fr, France Bleu, .
  24. E.B-F, « SAINT-NICOLAS-LA-CHAPELLE », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne).
  25. Bleuette Dupin, « Val d'Arly : trois habitants montent sur le toit du presbytère de Chaucisse pour empêcher sa démolition », sur Francebleu.fr, France Bleu, .
  26. « En Savoie, la destruction d'un presbytère divise », sur Famillechretienne.fr (consulté le ).
  27. Comte Amédée de Foras, continué par le comte F.-C. de Mareschal, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, vol. 2, Grenoble, Allier Frères, 1863-1910 (lire en ligne), p. 203-207, « Bieux (de) ».