Pallud

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Pallud
Vue panoramique de la commune de Pallud.
Vue panoramique de la commune de Pallud.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Albertville
Canton Albertville-Nord
Intercommunalité Communauté d'agglomération Arlysère
Maire
Mandat
James Dunand-Sauthier
2014-2020
Code postal 73200
Code commune 73196
Démographie
Gentilé Pallurains
Population
municipale
749 hab. (2014)
Densité 144 hab./km2
Population
aire urbaine
43 225 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 14″ nord, 6° 23′ 43″ est
Altitude Min. 348 m
Max. 845 m
Superficie 5,2 km2
Localisation

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Pallud

Pallud est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Albertville vue depuis Pallud.

La commune de Pallud est située à 1 km au nord-ouest d'Albertville, sur une colline qui surplombe la ville. Le village s'étend beaucoup plus en altitude qu'en superficie totale, et à l'exception d'une église, la plupart des bâtiments sont des propriétés privées.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’origine du nom « Pallud » reste indéterminée. Elle peut provenir de Villa Paludis, domaine d’un dénommé Palud, ou bien de palus, paludis, zone marécageuse[1].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Paleu, selon la graphie de Conflans[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

À l’époque romaine, Pallud fut un lieu de passage obligé sur l’axe reliant Milan à Genève, en passant par Albertville (l’ancien pont de bois face à la rue Bugeaud, puis Saint-Sigismond, la Croix de l’Orme, Pertuis, Létraz), Faverges, et Annecy[3]. Jusqu’au début du 19e, la route provinciale menant d’Albertville à Ugine se situait sur le tracé de l’Ancienne route de Pallud, suivait la route communale actuelle puis passait par le chemin dit de Pierre Taillée jusqu’au pied de la commune de Thénésol. La route directe vers Ugine, longeant l’Arly, dont le chantier débuta seulement en 1813, a été achevée en 1817. La route départementale actuelle reliant Pallud à Albertville fut mise en service en 1866. Sur les anciennes cartes postales on peut voir que les coteaux de Pallud depuis le Chaudan étaient recouverts de vignes. Il a dû en être ainsi depuis fort longtemps. Dans une lettre de 1769, adressée à Monsieur de Bongain, on lit à ce propos : « …vous m’avez envoyé de votre vin blanc, je le trouve fort bon, et je crois qu’il est temps de le mettre en bouteille pour lui conserver sa force ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1861 1870 Thomas De Bongain ... ...
1870 1871 Maurice Miège ... ...
1871 1878 Claude Félix Bouvier ... ...
1878 1881 Jacques Mollière ... ...
1881 1885 Claude Félix Bouvier ... ...
1885 1900 Charles Félix Mercier ... ...
1900 1919 Antoine Ducray ... ...
1919 1933 Joseph Mollière ... ...
1933 1935 Jacques Michel Mollière ... ...
1935   Marie-Joseph Miège ... ...
1944 1953 François Durand ... ...
1953 1961 Julien Joseph Lachenal ... ...
1961 1971 René Brun ... ...
      ... ...
1971 mars 2001 Marcel Gardet ... ...
mars 2001   Emmanuel Chardonnet ... ...
mars 2014 en cours
(au avril 2014)
James Dunand ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 749 habitants, en augmentation de 7,93 % par rapport à 2009 (Savoie : 3,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
481 493 569 546 581 620 512 492 512
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
492 507 500 508 479 467 460 506 469
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
441 461 418 359 372 377 366 346 426
1982 1990 1999 2008 2013 2014 - - -
524 582 597 648 742 749 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

Église placée sous le patronage de Saint Félix. Le nouvel édifice, de style néoroman, est construit en 1882[8].

En 1184, il est fait mention de Ecclesia de Palud[9]. La paroisse de Pallud fut rattachée au chapitre de Moutiers en 1170[10], l'édification de l'église est antérieure à cette date.
L’abside à fond plat, probablement depuis l’origine, comme cela se faisait pour les églises de campagne, est épaulée par des contreforts d'angle massifs. Lors de sa visite pastorale de 1632, Mgr de Chevron-Villette fait état des chapelles intérieures à droite et à gauche du chœur, telles qu’elles existent actuellement. De 1880 à 1885 on a procédé à des travaux de réfection et d'agrandissement : augmentation de la surface qui est passée de 130 m2 à 240 m2, renforcement des murs extérieurs par des contreforts, exhaussement portant la hauteur des voûtes de 4,25 mètres à 7,50 mètres et 6,25 mètres pour les bas-côtés, ajout d’une travée supplémentaire. C'est à cette époque que l'édifice prend sa forme actuelle[11]. Comme en de nombreux villages, le cimetière se trouvait tout autour de l’église, on trouve d'anciennes stèles sur le mur nord.

Le château de Bongain[modifier | modifier le code]

On aperçoit depuis Albertville une grosse maison à trois étages qui surplombe la ville. En 1497, Antoine de Bongain épouse « Dlle Louise de Saint-Jeoire, de la paroisse de la Palud, au mandement de Chevron en Tarentaise… Elle apporta à son mari la maison forte et biens de Beauvoir ». Les époux s’établissent à Pallud. Jean de Bongain lui succède. « Il demeura dans Pallud pour conserver et rétablir la maison que divers accidents de guerre, de querelles et incendies avaient notablement affaiblie sous son père qui avait tué en duel un des seigneurs de la maison de Beaufort. Sa maison fut aussi pillée et brûlée quand le roi François Ier envahit la Savoie et les états de S.A.S Charles le Bon en 1535. » [12]. La demeure a connu des améliorations successives. Son architecture révèle des éléments datant du XVe siècle et essentiellement du XVIIe siècle[13]. Une poutre peinte ornée de motifs, qui appartenait au plafond de la salle à manger, porte la date de 1678. Sur le porche abritant la partie supérieure d’une superbe grille en ferronnerie, on lit celle de 1669. L'édifice comprenait un étage supérieur et quatre tourelles (certainement des échauguettes, car il ne subsiste aucun vestige de ces constructions, ni à la base du bâtiment, ni dans les combles). Ces éléments furent démolis à la Révolution[14]. La partie supérieure de la petite tour Ouest, à l'entrée de la cour intérieure, toujours visible sur une carte postale de 1910, n'a pas pu être conservée par la suite. Juché sur son promontoire rocheux l'édifice devait avoir fière allure. On peut lire ce témoignage datant du 16 octobre 1813 : « On passe près du Château de Bongain (à Pallud), qui est bien plus haut que quatre fois celui d'Annecy, et qui semble par son élévation, plutôt reposer sur les nuages que sur la terre ». Après avoir appartenu durant quatre siècles à la famille de Bongain, en 1848 le bâtiment fut cédé par Marie-Thomas de Bongain à la commune de Pallud qui le réaménagea en mairie-école. En 1974 il fut acheté par les actuels propriétaires.

Les vieilles maisons[modifier | modifier le code]

Les bases de la plupart des anciennes maisons de Pallud sont sans doute antérieures au XVIIIe siècle. En effet, elles figurent déjà sur la carte de 1729 établie par l'État sarde, à cette fin de répartir l'imposition. Jean-Jacques Rousseau participa à la réalisation de la Mappe Sarde, ainsi qu'il l'écrivit dans ses Confessions : deux ou trois cents hommes, tant arpenteurs qu'on appelait géomètres, qu'écrivains qu'on appelait secrétaires, furent employés à cet ouvrage, et c'était parmi ces derniers que Maman m'avait fait inscrire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Louis Molière, grognard de la Révolution et de l'Empire, auteur d'un mémoire sur ses 15 ans de campagne[15], est originaire de Pallud.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 334.
  2. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 19
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  3. Histoire des communes savoyardes, Marius Hudry.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Françoise Dantzer, Les Bauges : Terre d'art sacré, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 251 p. (ISBN 978-2-8420-6272-9), p. 74.
  9. Mémoires pour l'histoire ecclésiastique, Joseph Antoine Besson
  10. Vie et légende de Saint Pierre II de Tarentaise, Camille Champrond (Université de Savoie)
  11. Archives Départementales de la Savoie .série 2 O
  12. Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, Amédée de Foras
  13. Châteaux de Savoie. Michèle Brocard (édit.2004)
  14. Histoire des communes savoyardes, Marius Hudry et Châteaux de Savoie, Michèle Brocard.
  15. Marius Hudry, Un grognard de Pallud, Albertville, Les amis du vieux Conflans, 1966, n°69-70, 10-24 p., "Mémoire composé par Pierre Louis Molière de Pallud sur les campagnes qu'il a faites depuis l'an VII de la République Française jusqu'au 27 août 1814..."