Césarches

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Césarches
Césarches
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Albertville
Intercommunalité Communauté d'agglomération Arlysère
Maire
Mandat
Hervé Muraz-Dulaurier
2020-2026
Code postal 73200
Code commune 73061
Démographie
Gentilé Césarchois
Population
municipale
421 hab. (2020 en augmentation de 0,96 % par rapport à 2014)
Densité 145 hab./km2
Population
agglomération
43 225 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 42′ 06″ nord, 6° 24′ 45″ est
Altitude 656 m
Min. 347 m
Max. 964 m
Superficie 2,9 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Albertville
(banlieue)
Aire d'attraction Albertville
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Ugine
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Césarches
Liens
Site web cesarches.fr

Césarches est une commune française située dans le département de la Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Césarches est située à 2 km de la ville et sous-préfecture de la Savoie, Albertville[1]. Le territoire de la commune se trouve entre la rive gauche de la rivière Arly, et sur la rive droite du Doron de Beaufort, qui marque la limite communale sur ses parties est et sud[1]. Le terrain pentu de la section ouest se trouve sur le Mont Cornillon[1]. La commune est reliée à Queige par le col de Montessuit.

La superficie de la commune est de 290 ha[1],[2].

Césarches et les communes voisines.
Césarches et les communes voisines.
Rose des vents Thénésol Marthod Rose des vents
N Queige
O    Césarches    E
S
Pallud Venthon

La commune comporte plusieurs villages ou lieux-dits. Voici la description qu'en donne le chanoine Joseph Garin (1876-1947) en 1939 : « Du nord au sud (...) : des Combes, près de la rive gauche de l'Arly ; de Posteris un peu plus haut dans la colline ; des Molliex sur le flanc ouest de Cornillon ; du chef-lieu ou Grand Village (...), à l'altitude de 420 mètres, (...). Puis vient Montessuit, sur la lisière méridionale de la forêt de Cornillon ; le Plan, assis sur le beau et fertile plateau qui domine, au nord, les gorges du Doron ; les Côtes, enfin qui surplombent le verdoyant défilé qui sépare Césarches de Venthon[1]. »

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Césarches est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Albertville, une agglomération intra-départementale regroupant 17 communes[6] et 39 406 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Albertville dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 30 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (61,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (67,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (61,2 %), zones agricoles hétérogènes (22,1 %), prairies (15,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,4 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Césarches est mentionné pour la première fois dans les sources en 1170 avec Ecclesia de Sesarches[12],[13]. L'année suivante la forme donnée est Cesarchis, puis Cesarchiis au début du XIIIe[12],[13]. Au XIIIe siècle, on trouve un Dominus Sesarchiarum et au siècle suivant Sésarches[12],[13]. Sur le cadastre sarde (1732), la commune est mentionnée sous la forme Cézarches[12],[13].

Le chanoine Adolphe Gros[12] (1935) suivi par l'abbé Marius Hudry[2] rappellent que certains auteurs anciens ont voulu y voir une référence à César, considérant que le général romain avait pu camper dans les environs. Ils soulignent toutefois que le toponyme doit plutôt trouver son origine dans l'évolution en langue romane du mot casarica, qui désigne une cabane ou un ensemble de cabanes[12],[13] ou des maisons en ruine[14].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Steuzhorst, selon la graphie de Conflans[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse de Césarches apparait pour la première fois dans les sources par la mention de l'Ecclesia de Sesarches en 1170[12],[13],[16]. Il s'agit d'un partage de bénéfices entre l'archevêque de Tarentaise et ses chanoines, dans lequel est précisé que l'archevêque Pierre II de Tarentaise garde pour lui l'argent de Césarches et Cornillon[16]. D'autres mentions sont faites en 1184 et 1226[12],[13], dans des bulles des papes Lucius III et Honorius III[16]. La paroisse dépend donc directement du prélat tarin[17]. Au cours du XIVe siècle, elle semble devenir une annexe de la paroisse voisine de Venthon[17].

Au cours de la période féodale, Césarches appartient au XIIIe siècle, probablement dès le XIIe siècle, aux seigneurs de Cornillon[2],[18]. Rivaux des seigneurs de Beaufort, ces derniers obtiennent le fief de Césarches, avant de le passer au début du XIVe siècle à la famille du Verger qui le garde jusqu'au XVIIe siècle[2],[18]. Le fief passe au noble Claude (de) Chapot, puis par mariage La Croix de Pradel d'Authurin au XVIIe siècle[2],[18]. Il reste dans cette famille jusqu'à l'invasion du duché de Savoie par les troupes révolutionnaires françaises en 1792[18].

Au XVIIIe siècle, à la demande de l'archevêque, des travaux de rénovation sont entrepris dans le chœur de l'église[17]. Les travaux débutent grâce au soutien du sieur Louis de Pradel La Croix[17].

Le , le dernier seigneur de La Croix affranchit les habitants pour 1 800 livres[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 mars 1972 Jean Mermier ... ...
mars 1972 mars 1989 Noël Billet PS ...
mars 1989 mars 2001 Robert Perrier ... ...
mars 2001 mars 2008 François Alex ... ...
mars 2008 mars 2014 Arlette Perrillat ... ...
mars 2014 En cours
(au avril 2014)
Hervé Muraz-Dulaurier ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Césarchois(es)[19].

La majeure partie des habitants réside au lieu-dit du « plan ». Des hameaux plus isolés constituent le reste de la population de la commune.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[21].

En 2020, la commune comptait 421 habitants[Note 3], en augmentation de 0,96 % par rapport à 2014 (Savoie : +3 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
255230262240258293256243221
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
229227239232291357341354307
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
266267272256281333303278289
1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018 2020 -
300325357378384416428421-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population est principalement installée dans les villages, situés sur les replats, du chef-lieu ou Grand-Village, Césarches et les Combes[2].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Cornillon, construit au XIIe siècle, est un ancien château fort, aujourd'hui en ruines. Il se trouve sur la commune Queige, en limite avec Césarches.

Le château de Césarches, disparu, se situait au niveau du chef-lieu[1], à l'emplacement de la mairie et qui pour nom également château de La Croix[2].

Une légende raconte qu'il existait autre fois un passage souterrain entre le château de la Croix et celui de Cornillon.

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Une bibliothèque existe sous l'école primaire de la commune. Les habitants de Césarches ont créé un club de jeux de société : L'Antre du Joueur.

Une association de parents d'élèves appelée "le Sou des écoles" réalise des manifestations pour permettre à l'école de financer des sorties extrascolaires[24].

Par ailleurs, plusieurs manifestations sont organisées tout au long de l'année dans la salle des fêtes de la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Césarches Blason
De gueules au carreau d'or; au chef d'argent chargé de deux cors d'azur, l'embouchure à dextre[25].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Garin, 1939, p. 47 (lire en ligne).
  2. a b c d e f g et h Histoire des communes savoyardes, 1982, p. 64.
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Unité urbaine 2020 d'Albertville », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Albertville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  12. a b c d e f g et h Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 125..
  13. a b c d e f et g Henry Suter, « Césarches », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en ).
  14. Hubert Bessat et Claudette Germi, Les noms du patrimoine alpin : Atlas toponymique II, Savoie, Vallée d'Aoste, Dauphiné, Provence, vol. 2, Ellug, , 464 p. (ISBN 978-2-84310-052-9, lire en ligne), p. 217, 219.
  15. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 16
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
    .
  16. a b et c Garin, 1939, p. 49 (lire en ligne).
  17. a b c et d Histoire des communes savoyardes, 1982, p. 64, « paroisse ».
  18. a b c et d Garin, 1939, p. 48 (lire en ligne).
  19. « Césarches », Accueil > Ressources > Communes, le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en ), Ressources - Les communes.
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
  24. Site du Sou des écoles.
  25. https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=18459