Césarches

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Césarches
Image illustrative de l'article Césarches
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Albertville
Canton Canton d'Albertville-Nord
Intercommunalité Communauté d'agglomération Arlysère
Maire
Mandat
Hervé Muraz-Dulaurier
2014-2020
Code postal 73200
Code commune 73061
Démographie
Gentilé Césarchois
Population
municipale
425 hab. (2015 en augmentation de 8,7 % par rapport à 2010)
Densité 147 hab./km2
Population
aire urbaine
43 225 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 42′ 06″ nord, 6° 24′ 45″ est
Altitude 656 m
Min. 347 m
Max. 964 m
Superficie 2,9 km2
Localisation

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Liens
Site web www.cesarches.fr

Césarches est une commune française située dans le département de la Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Césarches est à 2 km de la ville et sous-préfecture de la Savoie (département), d'Albertville[1]. Le territoire de la commune se trouve entre la rive gauche de la rivière Arly, et sur la rive droite du Doron de Beaufort, qui marque la limite communale sur ses parties est et sud[1]. Le terrain pentue de la section ouest se trouve sur la colline de Cornillon[1].

La superficie de la commune est de 290 ha[1],[2].

Malgré une densité au km² assez élévée, il persiste encore beaucoup de champs, et de forêts préservées où il est agréable de se promener.

Césarches et les communes voisines.
Césarches et les communes voisines.
Rose des vents Thénésol Marthod Rose des vents
N Queige
O    Césarches    E
S
Pallud Venthon

La commune comporte plusieurs villages ou lieux-dits. Voici la description qu'en donne le chanoine Joseph Garin (1876-1947) en 1939 : « Du nord au sud (...) : des Combes, près de la rive gauche de l'Arly ; de Posteris un peu plus haut dans la colline ; des Molliex sur le flanc ouest de Cornillon ; du chef-lieu ou Grand Village (...), à l'altitude de 420 mètres, (...). Puis vient Montessuit, sur la lisière méridionale de la forêt de Cornillon ; le Plan, assis sur le beau et fertile plateau qui domine, au nord, les gorges du Doron ; les Côtes, enfin qui surplombent le verdoyant défilé qui sépare Césarches de Venthon[1]. »

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme de Césarches est mentionné pour la première fois dans les sources en 1170 avec Ecclesia de Sesarches[3],[4]. L'année suivante la forme donnée est Cesarchis, puis Cesarchiis au début du XIIIe[3],[4]. Au XIIIe siècle, on trouve un Dominus Sesarchiarum et au siècle suivant Sésarches[3],[4]. Sur le cadastre sarde (1732), la commune est mentionnée sous la forme Cézarches[3],[4].

L'abbé Adolphe Gros[3] ou l'abbé Marius Hudry[2] rappellent que certains auteurs anciens ont voulu y voir une similitude avec César considérant que le général romain avait pu camper dans les environs. Ils soulignent toutefois que le toponyme trouve son origine dans l'évolution en langue romane du mot casarica, qui désigne une cabane ou un ensemble de cabanes[3],[4] ou des maisons en ruine[5].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Steuzhorst, selon la graphie de Conflans[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse de Césarches apparait pour la première fois dans les sources par la mention de l'Ecclesia de Sesarches en 1170[3],[4],[7]. Il s'agit d'un partage de bénéfices entre l'archevêque de Tarentaise et ses chanoines, dans lequel est précisé que l'archevêque Pierre de Tarentaise garde pour lui l'argent de Césarches et Cornillon[7]. D'autres mentions sont faites en 1184 et 1226[3],[4], dans des bulles des papes Lucius III et Honorius III[7]. La paroisse dépend donc directement du prélat tarin[8]. Au cours du XIVe siècle, elle semble devenir une annexe de la paroisse voisine de Venthon[8].

Au cours de la période féodale, Césarches appartient au XIIIe siècle, probablement dés le XIIe siècle, aux seigneurs de Cornillon[2],[9]. Rivaux des seigneurs de Beaufort, ces derniers obtiennent le fief de Césarches, avant de le passer au début du XIVe siècle à la famille du Verger qui le garde jusqu'au XVIIe siècle[2],[9]. Le fief passe au noble Claude (de) Chapot, puis par mariage La Croix de Pradel d'Authurin au XVIIe siècle[2],[9]. Il reste dans cette famille jusqu'à l'invasion du duché de Savoie par les troupes révolutionnaires françaises en 1792[9].

Au XVIIIe siècle, à la demande de l'archevêque, des travaux de rénovation sont entrepris dans le chœur de l'église[8]. Les travaux débutent grâce au soutien du sieur Louis de Pradel La Croix[8].

Le , le dernier seigneur de La Croix affranchit les habitants pour 1 800 livres[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 mars 1972 Jean Mermier ... ...
mars 1972 mars 1989 Noël Billet ... ...
mars 1989 mars 2001 Robert Perrier ... ...
mars 2001 mars 2008 François Alex ... ...
mars 2008 mars 2014 Arlette Perrillat ... ...
mars 2014 en cours
(au avril 2014)
Hervé Muraz-Dulaurier ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Césarchiens[2] ou Césarchois(es)[10].

La majeure partie des habitants réside au lieu dit du « plan ». Des hameaux plus isolés constituent le reste de la population de la commune.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2015, la commune comptait 425 habitants[Note 1], en augmentation de 8,7 % par rapport à 2010 (Savoie : +3,19 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
255 230 262 240 258 293 256 243 221
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
229 227 239 232 291 357 341 354 307
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
266 267 272 256 281 333 303 278 289
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013 2015 -
300 325 357 378 381 384 416 425 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population est principalement installée dans les villages, situés sur les replats, du chef-lieu ou Grand-Village, Césarches et les Combes[2].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Cornillon, construit au XIIe siècle, est un ancien château fort, aujourd'hui en ruines. Il se trouve sur la commune Queige, en limite avec Césarches.

Le château de Césarches, disparu, se situait au niveau du chef-lieu[1], à l'emplacement de la mairie et qui pour nom également château de La Croix[2].

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Une bibliothèque existe sous l'école primaire de la commune. Les habitants de Césarches ont créé un club de jeux de société : L'Antre du Joueur.

Une association de parents d'élèves appelée "le Sou des écoles" réalise des manifestations pour permettre à l'école de financer des sorties extrascolaires[15].

Par ailleurs, plusieurs manifestations sont organisées tout au long de l'année dans la salle des fêtes de la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Garin 1939, p. 47 (lire en ligne).
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i Histoire des communes savoyardes 1982, p. 64.
  3. a, b, c, d, e, f, g et h Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 125..
  4. a, b, c, d, e, f et g Henry Suter, « Césarches », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en février 2018).
  5. Hubert Bessat et Claudette Germi, Les noms du patrimoine alpin : Atlas toponymique II, Savoie, Vallée d'Aoste, Dauphiné, Provence, vol. 2, Ellug, , 464 p. (ISBN 978-2-8431-0052-9, lire en ligne), p. 217, 219.
  6. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 16
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  7. a, b et c Garin 1939, p. 49 (lire en ligne).
  8. a, b, c et d Histoire des communes savoyardes 1982, p. 64, « paroisse ».
  9. a, b, c et d Garin 1939, p. 48 (lire en ligne).
  10. « Césarches », Accueil > Ressources > Communes, le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en février 2018), Ressources - Les communes.
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. Site du Sou des écoles.