Conflans (Savoie)

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Conflans
Place principale de Conflans, Maison Rouge et musée d'art et d'histoire de Conflans
Place principale de Conflans, Maison Rouge et musée d'art et d'histoire de Conflans
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Province Savoie Propre
Ville Albertville
Étapes d’urbanisation Ancien bourg Médiéval
Géographie
Coordonnées 45° 40′ 19″ N 6° 23′ 50″ E / 45.672033, 6.397275345° 40′ 19″ Nord 6° 23′ 50″ Est / 45.672033, 6.3972753
Altitude 404 m
Site(s) touristique(s) Église de Conflans,  Inscrit MH (1989)[1]
Tour sarrazine,  Inscrit MH (1928)[2]
Porte de Savoie,  Inscrit MH (1928)[3]
Porte Tarine,  Inscrit MH (1928)[4]
Maison Rouge, Logo monument historique Classé MH (1904, 1913)[5]
Maison à tourelles,  Inscrit MH (1928)[6]
Château Rouge,  Inscrit MH (1928)[7]
Château de Manuel,  Inscrit MH (1928)[8]
Localisation

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Conflans

Conflans est une ancienne cité médiévale / ville forte[9], bourg fortifié protégeant l'entrée de la Tarentaise, capitale de la province disparue de Haute-Savoie. Actuel quartier urbain d'Albertville, dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes, la cité fusionne avec le bourg de L'Hôpital-sous-Conflans pour former la ville nouvelle d'Albertville, le .

Les habitants du village sont appelés les Conflarains[10].

Situation historique[modifier | modifier le code]

Conflans (ad confluentes, à la confuence en latin) est un ancien bourg fortifié / place forte, sur les hauteurs d'Albertville, baptisé Porte de Savoie ou Porte de France.

Il est chargé historiquement de contrôler le carrefour stratégique géographique, économique et militaire, des vallée de la Tarentaise, val d'Arly, combe de Savoie..., à la confluence de l'Arly et de l'Isère (rivière), de la route du sel des Salines Royales de Moutiers, avec son importante voie romaine Alpis Graia qui relie Lyon (Lugdunum, capitale de la Gaule romaine) à Rome (Rome antique, capitale de l'Empire romain et des États pontificaux), via Vienne, Conflans, col du Petit-Saint-Bernard, Vallée d'Aoste, Milan, Florence..., aux époques des Celtes / Empire romain / royaume de Bourgogne / Empire carolingien / comté de Savoie / duché de Savoie / maison de Savoie / Premier Empire / Second Empire...

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1014, il est fait mention du mandement de Conflans[11].

La cité de Conflans était défendue par plusieurs châteaux : le château fort de Conflans édifié au XIIe siècle qui appartenait aux archevêques de Moûtiers-Tarentaise, mais que les comtes de Savoie disputaient les droits[12] ; l'ancien castrum, appelé Châtel-sur-Conflans[13] et la maison-forte de La Cour, tout deux appartenant à la famille noble des Conflans[13],[12].

En 1600, le château fort de Conflans est conquis par les troupes Françaises, lors siège du château de Conflans (1600) de la guerre franco-savoyarde (1600-1601).

À la Révolution française, la ville de Conflans est à nouveau annexée, comme le reste de la Savoie. Elle est rebaptisée du nom de Roc-Libre alors que l'Hôpital est dénommé Bourg de Santé[14].

Le , le duc Charles-Albert de Savoie réunit les bourgs de Conflans et de l'Hôpital-sous-conflans, pour former la commune d'Albertville, à laquelle on donna son nom[15].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Le village compte un certain nombre de monuments dont certains sont classés ou inscrits au titre des monuments historiques :

  • Tour sarrasine[2] (XIIe siècle), donjon carré de l'ancien château fort de Conflans, détruit au XVIIIe siècle, dont il subsiste, outre la tour, un portail du XVIe siècle. La tour se trouve au point de jonction de l'ancien château et de la Grande Roche[16]. La maison forte fut la propriété des familles de Conflans, Chevron-Villette, Duyn et La Forest de la Barre. Quant au château de Conflans, il fut la possession des familles de Conflans, Boëge et des Bernardines ;
  • Château Rouge ou maison forte du Noyer[7]. Édifice de la fin du XIVe siècle en briques, il fut la possession des familles de Belletruche, Garrivod, Granier, Apponex, Roger, Rey et Favier du Noyer ;
  • Maison Rouge de Conflans[5], bâtie vers 1397, actuel musée d'art et d'histoire de Conflans. Elle fut la propriété des familles Voisin, Tondu, Riddes et Verger, puis des Bernardines ;
  • Portes du XVe siècle[9], passages voûtés dans l'enceinte de la ville. On distingue deux entrées principales dans la ville avec la « porte de Savoie »[3] (appelée parfois « porte de France »[14]) et la porte Tarine[4]. La première s'ouvre sur la combe de Savoie, et donc sur le territoire de l'ancien comté de Savoie, la seconde permettait de rejoindre la vallée de la Tarentaise. Les deux portes sont reliées par la Grande-Rue.
  • Château Manuel de Locatel (olim maison forte de Costaroche) du XVIe siècle[8] ;
  • Rues des XVIIe et XVIIIe siècles. Construit entre 1579 et 1583, il fut la possession des familles de Locatel et de Manuel ;
  • Maison à tourelles ou tour Ramus et logis seigneurial de la famille Ramus, près de la porte de Savoie[6] ;
  • Église Saint-Grat de Conflans, placée sous le patronage de saint-Grat, du XVIIIe siècle[15],[1].

Il subsiste également une partie des remparts[9].

La cité de Conflans comprenait un certain nombre de monuments disparus aujourd'hui dont : la maison forte de la Petite Roche (disparue depuis le XVIIIe siècle), la tour Nasine ou de la Pierre (citée en 1319), la tour Colombière (XIIe siècle ?).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Conflans (73).svg

Armoiries de Conflans :

de gueules, à la croix d'argent cantonnée à la pointe senestre d'une tour de même

Le blason se trouve sur la porte de Savoie[14]. Il représente le blason de la maison de Savoie, démontrant l'inféodation de la cité, ainsi qu'une tour, peut être une représentation de la tour sarrasine[14].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Église de Conflans », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. a et b « Tour sarrazine », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. a et b « Porte de Savoie à Conflans », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  4. a et b « Porte Tarine à Conflans », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  5. a et b « Maison Rouge de Conflans », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. a et b « Maison à tourelles », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  7. a et b « Château Rouge à Conflans », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. a et b « Château de Manuel à Conflans », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. a, b et c [Charles-Laurent Salch 1987] Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France,‎ , 1304 p. (ISBN 2865350703), p. 14.
  10. Hudry 1982, p. 47.
  11. Élisabeth Sirot, Introduction à l'archéologie médiévale.
  12. a et b Félix Bernard, Les Origines féodales en Savoie-Dauphiné : la vie et les rapports sociaux d'alors, Imprimerie Guirimand,‎ , 596 p., p. 524.
  13. a et b Hudry 1982, p. 93.
  14. a, b, c et d Maistre 1999, p. 98.
  15. a et b « Conflans », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 11 octobre 2015), Ressources - Les communes.
  16. Georges Chapier, Châteaux savoyards - Faucigny et Chablais, vol. 5, Grenoble, Éditions Revue Les Alpes,‎ , 128 p., p. 14.