Notre-Dame-de-Bellecombe

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Notre-Dame-de-Bellecombe
Notre-Dame-de-Bellecombe
Vue de la commune depuis les pistes de ski.
Blason de Notre-Dame-de-Bellecombe
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Arrondissement d'Albertville
Canton Canton d'Ugine
Intercommunalité Communauté d'agglomération Arlysère
Maire
Mandat
Philippe Mollier
2014-2020
Code postal 73590
Code commune 73186
Démographie
Gentilé Bellecombains/Bellecombaines ou Bellecombais/Bellecombaises
Population
municipale
486 hab. (2015 en diminution de 5,08 % par rapport à 2010)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 48′ 37″ nord, 6° 31′ 11″ est
Altitude Min. 839 m
Max. 2 069 m
Superficie 21,45 km2
Localisation

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Notre-Dame-de-Bellecombe est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Notre-Dame-de-Bellecombe est un petit village de montagne situé entre 1 100 et 2 070 m d'altitude dans les Alpes du Nord, et plus précisément dans le Val d'Arly. À 25 km d'Albertville et 10 km de Megève, la population de cette station familiale de sports d'hiver décuple pendant les vacances de février. L'été voit également défiler ses cortèges de touristes, principalement des randonneurs aimant se promener dans les alpages.

Contrairement à beaucoup de stations plus grandes, l'architecture de ce petit village est encore préservée ; on y trouve des fermes traditionnelles et des chalets boisés.

Depuis le mois de décembre 2005, la station de Notre-Dame-de-Bellecombe est membre de l'Espace Diamant, regroupement de 5 stations et comptant 84 remontées mécaniques.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Jusqu’en 1471, le village s’appelait Sainte-Marie-des-Déserts. La présence de moines dédiée au défrichement avait sollicitée une telle appellation.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Bèlakonba, selon la graphie de Conflans[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier hôtel de la station, le Mont Charvin, date de 1902, mais à cette époque le ski n'existait pas encore et les « étrangers » qui connaissaient Notre-Dame-de-Bellecombe ne venaient que l'été.

C'est en 1920-1921 que la baronne de Rothschild commence à séjourner à Megève où les premiers skieurs font leur apparition.

Dès 1922, plusieurs personnes commencent à s'investir dans le tourisme à Notre-Dame-de-Bellecombe.

En 1924, on construit le premier téléphérique à Chamonix : L'Aiguille du Midi.

Le premier téléski est construit à Megève en 1933.

Comme partout, c'est une poignée de pionniers qui contribue à lancer les vacances d'hiver. François Joguet fabrique lui-même les premiers skis et les bâtons de ski.

L'économie de la commune, qui était essentiellement agricole, se modifie déjà en économie touristique.

En 1937 est construite la première remontée mécanique de la station, « Le Télétraineau », tout à fait d'avant-garde. Plusieurs moniteurs qui ont passé un examen à Chamonix commencent à enseigner le ski (Marcel Rossat-Mignod, Marcel Gardet, Yvon Mollier, Armand Favray).

Puis vient la guerre, le village, déjà petite station, s'endort.

En 1948, le Télétraineau est supprimé, et le premier téléski est installé à Notre-Dame-de-Bellecombe sur les pentes du Reguet. La station a alors une capacité de 600 lits. L'École de ski et le syndicat d'initiative sont installés sur la place du village dans une petite grange aménagée. Il y a alors 7 moniteurs.

En 1959, le Club des Sports de Notre-Dame-de-Bellecombe voit le jour, et formera par la suite de vrais compétiteurs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Dominique Mollier-Pierret ... ...
mars 2008 en cours Jean-Paul Rossat-Mignod ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Bellecombains[2] ou les Bellecombais.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4].

En 2015, la commune comptait 486 habitants[Note 1], en diminution de 5,08 % par rapport à 2010 (Savoie : +3,19 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
607644647670716720543529588
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
551558603605602592589619596
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
504466437474446419395371410
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013 2015 -
424459510498500501485486-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

La promotion de la commune et de la station est réalisée par l'Office de Tourisme Intercommunal du Val d'Arly (dont la promotion sur Internent se fait sous la marque « Val d'Arly Mont Blanc »), créé en 2011, une structure de la communauté de communes du Val d'Arly. L'organisme touristique gère ainsi les trois autres stations de Flumet - Saint-Nicolas-la-Chapelle, Crest-Voland Cohennoz et La Giettaz-en-Aravis.

La station a obtenu plusieurs labels « Station village » ; « Grand domaine » et « Nouvelles glisses »[7].

En 2014, la capacité d'accueil de la commune et de la station, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 7 555 lits touristiques répartis dans 1 455 établissements[Note 2]. Les hébergements se répartissent comme suit : 360 meublés ; 3 hôtels ; 3 centres ou villages de vacances ou maisons familiales et une chambre d'hôtes[8].

En 2016, la table de La Ferme de Victorine se trouve dans le palmarès du guide Michelin en obtenant un Bib gourmand[9].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Notre-Dame-de-Bellecombe bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Treize coureurs ont porté les couleurs de l'Équipe de France, notamment en ski alpin :

  • Roger Rossat-Mignod (1946-) : champion de France junior, sélectionné pour les Jeux olympiques en 1968 et 1972, vainqueur en Coupe du monde à Berchtesgaden ;
  • Jacqueline Rouvier (1949-) : plusieurs fois championne de France, médaille de bronze aux Championnats du monde à Saint-Moritz (1974), etc. ;
  • Catherine Quittet (1964-) : 9 titres de championne de France, plusieurs victoires ou podiums en Coupe du monde de 1985 à 1989, etc. ;
  • Mais aussi Bernard Rossat-Mignod, Patrick Brye, Raymonde Ansanay, Max Ancenay, et bien d'autres qui ont également fait partie de l'Équipe de France.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  2. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'implique donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[8].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 19
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  2. « Notre-Dame-de-Bellecombe », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en juin 2017), Ressources - Les communes.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. « Notre-Dame-de-Bellecombe », sur site france-montagnes.com (consulté le 2 mars 2015). France Montagnes est une association qui regroupe des acteurs du tourisme de montagne en France.
  8. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com, (consulté en janvier 2015) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
  9. Franck Grassaud, « Guide Michelin 2016: de nouvelles étoiles pour les restaurants de l'Isère et des Pays de Savoie », france3-regions.francetvinfo.fr,‎ (lire en ligne).
  10. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).