Grignon (Savoie)

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Grignon
Grignon (Savoie)
Grignon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Albertville
Intercommunalité Communauté d'agglomération Arlysère
Maire
Mandat
François Rieu
2020-2026
Code postal 73200
Code commune 73130
Démographie
Population
municipale
2 107 hab. (2019 en augmentation de 6,2 % par rapport à 2013)
Densité 227 hab./km2
Population
agglomération
43 225 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 39′ 10″ nord, 6° 22′ 36″ est
Altitude Min. 324 m
Max. 1 661 m
Superficie 9,29 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Albertville
(banlieue)
Aire d'attraction Albertville
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Albertville-2
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Grignon

Grignon est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Grignon et son plan d'eau.

La commune de Grignon se situe dans la partie nord du département de la Savoie, à l'extrémité de la haute-Combe de Savoie qui se referme sur Albertville, ville olympique en 1992.

Grignon est distante d'environ 45 km de Chambéry et 50 km d'Annecy.

Sa population riche de 2 107 habitants se disperse sur une superficie de 929 ha.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Grignon est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Albertville, une agglomération intra-départementale regroupant 17 communes[4] et 39 406 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Albertville dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 30 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (81,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (81,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (81,2 %), zones urbanisées (12,4 %), zones agricoles hétérogènes (3,6 %), eaux continentales[Note 3] (1,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,3 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Grignon est un toponyme provenant probablement du patronyme Grinio[10] ou Grindio(n), d'origine germain[11]. Il existe des homonymes ailleurs en France[10].

Le village est mentionné en 1245 avec un seigneur de Grinon[10],[11]. Un Janus de Duyno (de Duin) est seigneur des domaine de Novaux et de Grinion au début du XVIe siècle[10],[11].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Gregnon selon la graphie de Conflans[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologiquement, Grignon vient probablement d'un nom d'homme de la période romaine : Grinius, variante de Granius, avec le suffixe onem.

Le territoire comprend le versant nord-ouest de l'éperon boisé qui descend de la Grande Lanche, et une étroite bande de la plaine de l'Isère ; la limite parallèle à la départementale 925 laisse la plus grande partie des terrains de la rive gauche de l'Isère conquis par la construction de la digue au XIXe siècle à la commune de Gilly.

Entre 1776 et 1861, l'augmentation de la population a été importante. Puis une certaine stabilité est restée jusqu'en 1946. Après 1950, la population a doublé : 1 118 habitants en 1980. Cette augmentation, ainsi que l'endiguement de l'Isère, ont provoqué un déplacement de l'habitat. Les maisons sont de part et d'autre de la route nationale. Autrefois, pour éviter les crues de la rivière, l'habitat se tenait en bordure de la pente de la montagne et sur les replats essertés de la forêt (les Gros). Celle-ci a maintenant envahi les ruines des anciennes maisons.

La communauté est habituellement désignée par deux groupes : Grignon et Neveaux.

Jusqu'à la construction des ponts sur l'Isère au XIXe siècle, les relations entre la basse Maurienne et la Tarentaise se faisaient par la rive gauche de l'Isère, donc par Grignon. C'est ce qu'on appelle le chemin d'Aiguebelle.

Mais il fallait bien passer par la rive droite, d'autant plus que Grignon avait besoin d'aller au marché de Conflans. Pendant longtemps on utilisa le pont des chèvres sur l'Isère, en amont de son confluent avec l'Arly. Vers 1840 existait un bac à l'aval de la confluence, affermé à Albertin Michel à raison de 1 582,50 francs pour trois trimestres. Les revenus étaient illusoires puisqu'en 1845 il est en faillite. En 1852, on établit un pont en charpente à l'emplacement du bac et le pont pris le nom du malheureux Albertin.

Jusqu'à 1843, Grignon, au point de vue spirituel, dépendait de Notre-Dame-des-Millères et participait pour un quart aux réparations de l'église des Millères. C'est la paroisse du diocèse la plus en amont dans la vallée de l'Isère.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La marie et l'école de Grignon.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 1991
(démission)
Jean-Claude Ghéno DVG Réélu en 1983, 1989 et 1990[N 1]
1991 mars 2008 Marcel Paviol (1941-2021) PS Directeur de foyer de travailleurs migrants retraité, syndicaliste
Conseiller général du canton d'Albertville-Sud (2004 → 2011)
Réélu en 1995 et 2001
mars 2008 mars 2014 François Rieu (1959-) PS Journaliste
Conseiller général du canton d'Albertville-Nord (1998 → 2015)
mars 2014 avril 2016
(démission)
Stéphanie Caron-Weinmann SE Conseillère emploi formation
mai 2016[13] février 2019 Brigitte Petit (1959-) DVD Coiffeuse
février 2019[14] En cours
(au 30 mai 2020)
François Rieu (1959-) PS Journaliste
Conseiller communautaire délégué CA Arlysère
Réélu pour le mandat 2020-2026[15]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Grignolains[16].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18].

En 2019, la commune comptait 2 107 habitants[Note 4], en augmentation de 6,2 % par rapport à 2013 (Savoie : +3 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
278283304409389466455444435
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
440452428454475477450434457
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
4134004174925176017569041 113
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014 2019 -
1 3731 6101 6881 9081 9751 9282 0112 107-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

La commune de Grignon compte des activités de randonnées et de découvertes dans la forêt ou à la cascade, ainsi qu'une base de loisirs ouverte à l'année, hors baignade (uniquement l’été). Par ailleurs, un centre de village situé à côté de l'école est construit depuis peu.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  • Notes de type "N"
  1. Réélu en 1990 à la suite d'une élection municipale partielle.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 d'Albertville », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Albertville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. a b c et d Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 222..
  11. a b et c Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195), , 1852 p. (lire en ligne)., § 14749 et 14750, p.  844.
  12. Lexique Français : Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 19
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
    .
  13. « Brigitte Petit élue maire », Le Dauphiné,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  14. « Grignon : François Rieu de nouveau aux commandes de la mairie de Grignon », La Savoie,‎ (lire en ligne).
  15. Michel Lebraut, « Grignon : François Rieu réélu maire de la commune », Le Dauphiné,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  16. « Grignon », Accueil > Ressources > Communes, Site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en ), Ressources - Les communes.
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.