Toei Animation

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Toei Animation Co., Ltd.
東映アニメーション株式会社
logo de Toei Animation
illustration de Toei Animation

Création [1] (sous le nom de Nihon Dōga)
Personnages clés Hiroshi Takahashi, président
Tsutomu Tomari, chairman[1]
Forme juridique Kabushiki gaisha[1]
Action Bourse de Tokyo
Slogan If we had no dream, how could we feel the future. Cherish your dreams. We just exist forever in your heart.
Siège social Nerima, Tokyo[1]
Drapeau du Japon Japon
Direction Katsuhiro Takagi (depuis 2012)
Actionnaires Voir tableau détaillé
Activité Médias et divertissement
Produits Séries, court et long métrage d'animation (anime)[1]
Société mère Toei
Filiales Tavac Co., Ltd. (studio d'enregistrement voix/sons)
Toei Animation Music Publishing (production musicale)
Laterna Co., Ltd.
Toei Animation Phils., Inc (Philippines)
Toei Animation Entreprises Limited (Hong Kong)
Toei Animation Incorporated (Les amériques)
Toei Animation Europe S.A.S. (Europe)[2]
Effectif 755 en 2019
Site web www.toei-anim.co.jp

Chiffre d'affaires 749 millions d'euros en 2018[3]

Toei Animation Co., Ltd. (東映アニメーション株式会社, Tōei animēshon kabushiki-gaisha?) est un studio de production de films et séries d'animation japonais fondé le sous le nom de Nihon Dōga (日本動画). C'est une filiale de la société cinématographique japonaise Toei depuis .

La première production de Toei Animation est le film Le Serpent blanc, sorti dans les salles nippones en 1958. Depuis, le studio a produit de nombreux films et séries dont plusieurs adaptations des travaux de Go Nagai (Goldorak, Mazinger…), de Leiji Matsumoto (Albator, Galaxy Express 999…), de Masami Kurumada (Saint Seiya, Fūma no Kojirō, Ring ni Kakero…), d'Akira Toriyama (Docteur Slump, Dragon Ball…), de Naoko Takeuchi (Sailor Moon) et de Eiichiro Oda (One Piece).

Le symbole du studio est le chat Pero, personnage principal du film Le Chat Botté sorti en 1969.

Histoire[modifier | modifier le code]

Débuts du studio[modifier | modifier le code]

Le studio Nihon Dōga (日本動画) est fondé le et s'installe dans le quartier de Shinjuku à Tokyo[4]. Pendant cette période, l'animation japonaise nationale reste confidentielle alors que les productions de Disney affluent dans les salles de cinéma nippones. En , Nihon Dōga change de nom et devient Nichidō Eiga (日動映画))[4]. Afin de concurrencer Disney sur le marché national de l'animation, Toei rachète en Nichidō Eiga et renomme le studio Tōei Dōga (東映動画)[4]. Le studio sort sa première production en  : Koneko no rakugaki (Graffitis d'un chaton)[4], un court métrage de 13 minutes réalisé par Yasuji Mori et Taiji Yabushita. Ce dernier réalisera avec Kazuhiko Okabe Le Serpent blanc, premier long métrage de Tōei Dōga sorti en . Véritable succès et premier long métrage d'animation japonais en couleur, il sera également diffusé aux États-Unis en .

À la fin des années 1950 et durant les années 1960, Tōei Dōga s'inspire fortement du modèle Disney en produisant en moyenne un long métrage pour enfants par an, souvent adapté de contes et légendes japonaises. Ces films sont d'ailleurs diffusés aux États-Unis mais y connaissent un succès mitigé, si bien que la Toei cesse ces exportations avec Wanpaku ōji no orochi taiji en 1963[5]. À partir de cette même année, le studio produit également des séries animées pour la télévision. Tout d'abord en noir et blanc, ces séries passent à la couleur à partir d' (18e épisode de Sally la petite sorcière[4]). Au milieu des années 1960, le studio est secoué par plusieurs grèves des animateurs qui se plaignent des conditions de travail et des salaires. Parmi les grévistes, on peut noter Hayao Miyazaki, alors simple intervalliste et Isao Takahata. C'est également à cette période que Toei se livre à une concurrence virulente avec le studio Mushi Production d'Osamu Tezuka qui durera jusqu'à la faillite de Mushi au début des années 1970.

Années 1970[modifier | modifier le code]

Au début des années 1970, Toei commence à réduire sa production de longs métrages et se focalise davantage sur la production de séries télévisées qui, grâce à la diffusion massive de téléviseurs dans les ménages japonais, permet de toucher un large public. Le studio adapte alors en série de plus en plus de mangas à succès prépubliés dans des magazines tels le Shōnen Magazine et surtout le Shōnen Jump. Parmi les mangas adaptés, on notera ceux de Go Nagai auteur notamment de Mazinger Z et surtout de UFO Robot Grandizer qui connaîtra un grand succès en France sous le nom de Goldorak. Comme Goldorak, un grand nombre des séries produites durant cette période par Toei Animation sera diffusé en Occident. En France, des séries du studio sont diffusées notamment à la fin des années 1970, séries comme Goldorak, Candy, Albator, le corsaire de l'espace, Capitaine Flam, par le biais d'IDDH, société de Bruno-René Huchez.

Années 1980 et 1990[modifier | modifier le code]

Tout au long des années 1980, Toei garde sa politique axée sur la production massive de séries. Les films originaux se font de plus en plus rares et sont supplantés à partir du milieu des années 1980 par les adaptations cinématographiques des séries à succès du studio. Après Go Nagai et Leiji Matsumoto, c'est Akira Toriyama qui voit ses mangas intensivement adaptés par Toei Animation. Après Docteur Slump, diffusé pendant cinq ans et adapté en plusieurs films, c'est au tour de Dragon Ball d'être adapté à la télévision par le studio. Commencé en 1986, Super Mario Bros. : Peach-Hime Kyushutsu Dai Sakusen! sortie le , Dragon Ball et ses suites seront diffusés jusqu'en 1997 et connaîtront un succès sans précédent au Japon et dans le monde entier.

L'émission Club Dorothée diffuse de nombreuses séries du studio à la fin des années 1980 ainsi qu'au début des années 1990, ce qui participe à la popularisation de l'univers manga en France. En plus de Dragon Ball et ses séquelles, on notera la diffusion de Dr Slump, Muscleman, Les Chevaliers du Zodiaque, Zeo, Sailor Moon, Fly ainsi que le controversé Ken le Survivant mais également des séries plus anciennes comme Cherry Miel.

Depuis la fin des années 1990[modifier | modifier le code]

La fin des années 1990 est une période de difficultés pour le studio qui peine à trouver de nouveaux titres porteurs. La série Yu-Gi-Oh! est un échec et seul Jigoku Sensei Nube et Les Enquêtes de Kindaichi connaissent un succès relatif. En revanche, en 1999, le studio renoue avec le succès avec le lancement de productions telles One Piece, Digimon ou encore Ojamajo Doremi. Néanmoins, Toei n'a plus la place de leader de la série d'animation japonaise : celle-ci a été prise par d'autres studios comme Madhouse ou Sunrise.[réf. souhaitée]

En , Tōei dōga change de nom et devient Toei Animation (東映アニメーション, Tōei animēshon?)[4].

En 2003, un musée est ouvert dans les studios. À l'intérieur, on retrouve de nombreuses affiches promotionnelles de films et des séries, des celluloïds et des planches originales[6].

Principaux actionnaires[modifier | modifier le code]

Au [7]:

Toei Company (holding) 40,2%
TV Asahi Holdings Corporation 19,6%
BANDAI NAMCO Holdings 10,8%
Fuji Media Holdings 10,1%
Sony Corporation 1,86%
Sony (fonds de pension) 1,86%
Toei Animation (autocontrôle) 1,76%
RMB Capital Management 0,96%
FIL Investment Management 0,60%
AllianceBernstein 0,58%

Toei Anime Fair[modifier | modifier le code]

Les Toei Anime Fair étaient un évènement se déroulant à chaque printemps et chaque été de 1969 à 2002, durant lesquels plusieurs titres phare et films d'animation de la Toei Animation étaient présentés. Ils ont notamment lancé les films de Dragon Ball, Saint Seiya ou Digimon. L'échec commercial de l'édition 2002 a entrainé la fin des Toei Anime Fair, bouleversant le rythme de production des films d'animation de la maison de production[8].

Productions[modifier | modifier le code]

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Années 2010[modifier | modifier le code]

Années 2020[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

OAV[modifier | modifier le code]

Cette liste n'est pas exhaustive.

Source : site Internet de Toei Animation[9]

Personnalités ayant travaillé au studio[modifier | modifier le code]

Les filmographies indiquées ne concernent que les réalisations effectuées pour Toei Animation et ne sont pas exhaustives

  • Taiji Yabushita, réalisateur, (Le Serpent Blanc, Shounen Sarutobi Sasuke, Saiyuki, Anju to Zushiomaru, Sinbad No Boken, Ookami shounen ken, Shounen Jack to Mahotsukai, Hyokkori Hyotan-jima)[10]
  • Yugo Serikawa, réalisateur (Wankapu ouji no orochi taiji, Ookami shounen ken, Panda no Daiboken, Chibikko Remi to Meiken Kapi, Majokko Megu-chan, Makko, Calimero, Cyborg 009 kaishu senso, Science Fiction Saiyuki Starzinger)[11]
  • Hiroshi Ikeda, réalisateur (Ookami shounen ken, Hustle Punch, Doubutsu Takarajima, Sora Tobu Yureisen)[12]
  • Isao Takahata, réalisateur (Ookami shounen ken, Horus le Prince du Soleil, Mooretsu Atarou)[13]
  • Shun'ichi Yukimuro, scénariste (Akane-chan, Sarutobi Ecchan, Getter Robo, Candy, Mes tendres années)[14]
  • Hayao Miyazaki, réalisateur (Garibā no uchū ryokō, Wan wan chushingura, Ōkami shōnen Ken, Tetsuwan Atomu)[15]
  • Kimio Yabuki, réalisateur(Ookami shounen ken, Le Chat Botté, Ikkyu-san, Mes tendres années, Mori wa Ikiteiru)[16]
  • Masayuki Akihi, Réalisateur (Ookami shounen ken, Nolan, Devilman, Kotetsu Zieg, Goldorak)[17]
  • Tomoharu Katsumata, réalisateur (Nagagutsu Sanjyushi, Andersen Douwa-Ningyo Hime, Devilman, Cherry Miel, Daikyu Maryû Gaiking, Capitaine Flam, King Arthur, Wingman, Ginga Nagareboshi Gin)[18]
  • Hiroshi Shidara, réalisateur (Alibaba to Yonjubiki no Tozuku, Le Tour du monde de Lydie, Sandy Jonquille, Vas-y Julie, Gwendoline, Maple Town Stories, Hello! Lady Lynn)[19]
  • Nobutaka Nishizawa, réalisateur (Galaxy Express 999, Princesse Millenium, Patalliro!, Sakigake!! Otoko Juku, Slam Dunk, Fly, Legendary Gambler Tetsuya)[20]
  • Shigeyasu Yamauchi, réalisateur (Docteur slump, plusieurs films ""Dragon ball Z, Xenosaga, Hana Yori Dango))[21]
  • Daisuke Nishio, réalisateur (Les séries Dragon Ball, Air master...)[22].
  • Junichi Sato, réalisateur (Akumu-kun, plusieurs Sailor moon, Le royaume des couleurs)[23]
  • Kônosuke Uda, réalisateur (One Piece, Lovely Complex...)[24]
  • Yukio Kaizawa, réalisateur (Binbou Shimai Monogatari, quelques saisons de Digimon, Gegege no Kitaro 2007, Hanitarou Desu)[25]
  • Takuya Igarashi, réalisateur (Sailor moon Sailor Stars, toutes les séries Ojamajo Doremi)[26]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e (ja) « Informations sur la société sur le site officiel de Toei Animation » (consulté le 24 octobre 2007)
  2. (fr) « Informations sur les compagnies affiliées sur le site officiel de Toei Animation Europe » (consulté le 24 octobre 2007)
  3. « Dragon Ball – Résultats de l’année fiscale 2018 pour Toei Animation et Bandai Namco », sur Dragon Ball Super - France, (consulté le 24 juillet 2020).
  4. a b c d e et f (ja) « Informations sur l'historique de la société sur le site officiel de Toei Animation Europe » (consulté le 1er novembre 2007)
  5. (en) Fred Patten, Watching anime, reading manga : 25 years of essays and reviews, Stone Bridge Press, (ISBN 9781880656921, lire en ligne), p. 279
  6. « Toei Animation Gallery, destin animé »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Vivre le Japon (consulté le 10 août 2018).
  7. Zone Bourse, « TOEI ANIMATION . : Actionnaires », sur www.zonebourse.com (consulté le 8 mars 2020)
  8. (fr)« Dix ans d'anime manga » (consulté le 15 mai 2009)
  9. http://www.toei-anim.co.jp/lineup/category/tv/
  10. (en) Taiji YABUSHITA sur Anime News Network
  11. (en) Yugo SERIKAWA sur Anime News Network
  12. (en) Hiroshi IKEDA sur Anime News Network
  13. (en) Isao TAKAHATA sur Anime News Network
  14. (en) Shun-ichi YUKIMURO sur Anime News Network
  15. « Hayao Miyazaki // Nausicaa.net », sur www.nausicaa.net (consulté le 3 avril 2020)
  16. (en) Kimio YABUKI sur Anime News Network
  17. (en) Masayuki AKIHI sur Anime News Network
  18. (en) Tomoharu KATSUMATA sur Anime News Network
  19. (en) Hiroshi SHIDARA sur Anime News Network
  20. (en) Nobutaka NISHIZAWA sur Anime News Network
  21. (en) Shigeyasu YAMAUCHI sur Anime News Network
  22. (en) Daisuke NISHIO sur Anime News Network
  23. (en) Junichi SATO sur Anime News Network
  24. (en) Kônosuke UDA sur Anime News Network
  25. (en) Yukio KAIZAWA sur Anime News Network
  26. (en) Takuya IGARASHI sur Anime News Network

Liens externes[modifier | modifier le code]