Dentsu

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Dentsu incorporated
Image illustrative de l'article Dentsu
illustration de Dentsu

Création 2001
Forme juridique kabushiki kaisha cotée à la bourse de Tokyo
Action TSE : 4324
Slogan Communications Excellence
Siège social Drapeau du Japon Tokyo Minato Voir et modifier les données sur Wikidata (Japon)
Direction Tateo Mataki, CEO
Actionnaires Kyodo News (6,58 )[1], Jiji Press (5,97 ) et Northern Cross (d) (3,4 )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Publicité
Filiales IProspect (en)
Site web dentsu.com
Le Dentsu building par Jean Nouvel.

Dentsu (電通, Dentsū?) est une agence de publicité japonaise, leader sur son marché devant Hakuhodo et Asatsu-DK : son plus proche concurrent atteint la moitié de son chiffre d'affaires[Quand ?]. Elle atteint le cinquième rang au niveau mondial.

Le siège de Dentsu, un immeuble de quarante-huit étages et 213 mètres de haut, ce qui en fait la onzième plus haute construction du Japon, est l'œuvre de l'architecte français Jean Nouvel qui en achève la construction en 2002.

Dentsu est en 2010 le second actionnaire de Publicis, à hauteur de 9,23 %, derrière Élisabeth Badinter[2].

En juillet 2012, Dentsu annonce le rachat du britannique Aegis Group pour se développer sur le numérique et à l'international (84 % de ses revenus sont alors locaux)[3]. Aegis Group devient en janvier 2014 Dentsu Aegis Network, regroupant toutes les filiales de Dentsu en dehors du Japon.

Scandales[modifier | modifier le code]

En décembre 2016, Dentsu révèle les premiers résultats d'une enquête interne sur des irrégularités commises dans des campagnes de promotion numérique au Japon, concernant 633 transactions douteuses et 111 clients concernés, pour un montant de 230 millions de yens (deux millions d'euros). Il s'agit de disparités entre les durées d'affichage publicitaire réelles et celles fixées avec le client, des commissions perçues alors que la publicité n'a jamais été diffusée, de fausses déclarations en termes de performances ainsi que des surfacturations injustifiées[4]. En janvier 2017, l'enquête comptabilise finalement 997 cas concernant 96 clients, pour un montant de 114,8 millions de yens (940 000 euros)[5].

Le 28 décembre 2016, le président de Dentsu, Tadashi Ishii, annonce sa démission au mois de janvier, à la suite du décès en décembre 2015 d'une salariée de 24 ans qualifiée de mort par surmenage (karōshi)[6],[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.dentsu.com/ir/stockandratings/shareinformation.html
  2. [1], Cofisem sur Les Échos Bourse, consulté le 12 février 2010
  3. Patrice Novotny, « Avec Aegis, Dentsu s'offre un tremplin vers internet et le monde », AFP sur Google News, le 12 juillet 2012
  4. Publicité : Dentsu reporte les résultats de son enquête interne, AFP sur Le Figaro, le 26 décembre 2016
  5. Dentsu: 997 cas d'irrégularités au Japon, AFP sur Le Figaro, le 17 janvier 2017
  6. Burn-out : Dentsu dans le viseur de la justice après le suicide d'une salariée, Médias, AFP sur Les Echos, le 28 décembre 2016
  7. Japon : Démission d'un PDG après la mort d'une salariée surmenée, Reuters sur Investir-Les Echos Bourse, le 28 décembre 2016