IDDH

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International Droits et Divers Holding
Image illustrative de l'article IDDH

Création 1977
Disparition 1999
Fondateurs Bruno-René Huchez
Forme juridique SARL
Siège social Maurecourt
Drapeau de la France France
Actionnaires Groupe Bruno-René Huchez
Activité Productions, Animations, Gestions de droits de diffusions

International Droits et Divers Holding, également connue sous les initiales IDDH, était une société française de gestion de droits télévisuels créée par Bruno-René Huchez (dit BRH) en 1977.

Dès la fin des années 1970, IDDH importe et adapte en France et en Europe des séries animées japonaises qui deviendront cultes. À partir de 1985, IDDH devient producteur de dessins animés français et coproduit aussi avec les majors américaines.

IDDH disparaît en 1999 pour cause de dépôt de bilan.

1977 - 1984 : Les débuts[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1977, Bruno-René Huchez est employé par la société japonaise Marubeni, chargé de l'import-export de produits extrêmement divers, comme par exemple les droits des matchs de rugby qu'il tente de vendre au Japon. Du côté japonais, il fait acquérir à Marubeni les droits européens de quelques programmes d'animation du catalogue de Toei Animation.

En 1977, Marubeni décide de fermer son secteur import-export et laisse à Bruno-René Huchez les droits des dessins animés, ce qui lui permet de créer IDDH. Fin 1977, il arrive à convaincre un des responsables d'Antenne 2 d'acheter trois séries : Goldorak, Candy Candy et Albator. Afin de rassurer à la fois les Japonais et les Français qui ne le connaissent pas, la vente se fait par l'intermédiaire de Jacques Canestrier, qui possède la société TelFrance et sa propre femme, japonaise. Canestrier s'occupe de la vente, du doublage, de la distribution et des droits dérivés du programme.

Le succès est immédiat et IDDH commence alors à acheter plusieurs programmes au Japon directement. Récré A2 achète la série live San Ku Kaï en 1979, ce qui marque la première vraie vente de la société. Capitaine Flam suit sur TF1 en 1980, puis Rody le petit Cid et Les Trois Mousquetaires.

Parallèlement, ces programmes sont aussi distribués dans d'autres pays européens, tels que l'Espagne ou l'Italie, toujours avec le même succès.

Plusieurs programmes continuent d'apparaître dans Récré A2 au fur et à mesure des années, dont Tom Sawyer, L'Empire des 5, X-Or, Judo Boy… Sur FR3 sont diffusés Les 4 filles du Dr March, Bouba ou le film animé Les Misérables.

IDDH conclut également un contrat de distribution avec le producteur espagnol BRB Internacional afin de distribuer en France ses programmes, dont Rody le petit Cid et Le tour du monde en 80 jours.

1985 - 1991 : La grande aventure de la production[modifier | modifier le code]

Dès 1984, il est demandé dans les plus hautes sphères de la République Française de commencer à produire français. IDDH crée alors son studio à Angoulême. La première série à sortir de ces studios est Clémentine, diffusée dès 1985 sur Antenne 2. Suivent ensuite Moi Renart, Molierissimo, Marianne 1re[1] ou Bleu, l'enfant de la Terre (de Philippe Druillet) sur FR3.

La plus grande commande provient cependant de La Cinq, qui doit faire face aux quotas de production et met en chantier plusieurs séries, dont Barnyard commandos, Draculito, Bucky O'Hare.

Parallèlement, IDDH investit dans plusieurs séries américaines afin de gonfler le catalogue "français" de la société. Le plus gros succès viendra des Tortues Ninja et de Denver, le dernier dinosaure, dont les coproductions américaines seront initiées par Pierre Métais et dont certains scripts seront écrits par Bruno-René Huchez en personne ou certains de ses collaborateurs. Ce système très efficace permet de faire travailler à la fois le studio français et d'acquérir pour des frais moindres un imposant catalogue de programmes qui seront considérés comme français.

IDDH poursuit aussi son activité de distribution et devient même producteur de l'émission-phare de FR3 destinée à la jeunesse, Amuse 3. L'accord avec BRB Internacional permet d'utiliser la série David le gnome et ses personnages, qui vont servir de présentateurs virtuels (des extraits d'épisodes sont remontés et redoublés). En 1987, IDDH ne peut plus vendre ses séries à TF1, la chaîne travaillant exclusivement avec AB Productions. IDDH vend alors à AB ses séries fétiches (Goldorak, Candy, Capitaine Flam) et une série live jusque là diffusée seulement sur Canal+, Bioman (et ses suites Maskman et Liveman).

Le , Amuse 3 tire sa révérence, malgré des séries devenues cultes comme Signé Cat's Eyes, Edgar de la cambriole et les séries françaises d'IDDH, et les difficultés de la Cinq achèvent le développement de la société.

1992 - 1999 : La fin d'une aventure[modifier | modifier le code]

En 1992, La Cinq est placée en redressement judiciaire puis en liquidation judiciaire, ce qui a pour effet de causer de graves difficultés financières à ses fournisseurs, dont IDDH. La société trouve cependant un nouveau diffuseur avec M6, qui a décidé de relancer ses programmes jeunesse. Malheureusement, les budgets alloués ne suffisent pas à combler le passif laissé par La Cinq.

Afin de survivre, IDDH vend son catalogue de programmes à Europe Images (séries japonaises, américaines et françaises), devenu depuis Lagardère Entertainment Rights.

Entre ces chutes brutales d'activité et un contrôle fiscal, la société doit définitivement fermer ses portes en 1999.

Séries importées[modifier | modifier le code]

Séries françaises[modifier | modifier le code]

Séries coproduites[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Marianne 1ere - L'Encyclopédie des Dessins animés », sur Toutelatele.com (consulté le 12 août 2013)