Plomeur

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Ne pas confondre avec la commune de Ploemeur (Morbihan).
Plomeur
Église et calvaire au centre ville.
Église et calvaire au centre ville.
Blason de Plomeur
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Arrondissement de Quimper
Canton Canton de Pont-l'Abbé
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Bigouden Sud
Maire
Mandat
Ronan Credou
2014-2020
Code postal 29120
Code commune 29171
Démographie
Gentilé Plomeurois
Population
municipale
3 833 hab. (2012)
Densité 129 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 50′ 28″ N 4° 17′ 00″ O / 47.841111, -4.28333347° 50′ 28″ Nord 4° 17′ 00″ Ouest / 47.841111, -4.283333  
Superficie 29,69 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte administrative du Finistère
City locator 14.svg
Plomeur

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte topographique du Finistère
City locator 14.svg
Plomeur

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Plomeur

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Plomeur
Liens
Site web Site de la commune

Plomeur [plomœʁ] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. La commune fait partie de l'entité de tradition dite pays Bigouden.

En 2012, la commune compte 3 833 habitants nommés Plomeurois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom breton de la commune est Ploveur.

Situation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Océan Atlantique Saint-Jean-Trolimon Pont-l'Abbé Rose des vents
Océan Atlantique
Pointe de la Torche
N Pont-l'Abbé
O    Plomeur    E
S
Penmarc'h Le Guilvinec Plobannalec-Lesconil

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Le nom de Plomeur vient du breton Plo (paroisse, cf. plou) et Meur (grande). Plomeur est une ancienne paroisse de l'Armorique primitive, qui s'étendait jadis dans tout le sud-ouest du Cap Caval, englobant les anciennes paroisses ou communes actuelles de Plomeur, Beuzec-Cap-Caval (aujourd'hui en Plomeur), Saint-Guénolé (en Penmarc'h désormais), Tréoultré (Penmarc'h) et Le Guilvinec (détaché de Plomeur en 1883).

Article détaillé : Beuzec-Cap-Caval.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La presqu'île de Beg an Dorchenn (improprement traduit en pointe de la Torche) est occupée dès le Mésolithique comme en témoigne un important amas coquillier daté de 5640 à 5550 avant notre ère[1]. Au Néolithique, un tumulus est édifié sur le promontoire. Il comporte deux cairns superposés. Le cairn supérieur contient un dolmen à couloir et à chambres latérales du Néolithique moyen et une allée couverte du Néolithique final. Le tumulus, écrêté, laisse aujourd'hui apparaître les deux monuments. Des ossements découverts dans le dolmen sont datés de 4500 à 4090 avant notre ère[2].

Une nécropole datant de l'Âge du fer a été trouvée en 1923 à Roz-an-Tremen : il s'agit en fait de « plusieurs ensembles funéraires, s'étalant au moins sur 225 m, associant des stèles et divers types de sépultures : une cinquantaine d'urnes cinéraires reconnues[3], auxquelles s'ajoutent des tessons dispersés (souvent ornés de décors estampés), sept inhumations et de petits coffres »[4]. Bénard Le Ponthois décrit ainsi l'une des stèles : la « partie plate s'entoure d'un bourrelet saillant en couronne qui lui donne vaguement l'aspect d'une colonnette tronconique. Cette stèle était renversée, son pied encore dans le calage et, à son extrémité, par terre, un objet (...) ; vraisemblablement cet objet était sur le haut de la colonnette et doit être une sorte d'idole ou de fétiche dans laquelle certains de nos collègues ont voulu voir une sorte de stylisation phallique qui n'apparaît pas comme certaine »[5]. Une petite partie de cette nécropole a été reconstituée au Musée de la préhistoire finistérienne de Saint-Guénolé en Penmarc'h.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Cette commune est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets rouges en 1675.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le 20 septembre 1676, le recteur de Tréoultré, Alain Le Faucheux, et un de ses confrères, se rendent à la fontaine Saint-Côme, située dans le hameau de Langougou, à l'époque situé dans la paroisse de Loctudy, mais désormais rattaché à la commune de Plomeur, pour ouvrir une enquête canonique à la demande du curé de Loctudy et sur ordre de l'évêque de Quimper, Mgr François de Coëtlogon, à la suite des pouvoirs miraculeux attribués à cette fontaine par la population locale. Cette fontaine a été découverte quelques mois plus tôt sous une ancienne chapelle, et tous ceux qui s'y seraient lavés auraient vu leurs maux disparaître. Sur place, les prêtres constatent la taille modeste de la fontaine (deux bassins d'un mètre cinquante de côté chacun et trente centimètres de profondeur) et reçoivent les dépositions des miraculés, enregistrant une cinquantaine de témoignages de guérison.

L'évêque de Quimper, convaincu par le rapport d'enquête, authentifie les miracles et décide d'organiser le culte pour l'avenir  : les fidèles qui se rendront à la fontaine en procession le troisième dimanche de septembre, jour des fêtes de saint Côme et saint Damien, seront gratifiés de quarante jours d'indulgences[6].

En 1716, le curé de Plomeur participe au pillage du Saint-Jacques, bateau de Rotterdam, naufragé à la Pointe de la Torche, chargé de vin et d'huile d'olive. Pour alimenter la lampe de l'église, il n'avait rien trouvé de mieux que de s'approvisionner dans le navire hollandais. Il fut condamné à 400 livres de restitution et 50 livres d'amende[7].

La seule paroisse de Plomeur « possédait neuf moulins, dont les moulins à eau de la Palue, de Pendreff (1786), le moulin en mer (Ar Veil Mor)[8] à Treffiagat et les moulins à vent de Kerergos (Guilvinec, alors en Plomeur), de la Palue et de Penn ar Prat[9] (XVIIIe siècle) »[10].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le port du Guilvinec obtint son indépendance communale par rapport à Plomeur le 6 avril 1880 ; les antagonismes entre les pêcheurs et ouvriers du Guilvinec, républicains, et la majorité paysanne, conservatrice, de Plomeur, rendait cette séparation inéluctable[11].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires[12]
Période Identité Étiquette Qualité
1803 1804 Harnicot    
1806 1830 Hippolyte Louis Agathe Aleno de Saint-Alouarn    
1830 1841 Yves Durand    
1841 1870 Joseph-Nicolas De Pascal    
1870 1878 Hippolyte De Pascal    
1878 1906 Pierre-Jean Le Corre    
1906 1919 Emile Chardon    
1919 1938 Louis Volant    
1938 1944 Louis Méhu    
1945 1959 Jean-Louis Le Coz    
1959 1965 Isidore Andro    
1965 1971 Louis Le Berre    
1971 1977 Jean-Marie Lagadic    
1977   Louis Courot    
1989 1995 Louis Daniel    
1995 2014 Léa Laurent UDI  
2014 en cours Ronan Credou    

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 28 avril 2006.

À la rentrée 2013, 111 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 31,4% des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[13].

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 410 1 132 1 350 1 708 1 912 2 147 2 234 2 463 2 568
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 595 2 771 2 956 3 369 3 786 2 295 2 268 2 353 2 426
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 474 2 600 2 638 2 464 2 442 2 283 2 283 2 090 1 917
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 903 1 916 2 263 2 852 3 272 3 203 3 351 3 420 3 689
2012 - - - - - - - -
3 833 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Naissances[modifier | modifier le code]

Année 2003 2004 2005 2006
Nombre de Naissances 24 39 17 20
Nombres retenus à partir de 2003. Source : Site officiel de la commune de Plomeur

Décès[modifier | modifier le code]

Année 2003 2004 2005 2006
Nombre de Décès 25 38 25 16
Nombres retenus à partir de 2003. Source : Site officiel de la commune de Plomeur

Monuments[modifier | modifier le code]

  • La chapelle Notre-Dame-de-Tréminou et sa fontaine.
  • La chapelle Saint-Budoc, ancienne église paroissiale de Beuzec-Cap-Caval[16].
  • La chapelle Saint-Côme et Damien et sa fontaine. La fontaine Saint-Côme[17], près de la chapelle de Langougou en Plomeur, possède plusieurs bassins de rinçage qui servaient pour le lin et le chanvre (on peut d'ailleurs se demander si les vertus miraculeuses et divinatoires attribuées par la croyance populaire à l'eau de cette fontaine n'était pas liée aux déchets de chanvre polluant l'eau et entraînant des effets un peu analogues à ceux du cannabis)[10].
  • L'église paroissiale Saint-Thumette.
  • Les nombreux sites mégalithiques.
  • La Pointe de la Torche, célèbre pour son dolmen, ses sports de glisse et ses champs de tulipes.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Événements[modifier | modifier le code]

Différentes compétitions de sports de glisse se sont déroulées à Plomeur sur le site de la Pointe de la Torche avec entre autres :

  • Étapes de la coupe du monde de funboard (1993 et 1994).
  • Championnat d'Europe de surf (2006).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Catherine Dupont et coll., « Beg-an-Dorchenn », sur academia.edu, Bulletin de la Société préhistorique française, no 2, t. 107, août 2010, p. 237.
  2. GIF A 92372. Jean L'Helgouac'h, in Pierre-Roland Giot, Jean-Laurent Monnier, Jean L'Helgouac'h, Préhistoire de la Bretagne, Ouest-France, 1998, p. 258.
  3. Dont deux seulement sont décorées
  4. Anne Villard et Marie-Yvane Daire, "Les stèles de l'Age du Fer à décors géométriques et curvilignes. Etat de la question dans l'Ouest armoricain", Revue archéologique de l'Ouest, n° 13, 1996, consultable http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rao_0767-709x_1996_num_13_1_1044
  5. Bénard Le Ponthois, "Le Finistère préhistorique", Publication de l'Institut universitaire d'anthropologie, 1929, chapitre VI
  6. "Journal de la Bretagne des origines à nos jours", Larousse, 2001, [ISBN 2-03-575097-0]
  7. A. Le Lay, Le petit cabotage breton, dans L'Ouest-Éclair, no 8822 du 14 décembre 1825, lire en ligne
  8. http://fr.topic-topos.com/meules-de-moulin-a-eau-plomeur
  9. http://www.plomeur.com/decouverte-2-4-26.html
  10. a et b Robert Gouzien, Le Pays Bigouden, un pays de cocagne ?, éditions Kendero, 2012, [ISBN 978-2-9541745-0-1]
  11. Pour les mêmes raisons, par exemple, Le Relecq-Kerhuon se sépare de Guipavas le 30 mars 1896
  12. Archives départementales du Finistère
  13. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012
  16. http://1fluences.fr/saint-budoc.php
  17. http://fr.topic-topos.com/fontaine-de-saint-come-plomeur

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A la découverte du pays bigouden, Marcellin Caillon, Pont-l'Abbé, 1980.
  • Naufrage et pillage du "Saint-Jacques", Pointe de la Torche 1716, Jakez Cornou, Éditions Sked, 1999.
  • La révolte des Bonnets Rouges en pays bigouden, Serge Duigou, Éditions Ressac, 1989.
  • Quand les Bigoudens étaient pilleurs d'épaves, Serge Duigou, Ressac, 1985.
  • Châteaux et manoirs en pays bigouden, Serge Duigou, Ressac, 1988. [sur les manoirs de La Villeneuve, Kerbullic et Lestiala]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]