Plomeur

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Plomeur
Plomeur
Église Sainte-Thumette et calvaire au centre ville.
Blason de Plomeur
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Bigouden Sud
Maire
Mandat
Ronan Credou
2020-2026
Code postal 29120
Code commune 29171
Démographie
Gentilé Plomeurois
Population
municipale
3 774 hab. (2017 en diminution de 1,54 % par rapport à 2012)
Densité 127 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 50′ 28″ nord, 4° 17′ 00″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 37 m
Superficie 29,69 km2
Élections
Départementales Canton de Plonéour-Lanvern
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Site web Site de la commune

Plomeur [plomœʁ] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. La commune fait partie de l'entité de tradition dite pays Bigouden.

En 2017, la commune compte 3 774 habitants nommés Plomeurois. La commune abrite le site de la Pointe de la Torche, un haut lieu des sports de glisse.

La ville abrite le Bagad Cap Caval, champion de Bretagne à de nombreuses reprises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Plomeur.

La commune de Plomeur, avec une superficie de 29,69 km2, est la plus étendue de la péninsule du Cap Caval. Sa façade maritime, à l'ouest, mesure 2 km de long et constitue une portion de la baie d'Audierne. Elle abrite la pointe de la Torche, ainsi qu'en partie les plages de Tronoën et de Porzh Karn qui s'étirent de part et d'autre de celle-ci. La pointe de la Torche est un site réputé pour la pratique des sports de glisse et du char à voile. Le bourg de Plomeur est situé à l'intérieur des terres, à mi-chemin entre Pont-l'Abbé et Penmarch.

Les paluds de Tréguennec et de Plomeur étaient autrefois réservés aux barons de Pont-l'Abbé pour les plaisirs de la chasse. Ils présentent l'aspect d'un vaste plateau dénudé et aride, battu par les vents du large.

Géologie[modifier | modifier le code]

Les deux-tiers sud de Plomeur, ainsi que les communes voisines de Plobannalec, Treffiagat, Le Guilvinec, Pont-l'Abbé, Loctudy, Combrit, et une partie de Penmarch sont constitués de leucogranite dit de Pont-l'Abbé. Ce leucogranite est un granite de teinte claire à deux micas (biotite et muscovite) ; il est le plus souvent à gros grain, mais peut aussi présenter un aspect plus feuilleté ou être fissuré par des diaclases, donnant alors à cause de l'érosion des rochers aux formes spectaculaires, comme ceux de Saint-Guénolé en Penmarch ou de la Pointe de la Torche en Plomeur[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom breton de la commune est Ploveur[2].

Le nom de Plomeur vient du breton Plouev qui signifie paroisse et Meur qui veut dire grande[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Plomeur est une ancienne paroisse de l'Armorique primitive, qui s'étendait jadis dans tout le sud-ouest du Cap Caval, englobant les anciennes paroisses ou communes actuelles de Plomeur, Beuzec-Cap-Caval (aujourd'hui en Plomeur), Saint-Guénolé (en Penmarc'h désormais), Tréoultré (Penmarc'h) et Le Guilvinec (détaché de Plomeur en 1883).

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Plan du dolmen de Kerugou (dessiné par Paul du Chatellier en 1876).
Plan de l'allée couverte de Run-Aour (dessiné par Paul du Chatellier en 1881).

La presqu'île de Beg an Dorchenn (improprement traduit en pointe de la Torche) est occupée dès le Mésolithique comme en témoigne un important amas coquillier daté de 5640 à 5550 avant notre ère[3].

Au Néolithique, un tumulus est édifié sur le promontoire. Il comporte deux cairns superposés. Le cairn supérieur contient un dolmen à couloir et à chambres latérales du Néolithique moyen et une allée couverte du Néolithique final. Le tumulus, écrêté, laisse aujourd'hui apparaître les deux monuments. Des ossements découverts dans le dolmen sont datés de 4500 à 4090 avant notre ère[4].

Un dolmen traditionnellement appelé "Maison des Korrigans" était probablement celui de Men Lann Du.

Article du journal La Croix du évoquant le transfert du lech de Kerveret (Kervered) en Plomeur vers le Musée de la préhistoire finistérienne de Penmarch.

Les alignements mégalithiques de Lestrigiou (Lestrediou) étaient comparables à ceux de Carnac (500 à 600 menhirs y étaient encore visibles au milieu du XIXe siècle, étalés en quatre rangées distinctes sur un kilomètre) ; « Les plus beaux alignements qui aient existé dans le Finistère sont ceux de Lestridiou [Lestrigiou], en Plomeur et Penmarch, sur les confins de ces deux communes. Ils n'ont certainement pas l'importance de ceux de Carnac, mais ils présentent encore, sur une étendue de 1 kilomètre environ, quatre rangs de pierres alignées courant de l'est à l'ouest, formant ainsi trois allées, dont celle du milieu mesure 12 mètres, tandis que les deux autres, un peu moins larges, ne mesurent que 8 et 9 mètres. Situé au milieu des champs cultivés, le monument de Lestridiou, moins heureux en cela que celui de Carnac, placé dans des plaines incultes, est journellement mutilé, si bien que beaucoup de pierres ont été renversées, qu'un certain nombre ont été brisées, enlevées pour faire des clôtures ou même enfouies dans le sol pour laisser passer la charrue (...) »[5].

En 1862 déjà, Paul du Chatellier en faisait cette description : « Ici, à deux kilomètres environ du bourg de Plomeur (...), sont trois lignes de pierres debout, au nombre de 50 à 60 environ, terminées par une sorte de cromlech formé de 10 à 12 pierres de 3 à 4 m au-dessus du sol ; mais comme en ce moment la plaine où se trouve cet important monument est couverte de blé, je me contente de le signaler (...). À quelques mètres de son extrémité sud-est, il y a une très belle grotte aux Fées (chambre avec galerie ayant dépendu autrefois d'un tumulus), et qu'à l'ouest on voit encore debout deux très beaux menhirs de 6 à 7 m de hauteur. Sa légende, encore vivante sur les lieux, établit que les pierres alignées dont nous parlons sont la trace vivante des poursuites de la Madeleine (qui a une chapelle et une fontaine consacrées dans le voisinage) contre le diable, qu'elle chassa en l'accablant de ces pierres lancées par elle, à mesure qu'il s'éloignait. On ne peut dire rien de plus naïf et de plus significatif sur la substitution d'un culte à l'autre »[6].

On s'en servit pour empierrer les chemins, ériger des murs de clôture et bâtir des maisons. Vers 1900 ils n'étaient plus qu'une centaine et beaucoup ont encore disparu dans la décennie 1960 lors des opérations de remembrement ; il en subsiste toutefois 56, le dernier ayant été découvert en 2011[7].

Une nécropole datant de l'âge du fer (époque de La Tène) a été trouvée en 1923 à Roz-an-Tremen : il s'agit en fait de « plusieurs ensembles funéraires, s'étalant au moins sur 225 m, associant des stèles et divers types de sépultures : une cinquantaine d'urnes cinéraires reconnues[8], auxquelles s'ajoutent des tessons dispersés (souvent ornés de décors estampés), sept inhumations et de petits coffres »[9]. Bénard Le Ponthois décrit ainsi l'une des stèles : la « partie plate s'entoure d'un bourrelet saillant en couronne qui lui donne vaguement l'aspect d'une colonnette tronconique. Cette stèle était renversée, son pied encore dans le calage et, à son extrémité, par terre, un objet (...) ; vraisemblablement cet objet était sur le haut de la colonnette et doit être une sorte d'idole ou de fétiche dans laquelle certains de nos collègues ont voulu voir une sorte de stylisation phallique qui n'apparaît pas comme certaine »[10]. Une petite partie de cette nécropole a été reconstituée au Musée de la préhistoire finistérienne de Saint-Guénolé en Penmarc'h.

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Les trois menhirs de Kerfland en Plomeur.

Le dolmen de Kerugou, fouillé en 1876 par Paul du Châtellier[11], permit la découverte d'une céramique d'un type particulier connu depuis sous le nom de « style de Kerugou ». Ce dolmen est en forme de « T », avec un couloir et des chambres compartimentées[12]. Des céramiques de ce type se retrouvent du sud du Finistère jusqu'au nord de la Vendée ; il s'agit de vases à fond rond ou plat, décorés de lignes verticales en relief sur le col[13].

Plomeur possède plusieurs autres mégalithes : les menhirs de Kerfland, le dolmen de Lestriguiou, le menhir de la Villeneuve, le dolmen de Penker-ar-Bloaz, le dolmen de Kerugou, le dolmen de Menez-Lann-Du, le menhir de Méen Briz ou encore le menhir de Lanvenael, qui datent tous du Néolithique.

Le chemin (désormais route) allant de Plomeur à la pointe de la Torche est une ancienne voie romaine[14].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La Pointe de la Torche était initialement séparée du continent par une crevasse que saint Nonna, au terme de son voyage d'Hibernie en Armorique aurait passé en bondissant, raison pour laquelle on l'appelle "Le Saut du Moine"[15].

La nécropole de Saint-Urnel[16] (dite aussi de Saint-Saturnin, par assimilation à ce saint, saint Saturnin, reconnu par l'église catholique, mais dont le culte n'est pas répandu en Bretagne), correspond à un cimetière du haut Moyen Âge (de la fin de l'époque mérovingienne à l'époque carolingienne) , vaste d'une dizaine d'hectares, qui comprend des dizaines de milliers de squelettes enfouis en couches superposées (au moins cinq couches) ; situé sur une butte à l'est de la Pointe de la Torche, ce vaste cimetière, fouillé initialement par Paul du Châtellier et qui fit l'objet d'autres fouilles dans l'Entre-deux-guerres[17], correspond, selon Pierre-Roland Giot qui l'a fouillé entre 1946 et 1950[18], à celui d'une importante paroisse qui aurait existé entre le Ve siècle et le XIe siècle (elle était même le siège d'un doyenné qui fut supprimé en 1283 et remplacé par celui de Beuzec-Cap-Caval), et qui aurait été enfouie sous le sable en raison de l'avancée des dunes[19]. Les ruines d'une chapelle édifiée au XIe siècle ont été découvertes à proximité. Ces tombes correspondent à des Bretons récemment immigrés de l'île de Bretagne (elles présentent de fortes similitudes avec des tombes découvertes au Pays de Galles et en Cornouailles britannique)[20]. Certains squelettes montrent des trépanations[21],[22].

« C'est un cimetière de pauvres, sans les moindres traces d'objets mobiliers ou de fonction, avec une proportion d'enfants en rapport avec la forte, mais normale, mortalité infantile. Des tempêtes de sable ayant provoqué une progression du aire vers le début de l'époque carolingienne, il y a eu fossilisation de l'aspect de surface antérieur, ce qui nous a fait connaître l'aspect du dessus des sépultures. Un entourage de pierres ou de galets délimité un espace rectangulaire correspondant à chaque inhumation. Au fond des fosses, quelques pierres peuvent entourer le corps. À une phase carolingienne ultérieure, des petits galets peuvent artiste ment garnir l'intérieur des entourages. Il y a souvent derrière la tête une pierre un peu plus importante que les autres, mais on n'a jamais observé de marque ou d'inscription »[23].

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Les fouilles menées entre 1973 et 1975 ont permis de démontrer que les plus anciens squelettes, enterrés dans une dune de sable brun, dataient de l'Âge du fer[24].

En 1380 existaient à Plomeur les manoirs de Cos-Ker-Aër, Torcoët, Tremillec, Jacob-Païen, Ker-floux, la Forêt, Ker-pullich, Ker-coez, Penfour, Ker-coullas et Ker-rouant[25].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La famille Billouart, seigneur de Trémillec en Plomeur, comparût aux montres et réformations dans les paroisses de Plomeur et de Penmarch entre 1481 et 1562. Cette famille était aussi au XVIIIe siècle seigneur de Kereven en Tréméoc, de Penamprat, de Kerbernez, de Kervazégant et de Kerlérec dans la paroisse de Quimerc'h. L'un de ses membres, Louis Billouart de Kerlerec, fut gouverneur de la Louisiane française entre 1753 et 1763[26]. La famille de Kerdégasse, seigneur du dit lieu en Beuzec-Cap-Caval, aussi seigneur de Keroulas et Kersaliou dans la paroisse de Plomeur, était représentée aux montres de l'évêché de Cornouaille entre 1426 et 1536[27]. La famille de Rohan était entre autres seigneur de Tréfaven en la paroisse de Plomeur[28].

Julien Maunoir prêcha une mission à Plomeur en 1666[29].

Cette paroisse est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets rouges en 1675 : le "Code paysan" aurait été arrêté et proclamé dans une assemblée de délgués venus de quatorze paroisses tenue à la chapelle de la Tréminou, paroisse de Plomeur ; « en juillet, quelques mutins et gents soulevés dans les paroisses de Plomeur et de Treffiagat dévastèrent le manoir de Lestrédiagat, paroisse de Treffiagat et le manoir de Brénauvec, trève de Plobannalec, appartenant à Messire René du Haffon, seigneur de Lestrédiagat. Ils en arrachèrent jusqu'aux ardoises des toits »[30].

Le , le recteur de Tréoultré, Alain Le Faucheux, et un de ses confrères, se rendent à la fontaine Saint-Côme, située dans le hameau de Langougou, à l'époque situé dans la paroisse de Loctudy, mais désormais rattaché à la commune de Plomeur, pour ouvrir une enquête canonique à la demande du curé de Loctudy et sur ordre de l'évêque de Quimper, Mgr François de Coëtlogon, à la suite des pouvoirs miraculeux attribués à cette fontaine par la population locale. Cette fontaine a été découverte quelques mois plus tôt sous une ancienne chapelle, et tous ceux qui s'y seraient lavés auraient vu leurs maux disparaître. Sur place, les prêtres constatent la taille modeste de la fontaine (deux bassins d'un mètre cinquante de côté chacun et trente centimètres de profondeur) et reçoivent les dépositions des miraculés, enregistrant une cinquantaine de témoignages de guérison.

L'évêque de Quimper, convaincu par le rapport d'enquête, authentifie les miracles et décide d'organiser le culte pour l'avenir : les fidèles qui se rendront à la fontaine en procession le troisième dimanche de septembre, jour des fêtes de saint Côme et saint Damien, seront gratifiés de quarante jours d'indulgences[31].

En 1716, le curé de Plomeur participe au pillage du Saint-Jacques, un bateau de Rotterdam, naufragé à la Pointe de la Torche, chargé de vin et d'huile d'olive. Pour alimenter la lampe de l'église, il n'avait rien trouvé de mieux que de s'approvisionner dans le navire hollandais. Il fut condamné à 400 livres de restitution et 50 livres d'amende[32].

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Plomeur de fournir 20 hommes et de payer 131 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[33].

La seule paroisse de Plomeur « possédait neuf moulins, dont les moulins à eau de la Palue, de Pendreff (1786), le moulin en mer (Ar Veil Mor)[34] à Treffiagat et les moulins à vent de Kerergos (Guilvinec, alors en Plomeur), de la Palue et de Penn ar Prat[35] (XVIIIe siècle) »[36].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Plomeur en 1778 :

« Plomeur ; à 4 lieues et demie au sud-ouest de Quimper, son évêché et son ressort ; à 42 lieues de Rennes et à une lieue de Pont-l'Abbé, sa subdélégation. Cette paroisse relève du Roi et compte 1 800 communiants[Note 1] ; la cure est à l'alternative. Ce territoire, qui est borné au sud par la mer [ Le Guilvinec faisait alors partie de Plomeur], renferme des terres abondantes en toutes formes de grains et très exactement cultivées par les habitants qui sont laborieux et habiles agriculteurs. (...)[25] »

Jean-Baptiste Ogée fait par contre une confusion en parlant pour les origines de Plomeur de sainte Ninnoc (alors que cela concerne Ploemeur) qu'il a probablement confondu avec saint Nonna.

Révolution française[modifier | modifier le code]

La paroisse de Plomeur, qui comprenait alors 210 feux, élit le trois délégués (Pierre Durand[Note 2], Sébastien L'Hergouarch[Note 3], Jean Andro[Note 4]) pour la représenter à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée de Quimper au printemps 1789[37]. Le cahier de doléances de Plomeur fut rédigé le même jour[38] ; celui de Beuzec-Cap-Caval fut rédigé le [39].

La création des communes entraîne pour la commune de Plomeur plusieurs modifications de ses limites par rapport à la paroisse précédemment existante : perte de Kernuz (attribué à la nouvelle commune de Pont-l'Abbé), gain d'une partie de l'ancienne paroisse de Plonivel (supprimée), de l'enclave loctudyste de Langérigen et Langougou et d'une bonne partie de Beuzec-Cap-Caval, paroisse alors supprimée.

Les familles de Saint-Alouarn et Derval, qui émigrèrent, virent leurs châteaux de la Villeneuve et de Kergos vendus comme bien national. Joseph de Derval, lieutenant au régiment du roi, lieutenant du régiment du Dresnay, né le au château de Kergos [Kergoz], alors en Plomeur [désormais en Guilvinec], qui avait participé au débarquement de Quiberon, fut fusillé à Vannes le 15 thermidor an III ()[40].

Les 4 prêtres de Plomeur lors du déclenchement de la Révolution furent tous réfractaires : Guillaume Le Siner, recteur de Plomeur depuis 1780, émigra à Bilbao pendant la Terreur ; Jean Le Merdy, curé, fut déporté à Rochefort en 1794; un autre prêtre de la paroisse, Jean-Vincent Bolloré, fut déporté en Espagne en août 1792 ; Hervé-Côme Volant fut emprisonné un temps à Brest[41]. Un curé constitutionnel, Lalouelle, fut nommé le , remplacé à partir du par Jérôme Loëdon[Note 5], ancien curé de Beuzec-Cap-Caval[42].

Des députés girondins en fuite, dont Jean-Marie Girey-Dupré, furent hébergés pendant trois nuits chez le curé de Plomeur, Jérôme Loëdon, dans l'attente d'un embarquement leur permettant de gagner la Gironde[43].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Description de Plomeur en 1845[modifier | modifier le code]

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Plomeur en 1845 :

« Plomeur (sous l'invocation de sainte Thumette) ; commune formée par l'ancienne paroisse de ce nom ; aujoud'hui succursale ; chef-lieu de perception. (...) Principaux villages : Kerégard, le Haffond, Kérouzé, Trévars, Lestrigniou, Kervennec, Guilvinec, Kergoulas, Languéréguen. Superficie totale : 3 213 hectares, dont (...) terres labourables 1 367 ha, prés et pâturages 407 ha, bois 52 ha, canaux et étangs 19 ha, landes et incultes 1 265 ha (...). Moulins : 9 (de la Palue, de Pendreff, en mer ; de Kergos, de la Palue, à vent). Plomeur ne ressemble plus en rien, quant à la circonscription territoriale, à ce qu'il était avant 1789. On lui a ajouté une partie de la paroisse de Beuzec-Cap-Caval et quelques villages de la paroisse de Loctudy ; mais on a transporté à Penmarc'h une assez forte partie de son territoire, entre autres celle sur laquelle était assise la chapelle de la Madeleine ; on lui a enfin enlevé une partie de Pont-l'Abbé. Outre l'église, qui n'offre rien de remarquable et qui date de 1760, on voit en cette commune les chapelles de Trémiguen [Tréminou], de Saint-Trémeur et l'ancienne église paroissiale de Beuzec. Plomeur fait quelques exportations de grains, et surtout de pommes de terre qui, vendues au marché de Pont-l'Abbé, sont expédiées sur Bordeaux, Bayonne et tout le Midi de la France. (..;) Géologie : constitution granitique. On parle le breton[44]. »

Jean Stéphan[Note 6], de Plomeur, fit les campagnes d'Afrique, de Crimée et d'Italie[45].

La création de la commune de Guilvinec[modifier | modifier le code]

Le port du Guilvinec obtint son indépendance communale par rapport à Plomeur le  ; les antagonismes entre les pêcheurs et ouvriers du Guilvinec, républicains, et la majorité paysanne, conservatrice, de Plomeur, rendait cette séparation inéluctable[46].

Description de Plomeur et de ses environs vers la fin du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La commune de Plomeur établit à partir du la gratuité de son école de garçons : le nombre des élèves passa de 29 à 44[47]. En 1874 les Sœurs de la Sagesse ouvrent une « maison d'instruction et de charité » à Plomeur[48].

En 1881 est créée une « surtaxe de 4 francs par hectolitre d'alcool contenu dans les eaux-de-vie, esprits, liqueurs et fruits à l'eau-de-vie et par hectolitre d'absinthe » à l'octroi de Plomeur, qui s'ajoute à la taxe de 6 francs déjà existante. On présume que cette surtaxe rapportera en année moyenne 970 francs, ce qui suppose une consommation de 161 litres d'alcool pur, soit 6,28 litres par habitant et par an ![49].

François Coppée décrit ainsi le pardon de Plomeur qu'il a vu lors d'un voyage qu'il effectua en Bretagne en 1893 :

« Les hommes tout en noir, le ruban de velours autour du chapeau, avec le double gilet plastronné d'or, sont de beaux et robustes gars. Mais les femmes, laides pour la plupart, sont extraordinaires. Très fortes, voûtées, la taille épaisse, elles portent trois jupes de drap superposées, d'inégale longueur et de couleurs différentes, et elles sont coiffées de l'étrange bigouden, espèce de serre-tête bariolé qui leur cache les oreilles et laisse voir, par derrière, les cheveux relevés. Rien de plus barbare. On rêve d'Islande ou de Laponie.(...) [La fête], je dois le dire, on sentait qu'elle allait tourner à l'orgie. Beaucoup étaient ivres déjà, même des femmes. C'est malheureusement le vice des Bretons. Et chez eux l'ivresse devient souvent furieuse, les pousse aux tueries. J'eus un mouvement de répulsion. Était-ce bien là les mêmes gens que j'avais vus, quelques heures auparavant, le chapelet aux doigts, absorbés dans leur naïve prière, comme des personnages de vitraux ? À quoi leur sert la religion ? Fi, les brutes ![50]. »

Extrait du journal Le Temps du évoquant des cas de rage à Plomeur.

Anatole Le Braz écrit en 1896, alors qu'il se rend depuis Pont-l'Abbé au Guilvinec : « Nous venions de traverser Plomeur, un village composé surtout d'un cimetière où des paysans attendaient l'heure des vêpres, assis sur les tombes ; notre voiture dut se ranger contre la douve pour laisser passer un pauvre convoi funéraire qui s'avançait, précédé d'un prêtre en surplis, au bruit tintinnabulant des clochettes suspendues aux longues croix de cuivre. Le cercueil, recouvert d'un drap trop court qui n'arrivait pas à joindre les deux extrémités, reposait dans un de ces chariots à claire-voie qu'on ne rencontre plus guère qu'en Bretagne et qui ont la forme d'une carène de barque portée sur un essieu. Un bidet de la côte, de ceux qu'on emploie au transport de la sardine, traînait le véhicule, témoignant que le corps qu'on transportait vers sa dernière demeure était celui d'un marin ; pour les obsèques d'un « terrien », on eût attelé des bœufs de labour. (...) À tout moment surgissaient, aux deux flancs du chemin, des croix monolithes, d'aspect barbare, taillées à même dans des menhirs désaffectés. Et l'on en voyait d'autres, en pleins champs, érigeant le symbole du christianisme sur des sépultures d'avant l'histoire. Puis des moulins à vent apparurent alignés sur l'horizon, pareils, eux aussi, avec leurs ailes au repos, à des calvaires gigantesques aux fûts disproportionnés »[51].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

L'école de filles, tenue par les Sœurs de la Sagesse, dut fermer en 1904 en vertu de la loi sur les congrégations[52].

Le journal Le Matin indique dans son n° du qu'« il a été impossible de procéder aux inventaires à Plovan, à Plomeur, à Tréogat et à Plozévet, des groupes compacts de femmes entourant les églises »[53].

Un bureau téléphonique fut mis en service à Plomeur le [54].

La Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Plomeur porte les noms de 95 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux, un marin (François Kerchrom[55]) au moins est disparu en mer, 5 au moins sont morts en Belgique dont deux (Jean Gloaguen, Paul Stéphan) lors de la bataille de Rossignol et un (Jacques Nédélec) dans les combats de Maissin ; deux (Louis Le Cossec, Jean Pochet) sont morts en Serbie dans le cadre de l'expédition de Salonique ; un (Jean Kernafflen) est mort à Tataouine en Tunisie ; un (Jean Louis Cosquéric) est mort alors qu'il était prisonnier en Allemagne au lazaret de Sprottau dans la Prusse orientale [actuellement Szprotawa en Pologne] ; la plupart des autres sont morts sur le sol français : cinq d'entre eux (Sébastien Brenn, Pierre Diascorn, Pierre Durand, Sébastien Guirriec, René Tanniou) ont été décorés de la Croix de guerre et un (Sébastien Pochic) de la Médaille militaire. Un soldat (Pierre Le Maréchal) est mort de maladie en 1919 à Hombourg alors qu'il faisait partie des troupes françaises d'occupation en Allemagne[56].

La 491e escadrille d'avions de guerre, destinée à protéger les convois de bateaux dans l'Océan Atlantique, créée le , entra en service le à Plomeur, donc moins d'un mois avant l'armistice de 1918 ; composée de 8 avions, elle fut supprimée un mois après l'armistice[57].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

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L'abbé Paubert[Note 7], recteur de Plomeur depuis 1930, qui circulait à motocyclette, fut écrasé par une camionnette le [58].

Le journal L'Ouest-Éclair écrit le que « les nombreux producteurs de pois des palues de Penmarch, Plomeur, Saint-Jean et Tréguennec, dont la récolte des pois est la principale, sinon la seule, ressource, après l'année désastreuse de 1938, ne pourront guère améliorer leur sort cette année »[59]. Le journal L'Humanité écrivait déjà en 1935 : « C'est la misère aussi chez les petits paysans que le Crédit agricole menace de saisies, menace aiguë chez les petits producteurs de pois de Plomeur, Penmarch, Saint-Jean, razziés férocement par le patronat de la conserve »[60].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Stèle commémorant les 15 résistants de Lesconil fusillés par les Allemands près de la Pointe de la Torche les 15 et 23 juin 1944.

Le monument aux morts de Plomeur porte les noms de 15 personnes originaires de la commune mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles Pierre Loussouarn, second maître sur le cuirassé Bretagne, fut une victime de la bataille de Mers el-Kébir[56]. À la suite de la prise temporaire de Plomeur par des résistants FTP les 6 et 7 juin 1944, lesquels firent prisonniers quatre Russes blancs (un bataillon de Russes blancs avait alors son PC à Plomeur), les Allemands arrêtèrent une vingtaine de personnes qui furent conduites à la prison Saint-Gabriel de Pont-l'Abbé ; parmi elles Isidore Le Garo, secrétaire de mairie à Plomeur, arrêté par les Allemands le , est mort en déportation au camp de concentration de Neuengamme et Louis Méhu, maire de Plomeur, fut fusillé le [61].

Quinze résistants originaires de Plobannalec-Lesconil, condamnés à mort par une cour martiale allemande, ont été fusillés dans les dunes de La Torche[62] les (Corentin Béchennec, Pierre Quémeneur, Jean-Marie Cadiou, Yves Biger, Pierre Daniel, Georges Donnart, Lucien Durand, Ange Trebern, Joseph Trebern) et (Julien Faou, Étienne Cariou, Corentin Divanach, Armand Primot, Albert Larzul, Prosper Quémeneur)[63], où une stèle rappelle cet épisode dramatique. Les tombes de ces jeunes martyrs, âgés de 17 à 42 ans, sont regroupées au cimetière de Lesconil[64].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Deux soldats (P.J.M. Le Corre, R. Le Pemp) originaires de Plomeur sont morts pendant la Guerre d'Indochine[56].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires[65]
Période Identité Étiquette Qualité
1803 1804 Pierre Larnicol[Note 8]   Laboureur.
1806 1830 Hippolyte Louis Agathe
Aleno de Saint-Alouarn[Note 9]
  Sous-lieutenant d'infanterie.Émigré en 1791. Membre de la Coalition bretonne en 1792.
1830 1841 Yves Durand[Note 10]   Cultivateur.
1841 1870 Joseph-Nicolas de Pascal[Note 11]   Propriétaire. Gendre d'Hippolyte Aleno de Saint-Alouarn. Conseiller général. Il achète en juillet 1868 l'archipel des Glénan.
1870 1878 Hippolyte de Pascal[Note 12]   Fils de Joseph-Nicolas de Pascal, maire précédent.
1878 1906 Pierre-Jean Le Corre[Note 13]   Journalier, garçon de magasin, puis commerçant en vins.
1906 1919 Emile Chardon   Habitait le château de la Villeneuve en Plomeur.
1919 1938 Louis Volant[Note 14]   Culivateur.
1938 1944 Louis Méhu[Note 15]   Fusillé par les Allemands le à l'école Saint-Gabriel de Pont-l'Abbé après avoir été torturé[66].
1945 1959 Jean-Louis Le Coz[Note 16]   Cultivateur.
1959 1965 Isidore Andro[Note 17]   Cultivateur.
1965 1971 Louis Le Berre    
1971 1977 Jean-Marie Lagadic[Note 18]   Mécanicien.
1977 1989 Louis Courot    
1989 1995 Louis Daniel PS  
1995 2014 Léa Laurent UDI  
2014 En cours Ronan Credou[Note 19] DVD Agriculteur

Culture bretonne[modifier | modifier le code]

Activités culturelles[modifier | modifier le code]

Le bagad Cap Caval évolue en première catégorie du championnat national des bagadoù.

La ville héberge depuis sa création en 1984 le bagad Cap Caval, plusieurs fois vainqueur du championnat national des bagadoù, et à nouveau chaque année entre 2015 et 2019.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 28 avril 2006.

À la rentrée 2017, 105 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique[67].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[68]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[69].

En 2017, la commune comptait 3 774 habitants[Note 20], en diminution de 1,54 % par rapport à 2012 (Finistère : +0,86 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4101 1321 3501 7081 9122 1472 2342 4632 568
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5952 7712 9563 3693 7862 2952 2682 3532 426
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 4742 6002 6382 4642 4422 2832 2832 0901 917
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 9031 9162 2632 8523 2723 2033 3513 6893 782
2017 - - - - - - - -
3 774--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[70] puis Insee à partir de 2006[71].)
Histogramme de l'évolution démographique

Naissances[modifier | modifier le code]

Année 2003 2004 2005 2006
Nombre de Naissances 24 39 17 20
Nombres retenus à partir de 2003. Source : Site officiel de la commune de Plomeur

Décès[modifier | modifier le code]

Année 2003 2004 2005 2006
Nombre de Décès 25 38 25 16
Nombres retenus à partir de 2003. Source : Site officiel de la commune de Plomeur

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

Les nombreux sites mégalithiques[modifier | modifier le code]

  • Les alignements mégalithiques et le dolmen de Lestriguiou
  • Les trois Menhirs de Kerfland
  • Le menhir de la Villeneuve
  • Le dolmen de Penker-ar-Bloaz
  • Le dolmen de Kerugou
  • Le dolmen de Menez-Lann-Du
  • Les vestiges mégalithiques de la pointe de la Torche
  • Le menhir de Méen Briz
  • Le menhir de Lanvenael, classé Monument Historique par arrêté du 3 mars 1923, référence Mérimée : PA00090192.

Les stèles gauloises[modifier | modifier le code]

  • La stèle de Kerdano
  • La stèle de Mein-Torret
  • La stèle christianisée de Groas-Veur

Les édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • La chapelle Notre-Dame-de-Tréminou et sa fontaine.
  • La chapelle Saint-Budoc, ancienne église paroissiale de Beuzec-Cap-Caval[72].
  • La chapelle Saint-Côme et Damien et sa fontaine. La fontaine Saint-Côme[73], près de la chapelle de Langougou en Plomeur, possède plusieurs bassins de rinçage qui servaient pour le lin et le chanvre (on peut d'ailleurs se demander si les vertus miraculeuses et divinatoires attribuées par la croyance populaire à l'eau de cette fontaine n'était pas liée aux déchets de chanvre polluant l'eau et entraînant des effets un peu analogues à ceux du cannabis)[36].
  • L'église paroissiale Sainte-Thumette, dédiée à sainte Thumette.

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Les autres monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de la Villeneuve (château de Kernévez).

Les sites[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

Différentes compétitions de sports de glisse se sont déroulées à Plomeur sur le site de la Pointe de la Torche avec entre autres :

  • Étapes de la coupe du monde de funboard (1993, 1994 et 2014) ;
  • Championnat d'Europe de surf (2006).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Personnes en âge de communier.
  2. Pierre Durand, né le à Plomeur, cultivateur au Poulguen-Bihan, décédé le à Poulguen-Bihan, alors en Penmarch.
  3. Sébastien L'Hergouarch, né le au manoir de Pratanarch en Plomeur, décédé le à Pratour en Plomeur.
  4. Jean Andro, né le à Plomeur, cultivateur, décédé le à Plomeur.
  5. Jérôme-Marie Loëdon, né le à Quimper, décédé le à Saint-Jean-Trolimon, paroisse dont il était le curé depuis 1804.
  6. Jean Stéphan, né le à Plonéour, cultivateur à Plomeur, décédé le à Penmarch.
  7. Abbé Paubert, né à Tréboul en 1880.
  8. Pierre Larnicol, né le à Lesplomeur en Plomeur, décédé le à Kérévars en Plomeur.
  9. Hippolyte Aleno de Saint-Alouarn, né le à Plomeur, décédé le à Quimper. Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis.
  10. Yves Durand, né le à Plomeur, décédé le à Plomeur.
  11. Joseph-Nicolas de Pascal, né le à Penhars, décédé le au château de la Villeneuve en Plomeur.
  12. Hippolyte de Pascal, né le au château de la Villeneuve en Plomeur, décédé le à Kerfeunteun.
  13. Pierre-Jean Le Corre, né le à Lesplomeur en Plomeur, décédé le à Merville en Pont-l'Abbé.
  14. Louis Volant, né le à Peuliou en Plomeur, décédé le à Peuliou en Plomeur.
  15. Louis Méhu, né le à Castellou Vian en Saint-Jean-Trolimon.
  16. Jean-Louis Le Coz, né le au Rhun en Plomeur, décédé le à Plomeur.
  17. Isidore Andro, né le à Kersival en Plomeur, décédé le à Pont-l'Abbé.
  18. Jean-Marie Lagadic, né le à Plomeur, décédé le à Plomeur.
  19. Ronan Credou, né le .
  20. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Chauris, "Pays bigouden : des pierres et des hommes", éditions Skol Vreizh, 2011, [ (ISBN 978-2-915-623-58-1)]
  2. a et b « Plomeur », Geobreizh (consulté le 16 juillet 2015)
  3. Catherine Dupont et coll., « Beg-an-Dorchenn », sur academia.edu, Bulletin de la Société préhistorique française, no 2, t. 107, août 2010, p. 237.
  4. GIF A 92372. Jean L'Helgouac'h, in Pierre-Roland Giot, Jean-Laurent Monnier, Jean L'Helgouac'h, Préhistoire de la Bretagne, Ouest-France, 1998, p. 258.
  5. Paul du Chatellier, Les époques préhistoriques et gauloises dans le Finistère, "Matériaux pour l'histoire primitive et naturelle de l'homme : revue mensuelle illustrée", 1888, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k445336c/f537.image.r=Plomeur
  6. Paul du Châtellier, "Congrès archéologique de France : séances générales tenues ... par la Société française pour la conservation des monuments historiques", 1862, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35630c/f91.image.r=Plomeur
  7. Bernard Berrou, La Madeleine, un hameau hors du temps, revue "ArMen", numéro 208, septembre-octobre 2015 et https://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/ouest-cornouaille/plbregion/plomeur/war-maez-un-56e-menhir-decouvert-a-lestriguiou-16-09-2011-1432110.php .
  8. Dont deux seulement sont décorées
  9. Anne Villard et Marie-Yvane Daire, "Les stèles de l'Âge du Fer à décors géométriques et curvilignes. État de la question dans l'Ouest armoricain", Revue archéologique de l'Ouest, no 13, 1996, consultable http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rao_0767-709x_1996_num_13_1_1044
  10. Bénard Le Ponthois, "Le Finistère préhistorique", Publication de l'Institut universitaire d'anthropologie, 1929, chapitre VI
  11. Paul du Chatellier, Exploration des monuments de Kerugou, de Kerflanc, de Pen-ar-Menez et de Kervilloc, communes de Plomeur et de Tréfiagat, "Bulletins et mémoires / Société d'émulation des Côtes-du-Nord", 1877, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2078185/f265.image.r=Treffiagat et Exploration des monuments de Kerugou, de Kerflanc, de Pen-ar-Menez et de Kervilloc, communes de Plomeur et de Tréfiagat, "Revue des sociétés savantes de la France et de l'étranger", juillet 1877, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k359050/f528.image.r=Plomeur?rk=3497871;2
  12. http://fr.topic-topos.com/dolmen-de-kerugou-plomeur
  13. Romain Pigeaud, "Des mammouths aux menhirs. La Préhistoire dans l'Ouest", éditions Ouest-France, 2007, (ISBN 978-2-7373-3773-4)
  14. Charles Picquenard, Exploration botanique du littoral sud-ouest du Finistère, "Bulletin de la Société des sciences naturelles de l'Ouest de la France", 1893, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1125028/f107.image.r=Plomeur?rk=1373397;2
  15. Alexandre Masseron, Au pays des Bigoudens. Penmarc'h, Le Correspondant : revue mensuelle, 1927, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k415197g/f350.image.r=Plomeur?rk=21459;2
  16. Saint Urnel, ou saint Heurnel, serait un saint breton, également honoré à Plogonnec et Plogastel-Saint-Germain
  17. Charles Bénard Le Pontois, abbé Favret, Georges Alexandre Lucien Boisselier, Importance archéologique de la presqu'île de la Torche, Penmarc'h, Finistère, Quimper, Jaouen, 1919.
  18. Pierre-Roland Giot et Jean Cogné, La nécropole de Saint-Urnel-en-Plomeur, revue "Gallia", année 1951, consultable http://www.persee.fr/doc/galia_0016-4119_1951_num_9_1_1290 et Pierre-Roland Giot et Jean-Laurent Monnier, Le cimetière des anciens Bretons de Saint-Urnel ou Saint-Saturnin en Plomeur (Finistère), revue "Gallia", année 1977, consultable http://www.persee.fr/doc/galia_0016-4119_1977_num_35_1_1559
  19. Un exemple semblable, mais historiquement plus récent, existe à Iliz Coz en Plouguerneau
  20. http://www.plomeur.com/la-torche-8-23-77.html
  21. Paul-Roland Giot, Trépanations de la nécropole gauloise de Saint-Urmel en Plomeur, revue "Bulletins et mémoires de la Société d'anthropologie de Paris", année 1949, consultable http://www.persee.fr/doc/bmsap_0037-8984_1949_num_10_1_2849
  22. Pierre-Roland Giot, « Armoricains et Bretons : Perspectives nouvelles sur les Bretons. », Annales de Bretagne, vol. Tome 80, no 1,‎ , page 136 (DOI 10.3406/abpo.1973.2678, lire en ligne, consulté le 10 août 2018)
  23. Pierre-Roland Giot, L. Fleuriot, G. Bernier, B. Merdrignac et P. Guignon, "Les premiers bretons. La Bretagne du Ve siècle à l'an 1000", éditions Jos, 1988, (ISBN 2-85543-083-6).
  24. Serge Duigou et Jean-Michel Le Boulanger, "Histoire du Pays bigouden", éditions Palantines, 2002, (ISBN 2-911434-23-4)
  25. a et b Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, t. 3, (lire en ligne).
  26. Paul Aveneau de la Grancière, "Notes historiques sur la paroisse de Pluguffan", 1896, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5474912f/f167.image.r=Plomeur
  27. Pol Potier de Courcy, "Nobiliaire et armorial de Bretagne", tome 2, 1862, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5406239c/f23.image.r=Plomeur?rk=2918469;2
  28. Pol Potier de Courcy, "Nobiliaire et armorial de Bretagne", tome 2, 1862, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5406239c/f365.image.r=Plomeur?rk=2918469;2
  29. Edm.-M. P. Du V., "Le R. P. Julien Maunoir, de la Compagnie de Jésus, apôtre de la Bretagne au XVIIe siècle", 1869, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63707557/f188.image.r=Plomeur?rk=2854091;2
  30. Daniel Bernard, La révolte du papier timbré en Pays bigouden, "Mélanges de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne", 1962, cité par Roland Mousnier, "Actes. 1, L' Élevage. Démographie. Insurrections populaires", 92e Congrès national des sociétés savantes. Strasbourg et Colmar, 1967, section d'histoire moderne et contemporaine, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97283366/f537.image.r=Plomeur?rk=3691005;2
  31. Journal de la Bretagne, Paris, Larousse, coll. « Pays et terres de France », , 335 p. (ISBN 978-2-035-75097-6, OCLC 470520020)
  32. A. Le Lay, Le petit cabotage breton, dans L'Ouest-Éclair, no 8822 du 14 décembre 1825, lire en ligne
  33. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f7.image.r=Plovan?rk=21459;2
  34. http://fr.topic-topos.com/meules-de-moulin-a-eau-plomeur
  35. http://www.plomeur.com/decouverte-2-4-26.html
  36. a et b Robert Gouzien, Le pays bigouden, un pays de cocagne ? : essai de restitution du tissu économique, 12e-17e s., à partir du Plomeur d'autrefois, par la toponymie, Plomeur, Éd. Kendero, , 176 p. (ISBN 978-2-954-17450-1, OCLC 805038759)
  37. "Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages", série 1, tome 5, 1879, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49520z/f514.image.r=Plovan?rk=4206029;2
  38. http://www.infobretagne.com/plomeur-cahier-doleances.htm
  39. http://www.infobretagne.com/beuzec-cap-caval-cahier-doleances.htm
  40. Eugène de La Gournerie, "Les débris de Quiberon, souvenirs du désastre de 1795", 1875, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55866203/f145.image.r=Plomeur
  41. Manuscrit de M. Boissière, Liste des prêtres finistériens réfugiés ou déportés en Espagne, "Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie", 1924, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5729760q/f255.image.r=Plomeur?rk=3562249;2 et https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5729760q/f260.image.r=Plomeur?rk=3562249;2
  42. http://www.infobretagne.com/plomeur-revolution.htm
  43. G. Lenotre, "La proscription des Girondins", 1927, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5684792j/f62.image.r=Plomeur?rk=2660957;2
  44. A. Marteville et P. Varin, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, t. 2, (lire en ligne).
  45. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 14 septembre 1909, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k642287r/f2.image.r=Plomeur?rk=665239;2
  46. Pour les mêmes raisons, par exemple, Le Relecq-Kerhuon se sépare de Guipavas le
  47. Journal La Liberté, n° du 22 août 1865, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4742238b/f3.image.r=Plomeur?rk=64378;0
  48. Le P. Fonteneau, "Histoire de la congrégation de la Sagesse", 1878, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97283366/f537.image.r=Plomeur?rk=3691005;2
  49. "La Tempérance", 1876, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54073643/f427.image.r=Plomeur?rk=3326196;4
  50. François Coppée, En revenant de Quimper, "Mon franc-parler", 1895, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k371663m/f220.image.r=Plomeur
  51. Anatole Le Braz, Au pays des naufragés, journal Journal des débats no 314 du 10 novembre 1896, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4685560/f1.image.r=Treffiagat
  52. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 8 mars 1904, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k640271k/f5.image.r=Plomeur?rk=1373397;2
  53. Journal Le Matin no 8054 du 15 mars 1906, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k567907t/f3.image.r=Tr%C3%A9ogat?rk=128756;0
  54. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 29 décembre 1913, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k643854q/f5.image.r=Plouarzel?rk=2618038;4
  55. François Kerchrom, matelot à bord du Léon Gambetta torpillé le par un sous-marin autrichien U5 à l'entrée du canal d'Otrante
  56. a b et c http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=23133
  57. Lieutenant de vaisseau Marloy, "Étude sur l'organisation de l'aéronautique maritime sur les côtes françaises de la Manche et de l'Atlantique pendant la guerre de 1914-1918", École supérieure de guerre navale, 1921, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9759505g/f21.image.r=Plomeur et Lieutenant de vaisseau Aubin, "Historique des patrouilles de Bretagne et de la Loire : (du 1er septembre 1917 à la fin de la guerre)", École supérieure de guerre navale (Paris), 1924, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97604187/f74.image.r=Plomeur?rk=879832;4
  58. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 25 août 1937, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6609942/f5.image.r=Plomeur?rk=236052;4
  59. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 26 juin 1939, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6616630/f8.image.r=Plomeur?rk=3347656;0
  60. Journal L'Humanité, n° du 2 juillet 1935, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4054195/f4.image.r=Plomeur?rk=1609450;0
  61. http://www.plomeur.com/decouverte-2-3-7.html
  62. Histoire du Pays bigouden, p. 202
  63. http://www.lycee-laennec-pontlabbe.ac-rennes.fr/sites/lycee-laennec-pontlabbe.ac-rennes.fr/IMG/pdf/heros_et_martyrs_de_la_liberation.pdf
  64. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=719
  65. Archives départementales du Finistère
  66. « Louis MEHU », sur Guerre et Résistance en Pays Bigouden, (consulté le 3 août 2020).
  67. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  68. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  69. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  70. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  71. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  72. http://1fluences.fr/saint-budoc.php
  73. http://fr.topic-topos.com/fontaine-de-saint-come-plomeur

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A la découverte du pays bigouden, Marcellin Caillon, Pont-l'Abbé, 1980.
  • Naufrage et pillage du "Saint-Jacques", Pointe de la Torche 1716, Jakez Cornou, Éditions Sked, 1999.
  • La révolte des Bonnets Rouges en pays bigouden, Serge Duigou, Éditions Ressac, 1989.
  • Quand les Bigoudens étaient pilleurs d'épaves, Serge Duigou, Ressac, 1985.
  • Châteaux et manoirs en pays bigouden, Serge Duigou, Ressac, 1988. [sur les manoirs de La Villeneuve, Kerbullic et Lestiala]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]