Saint-Symphorien-sur-Coise

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Saint-Symphorien-sur-Coise
Panorama sur le quartier de l'église.
Panorama sur le quartier de l'église.
Blason de Saint-Symphorien-sur-Coise
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Canton Vaugneray
Intercommunalité Communauté de communes des monts du Lyonnais
Maire
Mandat
Thomas Gassilloud
2014-2020
Code postal 69590
Code commune 69238
Démographie
Gentilé Pelauds
Population
municipale
3 577 hab. (2014)
Densité 879 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 37′ 59″ nord, 4° 27′ 28″ est
Altitude Min. 480 m – Max. 629 m
Superficie 4,07 km2
Localisation

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Liens
Site web [1]

Saint-Symphorien-sur-Coise est une commune française, située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants de ce village sont appelés les Pelauds [1] en souvenir de l'importante activité de tannerie qui existait jadis sur la commune.

Sa position le long d'un axe routier reliant la plaine du Forez et la vallée du Rhône lui a donné depuis le Moyen Âge une vocation de village-centre qui se traduit aujourd'hui par l'importance des activités de service et la fonction de chef-lieu de canton pour dix communes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à une altitude variant de 580 m à 610 mètres, Saint Symphorien sur Coise est une commune de moyenne montagne encadrée par les point culminants des monts du Lyonnais (le crêt Malherbe (943 m), le signal de Saint-André (937 m), le signal de la Courtine (933 m). Le village est installé sur un piton rocheux au confluent de la Coise et de l'Orzon qui s'écoule en direction de l'ouest vers la Loire.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Pomeys Rose des vents
N Larajasse
O    Saint Symphorien sur Coise    E
S
Saint-Denis-sur-Coise (Loire) Coise

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Saint Symphorien sur Coise était le carrefour r de l’Iter viennensis, (le Grand Chemin de Vienne à Roanne) et de la première « voie d’Aquitaine » partant de Fourvière pour rejoindre l’Auvergne en direction de Bordeaux.

A la fin de la période gallo-romaine les Ségusiaves vont se retrancher dans les monts du Beaujolais et du Lyonnais jusqu’alors pratiquement inhabités. Lorsque les invasions barbares vont déferler sur toute la Gaule, les Ségusiaves se regrouperont au pied des Monts du Forez, des Bois Noirs et des Monts de la Madeleine.

Les pièces de monnaie gauloise représentant un taureau cornupète sont souvent attribuées aux Ségusiaves. Une pièce de monnaie, datant du premier siècle avant Jésus-Christ et portant une inscription SEQVANOIOTVOS, a été trouvée à l'oppidium du Crêt Chatelard près de Roanne.

Précision sur l'origine de Forez:

Le Forum Segusiavorum, était le nom donné à la cité de Feurs une place stratégiquement bien située entre la vallée de la Loire et la vallée du Rhône, où des marchands de tous horizons venaient échanger leurs produits. (origine Segusiaves Geocities)

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La ville doit son nom à saint Symphorien d'Autun, martyr chrétien décapité, fils de saint Faustus et de sainte Augusta. Sa dépouille repose dans l'église Saint-Lazare d'Aix, non ouverte au public, et non dans la cathédrale d'Autun, qui porte son nom.

Au XIe siècle le château de Saint-Symphorien construit par les comtes du Forez s'élevait à l'emplacement de l'église actuelle sur la limite entre le Forez et le comté de Lyon. Avec le traité de 1173 qui mit fin aux conflits féodaux entre ces deux territoires, Saint-Symphorien fut rattaché définitivement au Lyonnais.

Saint-Symphorien-sur-Coise était au XIVe siècle l'une des villes les mieux fortifiées du Lyonnais. Elle comptait trois lignes de remparts concentriques encerclant la ville respectivement des XIIe, XIIIe et XIVe siècles. Elle conserve encore aujourd'hui une partie de ses remparts et la porte Riverie, qui donnait accès à la citadelle. La défense des remparts était renforcée par des tours espacées qui s'appelaient Montfort, des Terreaux, Du bout du Monde, Tour du Presbytère, Tour de l'Orme de l'arbalète, Tour Antoine Rivière, Tour du Guet. On accédait à la ville par trois portes Chadut, Gouvard, et Chareysieu. Une partie du rempart s'est écroulé le 25 novembre 2015. Reconstruit en mai 2017.[réf. nécessaire]

Elle fut ainsi épargnée des incursions des grandes compagnies appelées ici "les tard venus".

Les remparts ont été détruits par certains pour y construire leur maisons, le château des comtes par M. Pinay, d'autres les ont percé de fenêtres et de portes pour les transformer en habitation. Seul le long de la rue de la Doue, la partie Nord-ouest surplombant la rivière Orzon jusqu'aux anciennes tanneries est telle qu'à l'origine, le rempart étant constitué de pierres non taillées, non scellées s'élevant sur près de sept mètres, grâce au remblai amené derrière pour en assurer l'équilibre.

En 1628, le prêtre de Saint-Symphorien-sur-Coise rapporte qu'une contagion fait rage dans la paroisse. Les habitants fuient baptiser leurs enfants dans les communes alentours. Il écrit: "A la louange de Dieu, fait notre que la maladie contagieuse s'attacha en ceste ville sur la fin du mois d'aoust et croit ont qu'une fille nommée Catherine Mercieu, niepce de Mathieu Mercieu habitant de ceste ville apporta la dite maladie contagieuse de Lyon où elle estoit malade. Le dit Mercieu son oncle layant conduit du dit Lyon en ceste Ville le vingtiesme aoust auquel mesme jour elle deceda et feut inhumée solennellement bien que soupçonnée de contagion. Après l'enterrement, la maison ou elle deceda feut fermée et y deceda quinze jours après Jeanne Parens femme du dit Mercieu, peu de jours après le dit Mercieu, aultre Mercieu nepveu du dit Mathieu et frère de la dite Catherine et la Percollette ats brossarde qui les servoit la dedan." (voir ici)

L'épidémie de peste continua jusqu'en 1629.

Par décret du 29 frimaire an II Saint-Symphorien-le-Château sera débaptisé temporairement et répondra alors du nom de « Chausse-Armée » car de tous temps cette commune de tanneurs et de cordonniers a fourni une quantité considérable de souliers aux armées.

Activité économique[modifier | modifier le code]

La vie économique est marquée par une agriculture dominée par l'élevage laitier et la diversité des industries de transformation. En 2009, on dénombrait 2195 emplois sur la commune, ce qui est non négligeable pour une commune de près de 3500 habitants.

Le commerce[modifier | modifier le code]

Le marché « producteurs et forains » se déroule chaque mercredi depuis le quinzième siècle[réf. nécessaire] et existe toujours de nos jours.

Place de la Bouterie se tenait le marché aux porcelets qui attirait les producteurs de toute la région. Suite aux plaintes des riverains importunés le marché fut déplacé puis abandonné.

La commune dispose d'une soixantaine de commerces de proximité et de dix toilettes publiques..

Artisanat et industries[modifier | modifier le code]

  • À la fin du Moyen Âge, la ville de Saint Symphorien le Château était réputée pour la fabrication du drap noir puis pour le travail des cuirs et peaux [réf. nécessaire].
  • L'industrie de la salaison dont le site de production le plus important aujourd'hui est l'entreprise Cochonou, suivie de l'entreprise familiale Chillet créée en 1912.

La légende veut qu'un boucher du nom de Martel ait oublié des saucisses au fond d'un placard, et après les avoir goûtées, il aurait reproduit le procédé pour fabriquer et commercialiser sa découverte sous le nom de saucisson[réf. nécessaire].

Ceci est une légende locale qui a donné naissance à une chanson..

Au XIXe siècle deux activités se sont ajoutées :

  • La production du chapeau de paille qui a employé jusqu'à 700 personnes ;
  • La fabrication des meubles représentée par l'entreprise Grange.

Le tourisme[modifier | modifier le code]

La commune est un des 100 plus beaux détours de France et dispose d'un circuit patrimoine. Elle est traversée d'une nord au sud par le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

Saint Symphorien sur Coise est le chef-lieu de canton de 10 communes ; la mairie est ou était le siège de plusieurs ECPI : la communauté de communes des Hauts du Lyonnais, supprimée le , le syndicat mixte de la zone de loisirs de Hurongues.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Carte postale ancienne montrant une vue générale du bourg
Vue générale.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014   Thomas Gassilloud Sans étiquette  
2001 2014 Roger Peillon Sans étiquette  
1989 2001 Louis Vericel Sans étiquette  
  1989 Pierre Grange    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 577 habitants, en augmentation de 4,04 % par rapport à 2009 (Rhône : 5,17 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 780 1 574 1 752 1 853 1 790 1 936 1 675 1 704 1 849
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 920 1 920 2 001 1 882 1 936 2 065 2 125 2 307 2 459
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 592 2 729 2 853 2 277 2 300 2 388 2 411 2 369 2 740
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
2 960 3 063 3 311 3 225 3 211 3 069 3 428 3 493 3 577
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Social[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Saint Symphorien sur Coise est l'une des 100 villes référencées parmi les Plus Beaux Détours de France (voir guide Les "Plus Beaux Détours" de France 2007 à 2012,.

Il existe un circuit du patrimoine conduisant vers 22 lieux typiques.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Symphorien sur Coise
L'église collégiale.
La chaire du XVIIIe siècle de l'église collégiale.
L'église collégiale du XVe siècle[modifier | modifier le code]

Classée Monument historique (France) en 1920, elle est construite sur un piton rocheux, à l'emplacement du château fort édifié au XIe siècle par les comtes de Forez. Les Comtes de Lyon, devenus maîtres du territoire, après avoir démantelé la forteresse, la transformèrent en église romane, destinée à remplacer l'ancienne chapelle Saint-André-des-Arcs dont on ignore l'emplacement. Le nouvel édifice a été consacré au Martyr Symphorien d'Autun qui devint alors l'éponyme de la paroisse. À partir de 1407, le cardinal Girard, natif de Saint-Symphorien-sur-Coise, consacra une grande partie de sa fortune pour la transformer en un édifice gothique selon le goût de l'époque[6], [7].

Compte tenu de la configuration du site elle n'a pas de transept et son allure de forteresse rappelle la fonction défensive du site. Aux XVe et XVIe siècles des familles de notables locaux ont financé la construction des chapelles latérales.

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La croix des Pénitents[modifier | modifier le code]

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Époque médiévale[modifier | modifier le code]

L'ensemble des trois lignes de remparts encerclant la cité.

  • La tour du rempart (début du XIIIe siècle) : c'est un vestige de la deuxième ligne de fortification ; les remparts et les demi-tours réparties tout le long permettaient d'assurer la défense de la cité[8].
  • La porte de Riverie (XIVe siècle). Située sur la troisième ligne de remparts c'est l'une des trois portes qui permettaient l'accès à la ville[9].
  • Maisons du XIVe siècle : près de l'église elles sont construites contre le premier rempart de la ville. Leur forme allongée et étroite avec une cour intérieure et un puits est caractéristique de cette époque.
  • La Place de la Bouterie : située à l'extérieur de l'ancienne cité, ce fut l'emplacement du premier marché aux porcs du mercredi. Elle a conservé deux maisons avec un étage en encorbellement[10].
Temps modernes[modifier | modifier le code]

Cette cité a été rebaptisée « Chausse-Armée » le 29 frimaire de l'an II. Une activité de tannerie et de travail du cuir a existé jusqu'à une période récente. La fabrication de chaussures pour l'armée de l'an II explique ainsi le nom de Chausse-Armée. La tannerie Ronzon, outre son activité principale, à longtemps fabriqué des selles et harnachements de chevaux.

  • Situé sur la route de Lyon à Feurs, l'Hôtel-Dieu actuel a été construit en 1696, il regroupe l'ancien mezel (place du Mezel) destiné aux malades contagieux et la Grange des Pauvres où l'on recevait les pèlerins en route vers Le Puy-en-Velay

Patrimoine industriel et artisanal[modifier | modifier le code]

  • La Maison des métiers est le conservatoire des savoir-faire des Monts du Lyonnais.

Les anciens artisans du cuir, du bois, du chapeau de paille, des salaisons reproduisent devant le public les gestes d'autrefois.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Saint Symphorien sur Coise bénéficie du label « ville fleurie » avec « deux fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

portrait du cardinal
Le cardinal Girard.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Guide pratique de la vie économique, sociale et culturelle de la commune de Saint-Symphorien-sur-Coise, Commission information du Conseil municipal. 2005
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. Notice no PA00118060, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Une église à la personnalité du cardinal Girard », Histoire de la construction de la collégiale, sur http://saint-symphorien-sur-coise.mairies69.net (consulté le 21 octobre 2012)
  8. « Les remparts », La vieille ville, sur http://saint-symphorien-sur-coise.mairies69.net (consulté le 21 octobre 2012)
  9. Notice no PA00118061, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « La place de la Bouterie », La vieille ville, sur http://saint-symphorien-sur-coise.mairies69.net (consulté le 21 octobre 2012)
  11. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).

Annexes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]