Jacques Ier de Chabannes de La Palice

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Jacques Ier de Chabannes de La Palice
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Jacques Ier de Chabannes de La Palice, († 20 octobre 1453), est un noble militaire français, seigneur de La Palice[1], Charlus, Curton, Madic, Montaigu-le-Blin, Rochefort et Châtel-Perron, conseiller et chambellan du roi, grand maître de France de 1451 à 1453, sénéchal et maréchal du Bourbonnais, puis de Toulouse, etc. et compagnon d'armes de Jeanne d'Arc.

Armoiries[modifier | modifier le code]

De gueules au lion d'hermine, armé, lampassé et couronné d'or.

Supports : deux lévriers.

Devise : « Nulli cedo » ou « Je ne le cède à nul autre ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est issu d'une ancienne famille du Bourbonnais, aussi appelée de Chabanais, et qui a fourni plusieurs grands capitaines. Il fait partie des chefs de guerre qui se sont particulièrement distingués au service du roi Charles VII.

Il est le fils de Robert de Chabannes et de Hélis de Bort, frère d'Antoine de Chabannes, comte de Dammartin, de la maison de Chabannes, issue du côté paternel des barons de Matha, branche aînée des comtes d'Angoulême (ascendance non prouvée)[2], et du côté maternel des sires de Chabanais et de Confolens[réf. nécessaire], et est le grand-père de Jacques II de Chabannes de La Palice.

Carrière[modifier | modifier le code]

Jacques de Chabannes a d'abord servi dans la compagnie de son frère Étienne, tué à la Bataille de Cravant en 1423. Il est nommé chambellan de Charles VII en 1425, puis sénéchal du Bourbonnais.

À la tête de sa compagnie d'hommes d'armes, il prend part victorieusement à la Bataille d'Orléans en 1429 contre les Anglais, au cours laquelle il est blessé au pied. Il est un des chevaliers qui secondent avec succès les entreprises de Jeanne d'Arc et du Jean, comte de Dunois[3].

En 1431, il se distingue par la prise du Château de Corbeil et par celle du donjon de Vincennes par voie d'escalade[4].

Il marche au secours de la ville du Mont-Saint-Vincent, et, le 26 juillet 1436, à celui de Saint-Denis. Il est gouverneur des châteaux de Corbeil et du bois de Vincennes, en 1436 et 1437, et de Brie-Comte-Robert en 1438.

En 1437, il commande 120 hommes d'armes et 240 de trait sous le connétable de Richemont, à la prise de Montereau. Il est pourvu de l'office de sénéchal de Toulouse, le 2 février 1438, en se démettant de celui de Bourbonnais (dont il conserve néanmoins la qualité).

Le 2 août 1440, le duc de Bourbon le nomme capitaine et châtelain de Chantelle.

La même année, il commet l'imprudence de prendre le parti du duc de Bourbon et du dauphin, futur Louis XI, dans le complot de la Praguerie que le roi Charles VII va lui-même combattre victorieusement à la tête de ses troupes. Le roi lui accorde sa grâce eu égard à ses états de service.

En 1449, il assiste à l'entrée solennelle du roi Charles VII dans Rouen.

Il sert aux sièges de Valognes et de Caen en 1450. En 1451, il marche à la conquête de la Guyenne, le roi lui donnant les château, place, terre et seigneurie de Curton (gironde) et toutes ses dépendances (qu'elles soient situées à Libourne, à Rions (gironde), à Bordeaux, en Médoc, à Saint-Émilion, etc.), confisquées à Louis de Beaumont, connétable de Navarre, qui avait pris le parti des Anglais.

Il traite la reddition de Blaye et de Bourg, dont il est nommé gouverneur, recevant également la capitulation du château de Fronsac.

Il commande 1 500 lances, lors de l'entrée du comte de Dunois, dans Bordeaux, le 25 juin 1451, et se trouve avec lui et le comte de Foix, au fameux Siège de Bayonne en contribuant puissamment à sa reddition, et y rentre le 21 août 1451.

Le 18 juillet 1453, il est au siège et à la prise de Castillon, mais y est blessé et meurt de ses blessures le 20 octobre suivant, en son château de Curton.

Descendance[modifier | modifier le code]

Il épouse en premières noces, Anne de Launay, dame de Fontenilles, dont il n'aura pas d'enfant, celle-ci étant morte, enceinte, d'une chute par une fenêtre.

Il s'allie en second, le 4 octobre 1432, à Anne de Lavieu, dame de Cournon, Pérignat, Essandre, Lonzoux, Disbois, Desrelhac, etc. Ils ont deux garçons :

  • Geoffroy de Chabannes, chevalier, seigneur de Charlus-Chabannes (ex Charlus-le-Pailloux) et des châteaux de la Palisse, de Montaigu-le-Blin, Chezelles et Dompierre, conseiller et chambellan du roi, sénéchal de Rouergue, père de Jacques II de Chabannes de La Palice ;
  • Gilbert de Chabannes, souche de la branche des seigneurs de Curton. Le roi Louis XI le nomma l'un de premiers chevaliers de l'ordre de Saint-Michel, par ses lettres patentes, le 1er août 1469[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Charles Ier de Bourbon lui vend le 18 mars 1450 pour 6000 écus d'or, la ville et la châtellenie de La Palisse
  2. Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 9, pages 149 à 154 Chabannes (de).
  3. Régine Pernoud et M.V. Clin, Jeanne d'arc, Fayard, 1896, p.321-322
  4. Georges Minois, Charles VII, Perrin, 2005-p.270
  5. https://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA238 Lettres patentes de Louis XI, Amboise, le 1er août 1469

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, Paris, 1938, T.2 - p. 362.
  • Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 9, pages 149 à 154 Chabannes (de)
  • Régine Pernoud et M.V. Clin, Jeanne d'Arc, Fayard, 1986.
  • Georges Minois, Charles VII, un roi Shakespearien, Perrin, 2005.( Jacques de Chabannes est cité aux pages 270-382-397-497-551-566-574-602-603-607).

Articles connexes[modifier | modifier le code]