Sainte-Sigolène

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Sainte-Sigolène
Sainte-Sigolène
Mairie.
Blason de Sainte-Sigolène
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Yssingeaux
Intercommunalité Communauté de communes Marches du Velay-Rochebaron
Maire
Mandat
Dominique Freyssenet
2020-2026
Code postal 43600
Code commune 43224
Démographie
Population
municipale
5 989 hab. (2019 en augmentation de 0,03 % par rapport à 2013)
Densité 195 hab./km2
Population
agglomération
8 282 hab. (2019)
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 38″ nord, 4° 14′ 07″ est
Altitude Min. 560 m
Max. 854 m
Superficie 30,64 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Sainte-Sigolène
(ville-centre)
Aire d'attraction Sainte-Sigolène
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton des Deux Rivières et Vallées
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web sainte-sigolene.fr

Sainte-Sigolène (Santa-Segolena en occitan[1]) est une commune française située à l'est du Velay, dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune de Sainte-Sigolène se trouve dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1].

Elle se situe à 53 km par la route[Note 1] du Puy-en-Velay[2], préfecture du département, et à 28 km d'Yssingeaux[3], sous-préfecture

Les communes les plus proches[Note 2] sont[4] : Saint-Pal-de-Mons (3,1 km), Les Villettes (4,1 km), La Séauve-sur-Semène (6,0 km), Lapte (6,5 km), Saint-Didier-en-Velay (7,4 km), Grazac (7,4 km), Monistrol-sur-Loire (7,4 km), Raucoules (7,8 km).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sainte-Sigolène est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[5],[I 2],[6]. Elle appartient à l'unité urbaine de Sainte-Sigolène, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[I 3] et 8 282 habitants en 2019, dont elle est ville-centre[I 4],[I 5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sainte-Sigolène, dont elle est la commune-centre[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 1 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 6],[I 7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (48,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (53,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (37,4 %), zones agricoles hétérogènes (29,2 %), prairies (19,4 %), zones urbanisées (10,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 2 720, alors qu'il était de 2 746 en 2013 et de 2 575 en 2008[I 8].

Parmi ces logements, 87 % étaient des résidences principales, 5 % des résidences secondaires et 8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 77,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 21,8 % des appartements[I 9].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Sainte-Sigolène en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (5 %) inférieure à celle du département (16,1 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 72,7 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (70 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière[I 10].

Le logement à Sainte-Sigolène en 2018.
Typologie Sainte-Sigolène[I 8] Haute-Loire[I 11] France entière[I 12]
Résidences principales (en %) 87 71,5 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 5 16,1 9,7
Logements vacants (en %) 8 12,4 8,2

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune porte le nom de sainte Ségolène qui vécut au VIIe siècle et fonda l'abbaye de Troclar (Tarn) dont elle fut la première abbesse. Ce nom d'origine germanique est composé de sig, "victoire", cf. all. Sieg, id., et de lind, "doux".

Histoire[modifier | modifier le code]

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Ségolaine-les-Bois[8].

L'histoire de la commune est fortement marquée par la passementerie et la plasturgie.

Confronté à la crise du textile après la Seconde Guerre mondiale, le plateau du Velay qui fut pendant quatre cents ans réputé tour à tour pour ses rubans, ses foulards de soie et ses écharpes de laine, troqua progressivement ses métiers à tisser contre des extrudeuses produisant du film plastique et des sacs d’emballage. C'est un ingénieur de Rhône-Poulenc, en villégiature à Sainte-Sigolène, qui suggéra à un entrepreneur local la voie du polyéthylène. Dès lors, passementiers ou tisserands de père en fils, les hommes du plateau se muèrent en l’espace de quelques années en plasturgistes avertis, grâce à une capacité à « rebondir » qui a inspiré la devise de la commune « Surgit ad futura ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Sainte-Sigolène est membre de la communauté de communes Marches du Velay-Rochebaron[I 13], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Monistrol-sur-Loire. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[9].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement d'Yssingeaux, au département de la Haute-Loire, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 13].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton des Deux Rivières et Vallées pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 13], et de la première circonscription de la Haute-Loire pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[10].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Sainte-Sigolène sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Sainte-Sigolène Maire Dominique Freyssenet 2007 2020
Cantonales Sainte-Sigolène Conseiller général Yves Braye 2008 2020
Législatives 1re circonscription Député Laurent Wauquiez juin 2017
Régionales Auvergne Président du conseil régional Laurent Wauquiez 2015 2021
Présidentielles France Président de la République François Hollande mai 2017

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Jean Salque
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 mars 1965 Jean Bouis    
mars 1965 mars 1989 Jean Salque UDF-CDS Conseiller général (1985-1992)
Conseiller régional
mars 1989 juin 1995 François Fayard    
juin 1995 février 2007 Michel Januel DVD Conseiller général (1992-2008)
février 2007 En cours
(au 13 juillet 2020)
Dominique Freyssenet[11] DVD Vice-président de la communauté de communes
Marches du Velay-Rochebaron
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13].

En 2019, la commune comptait 5 989 habitants[Note 5], en augmentation de 0,03 % par rapport à 2013 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 5312 2512 4692 5192 7022 8723 1683 2153 317
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 5212 9782 9912 9483 3033 3903 7444 1244 463
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 7374 9584 9244 5024 4144 1013 9723 4383 159
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
3 5354 0554 5085 0525 2365 4325 7785 8765 987
2018 2019 - - - - - - -
5 9595 989-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 35,8 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (31 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 25,3 % la même année, alors qu'il est de 31,1 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 2 976 hommes pour 2 983 femmes, soit un taux de 50,06 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (50,87 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[I 14]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
2,1 
6,7 
75-89 ans
10,9 
14,2 
60-74 ans
16,0 
21,3 
45-59 ans
19,1 
18,4 
30-44 ans
19,0 
17,3 
15-29 ans
14,2 
21,3 
0-14 ans
18,8 
Pyramide des âges du département de la Haute-Loire en 2018 en pourcentage[I 15]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
2,4 
75-89 ans
11,6 
19,7 
60-74 ans
19,6 
21,6 
45-59 ans
20,5 
17,2 
30-44 ans
16,4 
15,3 
15-29 ans
13,4 
17,4 
0-14 ans
16,1 

Festivités[modifier | modifier le code]

Depuis 2013 a lieu en juillet le festival de musique Les Brumes avec des artistes de la scène française[16]. Florent Pagny, comme les Kids United, Kenjy Girac comme Zaz et bien d'autres sont venus enchanter les foules massées dans le véritable écran vert qu'est le complexe sportif,

La fête foraine, le dimanche après la saint Barthelemy, le plus souvent le dernier week-end d'Août, est une véritable institution locale. En plus des animations et manèges de forains, un défilé chamarré des classes ainsi qu'un feu d'artifice spectaculaire, le dimanche attirent des foules nombreuses. Il en est de même pour la soupe aux choux géante associée au concours de boules lyonnaises le lundi.

Le premier week-end de décembre, le marché de Noël permet aux producteurs locaux et artisans de toutes sortes de proposer aux sigolénois de préparer les fêtes de fin d'année. Il est agrémenté des produits siciliens: oranges et huile d'olive, entre autres, livrés par les amis de Marinéo la ville jumelle depuis 1984. Ce jumelage est d'ailleurs unique en Europe, puisque chaque année les CM2 des deux communes se rendent visite. Ce sont environ 3000 jeunes sigolénois qui ont pu réaliser ce merveilleux voyage.

Une des richesses de la commune est sans aucun doute ses nombreuses associations. Qu'elles soient sportives, socio-éducatives ou caritatives, elles sont à l'origine d'une multitude de manifestations diverses et variées. Le boulodrome, la salle d'escrime et de ping-pong et surtout le complexe sportif de 15 ha comprenant trois gymnases, deux terrains de foot et terrains de tennis ont participé au titre de ville la plus sportive d'Auvergne. L'E.I.M. D. Ecole Intercommunale de Musique et Danse, la salle d'activités Cirque, la médiathèque : l'Echappée Belle, le Cinéma Cin'étoiles et le Centre Socio Culturel complètent harmonieusement les offres d'activité sur la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

La mutation « passementerie → plasturgie » a connu une réussite spectaculaire[17],[18] qui a fait du territoire sigolénois, au même titre que la « Plastic Valley » d’Oyonnax pour l’injection plastique, le premier centre français de l’extrusion.[réf. nécessaire]

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, qui interdit l'utilisation de sacs plastiques une seule utilisation, incite les industriels locaux à innover. Les productions deviennent techniques et spécialisées : film pour l'agriculture, films multicouches, plastique biodégradable...

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 2 378 ménages fiscaux[Note 6], regroupant 6 044 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 21 260 [I 16] (20 800  dans le département[I 17]). 43 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 7] (42,8 % dans le département).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 18] 6,5 % 8,1 % 7,7 %
Département[I 19] 6,3 % 7,7 % 7,7 %
France entière[I 20] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 3 615 personnes, parmi lesquelles on compte 76,8 % d'actifs (69,1 % ayant un emploi et 7,7 % de chômeurs) et 23,2 % d'inactifs[Note 8],[I 18]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui du département, mais inférieur à celui de la France.

La commune est la commune-centre de l'aire d'attraction de Sainte-Sigolène[Carte 2],[I 21]. Elle compte 2 636 emplois en 2018, contre 2 666 en 2013 et 2 811 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 2 529, soit un indicateur de concentration d'emploi de 104,2 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 58,9 %[I 22].

Sur ces 2 529 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 1 020 travaillent dans la commune, soit 40 % des habitants[I 23]. Pour se rendre au travail, 87,7 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,1 % les transports en commun, 8,3 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 2,8 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 24].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

398 établissements[Note 9] sont implantés à Sainte-Sigolène au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 10],[I 25].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 398 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
74 18,6 % (14,2 %)
Construction 63 15,8 % (13,9 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
101 25,4 % (28,8 %)
Information et communication 3 0,8 % (1,9 %)
Activités financières et d'assurance 20 5 % (4,4 %)
Activités immobilières 20 5 % (3,9 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
45 11,3 % (11,6 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
41 10,3 % (13,3 %)
Autres activités de services 31 7,8 % (8 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 25,4 % du nombre total d'établissements de la commune (101 sur les 398 entreprises implantées à Sainte-Sigolène), contre 28,8 % au niveau départemental[I 26]. Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[19] :

  • Guerin Plastiques, fabrication de plaques, feuilles, tubes et profilés en matières plastiques (38 604 k€)
  • Sainsy, supermarchés (12 961 k€)
  • Colly & Martin, fabrication d'emballages en matières plastiques (11 537 k€)
  • Transports Colombet Et Fils, transports routiers de fret interurbains (8 853 k€)
  • Plastigolene, commerce de gros (commerce interentreprises) de fournitures et équipements industriels divers (5 152 k€)

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la petite région agricole dénommée « Monts du Forez »[20]. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 11] sur la commune est la production de bovins, orientation élevage et viande[21].

1988 2000 2010
Exploitations 96 61 48
Superficie agricole utilisée (ha) 1 455 1212 1100

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 53 en 1988 à 61 en 2000 puis à 48 en 2010[22], soit une baisse de 50 % en 22 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 43 % de ses exploitations[23]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 1 455 ha en 1988 à 1 100 ha en 2010. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 15 à 23 ha[22].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le musée de la Fabrique

Installé dans un ancien atelier de fabrication d'écharpes, le musée « La Fabrique » a été réalisé et est animé par une équipe d'anciens passementiers et plasturgistes. Ils refont les mêmes gestes afin que leur métier ne soit pas oublié. Dans ce musée vivant, 16 machines fonctionnent devant vous, tout au long de votre visite. Une vidéo récente vous fait entrer dans la vie sigolénoise et complète les deux salles consacrées au tissage pour la première, au plastique pour la seconde[24].

  • La maison de la Béate

La commune est marquée par l'existence des « béates ». Fondées vers 1670, par Anne-Marie Martel, les « béates » étaient destinées à l'éducation des jeunes du village. Mi-religieuses, mi-laïques, elles étaient chargées de l'enseignement de la lecture, de l'écriture, du calcul, parfois de la couture ou de la confection de la dentelle ainsi que du catéchisme. Elles assistaient les malades et portaient en elles les joies et les peines du village. Elles vivaient très modestement de la charité des villageois.
Dans le souci de perpétuer le souvenir de ses « béates », le village de Reveyrolles s'est mobilisé, depuis 1997, afin de restaurer la maison de « l'Assemblée ». L'étage a été refait à l'identique, et votre hôte du jour vous contera milles anecdotes vécues dans le village comme celles des « bardoles » que les garçons libéraient dans la maison pour le mois de Marie. Sainte-Sigolène a eu la particularité de compter neuf maisons d'assemblée domiciliées dans les principaux hameaux de la commune[25].

  • L'église néogothique

L'église est placée sous le vocable de Sainte-Sigolène. Consacrée par l’évêque du Puy en 1869, la sonnerie des cloches retentit le . Enfin en 1873, la croix qui orne toujours le clocher était posée. Sa hauteur totale est de 54 mètres. Le portail central porte encore les traces d’un combat livré en 1906. Les paroissiens repoussant les troupes, les inventaires n'avaient pu avoir lieu. À l’intérieur, de remarquables vitraux dont ceux du chœur (1874) présentent les personnages de la vie chrétienne. À l’occasion du centenaire de l’église, deux vitraux furent consacrés à sainte Sigolène. L’autel recouvert de plomb doré est l’œuvre d’un artiste du Puy : réalisé en 1982, il représente la table eucharistique ainsi qu’un métier à tisser symbole du labeur des Sigolènois.
À signaler la présence d’une confrérie des Pénitents. D’une cinquantaine de membres, elle anime chaque année la procession du Vendredi saint.

  • Le château du Villard

Le château du Villard comprenait au XIIIe siècle plusieurs corps de logis flanqués de 4 tours reliées par des créneaux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sainte-Sigolène Blason
D'argent au lion de gueules, couronné d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
  2. Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  6. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  7. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  8. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  9. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  10. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  11. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Métadonnées de la commune de Sainte-Sigolène » (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition » (consulté le ).
  3. « Unité urbaine 2020 de Sainte-Sigolène », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  4. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  5. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  8. a et b « Chiffres clés - Logement en 2018 à Sainte-Sigolène » (consulté le ).
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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