Sainte-Sigolène

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Sainte-Sigolène
Sainte-Sigolène
Blason de Sainte-Sigolène
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Arrondissement d'Yssingeaux
Canton Deux Rivières et Vallées (bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Marches du Velay-Rochebaron
Maire
Mandat
Dominique Freyssenet
2014-2020
Code postal 43600
Code commune 43224
Démographie
Population
municipale
5 959 hab. (2015 en augmentation de 0,78 % par rapport à 2010)
Densité 194 hab./km2
Population
aire urbaine
8 231 hab. (2015)
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 38″ nord, 4° 14′ 07″ est
Altitude Min. 560 m
Max. 854 m
Superficie 30,64 km2
Localisation

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Sainte-Sigolène (Santà-Sigoulenà en auvergnat[1] ; Santa Segolena ou Santa Sigolena en occitan[2]) est une commune française située à l'est du Velay, dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Sainte-Sigolène est située à l'est du Velay entre Saint-Étienne à 34 km et le Puy situé à 48 km. Située à 820 mètres d'altitude, elle appartient à la communauté de communes Marches du Velay-Rochebaron. Le climat est chaud et tempéré[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Ségolaine-les-Bois[3].

L'histoire de la commune est fortement marquée par la passementerie et la plasturgie.

Confronté à la crise du textile après la Seconde Guerre mondiale, le plateau du Velay qui fut pendant quatre cents ans réputé tour à tour pour ses rubans, ses foulards de soie et ses écharpes de laine, troqua progressivement ses métiers à tisser contre des extrudeuses produisant du film plastique et des sacs d’emballage. C'est un ingénieur de Rhône-Poulenc, en villégiature à Sainte-Sigolène, qui suggéra à un entrepreneur local la voie du polyéthylène. Dès lors, passementiers ou tisserands de père en fils, les hommes du plateau se muèrent en l’espace de quelques années en plasturgistes avertis, grâce à une capacité à « rebondir » qui a inspiré la devise de la commune « Surgit ad futura ».

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, qui interdit l'utilisation de sacs plastiques à partir de 2016, remet en cause cette économie.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sainte-Sigolène Blason D'argent au lion de gueules, couronné d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 mars 1965 Jean Bouis    
mars 1965 mars 1989 Jean Salque UDF-CDS Conseiller général (1985-1992)
Conseiller régional
mars 1989 juin 1995 François Fayard    
juin 1995 février 2007 Michel Januel DVD Conseiller général (1992-2008)
février 2007 en cours Dominique Freyssenet DVD Vice-président de la communauté de communes Marches du Velay-Rochebaron

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Élections à Sainte-Sigolène.

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Sainte-Sigolène sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Sainte-Sigolène Maire Dominique Freyssenet 2007 2020
Cantonales Sainte-Sigolène Conseiller général Yves Braye 2008 2020
Législatives 1re circonscription Député Laurent Wauquiez juin 2017
Régionales Auvergne Président du conseil régional Laurent Wauquiez 2015 2021
Présidentielles France Président de la République François Hollande mai 2017

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2015, la commune comptait 5 959 habitants[Note 1], en augmentation de 0,78 % par rapport à 2010 (Haute-Loire : +1,35 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 5312 2512 4692 5192 7022 8723 1683 2153 317
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 5212 9782 9912 9483 3033 3903 7444 1244 463
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 7374 9584 9244 5024 4144 1013 9723 4383 159
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
3 5354 0554 5085 0525 2365 4325 7785 8275 876
2013 2015 - - - - - - -
5 9875 959-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La mutation « passementerie → plasturgie » a connu une réussite spectaculaire[8],[9] qui a fait du territoire sigolénois, au même titre que la « Plastic Valley » d’Oyonnax pour l’injection plastique, le premier centre français de l’extrusion. Pendant des années, la région a affiché un taux de chômage voisin de zéro et une démographie à la hausse.

Jusqu'à récemment, les entreprises du secteur, spécialisées dans la production de films et sacs plastiques à usage industriel, agricole et ménager, assuraient 40 % de la production nationale de polyéthylène. Dans l'Yssingelais, la plasturgie représentait 3 000 emplois directs et 2 000 emplois indirects.

Cependant, depuis quelques années, la plasturgie française rencontre des difficultés : concurrence asiatique, mauvaise image de marque de l'emballage plastique et pression écologique, limitation de l'utilisation des sacs plastiques.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le musée de la Fabrique

Installé dans un ancien atelier de fabrication d'écharpes, le musée « La Fabrique » a été réalisé et est animé par une équipe d'anciens passementiers et plasturgistes. Ils refont les mêmes gestes afin que leur métier ne soit pas oublié. Dans ce musée vivant, 16 machines fonctionnent devant vous, tout au long de votre visite. Une vidéo récente vous fait entrer dans la vie sigolénoise et complète les deux salles consacrées au tissage pour la première, au plastique pour la seconde[10].

  • La maison de la Béate

La commune est marquée par l'existence des « béates ». Fondées vers 1670, par Anne-Marie Martel, les « béates » étaient destinées à l'éducation des jeunes du village. Mi-religieuses, mi-laïques, elles étaient chargées de l'enseignement de la lecture, de l'écriture, du calcul, parfois de la couture ou de la confection de la dentelle ainsi que du catéchisme. Elles assistaient les malades et portaient en elles les joies et les peines du village. Elles vivaient très modestement de la charité des villageois.
Dans le souci de perpétuer le souvenir de ses « béates », le village de Reveyrolles s'est mobilisé, depuis 1997, afin de restaurer la maison de « l'Assemblée ». L'étage a été refait à l'identique, et votre hôte du jour vous contera milles anecdotes vécues dans le village comme celles des « bardoles » que les garçons libéraient dans la maison pour le mois de Marie. Sainte-Sigolène a eu la particularité de compter neuf maisons d'assemblée domiciliées dans les principaux hameaux de la commune[11].

  • L'église néogothique

Consacrée par l’évêque du Puy en 1869, la sonnerie des cloches retentit le . Enfin en 1873, la croix qui orne toujours le clocher était posée. Sa hauteur totale est de 54 mètres. Le portail central porte encore les traces d’un combat livré en 1906. Les paroissiens repoussant les troupes, les inventaires n'avaient pu avoir lieu. À l’intérieur, de remarquables vitraux dont ceux du chœur (1874) présentent les personnages de la vie chrétienne. À l’occasion du centenaire de l’église, deux vitraux furent consacrés à sainte Sigolène. L’autel recouvert de plomb doré est l’œuvre d’un artiste du Puy : réalisé en 1982, il représente la table eucharistique ainsi qu’un métier à tisser symbole du labeur des Sigolènois.
À signaler la présence d’une confrérie des Pénitents. D’une cinquantaine de membres, elle anime chaque année la procession du Vendredi saint.

  • Le château du Villard

Le château du Villard comprenait au XIIIe siècle plusieurs corps de logis flanqués de 4 tours reliées par des créneaux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Bonnaud, Précis de grammaire auvergnate & Chantâ l'Euvarnhà, Clermont-Ferrand, Centre Régional de Documentation Pédagogique d'Auvergne (CRDP), , p.21 (Chantâ l'Euvarnhà)
  2. Didier Grange, « Un parler roman, le patois de Sainte-Sigolène », sur www.marraire.com (consulté le 7 juillet 2018)
  3. Sainte-Sigolène sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS, consulté le 21 juillet 2012.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. Fournier Mauricette, « De la résilience sigolénoise à la diffusion yssingelaise : création d'entreprise et vitalité des systèmes productifs locaux », REM, Revue de l'Économie méridionale, no vol. 48 (no 189-90),‎ , pp. 47-61
  9. Fournier Mauricette, Les dynamiques industrielles d'une moyenne montagne : innovations, initiatives en Auvergne et Velay, Clermont-Ferrand, Publications de la faculté des Lettres et Sciences humaines de l'Université Blaise Pascal, , 449 p. (ISBN 978-2845160644, lire en ligne)
  10. « 400 ans d'innovations », sur www.museelafabrique43.free-h.net (consulté le 7 avril 2018)
  11. Administrator, « SOCIÉTÉ D\'HISTOIRE du canton de Sainte-Sigolène - La maison de la Béate de Reveyrolles », sur histoiresigolene.net (consulté le 7 avril 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]