Sainte-Sigolène

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Sainte-Sigolène
Image illustrative de l'article Sainte-Sigolène
Blason de Sainte-Sigolène
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Arrondissement d'Yssingeaux
Canton Deux Rivières et Vallées
Intercommunalité Communauté de communes Marches du Velay-Rochebaron
Maire
Mandat
Dominique Freyssenet
2014-2020
Code postal 43600
Code commune 43224
Démographie
Population
municipale
5 952 hab. (2014)
Densité 194 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 38″ nord, 4° 14′ 07″ est
Altitude Min. 560 m – Max. 854 m
Superficie 30,64 km2
Localisation

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Sainte-Sigolène

Sainte-Sigolène (Santà-Sigoulenà en auvergnat[1]) est une commune française située à l'est du Velay, dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Sainte-Sigolène est située à l'est du Velay entre Saint-Étienne à 34 km et le Puy situé à 48 km. Située à 820 mètres d'altitude, elle appartient à la communauté de communes Marches du Velay-Rochebaron. Le climat est chaud et tempéré[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Ségolaine-les-Bois[2].

L'histoire de la commune est fortement marquée par la passementerie et la plasturgie.

Confronté à la crise du textile après la Seconde Guerre mondiale, le plateau du Velay qui fut pendant quatre cents ans réputé tour à tour pour ses rubans, ses foulards de soie et ses écharpes de laine, troqua progressivement ses métiers à tisser contre des extrudeuses produisant du film plastique et des sacs d’emballage. C'est un ingénieur de Rhône-Poulenc, en villégiature à Sainte-Sigolène, qui suggéra à un entrepreneur local la voie du polyéthylène. Dès lors, passementiers ou tisserands de père en fils, les hommes du plateau se muèrent en l’espace de quelques années en plasturgistes avertis, grâce à une capacité à « rebondir » qui a inspiré la devise de la commune « Surgit ad futura ».

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, qui interdit l'utilisation de sacs plastiques à partir de 2016, remet en cause cette économie.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sainte-Sigolène Blason D'argent au lion de gueules, couronné d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
février 2007 - en cours Dominique Freyssenet Divers droite
mars 1995 à février 2007 Michel Januel Divers droite Conseiller général
1989 à 1995 François Fayard
1965 à 1989 Jean Salque Conseiller général et régional
1945 à 1965 Jean Bouis
1939 à 1945 Petrus Fayard
1935 à 1939 François Croc
1932 à 1935 Barthelémy Fayard
1928 à 1932 Pierre Fayard
1888 à 1928 Eugène Cornillon
1881 à 1888 Théodore Robin
1870 à 1881 Jacques Camille Dugas du Villard
1860 à 1870 Jean André Durrieux
1848 à 1860 Camille Catherin Dugas du Villard
1840 à 1848 Jean Barthelémy Robin
1830 à 1840 Jean-Louis Hilaire
1807 à 1830 Camille Catherin Dugas du Villard
Toutes les données ne nous sont pas encore connues.

Adjoints actuels : Henri Bardel, Valérie Giraud, Guy Vérot, Ghislaine Berger, Bernard Nottelet, Marie Jo Salichon[réf. nécessaire]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Élections à Sainte-Sigolène.

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Sainte-Sigolène sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Sainte-Sigolène Maire Dominique Freyssenet 2007 2020
Cantonales Sainte-Sigolène Conseiller général Yves Braye 2008 2020
Législatives 1re circonscription Député Laurent Wauquiez juin 2017
Régionales Auvergne Président du conseil régional Laurent Wauquiez 2015 2021
Présidentielles France Président de la République François Hollande mai 2017

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 5 952 habitants, en augmentation de 0,88 % par rapport à 2009 (Haute-Loire : 1,52 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 531 2 251 2 469 2 519 2 702 2 872 3 168 3 215 3 317
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 521 2 978 2 991 2 948 3 303 3 390 3 744 4 124 4 463
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 737 4 958 4 924 4 502 4 414 4 101 3 972 3 438 3 159
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
3 535 4 055 4 508 5 052 5 236 5 432 5 876 5 987 5 952
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La mutation « passementerie → plasturgie » a connu une réussite spectaculaire[7],[8] qui a fait du territoire sigolénois, au même titre que la « Plastic Valley » d’Oyonnax pour l’injection plastique, le premier centre français de l’extrusion. Pendant des années, la région a affiché un taux de chômage voisin de zéro et une démographie à la hausse.

Jusqu'à récemment, les entreprises du secteur, spécialisées dans la production de films et sacs plastiques à usage industriel, agricole et ménager, assuraient 40 % de la production nationale de polyéthylène. Dans l'Yssingelais, la plasturgie représentait 3 000 emplois directs et 2 000 emplois indirects.

Cependant, depuis quelques années, la plasturgie française rencontre des difficultés : concurrence asiatique, mauvaise image de marque de l'emballage plastique et pression écologique… Avec la loi dite « de transition énergétique », qui interdit l'utilisation des sacs plastiques à partir de 2016, c'est toute l'économie de la région qui est remise en cause.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le musée de la Fabrique

Installé dans un ancien atelier de fabrication d'écharpes, le musée « La Fabrique » a été réalisé et est animé par une équipe d'anciens passementiers et plasturgistes. Ils refont les mêmes gestes afin que leur métier ne soit pas oublié. Dans ce musée vivant, 16 machines fonctionnent devant vous, tout au long de votre visite. Une vidéo récente vous fait entrer dans la vie sigolénoise et complète les deux salles consacrées au tissage pour la première, au plastique pour la seconde.

  • La maison de la Béate

La commune est marquée par l'existence des « béates ». Fondées vers 1670, par Anne-Marie Martel, les « béates » étaient destinées à l'éducation des jeunes du village. Mi-religieuses, mi-laïques, elles étaient chargées de l'enseignement de la lecture, de l'écriture, du calcul, parfois de la couture ou de la confection de la dentelle ainsi que du catéchisme. Elles assistaient les malades et portaient en elles les joies et les peines du village. Elles vivaient très modestement de la charité des villageois.
Dans le souci de perpétuer le souvenir de ses « béates », le village de Reveyrolles s'est mobilisé, depuis 1997, afin de restaurer la maison de « l'Assemblée ». L'étage a été refait à l'identique, et votre hôte du jour vous contera milles anecdotes vécues dans le village comme celles des « bardoles » que les garçons libéraient dans la maison pour le mois de Marie. Sainte-Sigolène a eu la particularité de compter neuf maisons d'assemblée domiciliées dans les principaux hameaux de la commune.

  • L'église néogothique

Consacrée par l’évêque du Puy en 1869, la sonnerie des cloches retentit le . Enfin en 1873, la croix qui orne toujours le clocher était posée. Sa hauteur totale est de 54 mètres. Le portail central porte encore les traces d’un combat livré en 1906. Les paroissiens repoussant les troupes, les inventaires n'avaient pu avoir lieu. À l’intérieur, de remarquables vitraux dont ceux du chœur (1874) présentent les personnages de la vie chrétienne. À l’occasion du centenaire de l’église, deux vitraux furent consacrés à sainte Sigolène. L’autel recouvert de plomb doré est l’œuvre d’un artiste du Puy : réalisé en 1982, il représente la table eucharistique ainsi qu’un métier à tisser symbole du labeur des Sigolènois.
À signaler la présence d’une confrérie des Pénitents. D’une cinquantaine de membres, elle anime chaque année la procession du Vendredi saint.

  • Le château du Villard

Le château du Villard comprenait au XIIIe siècle plusieurs corps de logis flanqués de 4 tours reliées par des créneaux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Bonnaud, Précis de grammaire auvergnate & Chantâ l'Euvarnhà, Clermont-Ferrand, Centre Régional de Documentation Pédagogique d'Auvergne (CRDP), , p.21 (Chantâ l'Euvarnhà)
  2. Sainte-Sigolène sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS, consulté le 21 juillet 2012.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Fournier Mauricette, « De la résilience sigolénoise à la diffusion yssingelaise : création d'entreprise et vitalité des systèmes productifs locaux », REM, Revue de l'Économie méridionale, no vol. 48 (no 189-90),‎ , pp. 47-61
  8. Fournier Mauricette, Les dynamiques industrielles d'une moyenne montagne : innovations, initiatives en Auvergne et Velay, Clermont-Ferrand, Publications de la faculté des Lettres et Sciences humaines de l'Université Blaise Pascal, , 449 p. (ISBN 978-2845160644, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]