Illiers-Combray

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Illiers-Combray
Illiers-Combray
Rue de Beauce et église Saint-Jacques
Logo monument historique Classé MH (1907)[1].
Blason de Illiers-Combray
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Intercommunalité Communauté de communes entre Beauce et Perche
(siège)
Maire
Mandat
Bernard Puyenchet
2020-2026
Code postal 28120
Code commune 28196
Démographie
Gentilé Islérien, Islérienne
Population
municipale
3 324 hab. (2017 en diminution de 3,01 % par rapport à 2012)
Densité 99 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 18′ 04″ nord, 1° 14′ 54″ est
Altitude Min. 144 m
Max. 204 m
Superficie 33,60 km2
Élections
Départementales Canton d'Illiers-Combray
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Illiers-Combray
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Illiers-Combray
Liens
Site web http://www.illiers-combray.com

Illiers-Combray est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Illiers-Combray est une petite commune, composée d'un bourg central et de nombreux hameaux à l'aspect encore très rural et n'ayant pas subi de fortes fluctuations dans sa démographie. Son territoire est située entre la plaine de la Beauce et les collines du Perche, d'où le nom choisi pour qualifier la communauté de communes dont elle est le siège, nommée « communauté de communes Entre Beauce et Perche »

Situation et description[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Illiers est située sur les rives du Loir, à 13 km de Brou, à 19 km de Courville-sur-Eure, à 20 km de Bonneval, à 21 km de Thiron-Gardais, à 25 km de Chartres, à 28 km de La Loupe, à 29 km de Châteaudun, à 32 km de Voves et à 35 km de Nogent-le-Rotrou.

Position d'Illiers-Combray (en rose) dans l'arrondissement de Chartres (en vert) au sein du département d'Eure-et-Loir (grisé).
Position d'Illiers-Combray (en rose) dans l'arrondissement de Chartres (en vert) du département d'Eure-et-Loir (grisé).
Carte de la commune d'Illiers-Combray et des communes limitrophes

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Illiers-Combray
Les Châtelliers-Notre-Dame,
Saint-Éman
Nonvilliers-Grandhoux
Magny Blandainville
Méréglise
Montigny-le-Chartif
Illiers-Combray Blandainville
Méréglise
Montigny-le-Chartif
Vieuvicq Saint-Avit-les-Guespières

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal accueille le point de confluence du Loir, sous-affluent de la Loire par la Sarthe et la Maine, et de la rivière la Thironne, affluent du Loir en rive droite.

Climat[modifier | modifier le code]

Transports et voies de communication[modifier | modifier le code]

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare d'Illiers-Combray est situé entre Chartres et Courtalain - Saint-Pellerin sur la ligne de Chartres à Bordeaux-Saint-Jean.

Accès à l'autoroute[modifier | modifier le code]

L'autoroute A11, appelée L'Océane, passe au sud de la commune et propose depuis 2017 un échangeur qui permet d'entrer et de sortir de l'autoroute, ce qui met Illiers-Combray à 1 heure de Paris. Une zone industrielle de grande capacité jouxte l'autoroute.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Illiers proviendrait d'Illhari ou Islar, nom de personne d’origine germanique. Hilaire, Hilarius, le patron de la paroisse est saint Hilaire dont le nom Hilarius toutefois est d'origine grecque (anthroponyme dérivé de ιλαρός, en latin hilarus, joyeux).


Marcel Proust rendit la ville célèbre en la décrivant sous le nom de Combray dans son cycle romanesque À la recherche du temps perdu[2].


Le « Illiers » est rebaptisé « Illiers-Combray » par décision du ministre de l’Intérieur Raymond Marcellin pour le « centenaire de la naissance de Marcel Proust » en application d'un décret du 29 mars précédent, publié le 8 avril au JORF[3],[4]. C'est une des rares communes françaises à avoir adopté un nom emprunté à la littérature[Note 1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • La Grande Barre,
  • La Petite Barre,
  • Bellevue,
  • Bois Saint-Martin,
  • La Bourdinière,
  • Le Bourg Joly,
  • Le Bout des Bruyères,
  • Brandelon,
  • Bréhainville,
  • Breviande,
  • Les Brûlons,
  • Le Gros Buisson,
  • La Caillardière,
  • La Cauchardière,
  • Le Petit Chaillou,
  • La Charmoye,
  • La Charonnerie,
  • Le Chesnay,
  • La Citadelle,
  • La Cochonnerie,
  • La Courte Miche,
  • Crannes,
  • La Croix de Beaujoin,
  • La Croix Marin,
  • Les Dauffrais,
  • La Dauvergnerie,
  • Feugerolles,
  • La Folie,
  • La Petite Folie,
  • La Forest,
  • La Fortinière,
  • La Galerne,
  • Le Petit Grand Bois,
  • La Grange,
  • Les Graviers,
  • La Grève,
  • Le Gros Buisson,
  • Guignonville,
  • La Guignotière,
  • La Guinetière,
  • Les Hayes,
  • La Leu,
  • La Maladrerie,
  • Marigny,
  • Les Mesliers,
  • Mirougrain,
  • Montjouvin,
  • Le Moulin à Foulon,
  • Le Moulin à Vent,
  • Le Moulin de la Billanche,
  • Le Moulin Legros,
  • Le Moulin de Masson,
  • La Nicoltière,
  • Les Nouettes,
  • Le Nouvet,
  • Le Petit Nouvet,
  • Le Noyer, Oliveau,
  • La Passeloyère,
  • La Pâtrière,
  • Les Perruches,
  • Plaisance,
  • La Poulinière,
  • Prétouville,
  • La Raspelière,
  • La Revetterie,
  • La Rivière,
  • Roussainville,
  • Le Rouvray,
  • La Scalberge,
  • La Sinetterie,
  • Tansonville,
  • La Vallière,
  • La Védière,
  • La Vivier Gassot.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Après des recherches archéologiques effectuées entre 2012 et 2015 à Illiers-Combray[5] [6], une occupation néandertalienne a pu être mise en évidence, datant du paléolithique moyen. La séquence limoneuse présente sur le site comporte trois cycles glaciaire-interglaciaire, dont les plus récents couvrent le Saalien, l'Éémien et le Weichsélien. Sur une surface de 60 m² fouillée manuellement, des vestiges lithiques ont été trouvés et 931 pièces ont pu être dégagées. L'analyse archéologique suggère la présence de chaînes opératoires de débitages et de façonnages marquées par la présence d'éclats, de lames, de pointes et de bifaces[7].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Illiers est une des plus anciennes baronnies du pays chartrain, et le sire d'Illiers fut un des quatre barons qui avaient le privilège de porter le nouvel évêque de Chartres lors de son entrée solennelle dans la ville. Les seigneurs de cette famille, qui d'ailleurs a donné plusieurs évêques de son nom au diocèse de Chartres, se sont souvent distingués aux grandes époques de notre histoire.

Florent d'Illiers, chevalier, baron du chesne doré, bailly et capitaine de Chartres et sa femme Jeanne de Coutes.

Le plus remarquable est Florent d'Illiers qui, au temps du roi Charles VII, fut un des plus braves compagnons de Jeanne Darc, et contribua avec La Hire, Dunois et Xaintrailles, à rendre au roi de Bourges son vieil héritage que lui roboient les Anglois. Les murs qui protégeaient la petite ville ont disparu depuis longtemps, et de son antique château il reste à peine aujourd'hui quelques traces reconnaissables[8].

La commune était un des centres de commerce les plus actifs du département et elle avait cinq foires annuelles, un marché, fabriquait des draps, de la bonneterie, comptait plusieurs tuileries et faisait un commerce assez considérable de grains et de bestiaux[8].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les paroisses de Saint-Jacques et Saint-Hilaire d'Illiers dépendaient du gouvernement général d'Orléanais, du diocèse et de l'élection de Chartres, du parlement de Paris, et de l'intendance d'Orléans[9].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La Révolution française[modifier | modifier le code]

1788, la Beauce est sujette à une crise de subsistance et à une très forte hausse du prix du blé ; en novembre, Brou, village voisin, s'est révolté, remarque de façon laconique le procureur du Roi, d'Illiers ; il affirme également que « les pauvres ne peuvent plus acheter du blé sur le marché et préfèrent acheter au boulanger ». Drouet, l'officier de police du bourg, ne sait comment faire face à des boulangers, qui ne souhaitent pas vendre aux indigents et aux ouvriers le pain à un prix ou ils ne tireraient aucuns bénéfices. Il est finalement décidé que la première heure du marché sera strictement réservée aux habitants d'Illiers. Les blatiers et les négociants pourront s'approvisionner ensuite. En 1789, le cahier de doléances de la paroisse fera apparaître une demande pour que les laboureurs soient obligés d'ouvrir les magasins afin que les personnes les plus modestes puissent recevoir du blé[10].

Le 21 janvier 1790, l'Assemblée nationale constituante décrète que le département d'Eure-et-Loir est divisé en six districts. Le canton d'Illiers est rattaché au district de Chartres.

Six mois après l'exécution de Louis Capet, les français sont appelés à voter pour la seconde fois au suffrage universel masculin. Ce scrutin fait suite aux premières élections de 1792, qui décidèrent des représentants à la Convention nationale. Lors de ce plébiscite pour la Constitution du 6 messidor an I (24 juin 1793), dite aussi Constitution de l’an I, une forte abstention eut lieu dans l'assemblée primaire d'Illiers. Les motifs sont d'ordres pratiques ; le vote en plein mois de juillet chevauchait les travaux de moissons, que beaucoup de paysans ne souhaitaient pas interrompre, fût-ce même une journée[11].

Cette même année, la société populaire des sans-culottes d'Illiers envoie deux pétitions à la Convention nationale. La première, le 11 fructidor an I () [12], la société annonce sa formation à l'Assemblée.

« [...] Pour vous, législateurs, notre seule espérance, continuez d'affermir la République, de vous occuper des lois qui doivent faire mouvoir la constitution, et ne vous séparez que lorsqu'elles seront faites. Par là vous aurez mérité le juste titre de sauveurs et de pères de la patrie que vous donnent les Français. Daignez regarder notre formation et cette adresse d'un œil favorable et recevez les bénédictions de la société républicaine et sans-culotte d'Illiers, district de Chartres, département d'Eure-et-Loir » (suivent 35 signatures).

La seconde adresse à la Convention, le 22 frimaire an II ()[13], félicite les députés pour les journées du 31 mai et du 2 juin 1793 ainsi que d'avoir « fait tomber la tête de l'infâme veuve Capet et purgé votre sein des traîtres et des fédéralistes qui le déchiraient ; pour ceux enfin par lesquels vous avez fixé le maximum du prix des grains, des marchandises et denrées de première nécessité ». La société déclare qu'ils ont bien mérité de la patrie ; elle reçoit la mention honorable de la Convention. La société populaire d'Illiers remet avec cette pétition des médailles reçues par certains de ses membres lors de la fête de la Fédération à Orléans le 9 mai 1790.

« [...] Pour nous, qui avons en horreur les tyrans, nous vous faisons passer 7 médailles de bronze, dont une dorée, que plusieurs membres de la Société ont reçues lors de la fédération d'Orléans du 9 mai 1790, et qu'ils ont déposées sur le bureau, et parce que l'effigie du tyran guillotiné s'y trouve empreinte, nous désirons qu'elles soient remises à la fonderie pour y servir à la fonte des canons destinés à détruire les despotes coalisés. Nous saisissons avec empressement cette occasion de vous prouver que nous sommes au pas et dans les vrais principes dont nous ne dévierons jamais. Salut et fraternité. Braun, président ; Denfert, secrétaire. Ce vingt-deux frimaire an II de la République française, une et indivisible.»

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre franco-allemande de 1870, cette localité a subi, dès le 19 octobre, les douleurs de l'invasion et même un commencement de bombardement[8].

Le 31 octobre elle fut le théâtre d'un combat entre les prussiens et le 6e régiment mixte de cavalerie formé d'un escadron des 1er, 7e, 9e, 11e de chasseurs à cheval et du 3e hussards.
Le 18 novembre, la commune fut l'enjeu d'une affaire entre les 3 bataillons du 49e régiment provisoire formé de la garde nationale mobile de l'Orne et les Prussiens.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Entre le et le , plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[14], dont Illiers[15]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[16]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[17].

La Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Affiche de la préfecture placardée dans le département et incluse dans la presse, le 13 juin 1940.

Après la percée allemande lors de la bataille de France, Illiers subit de plein fouet la débâcle. Dès mai 1940, un flux de réfugiés passent par Illiers pour rejoindre la Bretagne ou le sud de la Loire ; Dans ce long cortège d'exilés, Simone de Beauvoir y passera la nuit du 10 au 11 juin[18]. Au cours du mois de juin, le village est bombardé par trois fois par la Luftwaffe. Le premier bombardement le 13 juin est le plus meurtrier, dix victimes civiles sont à déplorer ainsi qu'une trentaine de blessés. Le lendemain, terrifiée, une partie de la population prend les chemins de l'exode, ou se cache dans les bois et les fermes environnantes. Les quelques habitants avec l'appui de l'équipe municipale restante essaient d'organiser la fabrication et la distribution du pain, de mettre au fin aux pillages ainsi que de gérer le flot passager mais continu des réfugiés. Le même jour, le préfet d'Eure-et-Loir, Jean Moulin, fait placarder dans tout le département une affiche ou le message est de ne pas écouter les « paniquards » et qui prévoit de sanctionner les élus qui quitteront leurs postes ; le préfet termine par ses mots : « J’ai confiance. Nous vaincrons »[19]. Le lendemain, une batterie de D.C.A. se cantonne à Illiers. 15 juin, deux bombardements perforent de nouveau la ville. Le 16 juin, une partie des autorités municipales, les gendarmes, le garde champêtre sont déjà partis. Dans la nuit la D.C.A. française a tiré sur les avions allemands jusqu'à deux heures du matin. La Wehrmacht fait son entrée à Illiers le 17 dans l'après-midi, arrivant par la route de Chartres. Les soldats allemands rentrent dans les maisons et font prisonniers les soldats français restants.

Cinq évadés du camp de Voves sont recueillis par Rémi Sédillot conseiller municipal d'Illiers et militant communiste, ainsi que par ses fils Pierre et François, dans leur ferme de la Grande-Barre, le 10 janvier 1943.

Le 30 mars 1944, cinq résistants islériens, Ellie Gallou[20], Spada Girard[21], Pierre Sédillot[22], François Dargent[23] et Gilbert Damas[24], membres des FTP-F sont fusillés par les forces d'occupations allemandes au Mont Valérien. Gallou est arrêté par la gendarmerie française à Illiers. Il est accusé de sabotage de voies ferroviaires, de protection d’aviateurs alliés et de réception de parachutages. Girard est arrêté par la Sipo-SD en 1943. Sédillot est arrêté le 21 janvier 1944 à Péronville également par la Sipo-SD pour « activités de franc-tireur », sabotages et attentats. Dargent est arrêté par les allemands pour sabotage et comme réfractaire au S.T.O. le 17 novembre 1943 à Chartres. Damas entre dans la Résistance en janvier 1943 et est arrêté le 20 décembre 1943 par la police allemande pour « activité de franc-tireur ». Leurs noms figurent sur le monument aux morts d'Illiers-Combray ainsi que sur la cloche commémorative du mémorial de la France combattante.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élection municipale de 2020[modifier | modifier le code]

Résultats de l'élection municipale du à Illiers-Combray[25]
Tête de liste Liste Premier tour Sièges
Voix % CM CC
Bernard Puyenchet 533 100 23 8
Inscrits 2 312 100,00
Abstentions 1 616 69,90
Votants 696 30,10
Blancs et nuls 163 7,05
Exprimés 533 23,05

La totalité des sièges est pourvue lors de ce premier tour par la liste unique conduite par Bernard Puyenchet.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1885
Période Identité Étiquette Qualité
1885 1889 Pierre Chapron   Juge de paix
1889 1902 Victor Loureau   Huissier
1902 1904 Octave Chapet   Éleveur de moutons dishley-mérinos
1904 1908 Auguste d'Aymery   Rentier
1908 1925 Octave Chapet   Éleveur de moutons dishley-mérinos
1925 1938 Léon Ferré   Négociant en vins
1938 1944 Arsène Mallet   Meunier
1944 1945 Rémi Sédillot PCF[26] Agriculteur
1945 1947 Prudent Charron    
1947 1956 René Fournier   Notaire
1956 1964 Georges Billebault Radical-socialiste Conseiller départemental du canton d'Illiers-Combray (de 1955 à 1964)
Industriel
1964 1965 Maurice Martin   Vétérinaire
1965 1978 René Compère   Proviseur de lycée
1978 1989 Jean Alain PCF Professeur de lycée
1989 1995 Jacques Guillard DVD  
1995 2014 Jean-Claude Sédillot DVD Ingénieur
2014 En cours Bernard Puyenchet DVD-LR Chef d'entreprise
Conseiller départemental du canton d'Illiers-Combray (depuis 2015)

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis 2016, Illiers-Combray est le siège de la communauté de communes Entre Beauce et Perche, la sixième d'Eure-et-Loir par sa population, environ 22 000 habitants (2015). En 2018, la communauté regroupe 33 communes.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Jumelages et partenariats d’Illiers-Combray.Voir et modifier les données sur Wikidata
Jumelages et partenariats d’Illiers-Combray.Voir et modifier les données sur Wikidata
VillePays
Anversa degli Abruzzi[27]Flag of Italy.svgItalie
Coniston[27]Flag of the United Kingdom.svgRoyaume-Uni
Wappen Gemünden (Wohra).svgGemünden[27]Flag of Germany.svgAllemagne

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[29].

En 2017, la commune comptait 3 324 habitants[Note 2], en diminution de 3,01 % par rapport à 2012 (Eure-et-Loir : +0,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 1702 6172 8292 4732 9373 0692 9163 1593 136
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 1003 0033 0052 9932 9972 7952 8312 8602 795
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 8123 0352 9852 7902 9632 7342 8753 0172 937
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
3 0892 9713 4073 3333 3293 2263 1833 3523 333
2017 - - - - - - - -
3 324--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Illiers-Combray comporte un collège portant le nom de Marcel Proust.
  • L'école primaire publique porte le nom imaginaire que Proust a donné au Loir : La Vivonne.
  • L'école maternelle s'appelle Les nymphéas.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Le Grand Larousse encyclopédique relève des activités de traitement du lin et des constructions mécaniques[32].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le clocher-tour.
Hommage à Marcel Proust, place du gué Bellerin.
Manoir de Mirougrain.
Lavoir sur le Loir.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jacques[modifier | modifier le code]

Logo monument historique Classé MH (1907)[1].

Marcel Proust et Illiers-Combray[modifier | modifier le code]

  • « Maison de Tante Léonie », aujourd'hui musée Marcel-Proust :
Proust y passe ses vacances d'enfance entre 1877 et 1880. Ce lieu est une source d'inspiration majeure de son œuvre « À la recherche du temps perdu ». La maison et le jardin sont classés au titre des monuments historiques depuis 1961[33]. Le jardin a été restauré et réinterprété par les paysagistes de l'Atelier de Paysages Bruel-Delmar et F. Dollfus en 1998.
Aménagé entre 1850 et 1870, selon les sources, ce jardin d'agrément a été créé par Jules Amiot, oncle paternel par alliance de Marcel Proust, en référence au jardin du Pré-Catelan du bois de Boulogne à Paris. Le site est classé depuis 1946, protégé au titre de monument historique en 1999[34] et classé à l'inventaire général du patrimoine culturel en 2002[35].
Dans son œuvre romanesque, ce jardin est évoqué par l'écrivain sous le nom de « parc de Tansonville », Tansonville étant le nom d'un hameau d'Illiers-Combray, distant d'environ deux km. Il est la propriété du conseil départemental d'Eure-et-Loir.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Marcel Proust (à droite) et son frère cadet Robert en 1877.
  • Florent d'Illiers, né vers 1400 et mort au début du mois août 1475, est un chevalier, seigneur d'Illiers. Tout d'abord capitaine de la ville de Châteaudun, il est nommé, en 1457, gouverneur et bailli de Chartres par Charles VII. Pendant la dernière phase de la guerre de Cent ans, il est l'un des capitaines de l'armée du royaume de France. Il s'illustre lors du siège d'Orléans au côté de Jeanne d'Arc, mais c'est principalement auprès de Jean de Dunois dont il est un proche conseiller qu'il combattra.
  • Miles d'Illiers mort le 27 septembre 1493 est un prélat français du XVe siècle. Il est fils le de Pierre d'Illiers, chevalier et seigneur d'Illiers, et de Marguerite de Taillecourt, sa seconde femme. Florent d'Illiers est son frère aîné.
  • Constantin-René de Mac Mahon (né vers 1664, inhumé le en l'église de Saint-Jacques d'Illiers), engagé dans les ordres, prêtre, vicaire de Saint-Jacques d'Illiers ;
  • Adrien Proust (1834-1903), célèbre médecin hygiéniste de la seconde moitié du XIXe siècle, né à Illiers en 1834 et père de Marcel ;
  • Marcel Proust (1871-1922), écrivain, y passa sa jeunesse, dans la « maison de Tante Léonie », chez sa tante paternelle Élisabeth Proust (1828-1886), épouse du marchand Jules Amiot (1816-1912) et utilisa le nom de Combray dans sa suite romanesque À la recherche du temps perdu pour décrire la ville ;
  • Gaston d'Illiers (1876-1932), sculpteur animalier ;
  • Muguette Dini (1940-), sénatrice du Rhône, (UC), y est née et y a vécu une partie de son enfance[38] ;
  • Christophe Ferré (1968-), écrivain, Grand prix de l'Académie française, a passé une partie de son enfance à Illiers-Combray. La rue principale porte le nom de son arrière-grand-père, Léon Ferré, maire de la commune pendant plusieurs décennies.
  • Alain de Kerhorre y situe avec Méréglise une partie de son roman paru en 1948,"Quand le grain est mort".

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Illiers-Combray

Les armes de la commune d'Illiers-Combray se blasonnent ainsi :
D'or, à six annelets de gueules, 3, 2 et 1[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lucien Goron, Le Combray de Marcel Proust et son horizon (Conférence prononcée à la Faculté des lettres de Toulouse, le ). Toulouse : Impr. de Julia, (s. d.). 40 p.
  • Claude Thisse, Illiers-Combray au temps de Marcel Proust, Éditions Alan Sutton, 2009. Album de dessins à la plume des vues d'Illiers ayant inspiré Proust, légendées par des citations correspondantes de La Recherche du Temps perdu.
  • Jacques Lelong, Illiers-Combray [Eure-et-Loir] au temps de la Révolution, bulletin de la société archéologique d'Eure-et-Loir, n° 73 (2002), pp. 50-60.
  • Rémi Sédillot, La Guerre chez nous à Illiers, Éditions Bernard Gadeau, 2007, Eaubonne, 35 p.

Archives[modifier | modifier le code]

  • Registres paroissiaux et d'état-civil depuis :
    • 1582-1792 pour la paroisse Saint-Hilaire (lacunes) ;
    • 1598-1792 pour la paroisse Saint-Jacques (lacunes) ;
    • depuis 1792 pour l'état civil rédigé par la commune.
    • le lieu de conservation des registres d'Ancien Régime reste à préciser.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 1909, Le Plessis-Picquet est rebaptisée Le Plessis-Robinson en référence indirecte à Robinson Crusoë. Une autre commune avait adopté en 1972 un nom relatif à une œuvre littéraire, Terre-Natale en Haute-Marne, mais elle a aujourd'hui disparu.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. site musées région centre, page sur le musée Marcel Proust à Illiers-Combray
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  4. AFP, « Illiers-Combray à la recherche d’un tourisme proustien », sur La Croix,
  5. Quentin Borderie, Gabriel Chamaux, Sebastian Kreutzer et Eric Nelson Ahmed-Delacroix, « Occupations humaines et chronostratigraphie du gisement pléistocène d’Illiers-Combray (Eure-et-Loir, France) », Bulletin de la Société Préhistorique Française, vol. 116, no 1,‎ , p. 7 (lire en ligne, consulté le 8 juin 2020)
  6. Quentin Borderie, Gabriel Chamaux, Hugo Roussaffa et Michel Douard, « La couverture lœssique d’Eure-et-Loir (France) :Potentiel pédo-sedimentaire et organisation spatiale », Quaternaire. Revue de l'Association française pour l'étude du Quaternaire, no vol. 28/3,‎ , p. 389–400 (ISSN 1142-2904, DOI 10.4000/quaternaire.8331, lire en ligne, consulté le 8 juin 2020)
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  16. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  17. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
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  38. L'Écho républicain, édition du 21 janvier 2011 (p. 10) « Illiers-Combray / La sénatrice du Rhône sur la réserve »