Épeautrolles

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Épeautrolles
Épeautrolles
L'église Saint-Étienne, entourée de son cimetière.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Intercommunalité Communauté de communes Entre Beauce et Perche
Maire
Mandat
Bruno Taranne
2020-2026
Code postal 28120
Code commune 28139
Démographie
Gentilé Speltérollitains
Population
municipale
188 hab. (2018 en diminution de 1,57 % par rapport à 2013)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 18′ 43″ nord, 1° 19′ 34″ est
Altitude Min. 150 m
Max. 167 m
Superficie 9,31 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Chartres
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Illiers-Combray
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Épeautrolles
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Épeautrolles

Épeautrolles est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Épeautrolles est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chartres, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 117 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (100 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Spelterolis villa vers 1080[8].

Cultures d'épeautre, variété de froment qui s'accommode des terres maigres. L'épeautre fut d'abord épeaute, du germanique spelta. Spelt-ar-eolas : collectif en aria muni d'un suffixe plutôt péjoratif, à comparer à Brezolles[8].

L'épeautre (Triticum spelta), appelé aussi « blé des Gaulois », est une céréale proche du blé.

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Entre le et le , plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[9], dont Épeautrolles[10]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[11]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1925 1940 Henri Triballet PRS Maire de Nogent-sur-Eure (1919-1925)
Conseiller général du canton d'Illiers-Combray (1928-1940)
Député de la deuxième circonscription d'Eure-et-Loir (1928-1942)
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours Bruno Taranne[14],[15]   Ingénieur ou cadre technique d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

En 2018, la commune comptait 188 habitants[Note 3], en diminution de 1,57 % par rapport à 2013 (Eure-et-Loir : −0,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
189191228171250260229236255
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
244255252247262237242218213
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
224235217208218218263211159
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
135116108127130147171190183
2018 - - - - - - - -
188--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Étienne, dont les lambris couvrant la nef et le chœur la nef, et datés du XVIIIe siècle, sont classés aux Monuments Historiques à titre d'objet[20] ;
  • Monument aux morts ;
  • Tombe de guerre du Commonwealth

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jérôme Pétion de Villeneuve (1756-1794), révolutionnaire, maire de Paris, sa femme possédait la ferme et métairie d'Argenson à Épeautrolles.
  • Ferdinand Gatineau (1828-1885), homme politique français né le au hameau de Beaufrançois d'Épeautrolles où son père, né à Épeautrolles, est laboureur.
  • Henri Triballet (1884-1946), agriculteur et homme politique français, né à Nogent-sur-Eure et mort le à Épeautrolles.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 5 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 5 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b Guy Villette, Les noms des villes et des villages d'Eure et Loir, Centre départementale de documentation pédagogique d'Eure et Loire, , p. 113.
  9. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  10. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  11. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  12. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  13. (en) « EPEAUTROLLES CHURCHYARD Eure-et-Loir France », sur http://www.ww2cemeteries.com (consulté le 19 novembre 2017).
  14. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 10 août 2020).
  15. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 août 2020).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM28001796