Exécution de Marie-Antoinette d'Autriche

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Exécution de Marie-Antoinette d'Autriche
L'exécution de Marie-Antoinette, le 16 octobre 1793.
L'exécution de Marie-Antoinette, le .

Type Exécution capitale
Pays Drapeau de la France France
Localisation Place de la Révolution (Paris)
Coordonnées 48° 51′ 56″ nord, 2° 19′ 16″ est
Organisateur Convention nationale
Date à 12 h 15
Participant(s) Marie-Antoinette d'Autriche (condamnée à mort)
Charles-Henri Sanson (bourreau)
Fréquentation Foule parisienne

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Exécution de Marie-Antoinette d'Autriche
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Exécution de Marie-Antoinette d'Autriche

L'exécution de Marie-Antoinette d'Autriche est l'application de la condamnation à la peine capitale par guillotine de Marie-Antoinette d'Autriche, ancienne reine de France et de Navarre et ancienne reine des Français. La condamnation à mort est prononcée par le Tribunal révolutionnaire le , à quatre heures et demi du matin, après un procès qui a duré deux jours, et la sentence est exécutée le jour même.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le parcours depuis la Conciergerie[modifier | modifier le code]

Le mercredi , vers 10 h du matin, les quatre juges et le greffier du Tribunal révolutionnaire entrent dans la pièce où se trouve Marie-Antoinette. Ils lui font lecture de la sentence. À la fin de la lecture, le bourreau Henri Sanson lui attache les mains derrière le dos. Il lui ôte ensuite sa coiffe et lui coupe les cheveux.

Marie-Antoinette franchit la grille de la Conciergerie emmenée par Henri Sanson, et se dirige vers la cour du Mai où l'attend une charrette. Il s'agit d'un plateau de bois, posé sur des essieux, et tiré par deux percherons. L'ex reine de France grimpe l'escabeau avec l'aide de Sanson[1].

L'abbé Girard, curé de Saint-Landry, prêtre constitutionnel désigné par le Tribunal révolutionnaire, l'accompagne en tant que confesseur. N'ayant pas eu le choix de son prêtre, contrairement à Louis XVI, Marie-Antoinette refuse les services de celui qui lui est imposé. Le bourreau se place derrière la reine déchue, son aide est assis au fond de la charrette. Sortie de la cour du Mai, la charrette roule lentement au travers de la foule. 30 000 hommes de troupe forment une haie tout au long du parcours. À l'entrée de la rue Saint-Honoré, des clameurs de haine se font entendre et la charrette s'immobilise.

L'exécution[modifier | modifier le code]

Henri Sanson brandit la tête de Marie-Antoinette d'Autriche à la foule,
(musée de la Révolution française).

Vers midi, le véhicule apparaît sur la place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde). Marie-Antoinette descend de la charrette. Elle gravit l'échelle menant à l'échafaud, perdant l'un de ses souliers (lequel fait aujourd'hui partie de la collection du musée des beaux-arts de Caen). La légende dit que l'ancienne reine a marché, avec l'autre soulier, sur le pied du bourreau et que ses dernières paroles ont été : « Monsieur, je vous demande pardon, je ne l'ai pas fait exprès ». Les aides l'attachent sur la planche, le couperet tombe. Henri Sanson saisit la tête de Marie-Antoinette par les cheveux et la brandit au peuple en criant « Vive la République ! ».

Marie-Antoinette est inhumée au cimetière de la Madeleine auprès de son mari Louis XVI dans une fosse commune. On répandit de la chaux vive sur sa dépouille.

L'acte de décès[modifier | modifier le code]

L'acte de décès de Marie-Antoinette est établi le . L'original de l'acte a disparu lors de la destruction des archives de Paris en 1871, mais il a été recopié par des archivistes. Voici ce que dit le texte :

« Du trois du second mois de l'an Second de la République française ().
Acte de décès de Marie-Antoinette Lorraine d'Autriche du vingt-cinq du mois dernier () âgée de trente-huit ans, veuve de Louis Capet, vu l'extrait du jugement du tribunal criminel révolutionnaire et du procès-verbal d'exécution en date du 25 du mois dernier.
Signé Woeff, commis greffier. L'officier public Deltroit[2]. »

Le , les restes de Marie-Antoinette sont déposés à la basilique Saint-Denis. En 1816, Louis XVIII fait élever un monument funéraire dans la basilique, réalisé par Pierre Pétiot.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Au cimetière de la Madeleine où fut inhumée Marie-Antoinette, Louis XVIII fit construire une chapelle (la chapelle expiatoire) qui fut érigée par Lebas et Fontaine en 1826. La chapelle est ornée de deux figures sculptées représentant Louis XVI et Marie-Antoinette. Le cimetière de la Madeleine se nomme aujourd'hui le square Louis-XVI.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Simone Bertière, Marie-Antoinette, l'insoumise, Editions de Fallois, Livre de Poche, 2002, page 859.
  2. Texte cité notamment par l'archiviste Auguste Jal dans son Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, Paris, Henri Plon, 1867, page 836

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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