Le Temps retrouvé

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Le Temps retrouvé
Auteur Marcel Proust
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman
Date de parution 1927
Chronologie

Le Temps retrouvé est le septième et dernier tome de À la recherche du temps perdu de Marcel Proust, publié en 1927 à titre posthume.

L’œuvre s’ouvre sur le séjour du narrateur chez Gilberte de Saint-Loup à Tansonville. Une lecture d’un passage inédit du journal des Goncourt entraîne le narrateur dans des réflexions sur l'art et la littérature, d'où il conclut qu'en se demandant « si tous les gens que nous regrettons de ne pas avoir connus parce que Balzac les peignait dans ses livres [...] ne m'eussent pas paru d'insignifiantes personnes, soit par une infirmité de ma nature, soit qu'elles ne dussent leur prestige qu'à une magie illusoire de la littérature ».

L'action se poursuit ensuite à Paris, en 1916.

Lecture linéaire[modifier | modifier le code]

Chapitre premier[modifier | modifier le code]

  1. Métamorphose de Saint-Loup.
  2. La fille aux yeux d’or de Balzac : lecture de Gilberte dont elle fait part au narrateur.
  3. Questionnement sur la littérature et l’écriture.
  4. Passage inédit du Journal des Goncourt pastiché par Proust.
  5. « Je résolus de laisser provisoirement de côté les objections qu'avaient pu faire naître en moi contre la littérature ces pages des Goncourt. »
  6. Digression sur la littérature : capacité à observer au-delà de la surface, à voir la profondeur des êtres et des choses.
  7. Médiocrité apparente de l’homme de génie artistique et des gens qu’il fréquente. Mais derrière cette apparente médiocrité, puissance visionnaire, capacité à peindre, à observer. Exemples : Balzac et Bergotte.
  8. Métamorphose de Paris.

Chapitre deuxième[modifier | modifier le code]

  1. Les toilettes des dames pendant la guerre.
  2. Renouvellement des dames à la mode.
  3. Évolution de jugements sociaux : le dreyfusisme ne choque plus de même que le mariage de Saint-Loup avec Gilberte n’interpelle plus personne, tant cette dernière est riche. Et, de plus, les dreyfusards deviennent les patriotes d’aujourd’hui, défenseur de la « loi de trois ans » sur la conscription.
  4. Mme Verdurin/Mme Bontemps : ascension finale des Verdurin ; apogée du salon.
  5. Description du nouveau salon Verdurin. Un soldat passe derrière la vitre. Comparaison avec les pêcheurs que le narrateur apercevait jadis à Balbec derrière la baie vitrée de l’hôtel.
  6. Description de Paris la nuit sans éclairages publics du fait de la guerre.
  7. Saint-Loup/Bloch et l’engagement dans la guerre. Saint-Loup au narrateur sur la guerre. Le liftier de l’hôtel de Balbec s’engage comme aviateur.
  8. Dialogue savoureux Françoise/maitre d’hôtel du narrateur : attention portée par le narrateur à la langue des domestiques : aspect malin, intelligence populaire de Françoise. Curiosité domestique bienveillante.
  9. Le narrateur en maison de santé. Lettre de Gilberte et de Saint-Loup. Gilberte quitte Paris. Tansonville envahie par les troupes allemandes. Lettre de Saint-Loup du front. Poésie de Saint-Loup, au-delà des clichés des visions poétiques ordinaires de la guerre.
  10. Visite de Saint-Loup au narrateur : Description poétique et futuriste de la guerre par Saint Loup. Discussions stratégiques. À guerre nouvelle, stratégie nouvelle héritée des anciennes guerres mais à renouveler sans cesse.
  11. Évolution de Saint-Loup : élévation intellectuelle.
  12. Nouvelle promenade du narrateur dans le Paris nocturne non-éclairé.
  13. Au décours de sa promenade, le narrateur rencontre un homme qu'il n’identifie pas tout de suite qui se révèle être le baron de Charlus : il ne s’agit plus comme à Balbec de découvrir l’inversion cachée derrière Charlus, mais de voir la particularité de M de Charlus derrière l’inversion que toute sa personne traduit désormais.
  14. Jugement de Mme Verdurin sur M de Charlus : « il était d’avant-guerre. » 1)La mauvaise réputation maintenant connue de M de Charlus : l’inversion. 2) Germanisme du baron qui passe très mal en ces temps de guerre où il faut se montrer patriote pour être dans le monde  : « Point de vue moins transcendant et plus pratique, Mme Verdurin affectait de croire qu'il n'était pas Français. »
  15. Or, jugement cruel, injuste d’après le narrateur qui intervient pour rétablir la vérité sur M de Charlus contre le jugement de la mode et du monde car M de Charlus : « Un homme ayant des idées élevées, d’une sensibilité extraordinaire, une manière de saint. » Cruauté et méchanceté particulière de Morel, le violoniste jadis amant de M de Charlus qui n’a fait que profiter de ce dernier pour se hisser dans le monde et le clan Verdurin.
  16. Pédophilie de M de Charlus.
  17. Mort de Cottard et de M Verdurin, chagrin d'Elstir.
  18. Analyse par le narrateur de la germanophilie de M de Charlus qui a d'après lui trois raisons  : 1) Son raffinement intellectuel 2) Sa sensibilité et sa pitié. Son aversion pour l’injustice. 3) Enfin, un dernier trait complétera cette germanophilie de M. de Charlus  : « il la devait, et par une réaction très bizarre, à son « charlisme. ».

Chapitre troisième[modifier | modifier le code]

Livre audio[modifier | modifier le code]

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