Brou

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Brou
Les anciens lavoirs de Brou sur l'Ozanne.
Les anciens lavoirs de Brou sur l'Ozanne.
Blason de Brou
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Châteaudun
Canton Brou (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Châteaudun
Maire
Mandat
Philippe Masson (UDI- Parti Radical)
2014-2020
Code postal 28160
Code commune 28061
Démographie
Population
municipale
3 374 hab. (2015 en diminution de 2,79 % par rapport à 2010)
Densité 170 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 39″ nord, 1° 10′ 05″ est
Altitude Min. 147 m
Max. 201 m
Superficie 19,83 km2
Localisation

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Brou
Liens
Site web http://www.brou28.com

Brou est une commune française située dans le département d’Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Brou, située entre la Beauce et le Perche, est traversée d'ouest en est par l'Ozanne, affluent en rive droite du Loir.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2016, la commune adhère à la communauté de communes du Perche-Gouët, puis rejoint le la communauté de communes du Grand Châteaudun.

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Brou
Frazé Mottereau Vieuvicq
Dampierre-sous-Brou Brou
Unverre Yèvres

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située en zone de sismicité très faible[1].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la rivière l'Ozanne, affluent du Loir et sous-affluent du fleuve la Loire par la Sarthe et la Maine. Brou bénéficie d'une station hydrologique depuis 1850 : la hauteur maximale instantanée, relevée le , est de 0,622 m[2].

Transports et voies de communication[modifier | modifier le code]

Axes routiers[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Axes ferroviaires[modifier | modifier le code]
Article détaillé : gare de Brou.

Brou est desservie, entre Chartres et Courtalain - Saint-Pellerin, par des trains du réseau TER Centre de la ligne de Chartres à Bordeaux-Saint-Jean.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge et époque moderne[modifier | modifier le code]

Brou devient très tôt un lieu de commerce actif. Le marché est cité avant le XIIIe siècle. Brou, dite « la Noble » était l'une des cinq baronnies du Perche-Gouët. Quelques ruines de l'ancien prieuré Saint-Romain et des vestiges d'une ancienne église du XIIe siècle demeurent visibles. Un doyen de Brou est mentionné avant 1070[3].

L'église de Saint-Romain est mentionnée entre 1101 et 1129[4], l'église Saint-Lubin '"sancti Leobini") dans la période 1092-1120[5], en 1124[6] et comme siège d'un presbytère dans la période 1136-1148[7].

La ville connaît de grandes transformations au XVIe siècle et l’église est agrandie. Il ne reste cependant que peu de traces du passé de Brou : seules l’église Saint-Lubin, la chapelle Saint-Marc et quelques maisons à colombages subsistent.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Gare de tramway de Brou en 1910.
Article détaillé : Tramways d'Eure-et-Loir.
  • Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[9], dont Brou[10].
Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[11]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[12].
Article détaillé : Retirada.
  • La commune a abrité une usine à gaz, qui a laissé des sols très pollués.
  • Un journal hebdomadaire rayonne sur l'Eure-et-Loir et l'arrondissement de Vendôme, L'Écho de Brou. Il diffuse quelques actualités locales et nationales, l'agenda des sorties, les dernières délibérations politiques locales, l'état civil ainsi que des annonces légales.
  • Du fait de sa position centrale entre la Beauce, sa terre nourricière, et le Perche, et ses élevages, la ville était et reste un important marché. La Laiterie Parisienne, dont les produits étaient donnés à la capitale, était basée à Brou, faisant travailler de nombreux éleveurs de la région.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Brou.
Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Fernand Breuillard    
1947 1950 Georges Bredier    
1950 1953 Jules Noël Lamirault    
1953 1965 Robert Bredier    
1965 1981 Marcel Bordet    
1981 1995 Jean Granger UDF  
1995 2001 Jean-Claude Philippe    
2001 en cours Philippe Masson UDI-Rad. Pharmacien

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[13] :

  • total des produits de fonctionnement : 3 618 000 , soit 1 040 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 3 573 000 , soit 1 027 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 772 000 , soit 222 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 797 000 , soit 229 par habitant.
  • endettement : 2 722 000 , soit 782 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 13,40 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 23,35 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 36,19 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2014 : Médiane en 2014 du revenu disponible, par unité de consommation : 18 693 [14].

Jumelages[modifier | modifier le code]

En outre, Brou fait partie de l’association des amis des jumelages du canton de Brou[16].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[17].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19].

En 2015, la commune comptait 3 374 habitants[Note 1], en diminution de 2,79 % par rapport à 2010 (Eure-et-Loir : +1,19 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 845 1 893 1 982 2 010 2 263 2 389 2 444 2 442 2 345
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 247 2 368 2 392 2 338 2 451 2 455 2 531 2 656 2 795
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 923 2 928 2 928 2 611 2 664 2 757 2 763 2 903 2 901
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
3 270 3 501 3 614 3 825 3 803 3 713 3 604 3 471 3 374
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville possède deux collèges : un collège privé (Saint-Paul) et un collège public (Florimond-Robertet)[22].

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique, Paroisse : Saint Romain aux Marches du Perche[23],[24].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Lubin[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Lubin.

Comme la majorité des églises de la région Centre-Val de Loire, la construction de l’église Saint-Lubin remonte au XIIe siècle[25] et probablement à la fin du XIe siècle puisqu'elle est mentionnée entre 1092 et 1120[5].

Aux XVe et XVIe siècles, elle est agrandie d’un bas-côté au sud et d’un transept. En 1620, l’abbé Adrien Bourdoise fait construire la sacristie.

En raison d’un incendie du clocher, provoqué par la foudre en 1813, la flèche en bois est remplacée par une tour carrée en 1822. La cloche est de 1634[26]. Le mobilier date du XVIIIe siècle. Les statues et tableaux sont également nombreux à l’intérieur de l’église.

La chapelle Saint-Marc[modifier | modifier le code]

Construite en 1305, cette chapelle désaffectée possède les vestiges d'une abside restaurée aux XVIIIe et XIXe siècles. L'office de tourisme intercommunal du Perche-Gouët y est aujourd'hui installé, où des artistes locaux exposent.

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Place des Halles[modifier | modifier le code]

Construite avant 1368, une première halle en bois mesurait 50 mètres de longueur, 25 mètres de largeur et 17 mètres de hauteur soit plus du double de la halle d’aujourd’hui. La construction actuelle, en pierre, de dimensions plus modestes, date de 1846. La halle abrite, depuis le XIIe siècle, une partie de l'important marché qui se déroule tous les mercredis.

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Maison du XVe siècle[modifier | modifier le code]

Une maison à pans de bois se situe sur la place des Halles. Elle date du XVe siècle (Logo monument historique Classé MH (1922)[27]).

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Rue des Changes[modifier | modifier le code]

Une maison à pans de bois est également située au 1, 3 rue des Changes ( Inscrit MH (1972)[28]).

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Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de la guerre 1914-1918 a été réalisé par Félix Charpentier (1858-1924), sculpteur d'origine provençale installé à Chassant (Eure-et-Loir)[29].

Parcs et jardins[modifier | modifier le code]

Un jardin et une promenade avec d'anciens lavoirs longent l'Ozanne[30]. Auprès de l'étang de la Balastière et de l'étang Michel-Hamet, se trouvent le parc de loisirs avec une piscine découverte et un camping, ainsi que le swin-golf.

Brou a également le label Station Verte[31].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Brou

Les armes de la commune de Brou se blasonnent ainsi :
d'azur à la bande d'or chargée d'un demi-vol dextre de sable, accompagnée de trois étoiles d'or, une en chef et deux rangées en bande en pointe (adopté par délibération municipale en 1913).

Ces armoiries sont également celles de Florimond Robertet[34].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Didacticiel de la règlementation parasismique
  2. Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - L'Ozanne à Brou (M1034010) » (consulté le 14 janvier 2018)
  3. M. Guérard, Cartulaire de l'abbaye Saint-Père de Chartres, vol. 2, Paris, Crapelet, 1840 (lire en ligne), p. 403.
  4. Guérard 1840, vol. 2, p. 472.
  5. a et b Guérard 1840, vol. 2, p. 504.
  6. Guérard 1840, vol. 2, p. 469.
  7. Guérard 1840, vol. 2, p. 506-507.
  8. Site rue du petit train, Chartres - Saumur lire (consulté le 3 juin 2011).
  9. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, n° 44. p. 43.
  10. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  11. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  12. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  13. Les comptes de la commune
  14. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  15. Association des amis des jumelages du canton de Brou sur site officiel de la ville de Brou. Consulté le 30 août 2009.
  16. Association des amis des jumelages du canton de Brou
  17. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  18. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  22. Les établissements d'enseignements
  23. Paroisse : Saint Romain aux Marches du Perche
  24. L’église Saint-Lubin
  25. L'abbé de Saint-Père voulut bien accorder à Hugues Doyen, curé et chanoine de Saint-Hippolyte, appelé prêtre de Saint-Lubin de Brou dans une ordonnance de Geoffroy II, évêque de Chartres, en considération de ses meutes[à définir] personnels, tous les droits et la moitié des... Histoire de l'église d'Autun, page 121.
    1178, en présence d'Hugues Doyen de l'Église, de Reynaud, prévôt, et de Girard, achidiacre-cardinal : « Cette ordonnance étant faite, l'abbé de Saint-Père, à la prière de l'évêque Geoffroy, accorda par grâce, à Hugues Doyen, prêtre de Lubin de Brou, tous les droits Et la moitié des revenus que l'abbaye de Saint-Père pouvait prendre en l'église de Brou, à condition toutefois, qu'après le décès de Hugues Doyen, l'abbaye en jouirait entièrement, conformément à l'ordonnance du seigneur évêque », acte de 1077.
  26. Notice no PM28000061, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de l'église paroissiale Saint-Lubin
  27. « Maison du XVe siècle », notice no PA00096984, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « Maison à pans de bois », notice no PA00096985, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. Monument aux morts
  30. Lavoirs
  31. Fiche Station verte de Brou
  32. Notice biographique, Sénat, consultée le 26 mars 2011
  33. « Mathurin Juliette, Mathurin Georges », sur https://yadvashem-france.org,
  34. site officiel de la ville de Brou