François de Curel
| Fauteuil 12 de l'Académie française | |
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François de Curel, né le à Metz et mort le à Paris, est un romancier et auteur dramatique français.
Biographie
[modifier | modifier le code]François, vicomte de Curel, est le fils du vicomte Albert de Curel, officier de cavalerie, et de Pauline de Wendel, petite-fille de François de Wendel, maître de forges.
Après avoir suivi, comme le futur Ferdinand Foch, sa scolarité chez les Jésuites de sa ville natale, François de Curel suit sa famille qui opte pour la France après la défaite de 1870. Il intègre l'École centrale en 1873.
Destiné à reprendre la direction des forges familiales, Curel choisit de se consacrer plutôt aux lettres. Il écrit quelques romans avant de se tourner vers le théâtre. Il « paraît s’aligner sur les dramaturgies d’un Ibsen, d’un Strindberg ou d’un Tchekhov[1] ».
L’Académie française lui décerne le prix Calmann-Lévy en 1898 pour l'ensemble de son œuvre. Dans son édition de 1899, le guide Paris-Parisien le considère comme une « notoriété des lettres » et relève sa « psychologie traitée par un esprit mathématique et philosophique »[2].
Il est élu membre de l'Académie française le , au fauteuil de Paul Hervieu, par 24 voix dès le premier tour, et est reçu le par Émile Boutroux. Entre-temps, la Moselle est redevenue française. Il est également commandeur de la Légion d'honneur.
François de Curel meurt en son domicile, au no 5, rue de Solférino dans le 7e arrondissement de Paris[3]. Il est inhumé dans la chapelle du château familial lorrain à Coin-sur-Seille.
Une rue de Metz ainsi qu'une rue de Coin-sur-Seille lui rendent hommage. Son buste en marbre, œuvre du sculpteur Emmanuel Hannaux, est conservé au musée de la Cour d'Or de Metz, à qui de son vivant il a fait don d'Œdipe voyageur, un tableau de Gustave Moreau.
Distinctions
[modifier | modifier le code]Œuvres
[modifier | modifier le code]Théâtre
[modifier | modifier le code]- L’Envers d’une sainte, pièce en 3 actes, Paris, Théâtre-Libre,
- Les Fossiles, pièce en 4 actes, Paris, Théâtre-Libre,
- L’Invitée, comédie en 3 actes, Paris, Théâtre du Vaudeville,
- L’Amour brode, pièce en 3 actes, Paris, Comédie-Française,
- La Figurante, comédie en 3 actes, Paris, Théâtre de la Renaissance,
- Le Repas du lion, pièce en 5 actes, Paris, Théâtre Antoine,
- La Nouvelle idole, pièce en 3 actes, Paris, Théâtre Antoine, Texte en ligne
- La Fille sauvage, pièce en 6 actes, Paris, Théâtre Antoine,
- Le Coup d’aile, pièce en 3 actes, Paris, Théâtre Antoine,
- La Danse devant le miroir, pièce en 2 actes, Paris, Nouvel-Ambigu,
- La Comédie du génie, comédie en 3 actes et 8 tableaux, 1918-1919
- L'Âme en folie, comédie dramatique en 3 actes, Paris, Théâtre des Arts,
- La Biche au bois, féerie-vaudeville, 1920
- Théâtre complet : textes remaniés par l'auteur avec l'historique de chaque pièce, suivis des souvenirs de l'auteur (6 volumes, 1920-1924) Texte en ligne 1 2 3 5 6
- L'Ivresse du Sage, comédie en 3 actes, Paris, Comédie-Française,
- Terre inhumaine, drame en 3 actes, Paris, Théâtre des Arts, (adaptation filmique en 1959 par Claude Autant-Lara sous le titre Le Bois des amants)
- La Viveuse et le moribond , comédie en 3 actes, Grand Théâtre de Monte-Carlo, [4], reprise au théâtre des Arts, [5].
- Orage mystique, pièce en 3 actes, Paris, Théâtre des Arts,
Varia
[modifier | modifier le code]- L'Été des fruits secs (1885)
- Le Sauvetage du grand duc (1889)
- Le Solitaire de la lune (1909)
- L'Idée pathétique et vivante, pensées choisies (1912)
- L'Orphelinat de Gaëtan (1927)
- La chasse, ma grande passion. Paris, Durel, 1949, 100 pages (extrait de Historique de l'âme en folie, article publié dans la Revue de Paris, février-).
- François de Curel, Théâtre complet (tomes 2, 3 et 4 sur Gallica)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Tomasz Kaczmarek, « François de Curel ou la ‘‘dédramatisation du drame’’ », Études françaises, vol. 57, no 1, 2021, p. 121–139 (lire en ligne).
- ↑ Paris-Parisien, Ollendorff, , p. 57
- ↑ Archives de Paris 7e, acte de décès no 791, année 1928 (vue 20/31)
- ↑ « La Lanterne », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « La Lanterne », sur Gallica, (consulté le )
Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Édith Braunstein, François de Curel et le théâtre d'idées, Genève / Paris / Ambilly-Annemasse, E. Droz / Minard / Les Presses de Savoie, coll. « Histoire des idées et critique littéraire », , 151 p..
- Michel Corvin, « Curel François de », dans Michel Corvin (dir.), Dictionnaire encyclopédique du théâtre à travers le monde, Paris, Bordas, (ISBN 9782047312957), p. 391-392.
- Henry Gaillard de Champris, « Le théâtre de M. François de Curel », Revue des Deux Mondes, vol. 45, no 3, , p. 583-609 (lire en ligne
). - Tomasz Kaczmarek, « François de Curel ou la « dédramatisation du drame » », Études françaises, vol. 57, no 1, , p. 121-139 (lire en ligne
[PDF]). - Roger Le Brun, F. de Curel, Paris, E. Sansot, coll. « Les célébrités d'aujourd'hui », , 84 p..
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Dramaturge français du XIXe siècle
- Dramaturge français du XXe siècle
- Romancier français du XIXe siècle
- Membre de l'Académie française
- Élève de l'École centrale Paris
- Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1925
- Naissance en juin 1854
- Naissance à Metz
- Décès en avril 1928
- Décès dans le 7e arrondissement de Paris
- Décès à 73 ans