Jean Delaunay (général)

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Jean Delaunay
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Fonction
Chef d'état-major de l'armée de terre
-
Biographie
Naissance
Décès
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Le ChesnayVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Grade militaire
Général d'armée (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conflit
Distinctions

Jean Delaunay (né le à Paris et mort le au Chesnay[1]) est un général d'armée français.

Il est chef d'état-major de l'armée de terre française du 1er octobre 1980 au 9 mars 1983, date à laquelle il démissionne pour faire entendre son opposition à la réduction des effectifs et du budget de l'armée de terre.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Fils d'une infirmière militaire, Jean Delaunay passe sa scolarité à Sainte-Croix de Neuilly. Il entre en préparation à École spéciale militaire de Saint-Cyr au lycée privé Sainte-Geneviève (Paris) en 1941, alors que la France est occupée. Il intègre en 1943 à Saint-Cyr la 130e promotion ( « Veille au drapeau ») puis est membre de la Promotion Victoire, la première de l'École spéciale militaire interarmes de Coëtquidan qui rassemble de juillet à décembre 1945, 2 900 élèves–officiers d’active et de réserve revenant de la guerre qu’ils avaient faite à des titres divers. Il choisit de servir dans l'Arme blindée Cavalerie.

Officier, il est affecté à Dalat en Indochine, pendant la guerre d'Indochine. Le 16 août 1949, pendant un affrontement, une grenade lui explose entre les mains. Tombé dans le coma, il survit mais perd la moitié de la main droite. Il refuse d'être rapatrié et reprend le combat. De retour en France dans les années 1950, il se marie et aura quatre enfants[2].

Il est capitaine pendant la guerre d'Algérie.

En 1970, par reconnaissance pour ses soldats vietnamiens, en particulier son interprète Van, mort en lui sauvant la vie, il parraine l'organisation « Enfants du Mékong ».

Général, il dirige l'École de cavalerie de Saumur de 1976 à 1979.

En 1983, il s'oppose au ministre de la Défense, Charles Hernu, qui voulait réduire de 10 % les effectifs de l'armée de terre, puis donne sa démission[3].

Sa démission est également motivée par l'engouement nucléaire du gouvernement alors que, pour lui, la défense devait s'orienter vers la lutte contre le terrorisme. Lorsque le gouvernement lui a demandé de soutenir fortement sa position de réduction des moyens, il a répondu par sa démission.

Il fonde en 1986 l'association France-Valeurs, dont il fut président jusqu'à sa disparition. Il est l'auteur d'un ouvrage de référence sur la subversion[4] qui obtint le prix Vauban de l'Association des auditeurs de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN).

Il passe sa retraite à accompagner la réinsertion des prisonniers, à écrire des tribunes pour France-Valeurs, Boulevard Voltaire[5] ou la Revue des Deux Mondes et à enseigner le catéchisme.

En 2009, il apporte son soutien au lieutenant Médéric Bertaud, mis en examen à la suite de la mort d'un légionnaire slovaque lors d'un exercice à Djibouti.

Décorations[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Mélanges d'histoire militaire, travaux de l'Académie nationale de Reims, 1980
  • La foudre et le cancer : face à l'atome et à la subversion la guerre se gagne en temps de paix, Éditions Pygmalion, 1985
prix Vauban de l'Association des auditeurs de l'IHEDN
  • Lettres à mes petits-enfants sur des sujets qui fâchent, Téqui, 2001
prix Renaissance des lettres 2001[6]
  • Femmes de soldats : d'hier et d'aujourd'hui, Éditions Christian, 2004
  • En écho à Saint-Ex, Éditions Satisfeccit, 2013
  • Préface du livre de Jean Lapouge, De Sétif à Marseille, par Cassino : carnets de guerre de Jean Lapouge, sous-lieutenant au 7e RTA, Éditions Anovi, 2007
  • Préface du livre d'Henry d'Humières, L'armée française et la jeunesse musulmane : Algérie 1956-1961, Godefroy de Bouillon, 2002

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1], sur asafrance.fr
  2. Jean Delaunay : Sur tous les fronts - Famille chrétienne no 1608, 8 au 14 novembre 2008
  3. Les rares cas de démission de hauts gradés dans l'armée française - Le Nouvel Observateur, 1er juillet 2008
  4. Jean Delaunay, La foudre et le cancer : face à l'atome et à la subversion la guerre se gagne en temps de paix, Pygmalion, 1997
  5. « À Dieu ! Le général Jean Delaunay nous a quittés », Boulevard Voltaire,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mai 2019).
  6. « Prix Renaissance (lettres) », sur cerclerenaissance.info.

Liens externes[modifier | modifier le code]