Émile Boutroux

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Émile Boutroux
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Émile Boutroux en 1908.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Étienne Émile Marie BoutrouxVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
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Fratrie
Conjoint
Aline Boutroux (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
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Distinctions

Étienne Émile Marie Boutroux, né le à Montrouge et mort le à Paris, est un philosophe et historien de la philosophie français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires au lycée Napoléon (aujourd'hui lycée Henri-IV), il intègre en 1866 l’École normale supérieure, où il suit les cours de Jules Lachelier. Puis il rejoint, juste après avoir obtenu l'agrégation de philosophie en 1868[1], Félix Ravaisson à l'université de Heidelberg où il restera jusqu'en 1870. Il obtient ensuite un poste de professeur de philosophie au lycée de Caen. Après avoir obtenu son doctorat en philosophie en 1874, il enseigne la philosophie à l'université de Montpellier, puis à l'université de Nancy, ensuite à l'École normale supérieure en 1878, et enfin à la Sorbonne à partir de 1885.

Il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1898 et de l'Académie française en 1912.

En 1902, il est nommé directeur de la Fondation Thiers, devenue depuis la Fondation Dosne-Thiers.

Il eut entre autres pour élèves Henri Berr, Abel Rey, Henri Bergson, Maurice Blondel et Émile Durkheim.

Il épouse Aline Poincaré[2], sœur du mathématicien Henri Poincaré, et a un fils, le mathématicien, historien et philosophe des mathématiques Pierre Boutroux et une fille, Louise Boutroux, qui épouse Pierre Villey. Le chimiste Léon Boutroux, élève de Louis Pasteur, était son frère.

Émile Boutroux meurt le en son domicile, au no 5, Rond-Point Bugeaud dans le 16e arrondissement[3], et, est inhumé au cimetière du Montparnasse (16e division)[4].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • De la contingence des lois de la nature, thèse de doctorat soutenue devant la Faculté des lettres de Paris, Paris, Éd. Germer Baillière, coll. «Bibliothèque de philosophie contemporaine», 1874
  • De Veritatibus aeternis apud Cartesium thèse latine, 1874 (traduction par G. Canguilhem : Des Vérités Éternelles Chez Descartes, Paris: Alcan, 1927 ; Paris : Vrin-Reprise, 1985)
  • La Grèce vaincue et les premiers stoïciens, 1875
  • La Philosophie des Grecs, de E. Zeller, traduction, 1877-1884
  • La Monadologie de Leibnitz, 1881
  • Socrate, fondateur de la science morale, 1883
  • Les Nouveaux Essais, de Leibnitz, 1886
  • Questions de morale et d'éducation, 1895
  • De l'idée de loi naturelle dans la science et la philosophie contemporaines, 1895
  • Études d'histoire de la philosophie : Socrate, Aristote, J. Boehme, Descartes, Kant, etc., Paris, Félix Alcan, coll. «Bibliothèque de philosophie contemporaine», 1897
  • Études d'histoire de la philosophie allemande, Paris, Félix Alcan, coll. «Bibliothèque de philosophie contemporaine», 1897
  • Du devoir militaire, L'armée à travers les âges, 1899
  • Pascal, 1900
  • Essais d’histoire de la philosophie, 1901
  • La Philosophie de Fichte. Psychologie du mysticisme, 1902
  • Science et religion dans la philosophie contemporaine, Flammarion, Bibliothèque de philosophie scientifique, 1908
  • William James, 1911
  • La Nature et l'Esprit, 1925
  • Morale et religion, Flammarion, Bibliothèque de philosophie scientifique, 1925
  • Études d'histoire de la philosophie allemande, 1926
  • La Philosophie de Kant, 1926
  • Des vérités éternelles chez Descartes, Paris, Félix Alcan, coll. «Bibliothèque de philosophie contemporaine», 1927.
  • Nouvelles études d'histoire de la philosophie, Félix Alcan, coll. «Bibliothèque de philosophie contemporaine», 1927
  • Leçons sur Aristote, 1990

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Décorations et hommages[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les agrégés de l'enseignement secondaire, répertoire 1809-1960.
  2. Aline Boutroux, Vingt ans de ma vie, simple vérité : la jeunesse de Henri Poincaré racontée par sa soeur, 1854-1878, Paris, Hermann, , 360 p. (ISBN 978-2-7056-8278-1)
  3. Archives de Paris 16e, acte de décès no 1879, année 1921 (vue 6/31)
  4. Registre journalier d'inhumation de Paris Montparnasse de 1921, en date du 25 novembre (vue 27/31)
  5. p.62, p.66

Liens externes[modifier | modifier le code]

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