Étienne Lamy

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Étienne Lamy, né le à Cize et mort le à Paris, est un avocat, journaliste et homme politique français, secrétaire perpétuel de l'Académie française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Député du Jura à l'âge de 26 ans en 1871, il est à la fois républicain et catholique. Réélu en 1876 et 1877, il est battu en 1881 par un candidat radical et anticlérical. Il se retire alors de la politique active et devient essayiste, mais se présente à nouveau dans l'arrondissement de Lons-le-Saunier dans le Jura aux élections législatives de 1893, où il est battu.

Il est élu membre de l'Académie française en 1905 par 21 voix contre 12 face à Maurice Barrès[1]. Il en devient secrétaire perpétuel le .

Le , il reçoit sous la coupole Mgr Duchesne, ecclésiastique et historien moderniste.

Le 15 juin 1916, Étienne Lamy, alors secrétaire perpétuel de l'Académie française, crée une fondation dotée de 500 000 francs confiés à l'Institut de France et produisant un revenu annuel d'environ 25 000 francs, pour, par l'intermédiaire du « prix Étienne Lamy », aider les pères de familles pauvres mais nombreuses qui « par des privations quotidiennes et volontairement subies, perpétuent encore des foyers riches d'enfants », parce que « restaurer la fécondité de notre race est le plus essentiel intérêt de la France[2] ».

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (49e division)[3].

Les papiers personnels d'Étienne Lamy sont conservés aux Archives nationales sous la cote 333AP[4].

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • Le Tiers Parti, 1868.
  • Du Pacte de constitut, en droit romain. Des opérations de Bourse, en droit français, thèse pour le doctorat, 1870.
  • L'Assemblée nationale et la dissolution, 1872.
  • L'Avenir républicain, ou l'Histoire authentique des finances de la France depuis 1789 jusqu'en 1882, 1881.
  • Études sur le Second Empire, 1895.
  • La France du Levant, 1900.
  • La Femme de demain, 1901.
  • Témoins de jours passés, 2 vol., 1907-1913.
  • Au service des idées et des lettres, 1909.
  • Quelques œuvres et quelques ouvriers, 1911.
  • La flamme qui ne doit pas s'éteindre, 1927.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Un nouvel immortel
  2. p. 127
  3. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, (ISBN 978-2-91461-148-0), p. 467
  4. Archives nationales.

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