Michel Joseph Maunoury

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Officier général francais 3 etoiles.svg Michel Joseph Maunoury
Michel Joseph Maunoury
Le général Maunoury, avant 1912

Naissance
Maintenon (Eure-et-Loir)
Décès (à 75 ans)
Artenay (Loiret)
Origine Drapeau de la France France
Arme Artillerie
Grade Général de division
Années de service 18671923
Commandement VIe Armée
Conflits Guerre de 1870
Première Guerre mondiale
Faits d'armes Bataille de la Marne
Distinctions Maréchal de France
Légion d'honneur Grand-croix
Médaille militaire
Croix de guerre 1914-1918
Chevalier grand-croix de l'Ordre de Saint-Michel et Saint-George
Autres fonctions Gouverneur militaire de Paris

Michel Joseph Maunoury, né le à Maintenon (Eure-et-Loir) et mort le à Artenay (Loiret), est un maréchal de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

C'est le fils d'un docteur en médecine. Issu de la promotion 1867 de l'École polytechnique, il devient officier d’artillerie.

Carrière militaire de 1869 à 1914[modifier | modifier le code]

Il fut sous-lieutenant élève à l'École d'application de l'artillerie et du génie en 1869 et participa à la Guerre franco-allemande de 1870 et fut blessé par une balle qui lui traversa la jambe droite le , à la bataille de Champigny.

En 1874, il devint capitaine, instructeur d'équitation et conduite de voitures. Professeur adjoint au cours d'artillerie de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1883, chef d'escadron en 1886 puis lieutenant-colonel en 1893.

En 1896, il fut commandant militaire du palais de la Chambre des députés et devint colonel, l'année suivante.

Le , il était promu au grade de général de brigade et , il devenait général de division, commandant l'artillerie de la place et des forts de Paris et commandant l'École supérieure de guerre.

Il fut nommé Gouverneur militaire de Paris en 1910 et membre du Conseil supérieur de la guerre avant d'être placé sous la section de réserve, en 1912.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

A la tête de la VIe armée[modifier | modifier le code]

Rappelé à l'activité le pour une mission d'inspection, il est très rapidement chargé de rassembler des troupes disparates, revenant d'Alsace, des divisions du général d'Amade et d'unités nouvellement incorporées pour constituer la VIe armée, devant se placer sur l'aile gauche de l'armée anglaise du maréchal French, autrement dit à l'extrême-gauche des armées alliées.

La Bataille de l'Ourcq[modifier | modifier le code]

Lorsque la retraite des armées alliées amena le front à proximité de Paris, le général Galliéni, commandant la place militaire de Paris, mit à la disposition de Maunoury les troupes du camp retranché de Paris, qui s'ajoutèrent à l'effectif de la VIe armée[1]. Il mena à sa tête une attaque décisive sur le flanc de l'offensive allemande à partir du contre l'armée von Kluck, lors de la Bataille de la Marne[2]. La bataille menée par la VIe armée est connue sous le nom de bataille de l'Ourcq, du nom de l'affluent qui se jette dans la Marne aux environs de Meaux.

Gravement blessé d'une balle à la tête le au moment où il mettait l'œil à un créneau, dans les tranchées du plateau de Nouvron qu'il visitait. Cette blessure le laissa aveugle jusqu'à sa mort. Le projectile ricocha ensuite pour blesser sérieusement le général de Villaret à la tête. Il redevint gouverneur militaire de Paris du au .

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Honneurs et distinctions[modifier | modifier le code]

Il fut l'un des rares généraux de la guerre invités à la signature du Traité de Versailles[2].

Il s'éteint dans le train qui le mène au château d'Herbilly, commune de Mer (Loir-et-Cher), le .

Créé maréchal de France à titre posthume le suivant[3], il bénéficie d'obsèques nationales le . Ses funérailles ont lieu à Mer en présence des maréchaux Joffre et Foch et du Ministre de l'Intérieur (Maurice Maunoury, son cousin). Le corps du maréchal Maunoury repose depuis le au Mausolée des Invalides à Paris.

Décorations[modifier | modifier le code]

Citation : « Son calme et son habileté de manœuvre ont permis à nos troupes de supporter pendant les quatre journées d'une lutte opiniâtre, l'effort d'une notable partie de l'armée allemande, et ont facilité ainsi le développement des opérations des armées alliées qui ont entraîné la retraite de l'ennemi. »

Citation : « Exerce depuis le début de la campagne le commandement d'une armée avec la plus grande distinction. Après avoir pris une part des plus importantes à la bataille de la Marne, a montré dans les opérations de l'Aisne des qualités d'organisation et des aptitudes manœuvrières de premier ordre jointes à la plus belle énergie morale et à une inlassable activité. Blessé grièvement en visitant les tranchées occupées par ses troupes. »

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Monument du Maréchal Maunoury érigé à Mer le 15 aout 1928. Il est situé Place du .
  • Vitrail « Souvenir de la victoire de l'Ourcq en 1914 » en l'Église Notre-Dame du Raincy, parfois appelé La Vierge aux Taxis, représentant le maréchal Maunoury avec Foch et Gallieni.
  • Un bâtiment de l'École polytechnique, à Palaiseau, porte son nom.
  • L'une des principales avenue de Blois porte son nom.
  • Une avenue porte son nom dans la Cité des Aveugles du quartier Valrose à Nice.
  • Une avenue porte son nom à Chartres.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Painvin, Souvenirs du temps passé auprès du maréchal Maunoury en 1914-19, Société historique régionale de Villers-Cotterêts
  2. a et b Klein 1989, p. ?
  3. « Le général Maunoury maréchal de France à titre posthume », Excelsior,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sites Internet[modifier | modifier le code]