Pierre Terrail de Bayard

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Pierre Terrail
Seigneur de Bayard
Pierre Terrail(portrait du XVIe siècle).
Pierre Terrail
(portrait du XVIe siècle).

Surnom Piquet, chevalier Bayard
Naissance 1475 ou 1476
Château de Bayard, Pontcharra (Isère)
Décès (à 48 ans)
Romagnano Sesia[1],[2] (Novara) ou Rovasenda[3],[4] (Vercelli)
Mort au combat
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Chevalerie
Grade Capitaine
Années de service 1493-1524
Conflits Guerres d'Italie
Commandement Lieutenant général du Dauphiné
Faits d'armes Bataille de Fornoue
Bataille du Garigliano
Bataille d'Agnadel
Bataille de Ravenne
Bataille de Marignan
Défense de Mézières
Distinctions Chevalier de l'Ordre de Saint-Michel
Hommages Statues à Mézières, Grenoble, etc. Un cuirassé le Bayard porte son nom

Pierre Terrail, seigneur de Bayard, plus connu sous le nom de Bayard ou du chevalier Bayard[5], né en 1475 ou 1476[6] au château Bayard, à Pontcharra, en Isère, et mort le à Romagnano Sesia[1],[2] (Novara) ou Rovasenda[3],[4] (Vercelli), dans le Piémont, est un noble dauphinois qui s'illustra notamment comme chevalier durant les guerres d'Italie (XVe et XVIe siècles).

Sa vie est narrée par l'un de ses compagnons d'armes, Jacques de Mailles, dans la Très joyeuse et très plaisante histoire du gentil seigneur de Bayart, le bon chevalier sans peur et sans reproche.

Sa vie est à l'origine du personnage du chevalier sans peur et sans reproche qui symbolise les valeurs de la chevalerie française de la fin du Moyen Âge[7].

Une de ses devises est "Accipit ut det" : il reçoit pour donner[8].

Jeunesse et débuts militaires[modifier | modifier le code]

Pierre III Terrail est le fils d'Aymon (ou Amon), seigneur de Bayard, et d'Hélène Alleman de Laval, sœur de l'évêque de Grenoble Laurent Alleman. Les Terrail étaient une famille de la noblesse dauphinoise, qui, depuis cinq générations, avait vu périr quatre de ses membres dans la guerre de Cent Ans. L'art de vivre et de mourir et le sens aigu de l'honneur étaient les valeurs essentielles de cette famille. Quoique nobles, les Terrail ne peuvent mener grand train, leur domaine se limitant en effet à 28 journaux, soit l'équivalent de 7 hectares.

Pierre Terrail naquit à Pontcharra en 1475 ou 1476, au château Bayard, une simple maison-forte, construite au début du XVe siècle par l'arrière-grand-père de Bayard, Pierre du Terrail premier du nom (notaire qui porte l'épée). Aîné supposé d'une famille de huit enfants, dont quatre garçons, Bayard dut mener, au sein de cette grande famille, une vie ascétique. S'il pouvait entrevoir une carrière militaire, c'est grâce à la générosité de son oncle Laurent Alleman, frère de sa mère et évêque de Grenoble. Il débuta tout d'abord par de très modestes études à l'École Cathédrale de la capitale dauphinoise, à l'angle de l'actuelle rue Hache, où il apprit à écrire.

En février 1486, âgé de 11 ans, il obtint, toujours grâce à son oncle, une place de page à la cour de Charles Ier, duc de Savoie, où il reçut le surnom de Riquet puis Piquet en raison de son ardeur à piquer son cheval avec ses éperons[9]. Parti faire son apprentissage des armes à Turin, il termina ses études militaires à la cour de France. En 1493, à l'âge de 17 ans, il entra en qualité d'homme d'armes à la compagnie du comte de Ligny.

Naissance de la légende[modifier | modifier le code]

Sitôt rejointe cette compagnie, Bayard eut l'occasion de faire connaître sa bravoure, qui le rendit rapidement célèbre malgré son jeune âge. Il fit « merveille d'armes » dans de nombreux affrontements liés aux guerres d'Italie, sous Charles VIII. Il participe à la bataille de Fornoue le 6 juillet 1495. En 1496, à la mort de son père, Pierre prit le titre de seigneur de Bayard.

Cavalier hors pair, il excella également comme fantassin, comme l'atteste sa victoire dans le duel l'opposant au célèbre capitaine espagnol Alonzo de Soto Mayor, qui l'accuse de maltraitance durant sa captivité (1503). Six mois plus tôt, en février, il s'était déjà distingué lors d'un combat d'honneur à treize contre treize contre les Espagnols, selon Guyard de Belleville, où Bayard et d'Orose soutiennent seuls contre treize[réf. nécessaire]. Bayard devint le héros des récits que se content les soldats pour distraire leur ennui.

La défense du pont de Garigliano[modifier | modifier le code]

En 1504, la retraite des troupes françaises hors du royaume de Naples fut le théâtre de l'un de ses plus hauts faits d'armes. Le Garigliano, fleuve héritier de l'antique Liri, qui se jette dans la Méditerranée au nord de Naples, faisait séparation entre Français et Espagnols. Un échelon de reconnaissance fut envoyé par l'armée française pour franchir le fleuve sur un pont de bateaux rapidement lancé. Averti au dernier moment, Bayard se joignit au petit groupe d'éclaireurs en simple pourpoint, sans avoir pris le temps d'enfiler sa cuirasse et son casque.

Rapidement, les trois ou quatre cents Français et Suisses ayant franchi le Garigliano furent débordés par les 1 500 hommes appuyés d'artillerie lancés contre eux par Gonzalve de Cordoue. L'armée française doit battre en retraite. Le pont, fort étroit, imposa aux Espagnols de se présenter un à un devant Bayard, resté seul à l'arrière-garde. La vaillance, l'adresse et l'endurance de Bayard firent merveille[10]. Il fallut toute la persuasive ardeur de ses compagnons pour qu'il en laissât quelques-uns prendre le relais : François de Bourdeille (le père de Brantôme) et le capitaine Ymbault de Rivoire. Ce fut finalement l'artillerie française, mise en batterie sur la rive opposée, qui contraignit les Espagnols à refluer et met fin à la bataille.

Capitaine[modifier | modifier le code]

La mort de Gaston de Foix à la bataille de Ravenne.

En avril 1507, toujours sous le règne de Louis XII, il força le passage des Apennins devant Gênes et prit la ville, qui venait de se soulever. Cette victoire fut l'occasion d'un éblouissant défilé de troupes françaises en présence du roi, le [11].

Début mai 1509, Bayard et ses troupes prirent Treviglio, au sud de Bergame, entre Milan et Brescia. Le , Bayard s'illustra à la bataille d'Agnadel (au sud de Bergame, près de Crémone), victoire qui ouvrit à Louis XII les portes de Venise ; une victoire acquise dans un bain de sang : 14 600 morts, qu'une Chapelle des Morts ainsi qu'une stèle commémorative rappellent encore aujourd'hui. Le roi venait précisément d'octroyer à Bayard les fonctions de capitaine, grade habituellement réservé aux puissants nobles du royaume : les troupes étaient généralement commandées par le lieutenant, le capitaine, souvent un notable, étant rarement présent sur le champ de bataille.

D'août à septembre de la même année se déroule le siège de Padoue. Bayard se trouvait alors en garnison à Vérone. Il attaqua quatre garnisons vénitiennes qui protègent la porte de Vicence. En 1510, il tenta d'enlever le pape Jules II, qui s'était retourné contre ses anciens alliés français.

En février 1512, après avoir pris Bologne, il assiégea Brescia. Le 19 février, alors qu'il combattait à pied, il y fut grièvement blessé d'un coup de pique dans le haut de la jambe[12]. Recueilli par un gentilhomme, il lui sauva sa demeure du pillage et sa femme du déshonneur.

Vite remis, il s'illustra à nouveau, à Ravenne, lors du délicat retrait des troupes françaises. Son compagnon d'armes, Gaston de Foix, y mourut l'arme à la main, le , à seulement 23 ans.

Marignan[modifier | modifier le code]

La bataille de Marignan.

Devenu roi le , François Ier manifesta dès le son intérêt pour Bayard en le nommant lieutenant général du Dauphiné.

À Marignan, au soir de la victoire, il est dit que, pour le « grandement honorer », François Ier voulut prendre « l'ordre de chevalerie de sa main ». C'est ainsi que le lendemain matin, le , les compagnies d'ordonnance se seraient rassemblés et le roi, alors âgé de vingt ans, se serait fait adouber par celui qui réalisait le mieux aux yeux de tous l'idéal de courage et de loyauté des preux du Moyen Âge. Plusieurs auteurs évoquent l'adoubement du roi par Bayard sur le champ de bataille de Marignan le 15 septembre 1515 : Symphorien Champier (1525)[13], le Loyal Serviteur (1527, mais peut-être 1524)[14] et Aymar du Rivail (v. 1530)[15], ainsi que le maréchal de Florange (v. 1526)[16] Quelques auteurs ont considéré cette histoire comme un mythe, qui aurait été monté par demande royale, et élaboré en 1525 : cette légende apocryphe aurait été montée afin notamment de faire oublier que celui qui aurait adoubé François Ier lors de son sacre (c'est-à-dire le connétable de Bourbon, artisan de la victoire de Marignan) se rangea en 1523 du côté de Charles Quint. Pire, le connétable aurait été l'organisateur de la future défaite de Pavie, et donc de l'emprisonnement de François Ier. La légende aurait donc été inventée pour faire oublier les liens "filiaux" qui liaient le roi et son traitreux sujet, tandis qu'elle aurait renforcée un lien (inexistant au départ) entre le souverain et le symbole du courage et de la vaillance, qui meurt en 1524. L'invention pourrait également être liée à la volonté du roi de France de se montrer le parfait exemple, chevaleresque entre tous, alors qu'il était prisonnier[17]. D'autres historiens comme Robert Knecht et Nicolas Leroux ne croient pas du tout à une invention d'une hypothétique propagande royale, faisant de surcroît remarquer que, si l'on regarde les récits du sacre attentivement, le jeune roi, en fait, ne reçut pas la chevalerie du connétable de Bourbon.

Gouverneur populaire[modifier | modifier le code]

Armure de Bayard - Musée de l'Armée (Paris).

En tant que lieutenant-général du Dauphiné, Bayard assura la gouvernance de la province, puisque, selon la coutume, le gouverneur en titre — qui était alors le duc de Longueville — ne s'en occupait nullement.

Bayard fut acclamé le , lors de son entrée dans Grenoble, heureuse de recevoir l'illustre chevalier. Une salve de 18 coups de canon fut tirée du haut de la Tour de l'Isle, où stationnent cinq grosses bombardes. Le lendemain, les consuls de la ville vinrent le saluer en lui offrant deux tonneaux de vin et de l'avoine pour ses chevaux[18].

Mais dès le mois de juillet, Bayard dut repartir avec sa compagnie et trois mille hommes de pied sur les confins du marquisat de Saluces pour le passage des troupes que François Ier était en train de réunir. Au début du moi d'août, le roi arriva à Grenoble et y séjourna quelques jours avant de partir vers l'Italie. La victoire de Marignan en septembre permit à Bayard de séjourner par la suite un peu plus longuement dans son gouvernement du Dauphiné, non sans devoir à plusieurs reprises repartir en campagne en Italie ou dans le nord de la France à la demande du roi.

Ville de Grenoble en 1575.

Bayard prenait très à cœur ses fonctions et s'acquit de nouveaux titres à la reconnaissance publique. Trois domaines furent des objets spéciaux de son attention : la peste, les inondations et les brigands. Il fit nettoyer les rues de Grenoble, purger les égouts et surveille personnellement les travaux de défense contre les inondations. Le 18 janvier 1519, il se rendit au port de la Roche, près de la porte Perrière sur la rive droite de l'Isère afin d'examiner les réparations à la suite des crues de l'Isère et du Drac. Il envoya six ouvriers pour refaire les quais du port. Bayard créa également une commission chargée de surveiller pendant ses absences fréquentes, la construction de digues pour détourner le Drac à partir du Pont Lesdiguières du Pont-de-Claix jusqu'au port de la Roche[18]. Bayard proposa aux mendiants valides d'assurer les travaux sous les ordres des Consuls de la ville. De nouvelles taxes furent imposées pour financer ces endiguements en 1524. En 1522, alors que les consuls lui conseillaient de partir à Tullins, il prit des mesures contre la peste et la famine qui sévissaient dans la ville. Les pestiférés furent regroupés dans l'hôpital de l'Isle[19] en dehors des remparts de la ville et trois médecins furent sommés de rester pour soigner les malades.

Mort et postérité[modifier | modifier le code]

Le mausolée de Bayard dans la Collégiale Saint-André de Grenoble.

À l’été 1521, il défendit Mézières assiégée par les troupes allemandes de Charles Quint.

En 1523, François Ier, refusant les défaites, le rappella à ses côtés. Le 22 août, les premières troupes italiennes franchirent les monts près de Lyon. Bayard fut mortellement blessé par un coup d'escopette dans le dos le , à Romagnano Sesia[1],[2] (Novara) ou Rovasenda[3],[4] (Vercelli), pendant qu'il couvrait la retraite de l'armée française. La colonne vertébrale brisée, il enjoignit à ses compagnons de le quitter et leur dit : « Je n'ai jamais tourné le dos devant l'ennemi, je ne veux pas commencer à la fin de ma vie ». Le connétable de Bourbon, qui s'était retourné contre le roi de France, poursuivit les Français à la tête des troupes de Charles Quint. Il vint devant Bayard et dit :
« Ah ! Monsieur de Bayard, que j’ai grand-pitié de vous voir en cet état, vous qui fûtes si vertueux chevalier ! »
« Monsieur, » répondit-il mourant, « il n’est besoin de pitié pour moi, car je meurs en homme de bien ; mais j’ai pitié de vous, car vous servez contre votre prince et votre patrie ! ».

Il agonisa dans le camp adverse, pleuré par ses ennemis. Son corps fut ramené en France et, après des obsèques solennelles à la cathédrale de Grenoble[20], il fut enterré au couvent des Minimes de Saint-Martin-d'Hères (près de Grenoble). Ses restes présumés furent transférés le en la Collégiale Saint-André de Grenoble[21].

Afin de préserver et d'honorer la mémoire du chevalier, les villes de Pontcharra (lieu de sa naissance) et de Rovasenda (lieu de sa mort) sont jumelées.

Postérité[modifier | modifier le code]

Bayard ne contracta aucune union. Il laisse toutefois une fille naturelle prénommée Jeanne qui épousa François de Bocsozel en présence de ses deux oncles paternels Philippe Terrail, évêque de Glandèves, et Jacques Terrail, abbé de Notre-Dame de Josaphat au diocèse de Chartres, le mariage étant célébré par leur cousin Laurent II Alleman, évêque de Grenoble[22]. Ce fut le notaire delphinal Jacques de Mailles, ancien compagnon d'arme et secrétaire de Bayard, qui dressa le contrat de mariage, le 25 août 1525.

Le patronyme de Bayard fut depuis porté par plusieurs familles descendant de la famille Alleman. En juillet 2012 Christiane Taubira, alors Garde des Sceaux, autorisa le descendant direct de Catherine Alleman de Sécilienne-Laval d'adjoindre à son patronyme celui du Chevalier. Depuis 2013, Jean-Christophe Parisot de Bayard a entrepris des démarches d'identification génétique du crâne supposé de Pierre Terrail.

Liste des Seigneurs et Dames de Bayard, chefs de maison[modifier | modifier le code]

-Pierre II du TERRAIL dit Le Jeune (1386-1465), 1er seigneur de Bayard, châtelain de la Mure

1465-Aymon du TERRAIL dit le Vieux (1420-1496), son fils

1496-Pierre III du TERRAIL dit le Chevalier sans peur et sans reproches (1476-1524), son fils

1524-Georges du TERRAIL (mort en 1536), son frère

1536-Jeanne du TERRAIL, épouse de Charles Copier, sa fille

1559-Philippa ALLEMAN D'ALLIERES, épouse de Jean de Saint-Marcel d'Avançon, sa cousine

-Laurent de SAINT-MARCEL D'AVANCON (mort vers 1566), son fils

1566-Jean de SAINT-MARCEL D'AVANCON (mort en 1600), son fils

1600-Anne de SAINT-MARCEL D'AVANCON (v.1565-1614), épouse de Balthasar-Rambaud de Simiane de Gordes, sa sœur

1614-Guillaume de SIMIANE DE GORDES (1582-1642), son fils

1642-Louis de SIMIANE DE GORDES (1633-mort jeune), son fils

-François de SIMIANE DE GORDES (1612-1680), son frère

1680-Jacques II de SIMIANE DE GORDES dit le Comte de Bayard (v.1650-1738), son fils

1682-Anne-Thérèse de SIMIANE DE GORDES (1655-vers 1740), épouse de Louis-François-Edmé-Claude de Simiane de la Coste, sa sœur

1682-François de SIMIANE DE LA COSTE (mort en 1683), cousin du mari de la précédente

1683-Nicolas-François de SIMIANE DE LA COSTE (mort en 1745), son fils

1745-Marie-Françoise-Pauline de SIMIANE DE LA COSTE (née en 1715-1771), épouse de Jacques-Bernard Durey, sa fille

1771-Alphonse-Louis-Bernard DUREY DE NOINVILLE (1738-1818), son fils

En 2012, Jean-Christophe PARISOT DE BAYARD (né en 1967), descendant de Catherine Alleman de Séchilienne-Laval, tante du Chevalier Pierre de Bayard, relève le patronyme de Bayard.

Monuments[modifier | modifier le code]

Statue à Grenoble.
Statue équestre à Pontcharra.

Le nom de Bayard donné au grand rocher par l'étroit passage duquel on pénètre dans la ville de Dinant (Belgique) en venant de Beauraing n'a qu'un très loin rapport avec le chevalier Bayard : il fait référence à un coup de sabot du cheval Bayard, légendaire monture des quatre fils Aymon, poursuivis par la haine de Charlemagne, donc bien avant le XVIe siècle.

Le col Bayard, qui sépare le Gapençais du Champsaur dans les Hautes-Alpes, était répertorié dès le XIVe siècle[23], donc ne doit pas non plus son nom au Chevalier, mais possiblement à l'un de ses ancêtres, originaires de Saint-Eusèbe-en-Champsaur.

Le nom de Bayard a été donné à une salle de basket-ball de 1 500 places à Charleville-Mézières.

Dans le Nord-Isère, près du château de Quirieu se trouve un hameau dont le nom est Le Bayard, sur la commune de Bouvesse-Quirieu

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Biographie universelle ou Dictionnaire de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes, depuis le commencement du monde jusqu'à ce jour, Bruxelles, 1843, Volume 2, p.130, consulté le 29 août 2013.
  2. a, b et c Pierre Terrail, seigneur de Bayard, Larousse.fr, consulté le 29 août 2013.
  3. a, b et c Henri Lapeyre, Charles Quint, Presses universitaires de France, 1973, 126 pages, p. 35, consulté le 29 août 2013.
  4. a, b et c Gérald Chaix, La Renaissance: des années 1470 aux années 1560, éditions Sedes, 1er novembre 2002, 281 pages, chapitre 9, consulté le 29 août 2013.
  5. L'orthographe « Bayart » est cependant plus conforme à l'orthographe des signatures originales, conservées parmi les manuscrits de la bibliothèque nationale (Alfred de Terrebasse Histoire de Bayart, 1861, p. 4). L'apparition du « d » est consécutive à la latinisation de son nom dans certains écrits de l'époque. On trouve également l'orthographe « Baïart », sur un tableau exposé à la galerie des illustres du château de Beauregard (Loir et Cher).
  6. Selon l'historien Jean Jacquart, la date de naissance de Bayard doit être placée vers 1473, puisqu'il est entré comme page à la cour de Savoie en avril 1486. Cf. L'homme de guerre au XVIe siècle, publications de l'université de Saint-Étienne, 1992, p. 25.
  7. Pierre Terrail de Bayard dans l'encyclopédie Larousse
  8. « Dictionnaire des devises historiques et héraldiques d'Henri Tausin. »
  9. Franc-Nohain, Bayard ou la gentillesse française, Spes, , p. 25
  10. « Comme un tigre échappé, il s’accula à la barrière du pont et à coups d’épée se défendit si bien que l’ennemi ne pouvait discerner s’il avait affaire à un homme ou au Diable. Cette belle action lui mérita pour devise un porc-épic, avec ces mots : Vires agminis unus habet » rapporte Théodore Godefroi
  11. Scène immortalisée par une miniature de Jean Bourdichon
  12. Selon le professeur Camille Monnet qui fait des recherches sur la Maison de Terrail et sur les figures majeures de la virilité dans l'Histoire de France, le coup de lance émascula Bayard. Est-ce pour cette raison que Bayard refusa toujours de se marier malgré quelques propositions flatteuses ?
  13. Symphorien Champier, Les gestes ensemble la vie du preulx chevalier Bayard…, Lyon, novembre 1525 ; éd. Denis Crouzet, Paris, 1992, p. 195-196.
  14. La très joyeuse, plaisante et récréative histoire du gentil seigneur de Bayart…, Paris, septembre 1527  ; éd. Joseph Roman, Paris, 1878, p. 385-386.
  15. Aymar du Rivail, De Allobrogibus Libri IX, éd. Alfred de Terrebasse, Vienne, 1844, p. 561-562.
  16. Mémoires du maréchal de Florange, dit le Jeune Adventureux, éd. Robert Goubaux et Paul-André Lemoisne, Paris, 1913-1924, 2 vol., t. I, p. 190.
  17. Jacky Lorette, 1515 - L'année des ruptures, L'Archipel, , 368 p. (ISBN 9782809816457, lire en ligne).
  18. a et b Selon Bayard lieutenant général du Dauphiné, Modèle:P.40.
  19. Le site de cet hôpital sera occupé trois siècles plus tard par le cimetière Saint-Roch de Grenoble.
  20. Cf. Gilles-Marie Moreau, La cathédrale Notre-Dame de Grenoble, L'Harmattan, 360 pages, 2012, (ISBN 978-2-336-00250-7).
  21. Cf. Gilles-Marie Moreau, Le Saint-Denis des Dauphins : histoire de la collégiale Saint-André de Grenoble, L'Harmattan, 293 pages, 2010, (ISBN 2296130623).
  22. Pierre Ballaguy, Bayard, Paris, Payot (ISBN 2228700606) , « Le mariage et la descendance de Jeanne Bayard » p. 330-344
  23. J. Roman, Dictionnaire topographique du Département des Hautes-Alpes, Imprimerie nationale, 1884, rééd. Lacour, 2000, (ISBN 2-84406-757-3), p. 11.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Symphorien Champier, Les Gestes, ensemble la vie du preulx chevalier Bayard (Lyon, 1525).
  • Jacques de Mailles, La très joyeuse et très plaisante histoire du gentil seigneur de Bayart, le bon chevalier sans peur et sans reproche (édition originale : Paris, 1527) par Le loyal serviteur.
  • Guyard de Berville, La vie de Bayard, 1760.
  • Jean Cohen, La vie de Bayard, 1821.
  • Aymar du Rivail, Histoire des Allobroges, édition de de Terrebasse, 1844.
  • Mémoires du Chevalier Bayard, par « le Loyal serviteur ». Berche et Tralin, éditeurs, 1879.
  • Histoire De Bayart, A. Prudhomme, Alfred Mame, 1892.
  • Ulysse Chevalier, Bayard, in Répertoire des sources historiques.
  • Alfred de Terrebasse, Histoire de Pierre Terrail, seigneur de Bayard, 1re éd. Paris, 1828 ; 5e éd. Vienna, 1870.
  • Histoire du gentil seigneur Bayard, par « Le Loyal Serviteur », Librairie Hachette, 1882, réédition André Balland Paris 1967..
  • Jacques Chevalier, Bayard, lieutenant général à Grenoble. La Physionomie spirituelle du héros dauphinois, Impr. Saint-Bruno, 1924.
  • Camille Monnet, Bayard, la légende et l'histoire, 1952.
  • Jean Jacquart, Bayard, Fayard, 1987.
  • André Baroz, La Fille Cachée de Bayard, Jeanne Terrail, Dame de Bocsozel 1501-1580, Éd. à compte d'auteur, 1996.
  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Pierre Terrail de Bayard » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (Wikisource)
  • Marcel Fakhoury, Jacques de Mailles et le chevalier de Boutières, deux compagnons de Bayard, Éditions de Belledonne (2001)
  • Marcel Fakhoury. Le chevalier Bayard, vérité, erreurs, rumeurs. Éditions "Le Signet du Dauphin" - Mention spéciale du jury du Prix de l'Alpe 2010
  • Stéphane Gal avec Les Amis de Bayard, Bayard Histoires croisées du Chevalier, Presses universitaires de Grenoble, 2007 (avec illustrations)
  • Denis Crouzet, Gestes ensemble la vie du preulx chevalier bayard, Imprimerie nationale (1992)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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