Hôpital Foch

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Fondation Foch et Hôpital Foch
Image illustrative de l’article Hôpital Foch
Image illustrative de l’article Hôpital Foch
L'hôpital Foch avec le pavillon Balsan, à gauche.
Présentation
Coordonnées 48° 52′ 16″ nord, 2° 13′ 17″ est
Pays Drapeau de la France France
Ville Suresnes
Adresse 40 rue Worth
Fondation 1929
Site web http://www.hopital-foch.org/
Affiliation Notice no IA92000528, base Mérimée, ministère français de la Culture
Géolocalisation sur la carte : France

L’hôpital Foch est un établissement de santé français, situé à Suresnes (Hauts-de-Seine). Il appartient à la Fondation Foch qui en a confié la gestion à l'association Hôpital Foch.

Établissement de santé privé d’intérêt collectif ou ESPIC, l'hôpital est aujourd'hui l'un des plus grands d'Île-de-France et s'est spécialisé notamment dans les domaines des pathologies pulmonaires et respiratoires, rénales et urologiques ainsi qu'en neurosciences.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1926, l'Américain Bernard Flursheim (chargé de réorganiser la Croix-Rouge américaine et de redistribuer des stocks médicaux en Europe) et le sénateur Justin Godart envisagent d’édifier dans la région parisienne une clinique destinée aux classes moyennes de la région parisienne[1],[2].

Reconnue d’utilité publique en 1929, la Fondation médicale franco-américaine du Mont Valérien (dite « Fondation Maréchal Foch ») est créée pour en assurer la construction par l'architecte M. Fouque à partir du 20 mars 1931, puis la gestion.

Entre 1932 et 1937, un hôpital de 350 chambres individuelles et une école d’infirmières sont construits sur les terrains de la propriété de la famille Worth, ancien couturier de l'impératrice Eugénie et qui avait orné son parc avec des ruines issues du palais incendié des Tuileries[Note 1]. L'inauguration officielle a lieu le 25 octobre 1936, en présence du président de la République Albert Lebrun. Les bâtiments actuels encadrent dans la cour d'entrée l'ancienne maison Worth (le pavillon central de style néo-normand construit en 1892[4] est rebaptisée Pavillon Balsan en souvenir de la milliardaire Consuelo Vanderbilt, deuxième épouse du pionnier de l’aéronautique Jacques Balsan, et qui fut à l'origine de la collecte de fonds pour la construction de l'hôpital, soutenue par le Comité des dames)[2].

Durant la Seconde Guerre mondiale, l'établissement est réquisitionné par l'armée française, puis par l'armée allemande à partir de , qui y reste jusqu’en , date où les services médicaux du Reich sont transférés à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches, moins susceptible d'être bombardé. Le personnel de Garches vient alors à travailler l'hôpital de Suresnes. Celui-ci, de couleur blanche, était particulièrement visible et les Allemands le font alors repeindre en vert par leurs services de camouflage. Des échelles extérieures sont également installées aux fenêtres afin de pouvoir évacuer rapidement le bâtiment[5]. Après la Libération, l'Assistance publique se charge de l'hôpital. La gestion de l'établissement est confiée de 1949 au à la caisse de prévoyance de la SNCF[6].

En 1947, grâce à un don de la princesse de Polignac Winnaretta Singer, est construit un bâtiment doté de dix chambre, à destination des malades sans ressources[2].

En 1996, la Fondation Foch, le conseil général des Hauts-de-Seine et la ville de Suresnes, créent l'Association Hôpital Foch pour reprendre et opérer la gestion de l'hôpital[6]. À ce moment, on constate que les bâtiments ne sont plus aux normes de sécurité. Le coût des travaux est estimé à 109 millions d'euros par les experts, aux frais de l'ancien propriétaire, la SNCF. En 2008 un accord est trouvé, sous la médiation de Claude Guéant : la SNCF accepte de régler seulement 25 millions alors que le trésorier de la Fondation Foch, Augustin d'Aboville, demande au moins 88 millions[7]. En 2013, un rapport de l'inspection générale des affaires sociales met en évidence les liens financiers complexes qui unissent l'association qui exploite l'hôpital et la fondation qui est propriétaire des bâtiments[8].

En 1998, l'hôpital est rénové puis agrandi en 2011 par l'ajout de bâtiments consacrés à la maternité[1] et aux services d'urgence, offrant 25 000 m² de plus[2].

La Fondation Adolphe-de-Rothschild, l’Hôpital Foch et le Groupe Hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon font partie de Paris Hospital Foundations.

La Fondation Foch[modifier | modifier le code]

L’objectif principal de la Fondation Foch était la création d’un hôpital après la Première Guerre mondiale pour venir en aide aux classes moyennes. Le lobbying de deux personnalités comme Justin Godart, ancien ministre de la Santé, et Bernard Flursheim, chargé de la répartition des aides américaines en Europe a été d’un grand apport. Ils convainquent deux riches héritières américaines, Consuelo Balsan, née Vanderbilt et la princesse Winnaretta de Polignac, née Singer, de faire des dons financiers afin d'assurer la viabilité du projet. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’hôpital change de statut et devient une structure à caractère social et est confié à la SNCF en 1949. Ce n’est qu’en 1996 que la Fondation Foch a repris son hôpital et l’a confié finalement à l’association Hôpital Foch.

Encore de nos jours principalement soutenue par de nombreux dons et legs, la Fondation Foch finance à la fois les travaux de rénovation de l'hôpital, l'approvisionnement en équipements de haute technologie ainsi que les travaux de recherche médicale ou de formation de pointe d'équipes médicales. Ces dernières années, elle a notamment permis l'ouverture du Centre d'aide médicale à la procréation de l'hôpital Foch, l'acquisition d'un laser Holmium, du système de navigation pulmonaire Broncchus Lungpoint, le programme de réhabilitation des greffons pulmonaires mené par les équipes du docteur Sage[9], la mise en place d'une plateforme infirmière de suivi à domicile, etc.

Activité[modifier | modifier le code]

En 2010, l'activité de l'hôpital Foch repose sur un effectif de 2 000 collaborateurs dont 300 médecins réalisant notamment[10] 226 000 consultations externes, 39 700 hospitalisations, 2 775 naissances et plus d'une centaine de transplantations d'organes (reins[11], poumons). Un nouveau bâtiment de 25 000 m2 a été livré à l’hôpital Foch et mis en service en juin 2011.

Accès[modifier | modifier le code]

L'hôpital et la fondation sont desservis par les lignes L et U du réseau Transilien, la gare de Suresnes-Mont-Valérien étant face à l'entrée de l'établissement. La station Suresnes-Longchamp du tramway 2 est située à proximité en contrebas.

Partenariats[modifier | modifier le code]

La Foulée suresnoise est une course à pied dédiée depuis 2005 au don d’organes[12], en partenariat avec l'hôpital Foch. L'hôpital est partenaire de l'Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, notamment à travers une chaire de transplantation[13].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Panneau historique explicatif situé devant l'hôpital Foch.
  2. a b c et d « L'histoire de la Fondation Foch », fondation-foch.com, consulté le 27 novembre 2018.
  3. Renée Grimaud, Hauts-de-Seine insolites : Trésors cachés et lieux secrets, Parigramme, 2013, p. 50.
  4. Notice no IA92000185, base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. René Sordes, Histoire de Suresnes : Des origines à 1945, Société historique de Suresnes, 1965, p. 582-583.
  6. a et b L’histoire de l’hôpital, Site de l'hôpital Foch
  7. Anne Jouan. L'hôpital Foch et la SNCF: l'autre "arbitrage" de Claude Guéant. Le Figaro, 26 juin 2013.
  8. Anne Jouan. L'hôpital Foch et ses 45 millions "captés" par sa fondation. Le Figaro, 20 juin 2013.
  9. « Une machine pour soigner les poumons avant une greffe », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  10. Chiffres clés de l'Hôpital Foch
  11. En 2011, l’hôpital Foch réalise plus de 10 % des greffes de donneurs vivants : la 1000e greffe rénale célébrée en mars 2011 (46 ans après la première le 1er février 1965)
  12. La foulée suresnoise du dimanche 19 juin, Foch info, n°50, septembre 2011, page 7.
  13. La première chaire de transplantation française voit le jour autour de l'hôpital Foch
  1. Dix-sept colonnes issues des Tuileries sont par la suite vendues à la commune de Barentin (Seine-Maritime) et installées dans le petit théâtre de plein air du parc des Tuileries-Courvadon en 1956[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]