Jean-Louis Georgelin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Jean-Louis Georgelin
Nicolas Sarkoky Bastille Day 2008 n2-Georgelin.jpg
Jean-Louis Georgelin en 2008.
Fonctions
Grand chancelier de la Légion d'honneur
-
Chef d'État-Major des armées
-
Biographie
Naissance
Nationalité
Allégeance
Formation
Activité
Chef militaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Arme
Grade militaire
Grade
Commandement
Distinctions

Jean-Louis Georgelin, né le à Aspet (Haute-Garonne), est un officier général français. Général d'armée depuis 2003, il est chef d'État-Major des armées de 2006 à 2010, puis grand chancelier de la Légion d'honneur entre 2010 et 2016[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Le général Jean-Louis Georgelin, chef d'État-Major des armées, aux côtés du président Nicolas Sarkozy en 2008, passant en revue les troupes lors du défilé militaire du 14 Juillet.

Admis à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en , promotion Lieutenant-colonel-Brunet-de-Sairigné (1967-1969), il choisit à l'issue de sa formation de servir dans l'infanterie et rejoint l'École d'application de l'infanterie à Montpellier.

Affectations[modifier | modifier le code]

À l', le lieutenant Georgelin est affecté au 9e régiment de chasseurs parachutistes où il tient les fonctions de chef de section. Il retourne à Montpellier en 1973 comme instructeur à l'École d'application de l'infanterie.

Trois ans plus tard, il est muté comme capitaine au 153e régiment d'infanterie de Mutzig (Bas-Rhin) où il prend le commandement d'une compagnie.

À l'issue de son commandement, il est affecté durant un an au centre d'exploitation du renseignement militaire avant de rejoindre l'état-major de l'armée de terre où il devient aide de camp du chef d'état-major.

Promu commandant, il part à Fort Leavenworth au Kansas, aux États-Unis, afin de suivre le Command and General Staff College, à l'issue duquel il rejoint l'École supérieure de guerre à Paris. Muté en 1985 à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, le lieutenant-colonel Georgelin commande un bataillon durant trois ans, avant de réintégrer l'état-major de l'armée de terre où il dirige la section « Études et prospectives » du bureau « Planification-finances ».

De 1991 à 1993, il prend le commandement du 153e régiment d'infanterie à Mutzig avant d'être pendant un an auditeur au Centre des hautes études militaires (CHEM) et à l'institut des hautes études de Défense nationale (IHEDN), puis adjoint au chef du cabinet militaire du Premier ministre de 1994 à 1997.

Officier général[modifier | modifier le code]

Promu général de brigade en 1997, il est nommé général adjoint à la 11e division parachutiste et rejoint la Force de stabilisation (SFOR) en Bosnie-Herzégovine, chargé de faire appliquer les accords de Dayton, pour y occuper les fonctions de chef du bureau « Plans and Policy ».

Il est ensuite affecté à l'état-major des armées d'abord en tant que chef de la division « Plans et programmes » puis comme sous-chef d'état-major « Plans ».

Il est promu général de division en et général de corps d'armée en . Chef de l'état-major particulier du président de la République Jacques Chirac en 2002, il est promu général d'armée le , avant d'être nommé chef d'État-Major des armées françaises le [2].

Il est admis dans la deuxième section des officiers généraux le .

Grand chancelier de la Légion d'honneur[modifier | modifier le code]

Le , le général d'armée Georgelin est nommé grand chancelier de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite[3]. À l'issue de son mandat de six ans, il est nommé grand chancelier par intérim à compter du [4]. Le suivant, le général Benoît Puga lui succède[5].

Reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris[modifier | modifier le code]

Le , à la suite de l'incendie de Notre-Dame de Paris et en vue de la reconstruction de la cathédrale, il est nommé en Conseil des ministres à la tête d'une mission de représentation spéciale « afin de veiller à l'avancement des procédures et des travaux qui seront engagés »[6],[7].

Autres activités[modifier | modifier le code]

En 2003 le général Georgelin est l'invité du club Le Siècle, avant d'y être coopté en 2007[8].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Georgelin lors du concert de la Légion d'honneur à Reims (14 octobre 2014).

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Décorations étrangères[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le général Georgelin quitte la scène », L'Opinion,‎ (lire en ligne, consulté le 23 août 2017).
  2. « Georgelin fustige "un comportement d'amateurs" », sur nouvelobs.com,
  3. Décret du 9 juin 2010 portant nomination du grand chancelier de la Légion d'honneur.
  4. Décret du 2 juin 2016 chargeant des fonctions de grand chancelier de la Légion d'honneur par intérim.
  5. Jean-Dominique Merchet, « Le général Georgelin "quitte la scène" », sur lopinion.fr,
  6. Erwan Bruckert, « Jean-Louis Georgelin, un général pour veiller sur Notre-Dame », sur lepoint.fr, Le Point, (consulté le 17 avril 2019).
  7. Alain Barluet, « Le général Georgelin reprend du service pour reconstruire Notre-Dame », sur lefigaro.fr,
  8. Emmanuel Ratier, Au cœur du pouvoir : enquête sur le club le plus puissant de France, Paris, Facta, , p. 349, 701.
  9. « Décret du 12 avril 2010 portant élévation », Journal officiel de la République française, no 0087,‎ , p. 6976 (lire en ligne)
  10. Ambassade de Pologne en France, « Cérémonie de décoration du général Jean-Louis Georgelin », sur paryz.msz.gov.pl, (consulté le 16 mai 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]